23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:28
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.




Aube
Le Vent des vaisseaux
 
    Voici le matin clair… Mon âme ouvre les yeux.
    De ses nocturnes yeux ouverts, elle regarde…
    Avec cette stupeur tragiquement hagarde,
    Redoutant la lumière évidente des cieux.

    C’est l’heure que je crains, celle où s’ouvrent les yeux.
    Vient-il donc m’apporter quelque douleur nouvelle,
    Ce matin dont m’atteint la première stupeur ?
    Je les referme en vain dans l’instant anxieux…

    Voici, j’ai trop ployé sous le poids du destin
    Pour ne point redouter l’inconnu de l’aurore.
    Dois-je donc m’éveiller ? Dois-je souffrir encore ?…
    Que vient-tu m’apporter, ô le nouveau matin ?



Illustration mcp
Aube
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:27
  
"Femmes et Fleurs"
par les grands peintres (112)


Delphin Enjolras (1857-1945)
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:25
 
Pour le thème du mois de Novembre
de la communauté "douce France"

"Les Portes"

Porte du Moulin de Pont des Vents
(moulin écomusée classé monument historique)
à Montfleur - Jura
porte-moulin-Montfleur---Jura.jpg
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:28
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.



Amour
Flambeaux éteints

Mirage de la mer sous la lune, ô l’Amour !
Toi qui déçois, toi qui parais pour disparaître
Et pour mentir et pour mourir et pour renaître,
Toi qui crains le regard juste et sage du jour !

Toi qu’on nourrit de songe et de mélancolie,
Inexplicable autant que le souffle du vent
Et toujours inégal, injuste trop souvent,
Je te crains à l’égal de ta sœur la folie !

Je te crains, je te hais et pourtant tu m’attires
Puisque aussi le fatal est proche du divin.
Voici qu’il m’est donné de te connaître enfin,
Et je mourrais pour l’un de tes moindres sourires !

Illustration mcp
Mirage de la mer
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:25
  
"Femmes et Fleurs"
par les grands peintres (111)

Delphin Enjolras (1857-1945)


zz Delphin Enjolras 3 (5)


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zz Delphin Enjolras 3 (6)


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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:23
 
Pour le thème du mois de Novembre
de la communauté "douce France"

"Les Portes"

Porte Tombeau Carondelet
et couronnement, en marbre d'Italie (XVI° s.) - 
 - Collegiale Notre Dame 
à Dole - Jura -
numerisation0021.jpg

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 01:09
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.



Les fleurs sans parfum
Brumes de fjords


La bergère cueillait des fleurs sur la montagne,
Lorsque la montagne s’ouvrit,
Et, des profondeurs surgit un Troll hideux et noir,
Plus noir que la nuit souterraine,
Plus hideux que les monstres de la mer.
Le Troll dit à la bergère :
« Pourquoi viens-tu cueillir les fleurs de la montagne ?
« Ce sont de pauvres fleurs sans éclat qui se flétriront dans tes mains. » La bergère répondit :
« Elles ont fleuri librement dans l’air des sommets. »
La bergère cueillait des fleurs sur la montagne.
Le Troll dit à la bergère :
« Descends avec moi dans les profondeurs.
« Je te donnerai des fleurs qui ne se fanent jamais.
« Des fleurs plus roses que les roses du buisson,
« Plus bleues que les gentianes,
« Plus blanches que les pâquerettes.
« Viens cueillir avec moi les fleurs éternelles. »
La bergère répondit :
« Je ne respirerai plus l’air des sommets.
« Mes pas ne fouleront plus la neige virginale des cimes.
« Je ne verrai plus le soir illuminer les hauteurs. »
Le Troll dit à la bergère :
« Viens tresser avec moi les fleurs éternelles. »
La bergère descendit dans la profondeur des montagnes.
Elle cueillit dans un jardin de ténèbres les rubis,
Plus roses que les roses de la montagne.
Elle cueillit les saphirs, 
Plus bleus que les gentianes.
Elle cueillit les diamants,
Plus blancs que les pâquerettes.
La bergère cueillit les fleurs éternelles,
Mais elles n’avaient point de parfum.
Ses compagnes l’appelèrent du haut des rochers.
Ses compagnes l’appelèrent en pleurant.
Elle leur tendit les bras des profondeurs de la montagne.
Ses larmes coulèrent sur les fleurs sans parfum,
Mais elle ne put répondre à ses compagnes,
Car, déjà, elle avait oublié leur langage.
Elle ne respira plus l’air des sommets,
Ses pas ne foulèrent plus la neige virginale,
Car ses yeux s’étaient accoutumés à la nuit.
Elle était devenue aveugle dans la profondeur des montagnes,
Elle avait oublié le chemin qui mène aux sommets,
Elle avait perdu le désir de revoir les hauteurs.


Illustration mcp
Les fleurs sans parfum
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 01:07
 
 
"Femmes et Fleurs"
par les grands peintres (110)

Rogelio de Egusquiza (1845-1915)
La fin du bal
zz-de-Egusquiza-Rogelio--The-End-of-the-Ball.jpg

Rogelio de Egusquiza (1845-1915)
Une jeune beauté
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Rogelio de Egusquiza (1845-1915)
La femme en bleu
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Francois Louis Lanfant De Metz (1814-1892)
Cueillette de fleurs
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Edgar Degas (1834-1917)
Femme et chrysanthèmes
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 01:05

Pour le thème du mois de Novembre
de la communauté "douce France"

"Les Portes"

Porte de l'Hotel Clermont (XVIII° s.)
à Besançon - Doubs  
Porte-de-l-Hotel-clermont---Besancon.jpg

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:31
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Lamentation
Brumes de fjords


Fréia la Déesse a disparu.
Elle est venue jadis à l’aube du printemps.
Elle est l’incarnation de la beauté de l’Univers.
Ses cheveux ont l’or triste des feuillages d’automne.
Ses yeux sont verts et bleus comme les fjords,
Sa chair est plus blanche que le clair de lune sur la neige mystérieuse au sommet des montagnes.
Ses veines sont pareilles aux fleuves.
Sa robe a le rythme des vagues. 
Elle est l’incarnation de la beauté de l’Univers.
Fréia la Déesse est venue jadis à l’aube du printemps.
Elle est venue de la mer lointaine :
Un vol de mouettes la précédait,
Et le vent du large suivait ses pas.
Les nuages l’ont vue passer,
Et les nuages ont resplendi, les nuages se sont revêtus d’or et de roses.
Les montagnes l’ont vue passer :
Elles se sont parées de bruyère et de thym, d’églantines et de gentianes.
Les arbres l’ont vue passer :
Ils se sont constellés de fleurs et de feuillages.
Les oiseaux l’ont vue passer :
Ils ont chanté dans le soleil.
Mais Fréia l'Immortelle a disparu.
Elle a disparu dans le crépuscule.
Elle est venue de la mer.
Elle est partie vers la mer,
Les mouettes l’ont suivie vers la mer lointaine.
Fréia la Déesse a disparu.
Elle reviendra dans l’aube d’un printemps futur. 
Quand elle reparaitra, la terre tressaillira d’allégresse.
Quand elle sourira, les hommes seront consolés.
Elle apportera le bonheur qu’on cherche éternellement,
La justice, l’opulence, l’amour et la paix.
Fréia la Déesse a disparu.
Depuis des jours sans nombre, les hommes l’attendent avec des larmes, des gémissements et des râles.
Ils l’attendent avec des prières et des lamentations,
En la suppliant de reparaître et de leur sourire,
Afin qu’ils soient à jamais heureux,
Afin qu’ils soient à jamais consolés.


James Doyle Penrose (1862-1932)
Freya
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