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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 01:02

Carte Bonne Fête Baudoin - 17 octobre

 

Carte Bonne Fête Baudoin - 17 octobre

Carte Bonne Fête Baudoin - 17 octobre

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 21:59

Georges Fourest est un écrivain et poète français, né à Limoges le 6 avril 1864 et mort à Paris le 25 janvier 1945.

 

 

Fleurs des morts


 
Ô Chrysanthèmes, fleurs d’or,
fleurissez les pauvres morts ;
chrysanthèmes, fleurissez
pour les pauvres trépassés…

 

 Mais, sous la terre enfermés,

 

ils ne connaîtront jamais
vos pétales embaumés(*) :
dans leurs tristes monuments,
las ! Ils verront seulement
vos racines : c’est pourquoi,
sentimental, à part moi,
je songe, ô vivants pieux,
que peut-être il vaudrait mieux
planter sous les cyprès verts
les fleurs des morts à l’envers !

 

Fleurs des morts

Fleurs des morts

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 21:57

Charles Baudelaire est un poète français. Né à Paris le 9 avril 1821, il meurt dans la même ville le 31 août 1867.

Recueil  Alcools

 

 

L’Adieu

 

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

 

L'adieu

L'adieu

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 20:18

Juan de Yepes Álvarez (en religion Jean de la Croix ou Juan de la Cruz), né à Fontiveros (Espagne) le 24 juin 1542 et mort au couvent d'Úbeda le 14 décembre 1591, est un prêtre carme, saint mystique espagnol, souvent appelé le réformateur et "Saint du Carmel". Ses écrits mystiques, toujours populaires, font qu'il fut déclaré Docteur de l'Église en 1926. Liturgiquement il est commémoré le 14 décembre.

 

 

Ton Amour qui m’attend 

 

Ce qui se passe de l'autre côté, 
quand tout pour moi aura basculé 
dans l'Eternité... 
Je ne le sais pas !
Je crois, je crois seulement 
qu'un grand Amour m'attend.

 

Je sais pourtant qu'alors, pauvre et dépouillé,
je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.
Mais ne pensez pas que je désespère...
Non, je crois, je crois tellement 
qu'un grand Amour m'attend.

 

Maintenant que mon heure est proche,
que la voix de l'Eternité m'invite à franchir le mur,
ce que j'ai cru, je le croirai plus fort au pas de la mort.
C'est vers un Amour que je marche en m'en allant,
c'est vers son Amour que je tends les bras,
c'est dans la vie que je descends doucement.
Si je meurs ne pleurez pas, 
c'est un Amour qui me prend paisiblement.
Si j'ai peur... et pourquoi pas ?
Rappelez-moi souvent, simplement, 
qu'un Amour m'attend.

 

Mon Rédempteur va m'ouvrir la porte de la joie, de sa Lumière.
Oui, Père ! voici que je viens vers toi comme un enfant,
je viens me jeter dans ton Amour, 
ton Amour qui m'attend.

 

1l Ton amour qui m'attend

1l Ton amour qui m'attend

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 16:17

 

Auguste-Jules Richepin, dit Jean Richepin, né à Médéa (Algérie française) le 4 février 1849 et mort à Paris le 12 décembre 1926, est un poète, romancier et auteur dramatique français.

 

 

Jour des morts


On n'a pas vu le ciel aujourd'hui. Gris, opaque,
Et très bas, le brouillard est resté suspendu.
Les regards se brisaient au froid de cette plaque,
Métal terni que nul rayon d'or n'a fendu.

 

Vers le soir seulement, au bord du lourd couvercle
Une lueur, ainsi qu'un fil de sang vermeil,
Se glisse, creuse un trou, puis s'élargit en cercle.
Le brouillard est trempé de gouttes de soleil.

 

Il s'effrange, il se fond en chauds reflets d'opale,
Et l'on voit vers le sol languissamment neiger
Des flocons de vapeur, ouate de pourpre pâle
Qui vole en tourbillon lumineux et léger.

 

Deux petits mendiants, blottis sous une porte,
Ouvrent leurs grands yeux bleus vaguement éblouis.
Songeant au cimetière où gît leur mère morte,
Du beau tapis qu'il tombe ils sont tout réjouis.

 

Car ces flottants flocons de pourpre sont les roses
Qui parfument du ciel les printemps toujours verts,
Et que le bon soleil jette en ces soirs moroses
Sur la terre endormie au tombeau des hivers.


 

Jour des morts

Jour des morts

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 22:51

Antoine Tenant de Latour, né à Saint-Yrieix le 30 août 1808, mort à Sceaux le 27 avril 1881, est un écrivain français.

Recueil : Loin du foyer (1835)

 

 

Le jour des morts

 

Voici le jour des morts, l'âme croit les entendre ;
Mais au lieu d'un jour sombre et d'un ciel attriste,
Une heure de printemps se lève sur leur cendre,
Comme un signe de paix et d'immortalité.

 

Vers les champs du repos, autour de la cité,
La foule des vivants commence à se répandre,
Et plus d'un a choisi le sentier écarté
Que peut-être demain il lui faudra reprendre.

 

Ah ! vous n'êtes pas là, vous que j'ai tant pleures,
Le hasard fit, hélas ! à vos mânes sacrés,
Pour la nuit de la tombe, un chevet solitaire.

 

Mais la loi du temps cesse où la vie a cessé,
Et les larmes du cœur vont partout sous la terre
Consoler dans la mort le pauvre trépassé.

 

Eugène Van Merlo (1880-1972) ferme - Toussaint

Eugène Van Merlo (1880-1972) ferme - Toussaint

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 22:41

Henry Scott Holland né le 27 janvier 1847 et mort le 17 mars 1918 est un théologien et écrivain britannique, Regius Professor of Divinity à l'Université d'Oxford. Il est également chanoine de Christ Church, Oxford. 


En mai 1910, alors qu'il est chanoine à la cathédrale Saint-Paul de Londres, Henry Scott Holland prononce un sermon, peu après la mort du roi Édouard VII, décédé le 6 mai, intitulé Death the King of Terror (Mort, Souverain des Terreurs). Le passage débutant par “Death is nothing at all” (" La mort n'est rien. Elle ne compte pas. Je suis simplement passé dans la pièce à côté") 


traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910

Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

 

 

La mort n’est rien, elle ne compte pas

 

"La mort n’est rien du tout
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi. Tu es toi. 
Ce que nous étions l’un pour l’autre, 
nous le sommes toujours. 

 

Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. 
Parle-moi comme tu l’as toujours fait. 
N’emploie pas de ton différent. 
Ne prends pas un air solennel ou triste. 
Continue à rire de ces petites choses 
qui nous amusaient tant.

 

Prie, souris, pense à moi, prie pour moi. 
Que mon nom soit prononcé à la maison 
comme il l'a toujours été, 
sans emphase d'aucune sorte, 
sans trace d'ombre. 

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié. 
Elle est ce qu'elle a toujours été. 
Le fil n'est pas coupé. 
Pourquoi serais-je hors de ta pensée 
parce que je suis hors de ta vue ? 
Je t'attends, je ne suis pas loin, 
juste de l'autre côté du chemin. 
Tu vois, tout est bien. Ainsi soit-il. "

 

la porte d'à côté

la porte d'à côté

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 22:38

Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers (Belgique), le 21 mai 1855 et mort (accidentellement) à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française. 

 

 

Novembre

 

Les grand’routes tracent des croix
A l’infini, à travers bois ;
Les grand’routes tracent des croix lointaines
A l’infini, à travers plaines ;
Les grand’routes tracent des croix
Dans l’air livide et froid,
Où voyagent les vents déchevelés
A l’infini, par les allées.

 

Arbres et vents pareils aux pèlerins,
Arbres tristes et fous où l’orage s’accroche,
Arbres pareils au défilé de tous les saints,
Au défilé de tous les morts
Au son des cloches,

 

Arbres qui combattez au Nord
Et vents qui déchirez le monde,
Ô vos luttes et vos sanglots et vos remords
Se débattant et s’engouffrant dans les âmes profondes !

 

Voici novembre assis auprès de l’âtre,
Avec ses maigres doigts chauffés au feu ;
Oh ! tous ces morts là-bas, sans feu ni lieu,
Oh ! tous ces vents cognant les murs opiniâtres
Et repoussés et rejetés
Vers l’inconnu, de tous côtés.

 

Oh ! tous ces noms de saints semés en litanies,
Tous ces arbres, là-bas,
Ces vocables de saints dont la monotonie
S’allonge infiniment dans la mémoire ;
Oh ! tous ces bras invocatoires
Tous ces rameaux éperdument tendus
Vers on ne sait quel christ aux horizons pendu.

 

Voici novembre en son manteau grisâtre
Qui se blottit de peur au fond de l’âtre
Et dont les yeux soudain regardent,
Par les carreaux cassés de la croisée,
Les vents et les arbres se convulser
Dans l’étendue effarante et blafarde,

 

Les saints, les morts, les arbres et le vent,
Oh l’identique et affolant cortège
Qui tourne et tourne, au long des soirs de neige ;
Les saints, les morts, les arbres et le vent,
Dites comme ils se confondent dans la mémoire
Quand les marteaux battants
A coups de bonds dans les bourdons,
Ecartèlent leur deuil aux horizons,
Du haut des tours imprécatoires.

 

Et novembre, près de l’âtre qui flambe,
Allume, avec des mains d’espoir, la lampe
Qui brûlera, combien de soirs, l’hiver ;
Et novembre si humblement supplie et pleure
Pour attendrir le coeur mécanique des heures !

 

Mais au dehors, voici toujours le ciel, couleur de fer,
Voici les vents, les saints, les morts
Et la procession profonde
Des arbres fous et des branchages tords
Qui voyagent de l’un à l’autre bout du monde.
Voici les grand’routes comme des croix
A l’infini parmi les plaines
Les grand’routes et puis leurs croix lointaines
A l’infini, sur les vallons et dans les bois !

 

routed d'automne

routed d'automne

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 22:36

Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers (Belgique), le 21 mai 1855 et mort (accidentellement) à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française. 

Toute la Flandre

 


Vieille ferme à la Toussaint

 

La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes,
Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints,
Tomber très lentement, en ce jour de Toussaint,
Les feuillages fanés des frênes et des aunes.

 

Elle songe et resonge à ceux qui sont ailleurs,
Et qui, de père en fils, longuement s’éreintèrent,
Du pied bêchant le sol, des mains fouillant la terre,
A secouer la plaine à grands coups de labeur.

 

Puis elle songe encor qu’elle est finie et seule,
Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés,
Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés,
Même jusqu’au foyer où s’abrite l’aïeule.

 

Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ;
Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ;
Et tristement, et lourdement se font entendre,
Là-bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.

 

Et quand la chute en or des feuillage effleure,
Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés,
La ferme croit sentir ses lointains trépassés
Qui doucement se rapprochent d’elle, à cette heure,
Et pleurent.

 

Eugène Van Merlo (1880-1972) ferme en automne

Eugène Van Merlo (1880-1972) ferme en automne

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 21:57

Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers (Belgique), le 21 mai 1855 et mort (accidentellement) à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française. 

Recueil : Les villages illusoires

 

 

Le vent

 

Sur la bruyère longue infiniment
voici le vent cornant novembre;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

 

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

 

Le vent rafle, le long de l’eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d’oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

 

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre ! -
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d’éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

 

 Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d’église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.

 

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d’ahan,
L’avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L’avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?


 
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

 

Le vent

Le vent

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