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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 15:52

« BLEUETS DE FRANCE », 

Soutenir le Bleuet de France, c’est témoigner sa reconnaissance pour l’engagement de nos aînés et de nos soldats dans la défense de notre liberté et notre démocratie.
Logo_Bleuet_de_France.jpg

 Les poilus français ont choisi le bleuet comme symbole de leur guerre. Spontanément, les soldats vétérans de la mobilisation en uniforme bleu et rouge ont nommé « bleuets » les jeunes recrues qui arrivaient au front courant 1915, vêtues du nouvel uniforme bleu horizon de l’armée française.

« Les voici les p’tits « Bleuets »,
Les Bleuets couleur des cieux
Ils vont jolis, gais et coquets,
Car ils n’ont pas froid aux yeux.
En avant partez joyeux ;
Partez, amis, au revoir !
Salut à vous, les petits « bleus »,
Petits « bleuets », vous notre espoir ! »
Alphonse Bourgoin, extrait de Bleuets de France, 1916.
 
 Cette appellation perdura pendant toute la guerre quand bien même dès 1915 toute l’armée française fut équipée du nouvel uniforme. En effet, la qualité de la teinture ne résistait pas aux conditions de vie et de combat des tranchées et l’uniforme avait tendance à prendre la couleur de la boue environnante. Tout homme de renfort avec son uniforme flambant neuf contrastait avec les tenues pitoyables des anciens, de plus l’analogie était évidente entre le bleuet et « le bleu » (nouveau conscrit). La popularité du bleuet fut telle pendant le conflit qu’il servit à des fins de propagande : affiches, chants, poèmes.
Comme le coquelicot britannique, c’est après guerre que le bleuet fut utilisé comme fleur du souvenir en faveur des mutilés de la guerre.
CPA_Bleuet_de_France_1914-1918-copie-1.jpg

Deux femmes sont à l’origine du bleuet de France ; Charlotte Maleterre et Suzanne Lenhardt (infirmière et veuve de guerre). Toutes les deux travaillaient à l’Hôtel des Invalides de Paris et face à l’afflux des invalides dans toutes les structures hospitalières de Paris, elles prennent l’initiative de créer un atelier de confection de fleurs en tissu réalisées par les invalides eux-mêmes. La vente de cette production permet aux mutilés de disposer d’un revenu de substitution. 
Collage.jpg

 
En 1934, le gouvernement français légalise la vente publique des bleuets sous le patronage de l’office national des anciens combattants et mutilés de guerre. Le 11 novembre 1939, en raison des circonstances de la guerre, le Bleuet de France et le Poppy britannique sont vendus en bouquets jumelés, symbole de l’alliance des deux nations.
 Depuis 1957, la petite fleur est proposée sous la forme d’un autocollant mis en vente dans toutes les communes de France les 8 mai et 11 novembre.

 Les fonds récoltés sont destinés aux œuvres sociales en faveur des anciens combattants, veuves et orphelins de guerre et depuis peu hélas, aux victimes des attentats : aide au logement, appareillages, maisons de retraite … A noter qu’une partie des fonds est destinée aux projets pédagogiques des écoles portant sur un travail de mémoire.
 
banniere-bleuet-web.jpg 
 
 
 
 
 
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:50

Marceline Desbordes-Valmore,

 

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

 

est une poétesse française.





Ma chambre
Bouquets et prières

Ma demeure est haute,
Donnant sur les cieux ;
La lune en est l’hôte,
Pâle et sérieux :
En bas que l’on sonne,
Qu’importe aujourd’hui
Ce n’est plus personne,
Quand ce n’est plus lui !

Aux autres cachée,
Je brode mes fleurs ;
Sans être fâchée,
Mon âme est en pleurs ;
Le ciel bleu sans voiles ,
Je le vois d’ici ;
Je vois les étoiles
Mais l’orage aussi !

Vis-à-vis la mienne
Une chaise attend :
Elle fut la sienne,
La nôtre un instant ;
D’un ruban signée,
Cette chaise est là,
Toute résignée,
Comme me voilà !

Illustration mcp
Ma chambre
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:47
 
 
"Femmes et Fleurs"
 par les grands peintres (99)


Abel Dominique Boyé (1864-1934)
La pose
zz-boye-1-La-pose.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
Derrière la fenêtre
zz-boye-2-derriere-la-fenetre.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
Rêverie
zz-boye-4-reverie.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
Rayon du soir - portrait de femme
zz-boye-5-rayon-du-soir---portrait-de-femme.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
Pensées pour lui
zz-boye-avec-des-pensees-de-lui.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
Femme à la colombe
zz-boye-femme-a-la-colombe.jpg

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
La relique
zz-boye-la--relique.JPG

Abel Dominique Boyé (1864-1934)
La corbeille de fleurs
zz-boye-la-corbeille-de-fleurs.jpg

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:33
 
 
"Les Portes"
 
Portes d'habitation
à Lods (village de caractère) - Doubs

numerisation0012.jpg
 
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 22:14
Renée VIVIEN,
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris,

Surnommée « Sapho 1900 », elle est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Ta royale jeunesse a la mélancolie

Ta royale jeunesse a la mélancolie 
Du Nord où le brouillard efface les couleurs, 
Tu mêles la discorde et le désir aux pleurs, 
Grave comme Hamlet, pâle comme Ophélie.

Tu passes, dans l'éclair d'une belle folie, 
Comme elle, prodiguant les chansons et les fleurs, 
Comme lui, sous l'orgueil dérobant tes douleurs,
Sans que la fixité de ton regard oublie.

Souris, amante blonde, ou rêve, sombre amant, 
Ton être double attire, ainsi qu'un double aimant, 
Et ta chair brûle avec l'ardeur froide d'un cierge.

Mon coeur déconcerté se trouble quand je vois 
Ton front pensif de prince et tes yeux bleus de vierge, 
Tantôt l'Un, tantôt l'Autre, et les Deux à la fois.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/1/0/5/1/1901501_00b36.gif


Renée Vivien
http://img.over-blog.com/375x410/5/05/88/06/divers-internet/Ren-e-Vivien.jpg
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:42

Marceline Desbordes-Valmore,

 

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

 

est une poétesse française.



La Journée perdue
Idylles

 

Me voici... je respire à peine !
Une feuille m’intimidait ;
Le bruit du ruisseau m’alarmait ;
Je te vois !... je n’ai plus d’haleine !
Attends... je croyais aujourd’hui
Ne pouvoir respirer auprès de ce que j’aime.
Je me sentais mourir, en ce tourment extrême,
De ta peine et de mon ennui.


Quoi! je cherche ta main, et tu n’oses sourire?
Ton regard me pénètre et semble m’accuser?
Je te pardonne, ingrat, tout ce qu’il semble dire ;
Mais laisse-moi du moins le temps de m’excuser.

J’ai vu mes moissonneurs réunis sous l’ombrage ;
Ils chantaient; mais pas un ne dit bien ta chanson.
Ma mère, lasse enfin de veiller la moisson,
Dormait. Je voyais tout, les yeux sur mon ouvrage.

Alors, en retenant le souffle de mon cœur,
Qui battait sous ma collerette,
Je fuyais dans les blés, ainsi qu’une fauvette,
Quand on l’appelle ou qu’elle a peur.


Je suivais, en courant, ton image chérie,
Qui m’attirait, souriait comme toi ;
Mais aux travaux de la prairie
Les malins moissonneurs m’enchaînaient malgré moi.
L’un m’appelait si haut, qu’il éveillait ma mère;
Je revenais confuse eu cueillant des pavots.
Et, caressant ses yeux de leur fraîcheur légère.
Je grondais le méchant qui troublait mon repos.
Hélas ! j’aurais voulu m’endormir auprès d’elle,
Mais je ne dors jamais le jour ;
La nuit même, la nuit me paraît éternelle,
Et j’aime mieux te voir que de rêver d’amour.
Que mon cœur est changé ! comme il était tranquille !
Je le sentais à peine respirer.
Ah! quand il ne fait plus que battre et soupirer,
L’heure qui nous sépare au temps est inutile.
Envoyant le soleil encor si loin du soir.
Je me disais : Mon Dieu ! que ma mère est heureuse !
Le repos la surprend dès qu’elle peut s’asseoir ;
Ma mère n’est pas amoureuse !
Et je fermais les yeux pour rêver le bonheur ,
Et mes yeux te voyaient couché dans ce bois sombre ;
Et, quand tu gémissais à l’ombre,
Le soleil me brûlait le cœur.


Olivier, voudrais-tu?... Que ton sourire est tendre!
L’amitié n’est pas là ! je ne puis plus parler.

Dis-moi... Que disions-nous? Oh! comment rappeler
Tout ce qu’il me reste à t’apprendre?


Regarde : ce matin j’avais tressé ces fleurs;
Mais quoi ! tout a langui des feux de la journée ;
Et la couronne à l’amour destinée
N’a servi qu’à voiler mes pleurs.
Je pleurais : c’est que l’heure, à présent si légère,
Dormait comme ma mère.
Enfin le jour se cache et me prend en pitié ;
Enfin l’agneau bêlant quitte le pâturage ;
Ma mère, sans me voir, est rentrée au village:
Et déjà ma promesse est remplie à moitié.
Je te vois, je te parle, et je te donne encore
Ce bouquet dont l’éclat s’est perdu sur mon sein,
Demande-lui si je t’adore ;
Moi, j’accours seulement pour te dire : A demain !

 

 

Illustration mcp
Journée perdue

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:41
 
 
"Femmes et Fleurs"
 par les grands peintres (98)

Orestes Bouzon (1963) 
Lien vers son site : 
http://www.bouzonart.com/

Femmes et fleurs

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:40
 
"Les Portes"
 
Nostalgie - Porte d'un ancien garage
à Port-Lesney - Jura
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 23:29

Marceline Desbordes-Valmore,

 

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

 

est une poétesse française.


L’horloge arrêtée
Bouquets et prières

Horloge d’où s’élançait l’heure
Vibrante en passant dans l’or pur,
Comme l’oiseau qui chante ou pleure
Dans un arbre où son nid est sûr,
Ton haleine égale et sonore
Dans le froid cadran ne bat plus :
Tout s’éteint-il comme l’aurore
Des beaux jours qu'à ton front j’ai lus ?


Illustration mcp
l'horloge arrêtée
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 23:26
 
 
"Femmes et Fleurs"
 par les grands peintres (97)

Gustave Boulanger (1824-1888)
Fille aux fleurs
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Gustave Boulanger (1824-1888)
Portrait de madame Lambinet née Nathalie Sinclairzz-boulanger-portrait-de-madame-lambinet-nee-nathalie-sincl.jpg

Gustave Boulanger (1824-1888)
 Orientale
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Marie-Geneviève Bouliard (1763-1825)
Aspasia
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Marie-Geneviève Bouliard (1763-1825)
Portrait de femme au corsage fleuri
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