30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:44
 
"Les statues"
 
Bournel - Doubs - 
Le chateau
Statue La vouivre vaincue par le Seigneur de Moustier
Bournel --- La-vouivre.jpg
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 01:51
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Berlin - Allemagne
Statue de l'ours

Berlin-l-ours.jpg

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 23:56
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 




Tu arbores parfois cette grâce bénigne

Tu arbores parfois cette grâce bénigne
Du matinal jardin tranquille et sinueux
Qui déroule, là-bas, parmi les lointains bleus, 
Ses doux chemins courbés en cols de cygne.

Et, d'autres fois, tu m'es le frisson clair
Du vent rapide et exaltant
Qui passe, avec ses doigts d'éclair, 
Dans les crins d'eau de l'étang blanc.

Au bon toucher de tes deux mains 
Je sens comme des feuilles 
Me doucement frôler ; 
Que midi brûle le jardin,
Les ombres, aussitôt, recueillent
Les paroles chères dont ton être a tremblé.

Chaque moment me semble, grâce à toi, 
Passer ainsi, divinement en moi ;
Aussi, quand l'heure vient de la nuit blême,
Où tu te cèles en toi-même
En refermant les yeux,
Sens-tu mon doux regard dévotieux,
Plus humble et long qu'une prière,
Remercier le tien sous tes closes paupières
Illustration mcp
Sebs-tu mon doux regard ?
2867166_2ef89.jpg
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 02:09
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Udine - Italie - Place de la Liberté
La colonne avec la statue de la justice
La fontaine de Carrare
Statue d'Hercule

Udine---Italie---Place-de-la-Liberte.jpg
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 00:55
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 
 

Autour de ma maison
 
Pour vivre clair, ferme et juste, 
Avec mon coeur, j'admire tout 
Ce qui vibre, travaille et bout 
Dans la tendresse humaine et sur la terre auguste.
 
L'hiver s'en va et voici mars et puis avril 
Et puis le prime été, joyeux et puéril.
Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte, 
Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils, 
Les mille insectes 
Bougent et butinent dans le soleil. 
Oh la merveille de leurs ailes qui brillent 
Et leur corps fin comme une aiguille 
Et leurs pattes et leurs antennes 
Et leur toilette quotidienne 
Sur un brin d'herbe ou de roseau !
Sont-ils précis, sont-ils agiles !
Leur corselet d'émail fragile 
Est plus changeant que les courants de l'eau ;
Grâce à mes yeux qui les reflètent 
Je les sens vivre et pénétrer en moi 
Un peu ; 
Oh leurs émeutes et leurs jeux 
Et leurs amours et leurs émois 
Et leur bataille, autour des grappes violettes !
Mon coeur les suit dans leur essor vers la clarté, 
Brins de splendeur, miettes de beauté, 
Parcelles d'or et poussière de vie ! 
J'écarte d'eux l'embûche inassouvie :
La glu, la boue et la poursuite des oiseaux 
Pendant des jours entiers, je défends leurs travaux ;
Mon art s'éprend de leurs oeuvres parfaites ; 
Je contemple les riens dont leur maison est faite 
Leur geste utile et net, leur vol chercheur et sûr, 
Leur voyage dans la lumière ample et sans voile 
Et quand ils sont perdus quelque part, dans l'azur, 
Je crois qu'ils sont partis se mêler aux étoiles.
 
Mais voici l'ombre et le soleil sur le jardin
Et des guêpes vibrant là-bas, dans la lumière ;
Voici les longs et clairs et sinueux chemins 
Bordés de lourds pavots et de roses trémières ;
Aujourd'hui même, à l'heure où l'été blond s'épand 
Sur les gazons lustrés et les collines fauves, 
Chaque pétale est comme une paupière mauve 
Que la clarté pénètre et réchauffe en tremblant. 
Les moins fiers des pistils, les plus humbles des feuilles 
Sont d'un dessin si pur, si ferme et si nerveux 
Qu'en eux 
Tout se précipite et tout accueille 
L'hommage clair et amoureux des yeux.
 
L'heure des juillets roux s'est à son tour enfuie, 
Et maintenant 
Voici le soleil calme avec la douce pluie 
Qui, mollement, 
Sans lacérer les fleurs admirables, les touchent ;
Comme eux, sans les cueillir, approchons-en nos bouches 
Et que notre coeur croie, en baisant leur beauté 
Faite de tant de joie et de tant de mystère, 
Baiser, avec ferveur, délice et volupté, 
Les lèvres mêmes de la terre.
 
Les insectes, les fleurs, les feuilles, les rameaux
Tressent leur vie enveloppante et minuscule
Dans mon village, autour des prés et des closeaux.
Ma petite maison est prise en leurs réseaux.
Souvent, l'après-midi, avant le crépuscule,
De fenêtre en fenêtre, au long du pignon droit,
Ils s'agitent et bruissent jusqu'à mon toit ;
Souvent aussi, quand l'astre aux Occidents recule,
J'entends si fort leur fièvre et leur émoi
Que je me sens vivre, avec mon coeur,
Comme au centre de leur ardeur.
 
Alors les tendres fleurs et les insectes frêles 
M'enveloppent comme un million d'ailes 
Faites de vent, de pluie et de clarté. 
Ma maison semble un nid doucement convoité 
Par tout ce qui remue et vit dans la lumière. 
J'admire immensément la nature plénière 
Depuis l'arbuste nain jusqu'au géant soleil 
Un pétale, un pistil, un grain de blé vermeil 
Est pris, avec respect, entre mes doigts qui l'aiment ; 
Je ne distingue plus le monde de moi-même, 
Je suis l'ample feuillage et les rameaux flottants, 
Je suis le sol dont je foule les cailloux pâles 
Et l'herbe des fossés où soudain je m'affale 
Ivre et fervent, hagard, heureux et sanglotant.
Illustration mcp Autour de ma maison

Illustration mcp Autour de ma maison

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:23
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Lisbonne - Portugal
Place et Statue du Marquis de Pombal
Lisbonne---Portugal---Statue-de-Bompal.jpg
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:28
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 

Un soir

Avec les doigts de ma torture 
Gratteurs de mauvaise écriture, 
Maniaque inspecteur de maux, 
J'écris encor des mots, des mots...

Quant à mon âme, elle est partie.

Morosement et pour extraire 
L'arrière-faix de ma colère, 
Aigu d'orgueil, crispé d'effort, 
Je râcle en vain mon cerveau mort.

Quant à mon âme, elle est partie.

Je voudrais me cracher moi-même, 
La lèvre en sang, la face blême :
L'ivrogne de son propre moi 
S'éructerait en un renvoi.

Quant à mon âme, elle est partie.

Homme las de rage, qui rage 
D'être lassé de son orage, 
La vie en lui ne se prouvait 
Que par l'horreur qu'il en avait.

Quant à mon âme, elle est partie.

Mes poings ont tordu dans le livre 
L'intordable fièvre de vivre ; 
Ils ne l'ont point tordue assez 
Bien que mes poings en soient cassés.

Quant à mon âme, elle est partie.

Le han du soir suprême, écoute ! 
S'entend là-bas sur la grand'route ; 
Clos tes volets - c'est bien fini 
Le mors-aux-dents vers l'infini.


Illustration mcp
J'écris encore des mots, des mots...
j-ecris-encore-des-mots.jpg

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:39
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 


La barque

Il gèle et des arbres pâlis de givre clair 
Montent au loin, ainsi que des faisceaux de lune ; 
Au ciel purifié, aucun nuage ; aucune 
Tache sur l'infini silencieux de l'air.

Le fleuve où la lueur des astres se réfracte 
Semble dallé d'acier et maçonné d'argent ; 
Seule une barque est là, qui veille et qui attend, 
Les deux avirons pris dans la glace compacte.

Quel ange ou quel héros les empoignant soudain 
Dispersera ce vaste hiver à coups de rames 
Et conduira la barque en un pays de flammes 
Vers les océans d'or des paradis lointains ?

Ou bien doit-elle attendre à tout jamais son maître, 
Prisonnière du froid et du grand minuit blanc, 
Tandis que des oiseaux libres et flagellant 
Les vents, volent, là-haut, vers les printemps à naître ?


Illustration mcp
La barque en hiver
2864055_12b08.jpg
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:36
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Budapest -  Hongrie
Statue de lion - gardien du pont des chaînes Széchenyi 
numerisation0024.jpg

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 14:27
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Image personnelle - 1991

St Petersburg -  Russie 
Statue et Monument de Nicolas
numerisation0028.jpg
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