Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 23:20



Marie Krysinska, née Maria Anastasia Krysińska (1857-1908) poétesse et musicienne française d'origine polonaise.

18 mai 1889.

Rythmes pittoresques

 

 

À Charles de Sivry.

Ronde de Printemps

 


Dans le Parc, dans le Parc les glycines frissonnent,

Etirant leurs frêles bras –

Ainsi que de jeunes filles

Qui se réveillent d’un court sommeil

Après la nuit dansée au bal,

Les boucles de leurs cheveux

Tout en papillotes

Pour de prochaines fêtes –

Dans le Parc.

Dans les Prés, dans les Prés les marguerites blanches

S’endimanchent, et les coquelicots

Se pavanent dans leurs jupes

Savamment fripées,

Mais les oiseaux, un peu outrés,

Rient et se moquent des coquettes

Dans les Prés.

Dans les Bois, dans les Bois les ramures s’enlacent:

Voûte de Cathédrale aux Silences

Où le pas des Visions se fait pieux et furtif,

Parmi les poses adorantes des Hêtres

Et les blancs surplis des Bouleaux –

Sous les vitraux d’émeraude qui font

Cette lumière extatique –

Dans les Bois.

Dans l’Eau, dans l’Eau près de joncs somnolents

Tremblent les étoiles plues du soleil

Dans l’Eau,

Et la Belle tout en pleurs

Tombe parmi les joncs somnolents,

Et la Belle

Meurt parmi la torpeur lumineuse des flots:

La Belle Espérance

S’est noyée, et cela fait des ronds

Dans l’Eau.

Les glycines - MCPalys

Les glycines - MCPalys

Partager cet article
Repost0
17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 20:30
 
 
 
 
François-René de Chateaubriand (1768-1848) vicomte de Chateaubriand, 
 
écrivain romantique et homme politique français. Il est considéré comme l'une des figures centrales du romantisme français et de la littérature française en général.
 
L'oeuvre "Mémoires d'outre-tombe" est une autobiographie de François-René de Chateaubriand, dont la rédaction commence en 1809, sous le titre "Mémoires de ma vie", et s'achève en 1841.
 
"Tableaux de la nature"
 
 
 
 
 
 
Nuit de printemps
 
Le ciel est pur, la lune est sans nuage : 
Déjà la nuit au calice des fleurs 
Verse la perle et l'ambre de ses pleurs ; 
Aucun zéphyr n'agite le feuillage. 
Sous un berceau, tranquillement assis, 
Où le lilas flotte et pend sur ma tête, 
Je sens couler mes pensers rafraîchis 
Dans les parfums que la nature apprête. 
Des bois dont l'ombre, en ces prés blanchissants, 
Avec lenteur se dessine et repose, 
Deux rossignols, jaloux de leurs accents, 
Vont tour à tour réveiller le printemps 
Qui sommeillait sous ces touffes de rose. 
Mélodieux, solitaire Ségrais, 
Jusqu'à mon cœur vous portez votre paix ! 
Des prés aussi traversant le silence, 
J'entends au loin, vers ce riant séjour, 
La voix du chien qui gronde et veille autour 
De l'humble toit qu'habite l'innocence. 
Mais quoi ! déjà, belle nuit, je te perds ! 
Parmi les cieux à l'aurore entrouverts, 
Phébé n'a plus que des clartés mourantes, 
Et le zéphyr, en rasant le verger, 
De l'orient, avec un bruit léger, 
Se vient poser sur ces tiges tremblantes.
F. R. de Chateaubriand - poète - Nuit de printemps
Partager cet article
Repost0
17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 00:09
 
 
 
 
Charles d'Orléans (1394-1465), duc d'Orléans,
prince français, connu surtout pour son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise.
 
 
Charles d'Orléans est l'auteur d'une œuvre considérable :
-131 chansons,
-102 ballades,
-7 complaintes
-400 rondeaux.
 
Il est aussi l'auteur de pièces poétiques en langue anglaise.
-Le Livre contre tout péché
-La Retenue d'Amours
-Le Songe en complainte
-La Départie d'Amour
-Hiver vous n'êtes qu'un vilain
-En la forêt de longue attente
 
 
 
Rondeau de printemps
 
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.
 
Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.
 
Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie;
Chacun s'habille de nouveau:
Le temps a laissé son manteau.
 
 
Mathias Joseph Alten - printemps paysage

Mathias Joseph Alten - printemps paysage

Partager cet article
Repost0
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 23:52


 

Théodore Faullain de Banville (1823-1891) poète, dramaturge et critique dramatique français.

Dans la fournaise, 1892

 

Les Roses

 

Le Printemps rayonnant, qui fait rire le jour

En montrant son beau front, vermeil comme l’aurore,

Naît, tressaille, fleurit, chante, et dans l’air sonore

Éveille les divins murmures de l’amour.
 

O Sylphes ingénus, vous voilà de retour!

De mille joyaux d’or la forêt se décore,

Et blanche, regardant les corolles éclore,

Titania folâtre au milieu de sa cour,

 

A travers l’éther pur dont elle fait sa proie,

Tandis que la lumière, éclatante de joie,

Frissonne dans la bleue immensité des cieux.

 

Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,

Dis, n’est-ce pas qu’il est doux et délicieux

De plonger follement ta bouche dans les roses ?
 

Hans Zatzka

Hans Zatzka

Partager cet article
Repost0
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 23:51

 

 

Théodore Faullain de Banville (1823-1891) poète, dramaturge et critique dramatique français.

Les Stalactites, 1846

Avril 1844.

 

Chère, voici le mois de mai

 

Chère, voici le mois de mai,

Le mois du printemps parfumé

Qui, sous les branches,

Fait vibrer des sons inconnus,

Et couvre les seins demi-nus

De robes blanches.

 

Voici la saison des doux nids,

Le temps où les cieux rajeunis

Sont tout en flamme,

Où déjà, tout le long du jour,

Le doux rossignol de l’amour

Chante dans l’âme.

 

Ah ! de quels suaves rayons

Se dorent nos illusions

Les plus chéries,

Et combien de charmants espoirs

Nous jettent dans l’ombre des soirs

Leurs rêveries !

 

Parmi nos rêves à tous deux,

Beaux projets souvent hasardeux

Qui sont les mêmes,

Songes pleins d’amour et de foi

Que tu dois avoir comme moi,

Puisque tu m’aimes ;

 

Il en est un seul plus aimé.

Tel meurt un zéphyr embaumé

Sur votre bouche,

Telle, par une ardente nuit,

De quelque Séraphin, sans bruit,

L’aile vous touche.

 

Camille, as-tu rêvé parfois

Qu’à l’heure où s’éveillent les bois

Et l’alouette,

Où Roméo, vingt fois baisé,

Enjambe le balcon brisé

De Juliette,

 

Nous partons tous les deux, tout seuls ?

Hors Paris, dans les grands tilleuls

Un rayon joue ;

L’air sent les lilas et le thym,

La fraîche brise du matin

Baise ta joue.

 

Après avoir passé tout près

De vastes ombrages, plus frais

Qu’une glacière

Et tout pleins de charmants abords,

Nous allons nous asseoir aux bords

De la rivière.

 

L’eau frémit, le poisson changeant

Émaille la vague d’argent

D’écailles blondes ;

Le saule, arbre des tristes vœux,

Pleure, et baigne ses longs cheveux

Parmi les ondes.

 

Tout est calme et silencieux.

Étoiles que la terre aux cieux

A dérobées,

On voit briller d’un éclat pur

Les corsages d’or et d’azur

Des scarabées.

 

Nos yeux s’enivrent, assouplis,

A voir l’eau dérouler les plis

De sa ceinture.

Je baise en pleurant tes genoux,

Et nous sommes seuls, rien que nous

Et la nature !

 

Tout alors, les flots enchanteurs,

L’arbre ému, les oiseaux chanteurs

Et les feuillées,

Et les voix aux accords touchants

Que le silence dans les champs

Tient éveillées,

 

La brise aux parfums caressants,

Les horizons éblouissants

De fantaisie,

Les serments dans nos cœurs écrits,

Tout en nous demande à grands cris

La Poésie.

 

Nous sommes heureux sans froideur.

Plus de bouderie ou d’humeur

Triste ou chagrine ;

Tu poses d’un air triomphant

Ta petite tête d’enfant

Sur ma poitrine ;

 

Tu m’écoutes, et je te lis,

Quoique ta bouche aux coins pâlis

S’ouvre et soupire,

Quelques stances d’Alighieri,

Ronsard, le poëte chéri,

Ou bien Shakspere.

 

Mais je jette le livre ouvert,

Tandis que ton regard se perd

Parmi les mousses,

Et je préfère, en vrai jaloux,

A nos poëtes les plus doux

Tes lèvres douces !

 

Tiens, voici qu’un couple charmant,

Comme nous jeune et bien aimant,

Vient et regarde.

Que de bonheur rien qu’à leurs pas !

Ils passent et ne nous voient pas :

Que Dieu les garde !

 

Ce sont des frères, mon cher cœur,

Que, comme nous, l’amour vainqueur

Fit l’un pour l’autre.

Ah ! qu’ils soient heureux à leur tour !

Embrassons-nous pour leur amour

Et pour le nôtre !

 

Chère, quel ineffable émoi,

Sur ce rivage où près de moi

Tu te recueilles,

De mêler d’amoureux sanglots

Aux douces plaintes que les flots

Disent aux feuilles !

 

Dis, quel bonheur d’être enlacés

Par des bras forts, jamais lassés !

Avec quels charmes,

Après tous nos mortels exils,

Je savoure au bout de tes cils

De fraîches larmes !


 

Emile Chambon -printemps 1946

Emile Chambon -printemps 1946

Partager cet article
Repost0
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 23:50


 

Théodore Faullain de Banville (1823-1891) poète, dramaturge et critique dramatique français.

 

 

Premier soleil

 

Italie, Italie, ô terre où toutes choses

Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !

Paradis où l’on trouve avec des lauriers-roses

Des sorbets à la neige et des ballets divins !

 

Terre où le doux langage est rempli de diphthongues !

Voici qu’on pense à toi, car voici venir mai,

Et nous ne verrons plus les redingotes longues

Où tout parfait dandy se tenait enfermé.

 

Sourire du printemps, je t’offre en holocauste

Les manchons, les albums et le pesant castor.

Hurrah ! gais postillons, que les chaises de poste

Volent, en agitant une poussière d’or !

 

Les lilas vont fleurir, et Ninon me querelle,

Et ce matin j’ai vu mademoiselle Ozy

Près des Panoramas déployer son ombrelle :

C’est que le triste hiver est bien mort, songez-y !

 

Voici dans le gazon les corolles ouvertes,

Le parfum de la sève embaumera les soirs,

Et devant les cafés, des rangs de tables vertes

Ont par enchantement poussé sur les trottoirs.

 

Adieu donc, nuits en flamme où le bal s’extasie !

Adieu, concerts, scotishs, glaces à l’ananas ;

Fleurissez maintenant, fleurs de la fantaisie,

Sur la toile imprimée et sur le jaconas !

 

Et vous, pour qui naîtra la saison des pervenches,

Rendez à ces zéphyrs que voilà revenus,

Les légers mantelets avec les robes blanches,

Et dans un mois d’ici vous sortirez bras nus !

 

Bientôt, sous les forêts qu’argentera la lune,

S’envolera gaîment la nouvelle chanson ;

Nous y verrons courir la rousse avec la brune,

Et Musette et Nichette avec Mimi Pinson !

 

Bientôt tu t’enfuiras, ange Mélancolie,

Et dans le Bas-Meudon les bosquets seront verts.

Débouchez de ce vin que j’aime à la folie,

Et donnez-moi Ronsard, je veux lire des vers.

 

Par ces premiers beaux jours la campagne est en fête

Ainsi qu’une épousée, et Paris est charmant.

Chantez, petits oiseaux du ciel, et toi, poëte,

Parle ! nous t’écoutons avec ravissement.

 

C’est le temps où l’on mène une jeune maîtresse

Cueillir la violette avec ses petits doigts,

Et toute créature a le coeur plein d’ivresse,

Excepté les pervers et les marchands de bois !
 

Théodore de Banville (1823-1891) -poète, dramaturge et critique dramatique français - Premier soleil
Partager cet article
Repost0
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 23:21
 
 
 
François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco (1886-1958), écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons (Le doux Caboulot) français d'origine corse, né le 3 juillet 1886 à Nouméa (Nouvelle Calédonie). Il était connu aussi sous le pseudonyme de Jean d'Aiguières.
 
 
 1913
"La Bohème et mon cœur" 
 
 
Printemps
 
C'est dans le ciel clair
Un sifflement d'ailes,
Les roses nouvelles
Frissonnent à l'air
Bourdonnant d'abeilles.
 
Le soleil léger
Caresse les feuilles.
Ah ! que tu le veuilles
Ou non, va, chargé,
Du fruit de tes veilles.
 
Mais sois ingénu
Comme cette brise
Qui souffle et te grise
D'un philtre inconnu !
 
 
 
 Francis Carco - écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons - Printemps
Partager cet article
Repost0
15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 23:15


 

 

Charles Le Goffic (1863-1932) poète, romancier et critique littéraire français dont l'œuvre célèbre la Bretagne.


Recueil : Le bois dormant (1900).

 


Printemps de Bretagne.

 

Une aube de douceur s'éveille sur la lande :

Le printemps de Bretagne a fleuri les talus.

Les cloches de Ker-Is l'ont dit jusqu'en Islande

Aux pâles "En-Allés" qui ne reviendront plus.

 

Nous aussi qui vivons et qui mourrons loin d'elle,

Loin de la douce fée aux cheveux de genêt,

Que notre cœur au moins lui demeure fidèle :

Renaissons avec elle à l'heure où tout renaît.

 

Ô printemps de Bretagne, enchantement du monde !

Sourire virginal de la terre et des eaux !

C'est comme un miel épars dans la lumière blonde :

Viviane éveillée a repris ses fuseaux.

 

File, file l'argent des aubes aprilines !

File pour les landiers ta quenouille d'or fin !

De tes rubis. Charmeuse, habille les collines ;

Ne fais qu'une émeraude avec la mer sans fin.

 

C'est assez qu'un reflet pris à tes doigts de flamme,

Une lueur ravie à ton ciel enchanté,

Descende jusqu'à nous pour rattacher notre âme

A l'âme du pays qu'a fleuri ta beauté !

 

Henri Le Goff - Landes fleuries - Cap Sizun


 

 

 

1960 


Art Floral - Histoire naturelle

Hamburg, Germany

Illustration botanique vintage, décoration murale,

Pfirsich, - Prunus persica, - L. Batsch

Pêcher


 


 

 

1961

 

Roald Dahl (1916-1990) écrivain britannique et scénariste, auteur de romans et de nouvelles, qui s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes.

James et la Pêche Géante (James and the Giant Peach)

roman pour enfants 

 

Partager cet article
Repost0
15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 11:34

 

 

Charles Le Goffic (1863-1932) poète, romancier et critique littéraire français dont l'œuvre célèbre la Bretagne.


Recueil : Le bois dormant (1900).

 


Printemps de Bretagne.

 

Une aube de douceur s'éveille sur la lande :

Le printemps de Bretagne a fleuri les talus.

Les cloches de Ker-Is l'ont dit jusqu'en Islande

Aux pâles "En-Allés" qui ne reviendront plus.

 

Nous aussi qui vivons et qui mourrons loin d'elle,

Loin de la douce fée aux cheveux de genêt,

Que notre cœur au moins lui demeure fidèle :

Renaissons avec elle à l'heure où tout renaît.

 

Ô printemps de Bretagne, enchantement du monde !

Sourire virginal de la terre et des eaux !

C'est comme un miel épars dans la lumière blonde :

Viviane éveillée a repris ses fuseaux.

 

File, file l'argent des aubes aprilines !

File pour les landiers ta quenouille d'or fin !

De tes rubis. Charmeuse, habille les collines ;

Ne fais qu'une émeraude avec la mer sans fin.

 

C'est assez qu'un reflet pris à tes doigts de flamme,

Une lueur ravie à ton ciel enchanté,

Descende jusqu'à nous pour rattacher notre âme

A l'âme du pays qu'a fleuri ta beauté !

Henri Le Goff  - Landes fleuries - Cap Sizun

Henri Le Goff - Landes fleuries - Cap Sizun

Partager cet article
Repost0
14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 21:03


 

 

Albert Samain (1858-1900) poète symboliste français.

Le chariot d’or

 

 

En printemps …

 

En printemps, quand le blond vitrier Ariel

Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,

Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes

En monceaux odorants croulent les violettes

Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,

Toujours revient en moi le songe absurde et cher

Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes

Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques

Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux…

Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux

Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,

Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,

Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,

Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,

Traînaient limpidement les robes des légendes.

 

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes

De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.

Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil

Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !

Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées

Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,

Avec des yeux à l’ange et l’air  "Exil du ciel",

Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

 

Mil-huit-cent-vingt… parfum des lyres surannées ;

Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,

Bonnes vieilles voguant sur  "le lac" étoilé,

Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.

Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes

Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes

Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.

L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

 

C’était le temps du patchouli, des janissaires,

D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.

Byron disparaissait, somptueux et fatal.

Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

 

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.
 

Henry John Yeend King (1855-1924) printemps

Henry John Yeend King (1855-1924) printemps

Partager cet article
Repost0

 

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chêne de la Forêt de Chaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salines d'Arc et Senans


 

 

 

 

 

Cascade de la Billaude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes Blogs Amis À Visiter

Fontaine du vigneron - Salins les Bains