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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 14:32

 

 

Mythologie des arbres

 

Le cerisier

 

 

Le terme cerisier est un nom vernaculaire générique qui désigne en français plusieurs espèces d'arbres du genre Prunus de la famille des Rosaceae. 


Ce sont soit des arbres fruitiers donnant des cerises, soit des arbres ornementaux originaires d'Asie Orientale (Chine, Japon) plantés uniquement pour leurs fleurs et dont les fruits sont insignifiants.


Ce très bel arbre offre dès le mois d'avril une floraison généreuse de petites fleurs blanches ou roses, réunies par deux ou en bouquets. Elles apparaissent avant le feuillage et sont annonciatrices de délicieuses cerises pour les espèces fruitières.

 


..."J'aimerai toujours le temps des cerises :

C'est de ce temps-là que je garde au cœur

Une plaie ouverte,

Et Dame Fortune, en m'étant offerte,

Ne pourra jamais fermer ma douleur.

J'aimerai toujours le temps des cerises

Et le souvenir que je garde au cœur"...
 

 

 

 

Dans la classification botanique, les cerisiers font partie d'une famille assez vaste, rassemblés dans le sous-genre Cerasus,


- Les cerisiers vrais (section Cerasus, ou Eucerasus) 39 espèces comme :

.  Prunus avium (le merisier) 

. Prunus cerasus (le griottier),

. Prunus serrulata le cerisier du Japon

 

- Les lauriers-cerises (section Laurocerasus) 29 espèces comme : 

.  Prunus padus le cerisier à grappes,

. Prunus serotina le cerisier tardif
 


 

Les cerisiers à fruits sont cultivés depuis la plus haute Antiquité, en Europe (Grèce, Empire romain), en Asie Mineure (Anatolie, Caucase) et un peu en Chine pour Prunus pseudocerasus.

 

. Cerisier acide, Cerisier aigre, Griottier, Cerisier vrai, Prunier cerisier 

Prunus cerasus L., 1753 - Prunus cerasus var. acida (Ehrh.) Willd., 1796

C'est un petit arbre fruitier du genre Prunus, famille des Rosaceae. Il est cultivé pour ses fruits, les griottes.


A l'état sauvage, c'est un arbrisseau très drageonnant, formant des buissons dans les haies et sur les talus1. Ses branches plus faibles que celles du merisier, sont étalées ou pendantes.


Les fleurs blanches, groupées en ombelles, apparaissent au début de la feuillaison. À la différence des cerisiers doux, elles sont autogames. La floraison a lieu en avril-mai.


Le fruit est  de couleur rouge vif à noire et brillante, très juteux, de saveur acidulée convenant pour les confitures et les conserves à l'eau de vie.

 

 

. Cerisier des bois - Cerisier sauvage - Cerisier des oiseaux  

Prunus avium (L.) L., 1755

C'est un arbre originaire d'Europe, d'Asie de l'ouest et d'Afrique du nord appartenant au genre Prunus de la famille des Rosaceae. 


Avec le cerisier acide, c'est l'une des deux espèces de cerisiers sauvages à l'origine des variétés actuellement cultivées. Sa forme domestiquée est connue sous le nom générique de cerisier doux.

 

 

. Cerisier de Corée  

Prunus japonica Thunb., 1784

arbre ornemental de la famille des Rosaceae.

 

 

. Cerisier à grappes - Cerisier putiet - arbre muguet, bois puant 

Prunus padus L., 1753

ou Merisier à grappes, parfois nommé amaruvier, bois-puant, putier, putiet, putet ou pétafouère.

 
C'est un arbuste ou arbre de la famille des Rosaceae, dont le bois a parfois une odeur d'amande amère après cassure. 


Ses feuilles alternes, ovales pontues , dentées. Ses fleurs sont en longues grappes pendantes, parfois dressées, blanches, très odorantes.  Ses fruits sont petits, rouge foncé puis noires à maturité, brillantes, de chair aigre et astringente, jus rouge et le noyau est volumineux. Néanmoins leur macération dans l'alcool donne une liqueur encore produite dans les Alpes. 
Ce Prunus est d'ailleurs plus proche des lauriers-cerises (Prunus laurocerasus).

 

 

 

. Cerisier du Japon -  cerisier à fleurs japonais - Cerisier des collines -

 Prunus serrulata Lindl., 1830

C'est une espèce de cerisier originaire d'Asie (Japon, Corée, Chine) qui appartient à la famille des Rosaceae.


Il est largement utilisé comme arbre d'ornement pour sa splendide floraison printanière et son feuillage coloré en automne. 


En français, il est appelé Cerisier du Japon, Cerisier des collines, Cerisier à fleurs japonais ou Cerisier oriental. Sa floraison marque le retour du printemps.

 

 

. Cerisier noir - Cerisier tardif - Cerisier d'automne (au Canada) - 

Prunus serotina Ehrh., 1788

Espèce d'arbre originaire de l'Est du continent Nord-Américain. Il est parfois confondu avec Prunus padus.


Le cerisier tardif est un arbre pouvant atteindre une hauteur de 35 m  Son écorce est gris foncé et se fissure avec l'âge.


Les feuilles sont caduques, coriaces et munies d'une fine dentelure dirigée vers l’avant, de couleur vert foncé luisante et lisse sur la face supérieure, tandis que leur face inférieure est plus claire et est pubescente le long de la nervure principale.

 

En automne, elles deviennent jaunes avant de tomber.
Les fleurs sont blanches et réunies en grappes. Le fruit est de couleur rouge foncé à noir et comestible.

 

 

. Cerisier prostré - 

Prunus prostrata Labill., 1791

cerasus prorata espèce du genre Prunus, comprend environ 198 à 491 espèces et appartient à la famille des Rosacées, à feuilles caduques, simples et alternes. Elles sont ovales et petiolées à bord serreté.
En avril et mai Prunus prostrata présente des fleurs à cinq pétales, de couleur violette-rose pâle, qui ensuite forment des fruits de couleur rouge.

 

 

 

. Cerisier de Sainte Lucie - Cerisier de Mahaleb 

Bois de Sainte-Lucie, Prunus mahaleb ou Faux merisier arbuste de la famille des Rosaceae et du genre Prunus. Il est assez commun dans toute l'Europe occidentale, autour de la Méditerranée au Maroc et au Moyen-Orient et en Asie centrale. 

Il pousse dans les fourrés arbustifs, les bois clairs ou les garrigues, de préférence sur les sols calcaires. Parmi ses noms vulgaires, on rencontre également quénot, canot, canonier, boutiga, Moussis (en Saintonge), amarel et prunier odorant. Il est appelé "negreput" en occitan.

Prunus mahaleb L., 1753

 

 

. Cerisier de Virginie  

Prunus virginiana L., 1753

C'est un arbrisseau ou un petit arbre de la famille des Rosaceae. Il est utilisé comme arbuste ornemental.


Les fruits sont  rouges regroupées en grappes, d'où le nom courant de "cerisier à grappes". La cerise à grappe est légèrement amère, souvent consommé avec du sel afin d'en diminuer l'effet astringent. Il peut être liquéfié ou macéré; fermenté et produire un nectar bio sans égaler toutefois une vraie culture.


 


 

Cerisiers à fruits de table


Les différentes espèces de cerisiers donnent des fruits plus ou moins acides, gros ou sucrés.


Deux espèces botaniques, Prunus avium et Prunus cerasus, sont à l'origine de la plupart des espèces et variétés cultivées pour leurs fruits :

 

Prunus avium (L.) L., 


le cerisier des oiseaux, merisier, à l'origine des variétés de cerises douces, croissant à l'état sauvage en Europe (dont la France), dans le Caucase et en Turquie, Iran, Afghanistan.


Ses fruits, nettement plus petits que des cerises cultivées, servent à préparer une eau-de-vie connue sous le nom de kirsch dans l'est de la France. 

 

Variétés de Prunus avium


La plupart des cultivars sont auto-incompatibles et réclament une pollinisation croisée pour être productifs.

 

Gros fruits à la chair ferme, sucrés, les Bigarreaux : 

Burlat, Cœur de pigeon ou gros Cœurlet, Esperen, Summit


 

 

 

Variété à chair blanche :


Napoléon, Rainier, Van, Stark Hardy Giant, Reverchon, Hedelfingen,

 

 

Chair tendre, molle, légèrement acidulée, les Guigniers :

 

Guigne de mai ou précoce de la Marche, Noire à gros fruits, Noire de Montreux, Précoce de Rivers, Rouge des Vosges


 


 

Prunus cerasus L., 


Le griottier est une espèce tétraploïde (2n=32), à l'origine des variétés de cerises acides. Il serait originaire de la région de la mer Caspienne et de l'Asie Mineure et d'Europe. 

 

Variétés de Prunus cerasus


Ce sont des arbres plus petits que les variétés de P. avium, donnant des fruits rouges brillants. Ils sont en général auto-compatibles et s'hybrident entre eux.


fruits à jus clair :


Cerisier de Montmorency, Belle de Bavay, Belle Magnifique

 

 

Fruits acides, à jus coloré :


Griotte de Champagne,  Griotte du Nord


 

 

 

De nombreuses variétés ont été développées à partir de ces deux espèces et sont cultivées pour leurs fruits. Une troisième classe de cerisiers cultivés est issue d'un hybride :

 


Prunus xgondouinii, 


Le cerisier intermédiaire, issu de P. avium et P. cerasus a donné des variétés à fruits. Le nom le plus utilisé est "Prunus × gondouinii Rehd". C'est une espèce allotétraploïde (AAAF) qui a donné de nombreux cultivars (Cerise Impératrice Eugénie, Gros guin noir de Gironde, Maynard) divisés en fonction du fruit :


à jus coloré : cerises anglaises (duke cherries)


à jus clair : cerises royales


 


 

Prunus pseudocerasus, (yingtao) 

Le cerisier chinois, 


Il  est cultivé pour ses fruits dans l'est et le nord de la Chine, depuis des siècles. Il donne des cerises acidulées.

L’Amérique du Nord a donné le cerisier de Virginie (Prunus virginiana) qui est largement utilisé comme porte-greffe. Il existe de par le monde d'autres espèces donnant des fruits comestibles qui sont consommés localement.


 

 

 

Cerisiers ornementaux


Au Japon, le cerisier est surtout planté pour ses qualités ornementales. Son nom est sakura (ou zakura), et sa floraison est guettée dans de nombreuses régions.

Les cerisiers du docteur Nagai Takashi sont célèbres à Nagasaki.


 

 

 

Pollinisation du cerisier


La pollinisation des cerisiers se complique de leur appartenance à des espèces différentes. Les cerises douces, bigarreaux et guignes, et les cerises anglaises sont autostériles : la fécondation croisée s’impose.

 

Parmi les cerises acides, on trouve beaucoup de variétés autofertiles. La pollinisation des cerises acides par les cerises douces est possible et recommandable.

 

Pollinisation des cerisiers doux : 

pour chaque variété à polliniser, on choisira 2 ou 3 variétés pollinisatrices.


 

 

 

Etymologie du mot cerise

 


Du Latin médiévial ceresarius (VIII° siècle), dans  "Capitulare de Villis" 


En français :

.Le mot "cerise" vient du latin cerĕsia, du bas latin ceresium emprunté au grec κεράσιον "cerise" lui-même dérivé de κέρασος (ou κερασός) "cerisier", d'après la ville grecque antique de Kerasos. Suffixe "ier" pour cerisier.

 

Au moyen âge : Cérasus "cerisier"


L'appellation cerisier aigre est justifiée, car le terme griotte vient de l'occitan agriòta, griòta "griotte" dérivé précisément de agre "aigre".

 


En turc

. La cerise est désignée par "kiraz" qui vient du nom antique de la ville kerasous. 

 


En grec

. Les Grecs le nommaient kerasion, d’après la ville aujourd’hui appelée Giresun ou Cerasonte.

 


En italien  

. Ciliegia rappelle le nom de la région de Cilicie, en Asie Mineure. 

 


En anglais 

. Cherry issu du normand cherise, 

 


En vieil anglais 

. cirse 

 


En espagnol 

. cereza, 

 


En allemand 

. Kirsche, 

 


Cerisier est aussi un nom de famille, et  aussi nom de hameaux et de lieux-dits, assez frequent surtout nord, centre et ouest .
 

Cerasus vulgaris d'après Masclef, 1891.

 

 

L’étymologie du mot sakura a une certaine origine liée à la vie de tous les jours. Il proviendrait de :


- Sa-Kura, où Sa est le kami "le dieu" des rizières et Kura signifie le siège. 


Ainsi, quand le dieu des rizières descend avec l’eau des montagnes sur la terre au début de l’année, lors de la floraison des cerisiers, il annonce la future bonne récolte de riz à venir.

Célébrer les cerisiers en fleurs reviendrait à faire des offrandes au dieu qui habite les arbres au printemps pour obtenir l’abondance dans les champs.


 

 

 

Mythologie japonaise 


Dans l’ouvrage We Japanese publié en 1934,

Légende à l’origine du mot sakura, terme générique qui désigne à la fois les fleurs, les fruits du cerisier, ainsi que les arbres eux-mêmes.

 

La légende de la princesse et de la fleur de cerisier

 

La princesse Konohana Sakuya Hime (arbre-fleurs-florissante-princesse), tombée du ciel dans les fleurs d’un cerisier où, allongée dans un  nuage rose, elle trouva son nom, qui signifiait la floraison et la croissance.


Le prince Ninigi no Mikoto, le petit-fils céleste de la déesse du soleil Amaterasu, fut envoyé sur la Terre pour la gouverner. Il arriva sur la montagne Takachiho no Mine ("la cime aux mille épis") dans le pays de Himuka ("tourné vers le soleil"), au pied de laquelle il rencontra une charmante princesse qui se promenait sur la plage.


- "Qui es-tu ?" demanda le prince.

 

La jeune fille répondit:

- ""Je suis la fille d’Ôyamatsumi no Kami. Mon nom est Konohana Sakuya Hime et j’ai une sœur aînée qui s’appelle Inagawa".

Le prince voulut donc épouser la belle et jeune princesse. Mais son père, Ôyamatsumi no Kami, accepta seulement d’accorder la main de sa fille aînée, la princesse Inagawa (dont le nom signifiait une "vie longue comme celle d’un rocher").


Le prince choisit la cadette et renvoya Inagawa qui était d’une grande laideur. Mais lorsque Konohana Sakuya Hime déclara attendre un enfant après une seule nuit, la méfiance s’empara du prince et il renia le futur enfant.


La princesse soupçonnée déclara alors :

- "Je veux bien traverser les flammes et, si j’en sors indemne, c’est que l’enfant est le tien".


La princesse fit aménager un uzumuro, sorte de pièce sans porte, s’y enferma et mit elle même le feu. Elle en sortit indemne et lavée de tout soupçon. Mais la vie de ses descendants et de tous les hommes sur Terre, serait éternellement à l’image de celle des fleurs, belle mais courte.


Elle mit au monde trois princes dont le cadet, Hoori no Mikoto, fut le grand-père de l’empereur Jimmu Tennô, premier souverain de la maison impériale japonaise. Elle fut enterrée au sommet du mont Fuji, où elle est vénérée dans le temple Shinto Asama jinja, pour être aussi proche que possible du ciel dont elle était tombée…


 

 

 

Dans une autre légende :


Ōyamatumi, le dieu des montagnes a deux filles. Sakuya la déesse de la floraison, son symbôle est la fleur de cerisier, Iwanaga la déesse des rochers, d'une grande laideur.


Tout va basculer Lorsque Ninigi, le petit-fils de la grande déesse Amaterasu descendit sur terre et fit la rencontre de Sakuya.


Sakuya et Ninigi se rencontrent par hasard et le coup de foudre est réciproque. Ōyamatumi, le père des deux filles lui proposa d'épouser la soeur de Sakuya, Iwanaga. Mais Ninigi refusa, sachant qu'Iwanaga était d'une grande laideur.


Donc Ōyamatumi accepta de donner la main de Sakuya à Ninigi. Iwanaga ne voit pas d’un bon œil sa sœur demandée en mariage par le splendide jeune homme. Comme Ninigi est accepté par le père des deux sœurs malgré les objections d’Iwanaga, elle devient horriblement jalouse envers sa soeur et lance une terrible malédiction à sakuya :

"tout ce que fera sa sœur sera aussi éphémère qu’une fleur de cerisier tandis que tout ce qui vient de Ninigi sera éternellement solide"

Peu de temps après le mariage, Sakuya tombe enceinte le lendemain des noces et Iwanaga la soeur jalouse, parvient à semer le doute dans l’esprit de Ninigi en lui faisant croire qu'il serait possible qu'elle soit enceinte d'une autre personne.


Le doute de Ninigi grandit, si bien que Sakuya décide de partir sur le mont Fuji pour accoucher dans une cabane où elle mettra le feu.


Là-bas elle donne naissance à trois garçons beaux et forts, qui survivront à l’incendie de la cabane où elle s’est réfugiée et qui la détruit.


La malédiction précise que tout ce qui vient de Ninigi est éternellement solide et le fait que les enfants ont survécus prouve que sakuya ne l'avait point tromper.


Enfin, Ninigi comprendra ses torts en retrouvant les bébés mais malheureusement Sakuya mourut dans l'incendie ainsi la vie de sakuya fut aussi éphémère qu'une fleur de cerisier.


 

 

 

La religion chrétienne et la cerise

 


La couleur rouge de la cerise évoque le sang versé par le Christ sur la Croix. 

Les cerises sont très présentes dans les représentations de la Cène". 

 

Joannes Andreas (1424-1449). Bocioletto, église San Lorenzo (détail)


 

 

 

4000 à 750 av. J.-C. 

 


L'homme récoltait les fruits de cerasus avium - prunus avium (merisier).

Des noyaux de cette espèce ont été trouvés dans les vestiges des Cités Lacustres de Suisse et de Lombardie

 

prunus avium - vintage 1960


 

 

 

IV° siècle av. J.C.

 


Théophraste (371 av. J.C.-288 av. J.C.) philosophe antique. Élève d’Aristote, il fut le premier scholarque du Lycée, de 322 à sa mort ; botaniste et naturaliste, polygraphe ou encore alchimiste.


Traité des plantes

 

..."Le cerisier est un arbre d'une espèce particulière, il vient même fort grand, et s'élève quelquefois jusqu'à la hauteur de vingt-quatre coudées ; sa feuille semblable à celle du nèflier, mais elle est dure et plus épaisse.. Il a l'écorce analogue à celle du tilleur, la fleur blanche comme celle du néflier et du poirier. Cette fleur est composée de plusieurs pétales;, qui ont l'odeur de la cire ; le fruit rouge, de la forme du diospyre, et de la grandeur d'une fève ; mais le noyau du diospyre est fort dur, au lieu que celui de la cerise fait peu de résistance"...

 

 

 

II° siècle av. J.C.

 


Le médecin Diphilius Siphimus mentionne

..."kerasia" (nom qu'il donne au merisier) est riche en jus et utilisé avec succès contre les maladies intestinales, et que ses fruits sont plus sains que les noirs ;

il mentionne "également deux variétés en culture :

"merise rouge et "merise de Milet"
 

 

 

 

Dioscoride (40 ap. J.C.-90 ap. J.C.)  médecin grec, 


Les six livres de "Pedacion Dioscoride d’Anazarbe, de la matiere medicale"


cerisier


..."Les cerises mangées fraiches sont utiles à lâcher le ventre, et sèchées le restreignent .
La gomme de l'arbre bue en vin mêlé avec eau aide à la toux ancienne, fait bonne couleur, aiguise la vue, et provoque l'appétit. Prise enbreuvage dans du vin vaut au mal de la pierre"...
Cerisier aspre / Petit cerisier / Siliqua "...

François, carouges - Les Commentaires sur les six livres de Pedacius Dioscoride...trad. du latin par Antoine du Pinet

Auguste Boulard Père (1852-1927) l'enfant aux cerises


 

 

 

I° siècle ap. J.C.

 

 

Pline, encyclopédiste romain du I° siècle,

..."Vers 70 av. J.C. le général Romain Licinius Lucullus a rapporté à Rome des greffons de la "perle rouge", suite à sa victoire dans la ville de Cerasonte, ville du Pont (en Turquie) d’où l’arbre tire son nom latin cérasus.

Il décrit déjà 10 variétés de cerisier et de merisier en subdivisant ces deniers en deux groupes : fruits à chair ferme et croquante et fruit à chair molle"...


 


 

VIII°  au XIII° siècle

 


Le capitulaire De Villis, ou plus exactement le Capitulare de Villis vel curtis imperii (ou imperialibus) est un acte législatif datant de la fin du VIII° ou du début du IX° siècle, mentionne :

l’existence du "Ceresarios" dans les vergers des biens impériaux.


 

 

Hanami : une coutume ancienne

 

La tradition de la fête des cerisiers débute  au VIII° siècle. La floraison des cerisiers correspondait alors à la période de plantation du riz. Les paysans déposaient des offrandes aux pieds des arbres en priant pour que les récoltes soient bonnes.


C'est ensuite la cour impériale de Kyoto qui reprend la tradition et y ajoutant la dégustation de saké et de mets raffinés. Enfin, la tradition est ensuite suivie par les samouraïs et par le peuple.

Chiyoda Ooku - Hanami


 

 

 

XIV°  siècle

 

 

période médiévale - Bas Moyen Âge

Miniatures Et Enluminures - 1370-1400

Tacuinum sanitatis folio 11 verso

Anonyme italien

Récolte des cerises douces

 

 

 

XV° siècle

 


Tacuinum Sanitatis, XVe siècle    

La cueillette des cerises 

Paris, BnF, Département des manuscrits, Latin 9333 fol. 8v


 

 

 

Tacuinum Sanitatis, XVe siècle    

La cueillette des cerises 

Ceresa acetosa 

 

 

 

Vers 1440

Tractatus de herbis : Londres, British Library, Ms. Sloane 4016, f. 30. 

Cueillette des cerises. 


 

 

 

1445


Ansano di Pietro di Mencio dit Sano di Pietro (1405/1406-1481) peintre italien et enlumineur de l'école siennoise 

La vierge à la cerise (1445),

L'’enfant Jésus tient à la main quelques cerises.


 

 

 

Domenico Ghirlandaio  (1448-1494)

Ghirlandaio, dernière cène de saint Marc, détail

Basilique Saint-Marc (Florence)


 

 

 

Le Titien  (Vers 1488/1490-1576) peintre et graveur italien 

Madone aux cerises


 

 

1491

La subdivision  pomologique en "bigarreaux" et "guignes" a été faite dans l'ouvrage "herbarius"  paru en 1491

 


 

 

XVI° siècle

 


1500

Disciple de Maître de Francfort (belge, 1460-1533)

Vierge à l'Enfant aux cerises 

 

 


1503-1508

Horae ad usum Romanum, dites Grandes Heures d'Anne de Bretagne

Jean Bourdichon (1457-1521). Enlumineur

Serires - Cerasium (Cerasus vulgaris G. G. = cerises, griottes) ,

BNF, Ms Latin 9474, 1503-1508, f°85r


 

 


 

Giampietrino (1508-1549) peintre italien de la Renaissance

La vierge à l'enfant aux cerises 

 

 

 


1570    

 

Federico Barocci (1535-1612) 

Repos pendant la fuite en Égypte

 

 


16° siècle - Noyau de cerise aux 185 portraits

Cadeau offert en 1589 par Christoph von Loss (1545-1609) à Christian Ier (1560-1591), électeur de Saxe.

émail sur ronde-bosse d'or noyau or (métal) sculpté
Allemagne, Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, Grünes Gewölbe

 

 


 

 

La famille Morelot, de Fontenoy-le-Château (Vosges) rapporte de ses voyages des plants de cerisiers, à l’origine de la production d'eau de cerise de tout le secteur. 

 

Les cerisiers de Fontenoy sont les ancêtres de ceux de Fougerolles. Trois Morelot seront anoblis, eux aussi. À Jean sont octroyées en 1585 des armes parlantes portant un "cerisier de sinople fruité de gueules".


Le kirsch est employé en médecine (Médecin des pauvres, 1650) sous le nom d'Esprit de cerise.



 

 

 

Ecole Flamande 16°siècle. -

Madone aux cerises


 

 

 

XVII° siècle

 


L’école de médecine de Salerne, (Schola Medica Salernitana), situé sur la zone côtière du Mezzogiorno en Italie, première école de médecine fondée en Europe au Moyen Âge, vers le IX° siècle, et l'une des plus importantes. Elle atteint son apogée au XI° siècle et XII° siècle.


au XVII° siècle elle vante la cerise en ces termes :


..."Cerise, aimable fruit, quels bien tu nous procures !

Tu flattes notre goût, tu rends nos humeurs pures

Tu fais dans notre corps couler un sang nouveau,

Et pour les calculeux, tu donnes ton noyau"...

Abbey Ryan

 


 

Matsuo Bashō, plus connu sous son seul prénom de plume Bashō, poète japonais du XVIIe siècle (début de l'époque d'Edo).


“Entre nos deux vies

il y a la durée de vie

d'une fleur de cerisier”


 

 

 

XVIII° siècle

 


C’est à Louis XV (1710-1774), qui aimait beaucoup ce fruit, que l’on doit l’optimisation et la culture intensive du cerisier moderne.


 

Au XVIII° siècle, Lamoignon de Malesherbes expérimenta l'adaptation du Bois de Sainte-Lucie aux différents sols de son parc de Malesherbes. 
Il nota dans sa correspondance : 


"Le mahaleb ou arbre de Sainte-Lucie, qui est un padus, est certainement celui de tous les arbres que j'ai plantés qui vient le mieux dans les mauvais terrains, de tout genre, soit sablonneux, soit crayeux. Dans la bonne terre de mon jardin, il s'élève presque aussi haut qu'un aulne et avec du soin, il s'élève droit. Cependant son naturel est d'être buisson". 


seconde moitié du XVIII ème siècle le médecin suisse Samuel Auguste Tissot conseille pour la première fois une recette désormais célèbre : 
l’infusion de "queues" de cerises.


 


 

1755


Henri Louis Duhamel du Monceau (1700 -1782), physicien, botaniste et agronome français.

Traité des arbres et arbustes qui se cultivent en France en pleine terre. T. 2 (Éd.1755) :


..."Le grand Cerisier à fruit doux et noir qui lève dans les forêts sans qu'il soit besoin de le semer, est un fort bel arbre on dit qu'il se trouve aussi dans les bois du Mississipi (Amérique) On s'en sert pour multiplier, par la greffe, le Merisier à fleur double, et le Cerisier cultivé à fleur double"... 

Planche grosse cerise rouge pâle


 


 

Jeanne-Élisabeth Chaudet (1767-1832) peintre française.

Petite fille mangeant des cerises


 

 

 

Motoori Norinaga (1730-1801), érudit japonais, à la fois médecin, poète et philosophe de formation classique.


..."Si quelqu'un désire connaître l'essence de l'esprit japonais, qu'il imagine la floraison du cerisier odorant au petit matin…"

 

Shikishima no

Yamato gokoro wo

Hito towaba

Asahi ni niou

Yama-zakura-bana


 

 

 

Angelo de Gubernatis (1840-1913),  écrivain, poète, linguiste, philologue et orientaliste italien.

Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal, tome 2 

(C. Reinwald Libraire-Éditeur, Paris, 1882),


le cerisier semble être considéré le plus souvent comme un arbre sinistre. 


Les anciens Lithuaniens croyaient que le démon Kirnis était le gardien du cerisier. Les démons allemands et danois se cachent souvent dans les vieux cerisiers, et causent du dommage à ceux qui en approchent. C’est par 81 copeaux de bois de cerisier que les Slaves tâchent de deviner si on est délivré des vers, ou des blanches gens (biale ludzie) ; on les jette sur l’eau : s’ils surnagent, les vers n’y sont pas ; s’ils enfoncent, c’est une preuve infaillible, dit-on, que les vers existent. Les copeaux semblent donc symboliser ici les vers, êtres diaboliques qui se cachent dans le corps humain.

 

Théodosius Marcellus Burdigalensis, au IVe  siècle, donnait cette recette contre la hernie (ramex) : "Si puero ramex descenderit, cerasum novellam radicibus suis stantem mediam findito, ita ut per plagam puer trajici possit, ac rursus arbusculum conjunge et fimo bubulo aliisque fomentis obline, quo facilius in se quae scissa sunt coeant ; quanto autem celerius arbusculum coaluerit et cicatricem duxerit, tanto citius ramex pueri sanabitur." 

 

Les Albanais brûlent des branches de cerisier la nuit du 23 au 24 décembre, la nuit du 1er et la nuit du 6 janvier, c’est-à-dire dans les trois nuits consacrées au nouveau soleil, et on garde les cendres de ces branches pour en féconder la vigne. On dirait que, par cet acte, ils brûlent les démons cachés dans l’arbre qui empêchaient la végétation.

 

Dans le Nivernais, les amoureux placent une branche de cerisier ou de pêcher devant la porte de leurs belles la nuit qui précède le 1er mai ; ailleurs, on suspend des branches de cerisier à la maison des femmes impudiques.

 

Les proverbes allemands, français et de la haute Italie conseillent au peuple de ne pas manger les cerises avec les riches, parce qu’ils choisissent les plus mûres, ou font pis encore : mangent la partie charnue et jettent à leurs convives le noyau ou la queue. Dans une énigme populaire, que l’on entend à Ponte-Lagoscuro, près de Ferrare, les cerises sont représentées comme des chevaliers :


Alto, allo bel panier ; Sento mita cavalier Con la testa insanghenà ; Mi ghel digh, nessun el sa.


En haut, en haut, un beau panier ; 

on y voit cent mille chevaliers, 

dont la tête est ensanglantée ; 

je vous le dis personne ne le sait.
 

 

 

 

Anna de Noailles (1876-1933) poétesse et une romancière française d'origine roumaine,


La jeunesse

..."Vous habitez le tronc fécond des cerisiers

Qui reposent sur l'air leurs pesantes ramures,

Votre coeur est léger comme un panier d'osier

Plein de pétales vifs, de tiges et de mûres"...
 

 

 

XIX° siècle

 

Alfred de Musset (1810-1857) poète, dramaturge et écrivain français de la période romantique.


 
Les cerises

 

Un jour, tandis que Jésus et Saint Pierre cheminaient de par le monde, ils se sentirent bien fatigués. Il faisait une chaleur terrible mais en cours de route ils ne trouvèrent pas la moindre âme charitable pour leur donner un verre d'eau, pas le plus petit ruisseau pour leur procurer un filet d'eau. Cheminant cahin-caha, Jésus, qui marchait devant, vit sur le sol un fer à cheval ; il se retourna vers son disciple et lui dit :

– Pierre, ramasse ce fer à cheval et garde-le.


Mais Saint Pierre, qui était d'une humeur de chien, lui répondit :

– Ce morceau de fer ne vaut pas la peine de se baisser. Laissons-le là, Seigneur.


Jésus, comme d'habitude, ne fit aucun commentaire ; il se contenta de se baisser, de ramasser le fer et de le mettre dans sa poche. Ils se remirent en route, muets et silencieux.


Au bout de quelque temps, ils rencontrèrent un forgeron qui allait dans la direction opposée. Jésus lia conversation avec lui au cours de la halte qu'ils firent tous ensemble, et au moment de se quitter, Jésus lui vendit le fer qu'il avait trouvé.


Ils poursuivirent leur chemin et tombèrent par hasard sur un marchand ambulant qui se rendait au village voisin pour vendre des fruits. Jésus l'arrêta et acheta avec les quatre écus de la vente du fer à cheval, une demi-livre de cerises. Pendant tout ce temps, Saint Pierre restait muré dans son silence et sa mauvaise humeur empirait.


La chaleur redoublait ; les gorges se desséchaient. Seul Saint Pierre souffrait de la soif, car Jésus mangeait les cerises et le jus des fruits rafraîchissait son palais. L'apôtre, qui marchait péniblement derrière lui, regardait le Sauveur avec envie ; mais comme les cerises avaient été achetées avec le gain de la vente du fer à cheval qu'il n'avait pas voulu ramasser, il n'osait pas demander à Jésus sa part du festin. Celui-ci, sans avoir l'air de rien, laissait tomber une cerise de temps en temps, et Saint Pierre se penchait avec avidité pour la ramasser et la porter à sa bouche assoiffée. Quand il n'y eut plus de cerises, Jésus se retourna vers son disciple et lui dit :

– Tu vois, Pierre, on ne doit rien dédaigner en ce monde, même ce qui nous paraît mesquin et dépourvu de valeur. Pour n'avoir pas voulu te baisser une fois et ramasser le fer à cheval, tu as dû t'incliner de nombreuses fois pour les cerises que je laissais tomber sur le sol. Ceci t'apprendra, Pierre, à ne dédaigner rien ni personne.


Saint Pierre ne trouva rien à répondre ; il baissa la tête et poursuivit humblement le trajet derrière son Seigneur.

 


 

 

 

XIX° siècle

 


Comptine populaire francophone.- cerises

Cette chanson d'enfants est déjà connue au XIX° siècle. Elle figure dans le folklore de la France, de la Belgique, de la Suisse romande, du Canada (Québec, Nouveau-Brunswick), de la Louisiane.;


Un deux trois

 

Un deux trois

J'irai dans les bois

Quatre cinq six

Cueillir des cerises

Sept huit neuf

Dans mon panier neuf

Dix onze douze

Elles seront toutes rouges.

 

Emile Munier - Jeune fille au panier de cerises

 

 

 

Victor Hugo (1802-1885) poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique français. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de la langue française.

 

 

Quand les guignes furent mangées,

 

Quand les guignes furent mangées,

Elle s'écria tout à coup :

J'aimerais bien mieux des dragées.

Est-il ennuyeux, ton Saint-Cloud !

 

On a grand-soif ; au lieu de boire,

On mange des cerises ; vois,

C'est joli, j'ai la bouche noire

Et j'ai les doigts bleus ; laisse-moi. -

 

Elle disait cent autres choses,

Et sa douce main me battait.

Ô mois de juin ! rayons et roses !

L'azur chante et l'ombre se tait.

 

J'essuyai, sans trop lui déplaire,

Tout en la laissant m'accuser,

Avec des fleurs sa main colère,

Et sa bouche avec un baiser.

 

Emile Vernon - le temps des cerises


 


 

Théodore de Banville, (1823 -1891) poète, dramaturge et critique dramatique français.


 

La belle Véronique

 

..."Ce fut un beau souper, ruisselant de surprises.

Les rôtis, cuits à point, n'arrivèrent pas froids ;

Par ce beau soir d'hiver, on avait des cerises

Et du johannisberg, ainsi que chez les rois"...
 


 

 

Alphonse Daudet (1840-1897), écrivain et auteur dramatique français.

Les Amoureuses, 1858

 

 

Les Cerisiers


I


Vous souvient-il un peu de ce que vous disiez,

Mignonne, au temps des cerisiers ?

 

Ce qui tombait du bout de votre lèvre rose,

Ce que vous chantiez, ô mon doux bengali,

Vous l’avez oublié, c’était si peu de chose,

Et pourtant, c’était bien joli…

 

Mais moi je me souviens (et n’en soyez pas surprise),

Je me souviens pour vous de ce que vous disiez.

Vous disiez (à quoi bon rougir ?)…donc vous disiez…

Que vous aimiez fort la cerise,

La cerise et les cerisiers.

 


II


Vous souvient-il un peu de ce que vous faisiez,

Mignonne, au temps des cerisiers ?

 

Plus grands sont les amours, plus courte est la mémoire

Vous l’avez oublié, nous en sommes tous là ;

Le cœur le plus aimant n’est qu’une vaste armoire.

On fait deux tours, et puis voilà.

 

Mais moi je me souviens (et n’en soyez surprise),

Je me souviens pour vous de ce que vous faisiez…

Vous faisiez (à quoi bon rougir ?)…donc vous faisiez…

Des boucles d’oreille en cerise,

En cerise de cerisiers.

 


III


Vous souvient-il d’un soir où vous vous reposiez,

Mignonne, sous les cerisiers ?

 

Seule dans ton repos ! Seule, ô femme, ô nature !

De l’ombre, du silence, et toi…quel souvenir !

Vous l’avez oublié, maudite créature,

Moi je ne puis y parvenir.

 

Voyez, je me souviens (et n’en soyez surprise),

Je me souviens du soir où vous vous reposiez…

Vous reposiez (pourquoi rougir ?)…vous reposiez…

Je vous pris pour une cerise ;

C’était la faute aux cerisiers.

 

Emile Vernon - le temps des cerises

 


 

Le Follet  -  magazine de mode parisien 

Publié chaque semaine de novembre 1829 à 1892.

Il fut à un moment fusionné avec Le Courrier de la Mode . Il était richement illustré de gravures de mode .

Cueillette des Cerises Gravure-originale XIX°

 

 

 

Jean-Baptiste Clément (1837-1903) chansonnier montmartrois, journaliste, syndicaliste et communard français. 

Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles sont écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1868.

 

 

Le temps des cerises

 

Quand nous en serons au temps des cerises,

Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fête.

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au coeur.

Quand nous en serons au temps des cerises,

Sifflera bien mieux le merle moqueur.

 

Mais il est bien court, le temps des cerises,

Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant

Des pendants d'oreilles.

Cerises d'amour aux robes pareilles

Tombant sous la feuille en gouttes de sang.

Mais il est bien court le temps des cerises,

Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

 

Quand vous en serez au temps des cerises,

Si vous avez peur des chagrins d'amour

Evitez les belles.

Moi qui ne crains pas les peines cruelles,

Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.

Quand vous en serez au temps des cerises,

Vous aurez aussi des chagrins d'amour.

 

J'aimerai toujours le temps des cerises :

C'est de ce temps-là que je garde au coeur

Une plaie ouverte,

Et dame Fortune, en m'étant offerte,

Ne saurait jamais calmer ma douleur.

J'aimerai toujours le temps des cerises

Et le souvenir que je garde au coeur.

 

Emile Munier - cueillette des cerises

 

 

 

Pierre Loti (1850-1923) écrivain et officier de marine français

Mon frère Yves -1883

..."Leur belle chambre blanche, avec ses rideaux de mousseline et ses meubles de cerisier verni"...

 

 

1883


Jules Verne (1828-1905) écrivain français dont l'œuvre est, pour la plus grande partie, constituée de romans d'aventures évoquant les progrès scientifiques du xixe siècle.


Kéraban-le-Têtu,  

roman humoristique et d'aventures de Jules Verne, paru en 1883.


..."Là, le seigneur Kéraban aurait pu aisément faire une ample provision de tuyaux de pipe en bois de cerisier, qui sont l’objet d’un important commerce. En effet, le cerisier abonde sur cette partie du pachalik, et Van Mitten crut devoir raconter à sa fiancée ce grand fait historique :

- c’est que ce fut précisément de Kérésoum que le proconsul Lucullus envoya les premiers cerisiers qui furent acclimatés en Europe."...


 


 

 

François Coppée (1842-1908) poète, dramaturge et romancier français.

 


La Cueillette des Cerises


Espiègle ! j'ai bien vu tout ce que vous faisiez,

Ce matin, dans le champ planté de cerisiers

Où seule vous étiez, nu-tête, en robe blanche.

Caché par le taillis, j'observais. Une branche,

Lourde sous les fruits mûrs, vous barrait le chemin

Et se trouvait à la hauteur de votre main.

Or, vous avez cueilli des cerises vermeilles,

Coquette ! et les avez mises à vos oreilles,

Tandis qu'un vent léger dans vos boucles jouait.

Alors, vous asseyant pour cueillir un bleuet

Dans l'herbe, et puis un autre, et puis un autre encore,

Vous les avez piqués dans vos cheveux d'aurore ;

Et, les bras recourbés sur votre front fleuri,

Assise dans le vert gazon, vous avez ri ;

Et vos joyeuses dents jetaient une étincelle.

Mais pendant ce temps-là, ma belle demoiselle,

Un seul témoin, qui vous gardera le secret,

Tout heureux de vous voir heureuse, comparait,

Sur votre frais visage animé par les brises,

Vos regards aux bleuets, vos lèvres aux cerises.

 

Louis Icart - eau forte

 

 

 

Francis Jammes (1868-1938), poète français, également romancier, dramaturge et critique. 

Recueil : "Vers"

 


Les Cerises

 

Le banc serait de lierre et de pierre effritée.

Auprès du vieux parterre où de tristes ricins

Ombrageraient la poule et ses petits poussins

Je vous dorloterais, ô mon enfant gâtée.

 

Les roses cerisiers à l’écorce argentée,

Dont les fruits sont pareils aux coraux abyssins,

Pleurant leurs larmes d’or au-dessus des fusains,

Nous diraient la chanson des moineaux enchantée.

 

Et je vous cueillerais sur ces frais cerisiers

Des cerises qu’un brin de bois lierait pareilles

Pour vous les mettre ainsi que des pendants d’oreilles :

 

Et, me baissant un peu pour que vous me baisiez

Au front, je vous rendrais dans vos cheveux en boucles

Vos baisers, en mordant vos rouges escarboucles.

 

 

 

Marcel Jouhandeau (1888-1979) écrivain français.

Monsieur Godeau intime

Première parution en 1926

Collection L'Imaginaire (n° 357), Gallimard

..."Un midi de printemps, avec joie, il aperçut, étendue au milieu d'une immense prairie, sous un cerisier en fleur, une vache qui rêvait :" ... 
 


 

Maurice Carême (1899-1978), poète et écrivain belge de langue française.

 


Le Cerisier

 

Un cerisier se mit à rire

Sans savoir pourquoi.

Les moineaux, tous à la fois,

Rirent de l’entendre rire.

 

Ce rire gagna les maisons

Et, par-dessus les bois,

Déferla jusqu’à l’horizon.

 

"Que se passe-t-il dans le monde ?"

Dit Dieu, surpris.

Il vint à la fenêtre ronde

Du Paradis.

 

Et comme, autour du cerisier,

Le monde riait aux éclats

Sans savoir pourquoi,

 

Dieu lui-même dut se cacher

Le visage entre les mains

Pour que les anges et les saints

Ne le voient pas rire pour rien.


 

 

 

Jacques Prévert (1900-1977),  poète français.


"La vie est une cerise

La mort est un noyau

L'amour un cerisier."

 

 

Pablo Neruda (1904-1973), poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien.

"...Je veux faire de toi ce que fait le printemps avec les cerisiers."...
 

 

 

Eugène Guillevic (1907-1997) poète français. Il ne signa jamais ses nombreux recueils que de son seul nom, Guillevic.

 


Cerisier

 

Te voici devenu,

Comme ce fut rêvé,

 

Rien que cette blancheur

Effrayant l'horizon,

 

Rien que la fiancée

Préparée pour les noces. 

 

Qui te prendra ?

Qui doit venir ?

 



 

 

 

Jean chevalier et Alain Gheerbrant, 

Le Dictionnaire des symboles 

(1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982 

 

..."La cerise est le symbole de la vocation guerrière du Samouraï japonais et du destin auquel il doit se préparer : rompre la pulpe rouge de la cerise pour atteindre le dur noyau ou, en d'autres termes, faire le sacrifice du sang et de la chair, pour arriver à la pierre angulaire de la personne humaine. (Les Samouraïs) avaient pris pour emblème la fleur de cerisier tournée vers le soleil levant, symbole de la dévotion de leurs vies. La garde des sabres était ornée de cerises, un autre symbole de la recherche de l'Invisible par la voie intérieure, le Vitriol des initiations occidentales"...

Yoshitoshi  (1839-1892) samouraï et cerisier


 

 

 

Yves Paccalet (1945) écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste français
L'Odeur du soleil dans l'herbe 
Éditions Robert Laffont S. A., 1992 
                                                                                                                                                                   

18  mars -  (Fontaine-la-Verte)

..."La foudre a brisé le grand arbre et carbonisé son cœur. Le cadavre du cerisier gît dans la prairie bleue. La souche, béante et noire, ressemble à la bouche des Enfers"...

 

 9 juin - (Fontaine-la-Verte)

..."Ce matin, je me contenterai de l'éclat des cerises dans l'arbre tordu. Les nuances de nacre, de minium et de pourpre qui courent sur la peau de ces drupes juteuses signent l'alliance de la chair, du sexe et du fruit rouge.
Les fruits vermeils nous semblent du côté du sang, du bonheur - de la vie -, tandis que les fruits violets ou noirs ont l'air d'appartenir au monde des maléfices et de la mort"...

 

 

 

 

Christian Bobin (1951) écrivain et poète français.


La Grande Vie (Éditions Gallimard, 2014) évoque très souvent la nature et sa beauté sacrée. Ici, les cerisiers :


    ..."Les fleurs du vieux cerisier jacassaient. Je rêvais de les emballer dans cette lettre et de vous les tendre en vous disant : tenez, voici un bouquet de l'éternel, des coups de sang dans le crâne en bois de Dieu, une incarnation de la lumière.


    Planté dessous le cerisier aux bras maigres je contemplais le secret de sa joie. Certaines fleurs étaient serrées sur leur naissance.  Des petits parachutes blancs pliés. D'autres étaient déjà écloses. Toutes surgissaient du bois noir des branches comme des enfants qui se précipitent vers leur mère-lumière après une trop longue mort.


    Certains jours le printemps bégayait, il faisait froid. Je me posais ces questions qu'on se pose quand on vient d'abandonner quelqu'un sous la terre au cimetière : est-ce que la pluie les décourage ? Est-ce que le froid les empêche de dormir ? Je crois que tout souffre dans cette vie. Ne soyez pas trop effrayé par cette phrase, je pourrais aussi bien dire, et ce serait aussi vrai : tout se réjouit dans cette vie.


    Campé comme un idiot sous le vieux cerisier, regardant la pluie suspendue des fleurs en extase, admirant leurs têtes hilares de sacrifiées, je reçois une leçon de courage"...

 

 

 

1990


Philippe Jaccottet (1925-2021) écrivain, poète, critique littéraire et traducteur.

Cahier de verdure, Gallimard, 


"Le Cerisier" 

 

..."Cette fois, il s'agissait d'un cerisier ; non pas d'un cerisier en fleurs, qui nous parle un langage limpide ; mais d'un cerisier chargé de fruits, aperçu un soir de juin, de l'autre côté d'un grand champ de blé....


....Le sûr, c'est que ce même cerisier, extrait, abstrait de son lieu, ne m'aurait pas dit grand-chose, pas la même chose en tout cas. Non plus si Je l'avais surpris à un autre moment du jour. Peut-être aussi serait-il resté muet, si j'avais voulu le chercher, l'interroger. (...) 


...C'est alors, c'est là qu'était apparu, relativement loin, de l'autre côté, à la lisière du champ, parmi d'autres arbres de plus en plus sombres et qui seraient bientôt plus noirs que la nuit abritant leur sommeil de feuilles et d' oiseaux, ce grand cerisier chargé de cerises. Ses fruits étaient comme une longue grappe de rouge, une coulée de rouge, dans du vert sombre ; des fruits dans un berceau ou une corbeille de feuilles ; du rouge dans du vert, à l'heure du glissement des choses les unes dans les autres, à l'heure d'une lente et silencieuse apparence de métamorphose, à l'heure de l'apparition, presque, d'un autre monde. L'heure où quelque chose semble tourner comme une porte sur ses gonds. (...)

 


 

Michel Bussi (1965) écrivain et géographe français, 

Roman policier Nymphéas noirs 

(Éditions Presses de la Cité, 2010), 


..."Je me retourne, enfin. Dans la cour du moulin, le grand cerisier perd ses dernières fleurs. C'est un cerisier centenaire, à ce qu'il paraît. On dit qu'il aurait connu Monet ! Cela plaît beaucoup, à Giverny, les cerisiers. Le long du parking du musée d'Art américain, qui depuis un an est devenu le musée des Impressionnismes, ils en ont planté toute une série. Des cerisiers japonais, d'après ce que j'ai entendu. Ils sont plus petits, comme des arbres nains. Je trouve cela un peu bizarre, ces nouveaux arbres exotiques, comme s'il n'y en avait pas déjà assez dans le village. Mais que voulez-vous, c'est comme cela. Il paraît que les touristes américains adorent le rose des fleurs de cerisier au printemps. Si on me demandait mon avis, je dirais que la terre du parking et les voitures recouvertes de pétales roses, je trouve que cela fait, disons, un peu trop Barbie. Mais on ne me le demande pas, mon avis."...

Claude Monet - Printemps - cerisiers en fleurs

 


Evelyne Ayanidès - poèsie

 

Trois cerises rouges

 

..."Trois cerises rouges

Tout en haut d’un cerisier

Se balancent

Se balancent…

Je ne peux pas les attraper…"


 

 

 

Signification du cerisier


 

La fleur de cerisier symbolise :

. La bonne éducation

. Le renouveau, la pureté et la prospérité. 

 


 

Les cerises  sont : 

. Les fruits de la promesse, 

. De la pureté, 

. De la prévenance et de la bienveillance.


 

 

 

Mythes et légendes du cerisier

 


. Attacher une mèche de cheveux à une branche en fleurs, pour un amour infini, 


. Se rencontrer près d'un cerisier est très favorable pour une éventuelle histoire d'amour.


. En Asie, "La fleur", fragile et délicate comme la vie, annonce le printemps. 


. Au Japon, la floraison des cerisiers coïncidant avec l'équinoxe de printemps, est l'occasion de nombreuses cérémonies religieuses et réjouissances populaires


. Au Japon, on continue à offrir, lors d'un mariage, une infusion de fleurs de cerisier aux invités, gage de prospérité pour les nouveaux époux.  


 

 

 

Utilisation de la cerise

 

 

Alimentation

 

Les cerises se consomment :

 

- Nature, au sirop, 

Fruit frais, juteux, parfois acidulé ; les plus appréciés sont les bigarreaux, mais certaines variétés supportent mal le transport. 

 

 

- En confiture, en pâtisserie, et même en tisane.


- En pâtisserie : tarte, clafoutis, 


- Confitures 


- A l’eau de vie :
Ce sont les griottes qui conviennent le mieux à cet usage ;
Préparer de l’eau de vie sucrée, avec 350 grammes de sucre pour 1 litre d’eau de vie basique (60°), et la verser dans le bocal contenant les cerises, jusqu’à ce qu’elles soient bien recouvertes.
Laisser reposer les cerises à l’eau de vie, pendant au moins trois mois (à la cave), avant de les déguster, en accompagnement d’un dessert au chocolat et d’un café fort, 

 


- Boisson, par distillation ou macération,

kirsch en Alsace - guignolet en Anjou - marasquin ou maraschino en Dalmatie - Kriek en Belgique -  Ginjinha au Portugal.

 

 

Santé


La cerise crue fournit 68 kcal pour 100 g et contient de la vitamine C et de la provitamine A. Elles contiennent des sucres (15 g pour 100 g, dont le lévulose), de la pectine (utile pour les confitures), de la vitamine C et du nitrate de potassium. 

Le potassium qu’elle contient lui donne des propriétés diurétiques et ses fibres stimulent le fonctionnement intestinal.

Les cerises contiennent du β-carotène (0,4 mg pour 100 g), et sont très riches en vitamine A (vue), vitamine E (peau et vaisseaux sanguins), et sont légèrement laxatives. 

Le noyau de la cerise contient de l’amygdaline.

Les pédoncules, ou queues de cerises, se préparent en tisanes  utilisées notamment contre l’inflammation des voies urinaires, la cystite, la goutte et l’hydropisie.
 

 

 

Les cerises par les peintres

 

 

Émile Auguste Hublin (1830-1891)
Jeune fille à l'oiseau et cerises

 

 

Émile Auguste Hublin (1830-1891)
Jeune fille aux cerises

 

 

Jules Emile Santin (1829-1894) 
Fillette et cerises

 

 

Guillaume Seignac (1870-1924)
Jeune fille cerises et cerises aux oreilles

 

 

John Russell
La petite fille aux cerises

 

 

Maria Szanto
Fillette et cerises


 

 

 

Le Cerisier en estampes Japonaises

 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Eestampe originale 

La princesse Usuyuki présentant le dessin d'un sabre sous les cerisiers en fleurs

 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Estampe originale  1847-1848

Samouraï assis sous les cerisiers en fleur

avec sa pipe et son nécessaire à fumer


 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

estampe originale  1847-1848

Couple sous les cerisiers

 

 


Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Estampe 1854 

Samourai,  Lanterne et ceriser 

 


 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Estampe

Samouraï devant une lanterne de pierre sous un cerisier en fleurs

 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Estampe 1849-1853

Scène nocturne : Jeune noble dans un jardin de cerisiers

Ichiyûsai Toyokuni ga ("dessiné par Ichiyûsai Toyokuni")

Editeur : Tsuta-ya Kichizô


 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

1er mois de 1855

Estampe originale 

Défilé de geishas sous les cerisiers en fleurs

Signature : Toyokuni ga ("dessiné par Toyokuni") dans un cartouche rouge Toshidama

 

 

Kunisada - Utagawa Toyokuni III (1786-1865)

Estampe originale 

3ème mois de 1861

Promenade sous les cerisiers en fleurs d'une oiran au kimono décoré d'une silhouette de petite fille

Signature : Toyokuni ga ("dessiné par Toyokuni") dans un cartouche rouge Toshidama

Editeur : Mori-ya Jihei

 

 

Utagawa Kunisada II (1823-1880)

Estampe originale 11ème mois de 1867

Jeunes femmes au bord du rivage sous un cerisier
(dont une au kimono décoré de coquillages)

Signature : Kunisada hitsu (" du pinceau de Kunisada ")

 

 

 


Kunisato Utagawa (?-1858)

Estampe originale 1er mois de 1857 

Promenade de courtisanes et d'une maiko sous les cerisiers à coté du temple d'Asakusa à Tokyo

Signature : Kunisato ga ("dessiné par Kunisada")

​​​​​​​
 


 

 

Kikugawa Eizan (1790-1867)

Estampe vers 1830

Courtisane avec une ombrelle devant une branche de cerisier

Signature : Kikugawa Eizan hitsu ("du pinceau de Kikugawa Eizan")

 


 

Kiyochika Kobayashi (1847-1915)

Estampe originale vers 1885

Cerisiers en fleurs au temple Kiyomizu à Kyoto

Signature : Shinsei Kobayashi Kichochika


 

 

Yoshitoshi Tsukioka (1839 -1892)

Estampe originale 3ème mois de 1867

Samourais au combat

(scène nocturne sur fond de branches de cerisiers en fleurs)

Signature : Ikkaisai Yoshitoshi hitsu (du pinceau de Ikkaisai Yoshitoshi)


 

 

 

Cerisiers en fleurs

Festivals - Parcs et Jardins

 


- Dans la plupart des parcs et jardins japonais. Les premiers cerisiers à fleurir sont ceux d'Okinawa. La floraison y débute entre fin janvier et début février.


- Beaucoup de parcs de Tokyo offrent également ce spectacle, avec notamment Chidorigafuchi où les spectateurs peuvent louer des barques pour admirer les cerisiers. 


- Les cerisiers en fleurs sont admirés à Washington 


- Au Parc de Sceaux, à proximité de Paris,  qui comprend deux vergers de cerisiers à fleurs.

 

 

 

Festivals des cerisiers en fleurs au Japon
 

 

 

Festivals des cerisiers en fleurs en Corée

 

 

 

Festivals de fleurs de cerisier dans le monde

 

 

 

Pour en savoir plus

 


- Georges Ohsawa (Nyoiti Sakurazawa) 
Le Livre des Fleurs (Librairie philosophique J. Vrin, 1989), 

 

- Abbé Casimir Magnat 
Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), 

 

- Jean-Marie Pelt, 
Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), 

 

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