23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 01:00
Pour le thème du mois de Février
de la communauté "douce France"

"Les chats"


chat-magazine-felins.jpg
Partager cet article
Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 23:50
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


À Venise
Évocations

Tout s’élargit. Le soir qui tombe est magnifique
Et vaste… Comme un Doge amoureux de la mer,
Parmi l’effeuillement des roses, la musique
Des luths, l’or qui flamboie ainsi qu’un rouge éclair,
J’irai, les yeux voilés de volupté mystique,
Et, fastueusement, j’épouserai la Mer.

J’épouserai la Mer, l’Incomparable Amante.
Le parfum et le sel de son acre baiser
Verseront la fraîcheur à ma lèvre brûlante…
Et, comme un souvenir qui ne peut s’apaiser,
Ressurgira le vent des espaces qui chante
Sur le flot nuptial l’infini du baiser.

Je verrai tressaillir l’ombre des hippocampes.
Les algues s’ouvriront, plus belles que les fleurs :
Le phosphore, aux rayons atténués de lampes,
Allumera pour moi d’imprécises pâleurs :
Afin de couronner mes cheveux et mes tempes,
Les algues flotteront, plus belles que les fleurs.

Et, laissant ondoyer mon corps à la dérive,
Je mêlerai mon âme à l’âme de la mer,
Je mêlerai mon souffle à la brise lascive.
Se dissolvant, légère et fluide, ma chair
Ne sera plus qu’un peu d’écume fugitive.
Dans la pourpre du soir j’épouserai la Mer.


Illustration mcp
Dérive à Venise
2826190_cfac52.jpg
Partager cet article
Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 23:49
 
 
"Les chats"


numerisation0027.jpg
 
Partager cet article
Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:42
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

La Faunesse
Évocations 

Ses lèvres ont ravagé les grappes meurtries
Et bu le baiser rouge et cruel du Désir.
Elle ne connaît point les blanches rêveries,
Ni l’amour que les bras ne sauraient point saisir.

Ses regards ont fané la volupté des lignes,
Les roses de la chair, le marbre des contours.
Ses pas ont saccagé les vergers et les vignes,
Et les vierges ont fui devant ses yeux d’amour.

Érôs l’agite, et Pan la sert et la protège.
Parfois, elle s’éloigne, et, lasse de l’Été,
Elle appelle les vents sans parfum, et la Neige
Qui promet l’impossible et douce chasteté.


Guillaume Seignac (1870-1924)
La faunesse
Guillaume-Seignac-faunesse--1-.jpg
Partager cet article
Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:41
 
 
"Les chats"


numerisation0026.jpg
Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:38
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


À la Sorcière
Évocations, 

Le réveil vient troubler la paix de tes paupières.
La luciole au loin a fleuri de lumières
Les prés, et l’asphodèle a des souffles d’amour.
La nuit vient : hâte-toi, mon étrange compagne,
Car la lune a verdi le bleu de la montagne,
Car la nuit est à nous comme à d’autres le jour.

Je n’entends, au milieu des forêts taciturnes,
Que le bruit de ta robe et des ailes nocturnes,
Et la fleur d’aconit déclose sous tes pas.
Exhale ses parfums de poison et d’ivresse.
Tes cheveux dénoués te font, ô ma Maîtresse !
Une pourpre de sang que les reines n’ont pas.

Et puisque mon Désir te guette et veut sa proie,
Que ton sanglot réponde à mes larmes de joie !
Les yeux d’or des hiboux sont pareils à tes yeux
Qui sondent les esprits, qui scrutent les ténèbres,
Qui voient dans l’avenir les aurores funèbres,
Et l’ombre de la mort sur la couche des Dieux.

Illustration mcp
A la sorcière
A-la-sorciere.jpg

Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:35
 
 
"Les chats"


numerisation0025.jpg
Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:38
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Let the Dead bury their Dead
Cendres et Poussières, 
 
Voici la nuit : je vais ensevelir mes morts,
Les songes, les désirs, les douceurs, les remords,
Tout le passé… Je vais ensevelir mes morts.
 
Je cacherai, parmi les sombres violettes,
Ton visage d’amie aux tendresses muettes,
O toi qui dors parmi les sombres violettes.
 
Je pleurerai l’étoile éteinte du regard…
Dans l’effort de la vie et les heurts du hasard,
Je pleurerai l’étoile éteinte du regard…
 
Je couvrirai d’encens, de roses et de roses,
La pâle chevelure et les paupières closes
D’un amour dont l’ardeur mourut parmi les roses.
 
Je sentirai monter vers moi l’odeur des morts,
Abolissant en moi les craintes, les remords,
Et m’apportant l’esprit indifférent des morts.
 
Je trouverai, sous les grappes de violettes,
Les sanglots apaisés et les larmes muettes,
Sous les fleurs de la mort, les sombres violettes…
 
Déjà, se rassérène au fond de mon regard
L’éternel crépuscule au sourire blafard :
Les couleurs cesseront d’offenser mon regard.
 
J’emporterai là-bas le souvenir des roses,
Et l’on effeuillera sur mes paupières closesLes lilas et les lys, les roses et les roses.

 
Illustration mcp  - Je couvrirai de roses

Illustration mcp - Je couvrirai de roses

Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:37
 
 
"Les chats"

numerisation0024.jpg

 
Partager cet article
Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:53
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


La Fusée
Évocations, 

Vertigineusement, j’allais vers les Étoiles…
Mon orgueil savourait le triomphe des dieux,
Et mon vol déchirait, nuptial et joyeux,
Les ténèbres d’été, comme de légers voiles…

Dans un fuyant baiser d’hymen, je fus l’amant
De la Nuit aux cheveux mêlés de violettes,
Et les fleurs du tabac m’ouvraient leurs cassolettes
D’ivoire, où tiédissait un souvenir dormant.

Et je voyais plus haut la divine Pléiade…
Je montais… J’atteignais le Silence Éternel…
Lorsque je me brisai, comme un fauve arc-cn-ciel,
Jetant des lueurs d’or et d’onyx et de jade…

J’étais l’éclair éteint et le rêve détruit…
Ayant connu l’ardeur et l’effort de la lutte,
La victoire et l’effroi monstrueux de la chute,
J’étais l’astre tombé qui sombre dans la nuit.


Illustrations mcp
L'astre tombé qui sombre dans la nuit
2822038_3a80f2.jpg
Partager cet article
Repost0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes Blogs Amis À Visiter