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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 22:29

 

 

Union Noëliste (U.N.) - "Ame Bretonne"  1923  

Revue "Le Noël" n°1439

 


Adoration des bergers

 

Sous le ciel d'Orient, des musiques étranges

Passent avec douceur dans le soir étonné…

Les bergers de Judée, éveillés par les anges,

Vers l'étable, en pressant le pas, ont cheminé.

 

Il est là, ce royal et frêle Nouveau-Né,

Qui sommeille, vêtu de quelques pauvres langes !

Pour offrir des présents, des fleurs et des louanges,

Chaque pasteur aux pieds divins s'est prosterné.

 

Est-ce donc là le Dieu prédit par le Prophète ?…

Ils n'interrogent pas. Leur foi, ferme et parfaite,

Devine le Sauveur en ce Jésus tremblant.

 

Et devant le regard très doux de la Madone

Qui leur sourit dessous son chaste voile blanc,

Ils adorent l'Enfant qu'à la terre elle donne.
 

Jean Baptiste Côté - L'Adoration des bergers - Musée du Québec

Jean Baptiste Côté - L'Adoration des bergers - Musée du Québec

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 22:28


 

Wilfrid Lalonde (1879-1960) avocat et poète

 

 

Marie près de la Crèche

 

 Avec précaution, de peur de la répandre,

Ainsi que dans une urne on garde une liqueur,

Tout ce dont elle souffre et de voir et d’entendre,

Marie, avec amour, le compare en son cœur ;

 

 À côté de la crèche où Dieu voulut descendre

Elle voit s’agiter le prétoire moqueur ;

Le repos de l’Enfant Jésus lui fait comprendre

Qu’un jour d’un tel sommeil Il sortira Vainqueur ;

 

 Son front qu’une divine auréole environne

Paraît déjà courbé sous l’affreuse couronne,

Et ses pieds semblent joints pour le crucifiement !

 

Demande-t-elle au Ciel d’être un peu moins sévère

Qu’elle voit, dans un coin sombre du firmament,

Se dessiner la Croix sanglante du Calvaire !

 

Wilfrid Lalonde (1879-1960) - avocat et poète - Marie près de la Crèche
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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 22:27

 

 

Union Noëliste (U.N.) - Noël ! Noël !

"Fougère de la crèche"  1923

Revue "Le Noël" n°1442

 

 

Noël ! Noël !

 

I
Dehors, les oiseaux se sont tus ;

Sous un ciel gris la terre est blanche,

Et pour endormir son Jésus,

Tendrement la Vierge se penche…

Mais elle a le cœur tout navré

De voir comme l'Enfant grelotte,

Car le vent d'hiver est entré,

Et le feu manque dans la grotte.

     Noël ! Noël !…

     Gloire au Dieu du ciel

Apportant la paix sur la terre !…

     Il nous apprend

     Qu'on doit en souffrant

Bénir l'épreuve salutaire…

 

II

L'âne et le bœuf sont fort émus

De sentir Notre-Dame en peine,

Et pour mieux réchauffer Jésus,

Ils l'entourent de leur haleine ;

Saint Joseph, l'humble travailleur,

Veille sur le Fils de Marie

En rendant grâces au Seigneur

Qui fit choix d'une bergerie.

     Noël ! Noël !…

     Gloire au Dieu du ciel

Qui voulut naître misérable.

     Que son amour

     Nous soit dès ce jour

Le seul vraiment désirable…

 

III

Les pâtres, sur leurs flageolets,

S'unissent au concert des anges.

Et les rois quittent leurs palais

Pour offrir aussi leurs louanges.

Vers le Sauveur du genre humain,

Que d'anciens oracles promirent,

Tous trois se sont mis en chemin

Avec l'encens, l'or et la myrrhe.

     Noël ! Noël !…

     Gloire au Dieu du ciel

Qu'on vu les bergers et les mages !

     Mais – ô bonheur ! –

     C'est dans notre cœur

Qu'il revient chercher nos hommages !…

 

IV

Et si ce cœur est trop étroit,

Si trop profonde est sa misère,

Nous bannirons du moins le froid

Par l'ardeur de notre prière.

Et nous l'ornerons des vertus

Dont l'Enfant-Dieu fait ses délices,

En recouvrant ses membres nus

Des fleurs qui sont nos sacrifices.

     Noël ! Noël !…

     Gloire au Dieu du ciel !

Puisque par l'exemple il nous prêche,

     Efforçons-nous

     D'être humbles et doux

Pour lui faire aimer notre crèche…

Union Noëliste (U.N.) - "Fougère de la crèche"  1923  -  Noël ! Noël !
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:30


 

 

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucauld (1858-1916), Ordre cistercien de la Stricte Observance, officier de cavalerie,  devenu explorateur et géographe, prêtre, ermite et linguiste. Il a été béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI. Il est commémoré le 1° décembre.

(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits) 

Psaume 95 (96)  

 

  

Aujourd’hui, un Sauveur nous est né 

 

C’est le Christ, le Seigneur

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !

 

De jour en jour, proclamez son salut,

racontez à tous les peuples sa gloire,

à toutes les nations ses merveilles !

 

Joie au ciel ! Exulte la terre !

Les masses de la mer mugissent,

la campagne tout entière est en fête.

 

Les arbres des forêts dansent de joie

devant la face du Seigneur, car il vient,

pour gouverner le monde avec justice.
 

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucauld (1858-1916) - prêtre - Aujourd’hui, un Sauveur nous est né
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:29

 

 

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucauld (1858-1916), Ordre cistercien de la Stricte Observance, officier de cavalerie,  devenu explorateur et géographe, prêtre, ermite et linguiste. Il a été béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI. Il est commémoré le 1° décembre.

 


Textes de méditation sur la "Nativité de Jésus-Christ" 

 

L'instant fixé par Dieu de toute éternité pour son apparition parmi les hommes est arrivé ... Noël, Noël, Dieu est à nous, Emmanuel, Dieu est avec nous ! La grotte s'est illuminée tout à coup : les cantiques des anges la remplissent, un petit enfant paraît entre les bras de Marie : un enfant nous est né !

 

Au dehors, c'est le froid et la neige, images du monde ... Mais dans la petite grotte, éclairée par Jésus, qu'on est bien ! Comme elle est douce, chaude, lumineuse ...

 

Quand Vous êtes entré dans le monde, on ne Vous a pas reçu : toutes les portes de Bethléem se sont fermées devant Vous à votre Naissance. Voilà comment la terre a reçu son Dieu, et Vous ne l'avez pas maudite, mon Dieu ! Vous la quitterez en la bénissant !

 

Mon Seigneur Jésus, le monde ne Vous a pas reçu. Oh ! Je veux Vous recevoir ! Mais hélas, avec tous mes désirs, qu'ai-je à Vous offrir ? Ai-je mieux à Vous offrir qu'une grotte froide, obscure, souillée, habitée par le bœuf et l'âne, par la nature brute, les pensées terrestres, les sentiments bas et grossiers ? Hélas, mon Dieu, je le reconnais, c'est la triste hospitalité que je Vous offre. Mais ce que je n'ai pas fait, faites-le Seigneur Jésus ! Illuminez cette grotte de mon âme, ô Divin Soleil !

 

Les premiers adorateurs, la première société que Notre Seigneur veut en sa crèche est celle des plus humbles, des plus rustiques, des plus petits, des plus simples aussi : des bergers ! Il ne se contente pas de les agréer, Il les appelle, Il les fait appeler par les purs esprits, supérieurs en pureté, en intelligence, en amour, en puissance, que sont les anges...

 

Quel baume Vous avez mis jusqu'à la fin des siècles au cœur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès Votre naissance qu'ils sont Vos privilégiés, Vos favoris, les premiers appelés : les toujours appelés autour de Vous qui avez voulu être un des leurs et être dès Votre berceau et toute Votre vie entouré par eux.

 

Dans ma naissance, je me donne à Vous complètement : je me mets entre Vos mains. Désormais, Vous pourrez me voir, me toucher, m'écouter, me posséder, me servir, me consoler.

 

Ne craignez pas, ne soyez pas intimidés devant ce petit enfant si doux qui vous sourit et vous tend les bras. Il est votre Dieu, mais il est plein de douceur et de sourires : ne craignez pas. Soyez toute tendresse, tout amour, et toute confiance.

 

Jésus, enfant si doux ! Appel à la contemplation de ce spectacle si ravissant, si suave !
 

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucauld (1858-1916) - prêtre -  "Nativité de Jésus-Christ" 
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:29

 

 

Mgr Charles-Émile Freppel (1827-1891)  

"La Divinité de N-S Jésus-Christ", 

Prière de Noël devant la Crèche 

 


"Ô Jésus, embrasez nos cœurs du Feu de votre Amour" 

 

"Ô Jésus, pendant que nous parlerons de Vous, de vos Grandeurs

et de vos Bontés, répandez sur nous la Lumière de votre Esprit, 

embrasez nos cœurs du Feu de votre Amour. Dès maintenant, 

nous Vous adorons dans votre Crèche, dans ce Berceau vers 

lequel quatre mille ans d'attente ont dirigé leurs vœux, leurs 

soupirs et leurs hommages. A l'exemple des justes de l'Ancien 

Testament, nous Vous louons, nous Vous bénissons, nous Vous 

glorifions. Heureux si, comme les rois de l'Orient, nous pouvons 

déposer devant votre Crèche, auprès du Berceau de votre 

Sacerdoce et de votre Royauté, l'or de nos vertus avec l'encens 

d'une foi vive et ardente ! Plus heureux encore si, après Vous 

avoir vu naître en Dieu, avec les bergers de la Palestine, nous 

quittons Votre humble Berceau, en publiant comme eux les 

merveilles de votre Puissance et la Gloire de votre Nom !"


Ainsi soit-il.
 

Mgr Charles-Émile Freppel (1827-1891)  -  "Ô Jésus, embrasez nos cœurs du Feu de votre Amour":
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:28


 

 

Victor Hugo (1802-1885) poète français

 


Celui qui est venu


On racontait sa vie, et qu’il avait été

Par une vierge au fond d’une étable enfanté

Sous une claire étoile et dans la nuit sereine ;

L’âne et le bœuf, pensifs, l’ignorance et la peine,

Etaient à sa naissance, et sous le firmament

Se penchaient, ayant l’air d’espérer vaguement
 

Victor Hugo (1802-1885) - poète français - Celui qui est venu
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:28

 

 

Émile Verhaeren (1855-1916) poète belge flamand, d'expression française.

Poèmes (IIIe série), 

Les vignes de ma muraille

 

 

Décembre


Dites, les gens, les vieilles gens,

Faites flamber foyers et cœurs dans les hameaux,

Dites, les gens, les vieilles gens,

Faites luire de l’or dans vos carreaux

Qui regardent la route,

Car les mages avec leurs blancs manteaux,

Car les bergers avec leurs blancs troupeaux,

Sont là qui débouchent et qui écoutent

Et qui s’avancent sur la route.

 

Voici le prince Charlemagne ;

Et Frédéric dont la barbe bataille

Dans les fables, en Allemagne ;

Et puis voici Louis qui fit Versailles.

 

Voici le triste enfant prodigue

Qui s’en revient, avec pourceaux et chiens,

Des pays lourds de la fatigue ;

Voici les béliers noirs qu’un patriarche,

Aux temps lointains, apprivoisait dans l’arche ;

Voici les pâtres de Chaldée

Qui contemplaient la nuit avec les yeux de leur idée,

Et ceux de Flandre et de Zélande

Qui s’estompent de brume et de légende,

Sous leurs chaumes, au fond des landes.

 

L’étrange et fantômal cortège

Et les traînes des longs manteaux

Et le bruit d’osselets que font les pattes du troupeau

Frôlent et animent la neige.

 

Là-haut, le gel s’étage en promenoirs

Que tachettent des feux, pareils à des acides,

Et d’où les anges clairs et translucides

Semblent surgir et flamboyer en des miroirs.

 

On aperçoit Saint Gabriel qui fut sculpté,

Au village, jadis, dans l’or du tabernacle ;

Saint Raphaël vêtu d’éclairs et de beauté ;

Et Saint Michel dont la bergère ouït l’oracle.

 

Et l’archange dont les ailes indélébiles

Vibrent au vent, dans les minuits du ciel,

Qui tout à coup se lève — et pose comme un scel,

Aux confins du Zénith, une étoile immobile.

 

Alors, là-bas, sur terre, au bout des plaines,

Sous l’étoile, dont plus rien n’est bougeant,

Une étable s’éclaire — et les haleines

D’un bœuf et d’un âne fument dans l’air d’argent.

 

À la clarté qui sort

Mystique et douce de son corps,

Une Vierge répare et dispose des langes,

Et, près du seuil, où sommeille un agneau,

Un charpentier fait un berceau,

Avec des planches.

 

Sans qu’ils voient les nimbes qui les couronnent,

Ils travaillent, tous deux, silencieusement :

 

Et prononcent de temps en temps,

Un nom divin qui les étonne.

Autour des murs et sous le toit,

L’atmosphère s’épand si pure et si fervente

Qu’on sent que des genoux invisibles se ploient

Et que la vie entière est dans l’attente.

 

Oh ! vous, les gens, les vieilles gens,

Qui regardez passer dans vos villages

Les empereurs et les bergers et les rois mages

Et leurs bêtes dont le troupeau les suit,

Allumez d’or vos cœurs et vos fenêtres,

Pour voir enfin, par à travers la nuit,

Ce qui, depuis mille et mille ans,

S’efforce à naître.


 

Émile Verhaeren (1855-1916) - poète belge flamand, d'expression française. - Décembre
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:27

 

 

Placide Cappeau (1808-1877) poète français, 
connu surtout pour être l'auteur du cantique Minuit, chrétiens (1847)

 

 

Minuit, chrétiens…

 

Minuit, chrétiens, c'est l'heure solennelle

Où, dans l'heureux Bethléem, vint au jour

Le messager de la bonne nouvelle

Qui fit, des lois de sang, la loi d'amour.

Le monde entier tressaille d'espérance

A cette nuit qui lui donne un Sauveur.

Peuple, à genoux ! Attends ta délivrance !

Noël, Noël ! Voici le Rédempteur.

 

De notre foi que la lumière ardente

Nous guide tous au berceau de l'Enfant,

Comme autrefois une étoile brillante

Y conduisit les chefs de l'Orient !

Le roi des rois naît dans une humble crèche.

Puissants du jour, fiers de votre grandeur,

A votre orgueil c'est de là que Dieu prêche :

Courbez vos fronts devant le Rédempteur.

 

De l'opulence il dédaigne les charmes ;

Toute hauteur s'abaisse devant lui.

De l'infortune il vient sécher les larmes

Et du plus humble il veut être l'appui.

Pauvres souffrants, près de lui dans l'étable

Voyez les rois et le simple pasteur !

Comme eux l'Agneau vous convie à sa table :

Consolez-vous aux pieds du Rédempteur !

 

Le vieux monde, à sa voix, soudain se régénère,

La terre se fait libre et le ciel est ouvert.

L'homme, sans son esclave, a reconnu son frère,

Et l'amour vient unir ceux qu'enchaînait le fer.

Ah ! laissons éclater notre reconnaissance !

C'est pour nous tous qu'il naît, et qu'il souffre, et qu'il meurt.

Debout, peuple, debout ! Chante ta délivrance !

Noël ! Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur !

Placide Cappeau (1808-1877) - poète français - Minuit, chrétiens…
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 23:27

 

 

François Coppée (1842-1908) poète, dramaturge et romancier français.

 

 

Salut, petit Jésus !

 

Salut, petit Jésus, endormi dans la crèche,

       Né pour souffrir,

Qui n'avez dans l'hiver qu'un peu de paille sèche

       Pour vous couvrir.

 

Salut, petit Jésus, tout petit, tout aimable,

       Aux yeux si doux,

Souriant aux bergers, à genoux dans l'étable

       Autour de vous.

 

Salut, petit Jésus, enveloppé de langes,

       Enfant si beau,

Adoré par les rois et servi par les anges

       Dans le berceau.

 

Salut, petit Jésus, dans les bras d'une Mère

       Silencieux.

Enfant dominateur qui lancez le tonnerre

       Du haut des cieux.

 

Salut, petit Jésus, mon âme vous adore

       Roi triomphant !

Mais vous me paraissez bien plus aimable encore

       Petit enfant.
 

François Coppée (1842-1908) - poète, dramaturge et romancier français - Salut, petit Jésus !
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