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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 01:36
  • Victor Hugo  (Victor, Marie Hugo), né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l'Histoire du xixe siècle.
     
     
     
    Aimons toujours ! Aimons encore !...
     
     
    Aimons toujours ! Aimons encore !
    Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
    L'amour, c'est le cri de l'aurore,
    L'amour c'est l'hymne de la nuit.
    Ce que le flot dit aux rivages,
    Ce que le vent dit aux vieux monts,
    Ce que l'astre dit aux nuages,
    C'est le mot ineffable : Aimons !
    L'amour fait songer, vivre et croire.
    Il a pour réchauffer le coeur,
    Un rayon de plus que la gloire,
    Et ce rayon c'est le bonheur !
    Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
    Toujours les grand coeurs aimeront :
    Joins cette jeunesse de l'âme
    A la jeunesse de ton front !
    Aime, afin de charmer tes heures !
    Afin qu'on voie en tes beaux yeux
    Des voluptés intérieures
    Le sourire mystérieux !
    Aimons-nous toujours davantage !
    Unissons-nous mieux chaque jour.
    Les arbres croissent en feuillage ;
    Que notre âme croisse en amour !
    Soyons le miroir et l'image !
    Soyons la fleur et le parfum !
    Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
    Se sentent deux et ne sont qu'un !
    Les poètes cherchent les belles.
    La femme, ange aux chastes faveurs,
    Aime à rafraîchir sous ses ailes
    Ces grand fronts brûlants et réveurs. 
    Venez à nous, beautés touchantes !
    Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
    Ange ! viens à moi quand tu chantes,
    Et, quand tu pleures, viens à moi !
    Nous seuls comprenons vos extases.
    Car notre esprit n'est point moqueur ;
    Car les poètes sont les vases
    Où les femmes versent leur coeurs.
    Moi qui ne cherche dans ce monde
    Que la seule réalité,
    Moi qui laisse fuir comme l'onde
    Tout ce qui n'est que vanité,
    Je préfère aux biens dont s'enivre
    L'orgueil du soldat ou du roi,
    L'ombre que tu fais sur mon livre
    Quand ton front se penche sur moi.
    Toute ambition allumée
    Dans notre esprit, brasier subtil,
    Tombe en cendre ou vole en fumée,
    Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "
    Tout plaisir, fleur à peine éclose
    Dans notre avril sombre et terni,
    S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
    Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "
    L'amour seul reste. O noble femme
    Si tu veux dans ce vil séjour,
    Garder ta foi, garder ton âme,
    Garder ton Dieu, garde l'amour !
    Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
    Dusses-tu pleurer et souffrir,
    La flamme qui ne peut s'éteindre
    Et la fleur qui ne peut mourir !
     
     
Victor HUGO - aimons toujours, aimons encore
Victor Hugo

Victor Hugo

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 01:32
gifs tubes printemps
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 03:01
 
Samuel BECKETT né un 13 avril
(Foxrock, Dublin, 13 avril 1906 - Paris, 22 décembre 1989)
 est un écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, prix Nobel de littérature.  En 1969, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « son œuvre, qui à travers un renouvellement des formes du roman et du théâtre, prend toute son élévation dans la destitution de l'homme moderne 
S'il est l'auteur de romans, tels que
- Molloy,
- Malone meurt 
- et l'Innommable 
son nom reste surtout associé au théâtre de l'absurde, dont sa pièce
-  En attendant Godot (1952) est l'une des plus célèbres illustrations. 
 
 
Que ferais-je
 
que ferais-je sans ce monde sans visage 
sans questions
où être ne dure qu'un instant où chaque instant
verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été
sans cette onde où à la fin
corps et ombre ensemble s'engloutissent
que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures
haletant furieux vers le secours vers l'amour
sans ce ciel qui s'élève
sur la poussière de ses lests
que ferais-je je ferais comme hier comme aujourd'hui
regardant par mon hublot si je ne suis pas seul
à errer et à virer loin de toute vie
dans un espace pantin
sans voix parmi les voix
enfermées avec moi
Voir la version animée
 
Samuel Beckett
extrait de "Poèmes 
https://img1.picmix.com/output/pic/original/1/7/9/8/1798971_7c803.gif
 
 
 
 
 
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 02:41

 

 

JE VOUS SOUHAITE UN BON VENDREDI 13 avril

 

https://img1.picmix.com/output/pic/original/6/1/3/9/1799316_22ba1.gif

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:52
 
Marie LAURENCIN,
née le 31 octobre 1883 à Paris où elle est morte le 8 juin 1956, est une peintre certes, mais également poète sous le pseudonyme de Louis Lalanne, et muse de Guillaume Apollinaire ...
avec qui elle aura une passion tumultueuse et qui lui dédia plusieurs poèmes
 
 
 
Le présent
 
Si tu veux je te donnerai
Mon matin, mon matin gai
Avec tous mes clairs cheveux
Que tu aimes ;
Mes yeux verts
Et dorés
Si tu veux,
Je te donnerai tout le bruit
Qui se fait
Quand le matin s'éveille
Au soleil
Et l'eau qui coule
Dans la fontaine
Tout auprès !
Et puis encor le soir qui viendra vite
Le soir de mon âme triste
À pleurer
Et mes mains toutes petites
Avec mon coeur qu'il faudra près du tien
Garder.
 
 
Marie LAURENCIN - peintre et poète - Le présent
Marie Laurencin

Marie Laurencin

tableau peint par Marie Laurencin

tableau peint par Marie Laurencin

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 00:29
 
Georges de Scudéry,
né le 11 avril 1601 au Havre et mort le 14 mai 1667 à Paris,
est un romancier et dramaturge français.
Originaire de Provence. Il fut le frère de la célèbre Madeleine de Scudéry (sapho) morte en 1701 âgée de 94 ans (femme de lettres)
 
Il fut officier et gouverneur du fort de Notre-Dame de la Garde, l’un des familiers de l’hôtel de Rambouillet.
 
Il a fait seize pièces de théâtre, des romans, des poésies (dix ou douze mille vers), des Observations sur le Cid qui provoquèrent l’examen que l’Académie fit de cette pièce. 
Il fut élu à l’Académie en 1650 remplaçant Vaugelas
 
 
 
Le Printemps
 
 
Enfin la belle Aurore, a tant versé de pleurs,
Que l'aimable Printemps nous fait revoir ses charmes ;
Il peint en sa faveur, les herbes et les fleurs,
Et tout ce riche Émail, est l'effet de ses larmes.
 
 
Cibèle que l'Hiver accablait de douleurs,
Et qui souffrait des vents les insolents vacarmes ;
Mêle parmi ses Tours, les plus vives couleurs,
Et triomphe à la fin par ces brillantes Armes.
 
 
Les Roses et les Lis, d'un merveilleux éclat,
Confondent la blancheur, au beau lustre incarnat ;
La Tulipe changeante, étale sa peinture :
 
 
Le Narcisse agréable, à l'Anémone est joint ;
Bref, tout se rajeunit ; tout change en la Nature ;
Mais superbe Philis, mon sort ne change point.
 
 
 
Georges de Scudéry - poète et romancier - Le printemps
Georges de Scudéry - poète et romancier - Le printemps
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 02:27
 
Émile Adolphe Gustave Verhaeren,
 né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.
 
 Beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains comme Georges Seurat, Paul Signac, Auguste Rodin, Edgar Degas, August Vermeylen, Henry van de Velde, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide, Rainer Maria Rilke, Gostan Zarian et Stefan Zweig l'admiraient, correspondaient avec lui, cherchaient à le fréquenter et le traduisaient.
 
Quand en 1914 la Première Guerre mondiale éclata et que, malgré sa neutralité, la Belgique fut occupée par les troupes allemandes, Verhaeren se trouvait en Allemagne et était au sommet de sa gloire. Réfugié en Angleterre, il écrivit des poèmes pacifistes et lutta contre la folie de la guerre dans les anthologies lyriques : La Belgique sanglante, Parmi les Cendres et Les Ailes rouges de la Guerre. Sa foi en un avenir meilleur se teinta pendant le conflit d'une résignation croissante. Il n'en publia pas moins dans des revues de propagande anti-allemandes et tenta dans ses conférences de renforcer l'amitié entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. 
 
 
 
A Pâques
 
Frère Jacques, frère Jacques, 
Réveille-toi de ton sommeil d'hiver 
Les fins taillis sont déjà verts 
Et nous voici au temps de Pâques, 
Frère Jacques.
 
Au coin du bois morne et blêmi 
Où ton grand corps s'est endormi 
Depuis l'automne, 
L'aveugle et vacillant brouillard, 
Sur les grand-routes du hasard, 
S'est promené, longtemps, par les champs monotones ; 
Et les chênes aux rameaux noirs 
Tordus de vent farouche 
Ont laissé choir, 
De soir en soir, 
Leur feuillage d'or mort sur les bords de ta couche.
 
Frère Jacques, 
Il a neigé durant des mois 
Et sur tes mains, et sur tes doigts 
Pleins de gerçures ; 
Il a neigé, il a givré, 
Sur ton chef pâle et tonsuré 
Et dans les plis décolorés 
De ta robe de bure.
 
La torpide saison est comme entrée en toi 
Avec son deuil et son effroi, 
Et sa bise sournoise et son gel volontaire ; 
Et telle est la lourdeur de ton vieux front lassé 
Et l'immobilité de tes deux bras croisés, 
Qu'on les dirait d'un mort qui repose sous terre.
 
Frère Jacques, 
Hier au matin, malgré le froid, 
Deux jonquilles, trois anémones 
Ont soulevé leurs pétales roses ou jaunes 
Vers toi, 
Et la mésange à tête blanche, 
Fragile et preste, a sautillé 
Sur la branche de cornouiller 
Qui vers ton large lit de feuillages mouillés 
Se penche.
 
Et tu dors, et tu dors toujours, 
Au coin du bois profond et sourd, 
Bien que s'en viennent les abeilles 
Bourdonner jusqu'au soir à tes closes oreilles 
Et que l'on voie en tourbillons 
Rôder sur ta barbe rigide 
Un couple clair et rapide 
De papillons.
 
Pourtant, voici qu'à travers ton somme 
Tu as surpris, dès l'aube, s'en aller 
Le cortège bariolé 
Des cent cloches qui vont à Rome ; 
Et, leurs clochers restant 
Muets et hésitants 
Durant ces trois longs jours et d'angoisse et d'absence, 
Tu t'éveilles en écoutant 
Régner de l'un à l'autre bout des champs 
Le silence.
 
Et secouant alors 
De ton pesant manteau que les ronces festonnent 
Les glaçons de l'hiver et les brumes d'automne, 
Frère Jacques, tu sonnes 
D'un bras si rude et fort 
Que tout se hâte aux prés et s'enfièvre aux collines 
A l'appel clair de tes matines.
 
Et du bout d'un verger le coucou te répond ; 
Et l'insecte reluit de broussaille en broussaille ; 
Et les sèves sous terre immensément tressaillent ;
Et les frondaisons d'or se propagent et font
Que leur ombre s'incline aux vieux murs des chaumières ; 
Et le travail surgit innombrable et puissant ; 
Et le vent semble fait de mouvante lumière 
Pour frôler le bouton d'une rose trémière 
Et le front hérissé d'un pâle épi naissant.
 
Frère Jacques, frère Jacques 
Combien la vie entière à confiance en toi ; 
Et comme l'oiseau chante au faîte de mon toit ; 
Frère Jacques, frère Jacques, 
Rude et vaillant carillonneur de Pâques.
 
https://img1.picmix.com/output/pic/original/3/2/7/4/1784723_744f7.gif
 
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 04:25
 
Marcel Pagnol est un écrivain, dramaturge et cinéaste français, né le 28 février 1895 à Aubagne (Bouches-du-Rhône), mort le 18 avril 1974 à Paris.
 
- Grand officier de la Légion d'honneur
- Commandeur des Palmes académiques
- Commandeur des Arts et des Lettres
                 
 
ŒUFS DE PAQUES
 
 
 
Voici venir Pâques fleuries,
Et devant les confiseries
Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux.
Ils lèchent leurs lèvres de rose
Tout en contemplant quelque chose
Qui met de la flamme à leurs yeux.
 
 
Leurs regards avides attaquent
Les magnifiques œufs de Pâques
Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
Magnifiques, fermes et lisses,
Et que regardent en coulisse
Les poissons d'avril, leurs voisins.
 
 
Les uns sont blancs comme la neige.
Des copeaux soyeux les protègent.
Leurs flancs sont faits de sucre. Et l'on voit, à côté,
D'autres, montrant sur leurs flancs sombres
De chocolat brillant dans l'ombre,
De tout petits anges sculptés.
 
 
Les uns sont petits et graciles,
Il semble qu'il serait facile
D'en croquer plus d'un à la fois ;
Et d'autres, prenant bien leurs aises,
Unis, simples, pansus, obèses,
S'étalent comme des bourgeois.
 
 
Tous sont noués de faveurs roses.
On sent que mille bonnes choses
Logent dans leurs flancs spacieux
L'estomac et la poche vides,
Les pauvres petits, l'œil avide,
Semblent les savourer des yeux.
 
 
Marcel Pagnol
 
 
Marcel PAGNOL - poète - OEUFS DE PAQUES
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 04:05

POUR MON AMIE Pt'lili -

JOYEUSES PAQUES

BISOUS ET TOUTES MES PENSEES

 

https://img1.picmix.com/output/pic/original/2/6/6/7/1787662_dfb1c.gif

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 04:12
Pierre Jules Théophile Gautier est un poète, romancier, peintre et critique d’art français, né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872
 
 
Cher Ange, vous êtes belle
 
Cher ange, vous êtes belle
A faire rêver d’amour,
Pour une seule étincelle
De votre vive prunelle,
Le poète tout un jour.
 
Air naïf de jeune fille,
Front uni, veines d’azur,
Douce haleine de vanille,
Bouche rosée où scintille
Sur l’ivoire un rire pur,
 
 
Pied svelte et cambré, main blanche,
Soyeuses boucles de jais,
Col de cygne qui se penche,
Flexible comme la branche
Qu’au soir caresse un vent frais,
 
 
Vous avez, sur ma parole,
Tout ce qu’il faut pour charmer;
Mais votre âme est si frivole,
Mais votre tête est si folle,
Que l’on n’ose vous aimer.
 
(Théophile Gautier)
 
Théophile GAUTIER - poète - Cher Ange
Théophile Gautier

Théophile Gautier

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