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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 00:46
Charles Cros,

né à Fabrezan (Aude) le 1er octobre 1842, et mort à Paris le 9 août 1888, est un poète et inventeur français.
 
En 1867, il présente à l'Exposition de 1867 un prototype de télégraphe automatique suite à ses travaux portant sur l'amélioration de la technologie du télégraphe. En 1869, il présente à la Société française de photographie un procédé de photographie en couleurs qui est à l'origine du procédé actuel de trichromie.


Romance
A Philippe Burty


Le bleu matin
Fait pâlir les étoiles.
Dans l'air lointain
La brume a mis ses voiles.
C'est l'heure où vont,
Au bruit clair des cascades,
Danser en rond,
Sur le pré, les Dryades.

Matin moqueur,
Au dehors tout est rose.
Mais dans mon coeur
Règne l'ennui morose.
Car j'ai parfois
A son bras, à cette heure,
Couru ce bois.
Seule à présent j'y pleure.

Le jour parait,
La brume est déchirée,
Et la forêt
Se voit pourpre et dorée.
Mais, pour railler
La peine qui m'oppresse,
J'entends piailler
Les oiseaux en liesse.

Illustration mcp
Romance - dryade
Romance---dryade.jpg
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:29
Pour le thème du mois d'avril
de la communauté Douce France

"Floraison"

Photos personnelles

Dans les paturages comtois
La Knautie des champs ou Scabieuse des champs



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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:33
Charles Cros,

né à Fabrezan (Aude) le 1er octobre 1842, et mort à Paris le 9 août 1888, est un poète et inventeur français.
 
En 1867, il présente à l'Exposition de 1867 un prototype de télégraphe automatique suite à ses travaux portant sur l'amélioration de la technologie du télégraphe. En 1869, il présente à la Société française de photographie un procédé de photographie en couleurs qui est à l'origine du procédé actuel de trichromie.



A travers la forêt des spontanéités...
A Madame S. de F.

A travers la forêt des spontanéités,
Écartant les taillis, courant par les clairières.
Et cherchant dans l'émoi des soifs aventurières
L'oubli des paradis pour un instant quittés,

Inquiète, cheveux flottants, yeux agités, 
Vous allez et cueillez des plantes singulières, 
Pour parfumer l'air fade et pour cacher les pierres 
De la prison terrestre où nous sommes jetés.

Et puis, quand vous avez groupé les fleurs coupées, 
Vous vous ressouvenez de l'idéal lointain, 
Et leur éclat, devant ce souvenir, s'éteint.

Alors l'ennui vous prend. Vos mains inoccupées 
Brisent les pâles fleurs et les jettent au vent.
Et vous recommencez ainsi, le jour suivant.



Illustration mcp
Spontanéité
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:31
Pour le thème du mois d'avril
de la communauté Douce France

"Floraison"

Photos personnelles

Dans la campagne comtoise
Le sainfoin


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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 00:48
Alphonse Beauregard, poète est né à Compton au Canada. en 1881, et mort en 1924.
Il commence en 1906 à publier des poèmes dans divers journaux et autres revues (souvent sous le pseudonyme de A. Chasseur).
Ses œuvres sont assez nombreuses, on citera "Les forces" en 1912 et "Les Alternances", recueil de poèmes en 1921. 




Maison abandonnée
Les alternances


Audacieusement sise à cette hauteur, 
Cette maison proprette et d'une vigne ornée 
Est au milieu d'un tel déploiement de splendeur 
Que l'on devrait, il semble, y trouver le bonheur. 
Pourtant elle est abandonnée.

Abandonnée, avec ces champs verts alentour !
Vide, quand on peut voir de toutes ses fenêtres
Des coteaux, des vallons et des coteaux toujours !
Déserte, quand un lac au gracieux contour
Se montre là-bas dans les hêtres !

J'ai vu dans des pays ennuyeux, gris et plats, 
Des maisons sans aucun relief ni caractère, 
Près desquelles paissaient des troupeaux de boeufs gras, 
Pleines de mouvement, de filles et de gars, 
Où l'on trouvait bonne la terre.

Aux unes la ricbesse, à l'autre un pur tableau.
Ô Nature, en frappant de gel cette colline. 
Voulais-tu dire au bâtisseur qui vint si haut, 
Que l'homme éperdument attiré par le beau
À la misère se destine ?

Défricheur, qui rasas les bois pour t'établir 
Et préparas l'émotion qui me transporte, 
Je dois à ton travail de goûter ce plaisir ;
Pour te remercier permets-moi de t'offrir 
Ces vers écrits devant ta porte.


Image mcp
Maison abandonnée
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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 23:50
 
 
"Floraison"
 
Photos personnelles
 
Le long des sentiers comtois
Silène dioïque

 
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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:51
Alphonse Beauregard, poète est né à Compton au Canada. en 1881, et mort en 1924.
Il commence en 1906 à publier des poèmes dans divers journaux et autres revues (souvent sous le pseudonyme de A. Chasseur).
Ses œuvres sont assez nombreuses, on citera "Les forces" en 1912 et "Les Alternances", recueil de poèmes en 1921. 


Concordances
Les forces

Le même triste accent vient toujours des rapides,
Toujours les mêmes flots font le même circuit 
En recueillant le rêve et l'espoir dans leurs rides.

Je l'ai senti déjà le vent de cette nuit ; 
Il conserva mes paroles et les répète, 
Et de naïfs couplets renaissent avec lui.

Un firmament connu resplendit sur ma tête.
Les étoiles de l'an passé sont de retour ;
Le souvenir des temps éclaire la planète.

Mon âme d'autrefois ressuscite à son tour,
Et comme une eau qui part avec d'aimables rides, 
Calmée elle reprend son doux rêve d'amour.

Son accent reviendra, triste, dans les rapides.

Illustration mcp
Les rapides et le rêve d'amour
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 23:03
 
 
"Floraison"
 
Photos personnelles

 
Dans la campagne comtoise
Pieds de poule ou sabot de Jésus


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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 00:07
Alphonse Beauregard, poète est né à Compton au Canada. en 1881, et mort en 1924.
Il commence en 1906 à publier des poèmes dans divers journaux et autres revues (souvent sous le pseudonyme de A. Chasseur).
Ses œuvres sont assez nombreuses, on citera "Les forces" en 1912 et "Les Alternances", recueil de poèmes en 1921. 

L'or
Les alternances

Je suis l'or, simulacre étrange de la vie,
Mode ultime de l'énergie
Que l'homme, prolongeant l'élan primordial,
Conçut pour insuffler une âme subalterne
À la matière qu'il gouverne, 
À ses créations de fibre et de métal.

Je circule parmi les rêves
Et ceux que je touche se lèvent
Matérialisés en fantasques moissons
D'oeuvres d'art, de maisons,
De vin clair qui chatoie,
D'instruments et de pain, de bijoux et de soie.

Je suis un rayon de soleil 
Qui paraît et métamorphose,
Autour de l'homme, toutes choses : 
Un amas de charbon en un boudoir vermeil, 
Une source chantante en écheveaux de laine, 
Une plaque de bronze en essaim de phalènes.

Je suis une vibration 
Qui répercute au loin l'effort de la matière.
Une machine impose au fer des torsions,
La masse tombe et fend la pierre,
Et par moi, quelque part, s'allongeront des bras, 
Des outils couperont, la vapeur luttera.

Je suis une idée en voyage 
Qui se transforme en acte et de lui se dégage.
Après m'être incarné dans le cuir ou le plomb 
J'en sors pour quelque randonnée. 
Je suis un mouvement né d'un autre, fécond 
Dans le rythme éternel des forces alternées.

J'accours où voltige l'espoir,
Où les dieux ont juré de capter l'eau dansante
Et d'enchaîner la flamme au fond des antres noirs.
Je brille et des cités s'étalent, débordantes ;
Il rôde dans les champs de grands trains annelés,
Les grains percent le sol, des rocs sont descellés.

Subitement les murs fléchissent, les fenêtres
Semblent des orbites de morts.
On se demande avec angoisse : Où donc est l'or ?
Je suis caché dans l'ombre, inutile à mes maîtres. 
Leur foi seule était mon soutien, 
Ils ont tremblé, je ne suis rien.



Illustration mcp
L'or
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 23:09
 
 
"Floraison"
 
Photos personnelles
 
Dans mon jardin
Les premières roses


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