25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:21
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 


Vous m'avez dit, tel soir...

Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre coeur brûlait si tranquillement beau
Qu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.


Illustration mcp
Vous m'avez dit, tel soir...
2863072_f915e2.jpg
Partager cet article
Repost0
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:00
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Budapest -  Hongrie
Square de la Libération - statue de la fontaine des Néréides 
numerisation0026.jpg
Partager cet article
Repost0
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 00:03
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 


Avec mes sens, avec mon coeur ...

Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau,
Avec mon être entier tendu comme un flambeau
Vers ta bonté et vers ta charité
Sans cesse inassouvies,
Je t'aime et te louange et je te remercie
D'être venue, un jour, si simplement,
Par les chemins du dévouement,
Prendre, en tes mains bienfaisantes, ma vie.

Depuis ce jour,
Je sais, oh ! quel amour
Candide et clair ainsi que la rosée 
Tombe de toi sur mon âme tranquillisée.

Je me sens tien, par tous les liens brûlants 
Qui rattachent à leur brasier les flammes ;
Toute ma chair, toute mon âme 
Monte vers toi, d'un inlassable élan ; 
Je ne cesse de longuement me souvenir
De ta ferveur profonde et de ton charme,
Si bien que, tout à coup, je sens mes yeux s'emplir,
Délicieusement, d'inoubliables larmes.

Et je m'en viens vers toi, heureux et recueilli, 
Avec le désir fier d'être à jamais celui 
Qui t'est et te sera la plus sûre des joies.
Toute notre tendresse autour de nous flamboie ;
Tout écho de mon être à ton appel répond ; 
L'heure est unique et d'extase solennisée
Et mes doigts sont tremblants, rien qu'à frôler ton front, 
Comme s'ils y touchaient l'aile de tes pensées.


Illustration mcp
Amour candide
2861999_def92.jpg
Partager cet article
Repost0
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 19:01
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Budapest -  Hongrie
Statue de St Gerhard (St Gellert)
numerisation0023.jpg
Partager cet article
Repost0
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:00
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 

Fleur fatale

L'absurdité grandit comme une fleur fatale 
Dans le terreau des sens, des coeurs et des cerveaux ; 
En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux ; 
Nous, nous restons croupir dans la raison natale.

Je veux marcher vers la folie et ses soleils, 
Ses blancs soleils de lune au grand midi, bizarres, 
Et ses échos lointains, mordus de tintamarres 
Et d'aboiements et pleins de chiens vermeils.

Iles en fleurs, sur un lac de neige ; nuage 
Où nichent des oiseaux sous les plumes du vent ; 
Grottes de soir, avec un crapaud d'or devant, 
Et qui ne bouge et mange un coin du paysage.

Becs de hérons, énormément ouverts pour rien, 
Mouche, dans un rayon, qui s'agite, immobile 
L'insconscience douce et le tic-tac débile 
De la tranquille mort des fous, je l'entends bien !

Illustration mcp
Fleur fatale
2860593_5aea8.jpg

 

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 22:26
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France
"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Budapest -  Hongrie
Statue de St Sephen
numerisation0022.jpg

Partager cet article
Repost0
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:53
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 
 

Quoique nous le voyions fleurir
 
Quoique nous le voyions fleurir devant nos yeux 
Ce jardin clair où nous passons silencieux, 
C'est plus encor en nous que se féconde
Le plus candide et doux jardin du monde.
 
Car nous vivons toutes les fleurs,
Toutes les herbes, toutes les palmes
En nos rires et en nos pleurs
De bonheur pur et calme.
 
Car nous vivons toute la joie 
Dardée en cris de fête et de printemps, 
En nos aveux où se côtoient 
Les mots fervents et exaltants.
 
Oh! dis, c'est bien en nous que se féconde 
Le plus joyeux et doux jardin du monde.
 
 
Illustration mcp

Illustration mcp

Partager cet article
Repost0
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 23:15
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1970

Budapest -  Hongrie
Statue de Gabriel sur la Place des Héros (Budapest)

Millenium-Monument--1856-1937-.jpg
Partager cet article
Repost0
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 00:09
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 


Le printemps jeune et bénévole
 
Le printemps jeune et bénévole 
Qui vêt le jardin de beauté 
Elucide nos voix et nos paroles 
Et les trempe dans sa limpidité.
 
La brise et les lèvres des feuilles 
Babillent, et lentement effeuillent 
En nous les syllabes de leur clarté.
 
Mais le meilleur de nous se gare
Et fuit les mots matériels ;
Un simple et doux élan muet
Mieux que tout verbe amarre
 
Notre bonheur à son vrai ciel :
Celui de ton âme, à deux genoux, 
Tout simplement, devant la mienne, 
Et de mon âme, à deux genoux, 
Très doucement, devant la tienne.
 
 
 
Illustration mcp

Illustration mcp

Partager cet article
Repost0
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 23:00
Pour le thème de Mars
de la communauté Douce France

"Les statues"

Carte postale personnelle - 1905
Khartoum - Egypte

Statue de Gordon Pacha
numerisation0020.jpg
Partager cet article
Repost0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes Blogs Amis À Visiter