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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 01:41
Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.





« Qui, toi, mon bien-aimé, t’attacher à mon sort »
Elégie

Qui, toi, mon bien-aimé, t’attacher à mon sort,
Te parer d’une fleur que la tombe t’envie !
Lier tes jours de gloire à ma tremblante vie,
Et ton baiser d’amour au baiser de la mort !
Me suivre, toi si cher, aux rives enchantées
Que pour jamais bientôt mes pas auront quittées !
Mes pas que tu soutiens, qui te cherchaient toujours,
Dont la trace légère effleura le rivage
Où tu m’avais montré des fleurs et de beaux jours,
Où je vais devant toi passer comme un nuage !
Oui, devant toi ma vie incline son flambeau,
De ses pâles rayons le dernier va s’éteindre.
Ces fleurs, ces belles fleurs, que je ne puis atteindre,
Tu les effeuilleras un soir sur mon tombeau.

La Mort m’a regardée, et ta plainte adorable,
Ma jeunesse, tes vœux, rien ne doit l’attendrir.
Elle m’a regardée, et cette inexorable,
Quand j’écoutais ton chant, m’a dit : Tu vas mourir !

Oh ! non : prodigue encor les hymnes, les offrandes ;
Jette-lui ta couronne et tes lauriers en fleurs ;
Cache-moi dans ton sein, couvre-moi de guirlandes,
Et, longtemps immobile, elle craindra tes pleurs.
Conduis-moi près des flots. La nymphe qui soupire
        Y rafraîchit l’air de sa voix :
Cet air doux et mortel, que ma bouche respire,
        Brûle moins à l’ombre des bois.

Vois dans l’eau, vois ce lis, dont la tête abaissée
Semble se dérober au sourire des cieux :
Telle, craignant l’Amour et le cherchant des yeux,
J’essayais de te fuir, innocente et blessée.
Je demandais aux bois l’oubli de tes accents :
Un vague, un triste écho m’en rappelait les charmes,
        Et dans les rameaux frémissants
Ton image venait s’attendrir à mes larmes.

Un jour, ce fut toi-même, un jour, à mes genoux,
Je te vis sous le saule, ami de mon jeune âge :
Je ne m’y trouvai plus seule avec ton image,
Il nous cachait ensemble, il se penchait sur nous.
Trop tard, hélas ! trop tard ; et ta flamme timide
Enhardit vainement mes timides secrets.
Tu les connus trop tard, et ma fuite rapide
        T’abandonne à de longs regrets.

Oh ! que je crains pour toi l’aurore désolée
Qui ne pourra me rendre à tes vœux superflus,
Quand sa douce lueur, pour moi seule voilée,
            Ne m’éveillera plus !
Mais le ruisseau répond, par un faible murmure,
        Au souffle expirant des zéphyrs ;
La nymphe qui s’endort entraîne mes soupirs
        À la source déjà moins pure.
Demain... L’écho plus triste a dit aussi : Demain.
Adieu, ma jeune vie ! adieu, toi que j’adore !
Ne gémis pas. Ce soir, je serre encor ta main :
Ce soir, efforce-toi de me sourire encore.

Théodore Chassériau (1819-1856)
Nymphe endormie près d'une source
Chasseriau-Theodore---Nymphe-endormie-pres-d-une_source.jpg

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 01:38
"Femmes et Fleurs"
 par les grands peintres (60)


George Hillyard Swinstead  (1860-1926)
Jeune fille et fleurs
Swinstead-George-Hillyard-2.jpg

George Hillyard Swinstead  (1860-1926)
Jeune filles et lys
Swinstead-George-Hillyard.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Après le bal
Tarbell--1862---1938----After-the-Ball-1898.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Printemps
tarbell-edmund-charles---Printemps.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Femme au corsage fleuri
Tarbell--Lady-le-Corsage-fleuri.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Mercie coupe les fleurs
Tarbell--Mercie-coupe-les-fleurs.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Mrs John Lawrence
Tarbell--Mrs-John-Lawrence.jpg

Edmund Charles Tarbell (1862-1938) 
Emeline dans le jardin
tarbell-1862-1938-emeline-in-a-garden-1362077646_b.jpg

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 00:05
Pour le thème du mois de septembre
de la communauté "douce France"

"Les Festivités"
"La fête de village"
par les grands peintres

Pieter Brueghel dit l'Ancien (1525-1569)
La fête au village
breughel-la-fete-au-village.jpg

Pieter Brueghel dit l'Ancien (1525-1569)
Danse  paysanne
Bruegel-danse-paysanne.jpg

Pieter Brueghel dit l'Ancien (1525-1569)
La fête au village
BruegelFeteVillage_Diapo.jpg
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 01:24
Marceline Desbordes-Valmore,
 
née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,
 
est une poétesse française.
 

« Il avait dit un jour »
Elégies

 
Il avait dit un jour : « Que ne puis-je auprès d’elle,
( Elle, alors, c’était moi ! ) que ne puis-je chercher
Ce bonheur entrevu qu’elle veut me cacher !
Son cœur paraît si tendre ; oh ! s’il était fidèle ! »
Puis, fixant ses regards sur mon front abattu,
Du charme de ses yeux il m’accablait encore,
            Et ses yeux que j’adore
Portaient jusqu’à mon cœur. « Je te parle, entends-tu ? »
Trop bien ! A-t-il soumis mes plus chères années ?
Je n’y trouve que lui ; rien ne me fut si cher :
Et pourtant mes amours, mes heures fortunées,
            N’était-ce pas hier ?
 
Que la vie est rapide et paresseuse ensemble !
Dans ma main, qui s’égare, et qui brûle, et qui tremble,
Que sa coupe fragile est lente à se briser !
Ciel ! que j’y bois de pleurs avant de l’épuiser !
Mes inutiles jours tombent comme les feuilles
    Qu’un vent d’automne emporte en murmurant :
        Ce n’est plus toi qui les accueilles ;
        Qu’importe leur sort en mourant ?
        Eh bien! que rien ne les arrête ;
Je les donne au tombeau ; je m’y traîne à mon tour ;
        Et, comme on oublie une fête,
        Jeune encor, j’oublîrai l’amour.
Pour beaucoup d’avenir j’ai trop peu de courage ;
Oui ! je le sens au poids de mes jours malheureux,
        Ma vie est un orage affreux
        Qui ne peut être un long orage.
 
Marceline Desbordes-Valmore - Poète - "Il avait dit un jour"
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 01:22
Pour le thème du mois de septembre
de la communauté "douce France"

"Les Ponts"
par les grands peintres (15)


Charles Bichet (1863-1929)
Pont à Chateauponsac
zz Bichet Pont a Chateauponsac


Lyonel Feininger (1871-1956) 
Carnaval à Arcueil
zz-Feininger-Lyonel-1871-1956-Carnaval-a-Arcueil.jpg


Claude Firmin (1864-1944) 

Le pont d'Avignon
z Firmin Claude--Pont-davignon


Jean-Baptiste-Armand Guillaumin (1841-1927)
L'aqueduc d'Arcueil 
zz-guillaumin-Aqueduc-d-Arcueil.jpg


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Aqueduc d'Arcueil
zz-OUDRYaqueducArcueil.jpg
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 02:36
Marceline Desbordes-Valmore,
née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,
est une poétesse française.



 
La Promenade d’automne
Elégies

 
    Te souvient-il, ô mon âme, ô ma vie,
    D’un jour d’automne et pâle et languissant ?
    Il semblait dire un adieu gémissant
Aux bois qu’il attristait de sa mélancolie.
Les oiseaux dans les airs ne chantaient plus l’espoir ;
Une froide rosée enveloppait leurs ailes,
Et, rappelant au nid leurs compagnes fidèles,
Sur des rameaux sans fleurs ils attendaient le soir.
 
Les troupeaux, à regret menés aux pâturages,
    N'y trouvaient plus que des herbes sauvages ;
Et le pâtre, oubliant sa rustique chanson,
Partageait le silence et le deuil du vallon.
    Rien ne charmait l'ennui de la nature.
La feuille qui perdait sa riante couleur,
Les coteaux dépouillés de leur verte parure,
Tout demandait au ciel un rayon de chaleur.
 
Seule, je m’éloignais d’une fête bruyante ;
Je fuyais tes regards, je cherchais ma raison :
Mais la langueur des champs, leur tristesse attrayante,
À ma langueur secrète ajoutaient leur poison.
Sans but et sans espoir suivant ma rêverie,
Je portais au hasard un pas timide et lent ;
L’Amour m’enveloppa de ton ombre chérie,
Et, malgré la saison, l’air me parut brûlant.
 
Je voulais, mais en vain, par un effort suprême,
En me sauvant de toi, me sauver de moi-même ;
Mon œil, voilé de pleurs, à la terre attaché,
Par un charme invincible en fut comme arraché.
À travers les brouillards, une image légère
Fit palpiter mon sein de tendresse et d’effroi ;
Le soleil reparaît, l’environne, l’éclaire,
Il entr’ouvre les cieux.... Tu parus devant moi.
Je n’osai te parler ; interdite, rêveuse,
Enchaînée et soumise à ce trouble enchanteur,
Je n’osai te parler : pourtant j’étais heureuse ;
Je devinai ton âme, et j’entendis mon cœur.
 
    Mais quand ta main pressa ma main tremblante,
Quand un frisson léger fit tressaillir mon corps,
Quand mon front se couvrit d’une rougeur brûlante,
    Dieu ! qu’est-ce donc que je sentis alors ?
J’oubliai de te fuir, j’oubliai de te craindre ;
Pour la première fois ta bouche osa se plaindre,
Ma douleur à la tienne osa se révéler,
Et mon âme vers toi fut près de s’exhaler.
    Il m’en souvient ! T’en souvient-il, ma vie,
        De ce tourment délicieux,
De ces mots arrachés à ta mélancolie :
    « Ah ! si je souffre, on souffre aux cieux ! »
 
Des bois nul autre aveu ne troubla le silence.
Ce jour fut de nos jours le plus beau, le plus doux ;
Prêt à s’éteindre, enfin il s’arrêta sur nous,
Et sa fuite à mon cœur présagea ton absence :
    L’âme du monde éclaira notre amour ;
Je vis ses derniers feux mourir sous un nuage ;
Et dans nos cœurs brisés, désunis sans retour,
        Il n’en reste plus que l’image !


 
Marceline Desbordes-Valmore - Poète - "La promenade d'automne"
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 02:32
Pour le thème du mois de septembre
de la communauté "douce France"

"Les Ponts"
par les grands peintres (14)


Louis Agricol Montagné (1879-1960)
Le vieux pont d'Avignon
 
zz MONTAGNÉ (1879-1960) le vieux pont d'Avignon


Louis Agricol Montagné (1879-1960)
Le pont d'Avignon 
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Louis Agricol Montagné (1879-1960) 
Le Pont Benezet
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Louis Agricol Montagné (1879-1960)
Le pont Pont St-bénézet sous la brume
zz-MONTAGNE1879-1960-PontStBenezet-sous-la-brume-.jpg
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 02:28
 
 
 
 Les gifs
 
 
Chronique :
Le monde de Lise la P'tite québécoise

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"L'automne"


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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 00:11
Marceline DESBORDES-VALMORE

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859

est une poétesse française.

Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie

Point d'adieu

Jeunesse, adieu ! Car j'ai beau faire,
J'ai beau t'étreindre et te presser,
J'ai beau gémir et t'embrasser,
Nous fuyons en pays contraire.

Ton souffle tiède est si charmant !
On est si beau sous ta couronne !
Tiens ! Ce baiser que je te donne,
Laisse-le durer un moment.

Ce long baiser, douce chérie,
Si c'est notre adieu sans retour,
Ne le romps pas jusqu'au détour
De cette haie encor fleurie !

Si j'ai mal porté tes couleurs,
Ce n'est pas ma faute, ô jeunesse !
Le vent glacé de la tristesse
Hâte bien la chute des fleurs !

http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/7/6/1/2101674_2f310.gif

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 01:27
Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.


Regarde-le

Regarde-le, mais pas longtemps :
Un regard suffira, sois sûre,
Pour lui pardonner la blessure
Qui fit languir mes doux printemps.

Regarde-le, mais pas longtemps !
S'il parle, écoute un peu sa voix :
Je ne veux pas trop t'y contraindre ;
Je sais combien elle est à craindre,

Ne l'entendît-on qu'une fois :
S'il parle, écoute un peu sa voix !
Tais-toi, s'il demande à me voir.
J'ai pu fuir sa volage ivresse ;

Mais me cacher à sa tendresse,
Dieu n'en donne pas le pouvoir :
Tais-toi, s'il demande à me voir !
Si je l'accusais devant toi,

Appelle un moment son image ;
Avec le feu de son langage,
Défends-le par pitié pour moi,
Si je l'accusais devant toi !

Création mcp
Regarde-le
http://img1.picmix.com/output/pic/original/3/5/7/0/2650753_76e61.jpg

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