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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 22:13

 

Il est 2h41 du matin, le 7 mai 1945, lorsque le général allemand Alfred Jodl signe un acte de capitulation à Reims, en France. Adolf Hitler, qui a répandu ses idées racistes dans toute l’Allemagne et déclenché la Seconde Guerre mondiale, s’est donné la mort. C’est la débâcle pour son armée nazie. Les représentants allemands qui restent acceptent la défaite et mettent fin aux combats. Le texte de Reims doit prendre effet le lendemain, 8 mai, à 23h01 très précisément.

 

Jour de joie


À 15 heures, le 8 mai, les cloches de toutes les églises françaises sonnent à la volée. La population laisse éclater son immense joie, après quatre années d’une guerre particulièrement meurtrière. 

 

L'Allemagne a signé sa reddition, sans conditions. A la radio de Gaulle en fait une annonce solennelle :   


" La guerre est gagnée. Voici la victoire. C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France.  
" The war is won . Here victory. This is the United Nations and victory is the victory of France. "
L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l'Ouest et de l'Est."


Mais Staline est furieux que les Allemands se soient rendus à Reims. et il exige que la capitulation se fasse à Berlin, en Allemagne.


Une seconde cérémonie est donc organisée le 8 mai, avec des représentants de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis. Le document entre en vigueur à 23h01, heure locale, autrement dit le 9 mai, à 1h01, heure de Moscou, la capitale Russe. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore les Russes fêtent le 9 mai, ce qui est ailleurs annoncé comme le 8 mai 1945.


 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 22:11

 

 

Louis Aragon, 1897 - 1982 - poète 

En août-septembre 1943, Aragon, sous le pseudonyme de François la Colère, fait imprimer clandestinement Le Musée Grévin. Le poème est ensuite distribué à Paris sous forme de tract. 

 

Je vous salue ma France ...

 
Lorsque vous reviendrez car il faut revenir

Il y aura des fleurs tant que vous en voudrez

Il y aura des fleurs couleur de l'avenir

Il y aura des fleurs lorsque vous reviendrez

 
Vous prendrez votre place où les clartés sont douces

Les enfants baiseront vos mains martyrisées

Et tout à vos pieds las redeviendra de mousse

Musique à votre coeur calme où vous reposer

 
Haleine des jardins lorsque la nuit va naître

Feuillages de l'été profondeur des prairies

L'hirondelle tantôt qui vint sur la fenêtre

Disait me semble-t-il Je vous salue Marie

 

 Je vous salue ma France arrachée aux fantômes

O rendue à la paix Vaisseau sauvé des eaux

Pays qui chante Orléans Beaugency Vendôme

Cloches cloches sonnez l'angelus des oiseaux

 

 Je vous salue ma France aux yeux de tourterelle

Jamais trop mon tourment mon amour jamais trop

Ma France mon ancienne et nouvelle querelle

Sol semé de héros ciel plein de passereaux

 

 Je vous salue ma France où les vents se calmèrent

Ma France de toujours que la géographie

Ouvre comme une paume aux souffles de la mer

Pour que l'oiseau du large y vienne et se confie

 

 Je vous salue ma France où l'oiseau de passage

De Lille à Roncevaux de Brest au Mont-Cenis

Pour la première fois a fait l'apprentissage

De ce qu'il peut coûter d'abandonner un nid

 

 Patrie également à la colombe ou l'aigle

De l'audace et du chant doublement habitée

Je vous salue ma france où les blés et les seigles

Mûrissent au soleil de la diversité

 

 Je vous salue ma France où le peuple est habile

A ces travaux qui font les jours émerveillés

Et que l'on vient de loin saluer dans sa ville

Paris mon coeur trois ans vainement fusillé

 

Heureuse et forte enfin qui portez pour écharpe

Cet arc-en-ciel témoin qu'il ne tonnera plus

Liberté dont frémit le silence des harpes

Ma France d'au-delà le déluge salut
 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 22:10


En France, peu de journaux paraissent au lendemain de la victoire ; le quotidien communiste Ce Soir, et le journal catholique démocrate L’Aube paraissent.

Le journal "Ce soir" écrit :


"Le monde clame sa délivrance", 

 

"Pour la dernière fois, le chant des sirènes",

 

pour la première fois depuis longtemps, "le rire des soldats".

 

C’est l’écrivain et poète Jean-Richard Bloch (né le 25 mai 1884 à Paris, mort le 15 mars 1947 à Paris ) qui dirige le quotidien "Ce soir" depuis janvier 1945, après avoir passé la guerre en URSS où il a été la voix de la France sur Radio-Moscou.  

 

Il signe l'éditorial grave et solennel qui paraît le 9 mai 1945, au lendemain de l'annonce de la capitulation allemande :

"Morts de mon pays, morts de Sedan et de Dunkerque, morts de l'exode et de la lutte clandestine, morts des prisons, des bagnes et des chambres de tortures, morts de Bir-Hakeim, morts de cette Normandie céleste qui se basait en Russie et de cette Normandie de France, d'où la grande bataille a pris son vol, morts de la défaite et morts de la victoire, morts de l'amertume et morts du triomphe, dormez en paix !

Vous êtes rendus à l'insensibilité des minéraux, mais votre sensibilité a passé en nous. Nous héritons vos douleurs. Puissions-nous aussi hériter vos volontés.

L'Allemagne est sur les genoux. "


 

À New York, le correspondant de Ce soir décrit :

 

cette "explosion de joie inoubliable" :

" Ce fut une explosion de joie inoubliable et la victoire a été célébrée d'une façon dont seule New York est capable. Des fenêtres des gratte-ciel, des papiers, des journaux et même des annuaires téléphoniques commencèrent à tomber. Les automobilistes firent marcher sans arrêt leurs klaxons. En l'espace de quelques minutes, des rues entières se couvrirent de drapeaux."


le "désastreux bilan de la guerre " :

"Le régime hitlérien, qui devait selon Hitler, durer mille ans, a duré 12 ans et 97 jours. La guerre, qui devait être une guerre éclair, a duré 5 ans, 8 mois et 7 jours. Elle a coûté la vie à plus de 20 millions de soldats."

 

Reddition 7 Mai 1945


 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 22:00

 

 

Guy Môquet, né le 26 avril 1924 à Paris et mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure1), est un militant communiste, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés, le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, Nantes et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz.


Son nom, plus particulièrement associé à celui des vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant, est passé dans l'histoire comme un symbole des héros et des martyrs français de l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale.


Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant  fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.

 

"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,


Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !


J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.


Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.


17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.


Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant.

Courage !


Votre Guy qui vous aime"

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 21:47

Paul Eluard (1895-1952) poète français


Au rendez-vous allemand, Paris, Éditions de Minuit, 1945. 

 

"Gabriel Péri" 

 

Un homme est mort qui n’avait pour défense 

 Que ses bras ouverts à la vie

 Un homme est mort qui n’avait d’autre route

 Que celle où l’on hait les fusils

 Un homme est mort qui continue la lutte

 Contre la mort contre l’oubli

 

Car tout ce qu’il voulait

 Nous le voulions aussi

 Nous le voulons aujourd’hui

 Que le bonheur soit la lumière

 Au fond des yeux au fond du cœur

 Et la justice sur la terre

 

Il y a des mots qui font vivre

 Et ce sont des mots innocents

 Le mot chaleur le mot confiance

 Amour justice et le mot liberté

 Le mot enfant et le mot gentillesse

 Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits

 Le mot courage et le mot découvrir

 Et le mot frère et le mot camarade

 Et certains noms de pays de villages

 Et certains noms de femmes et d’amies

 Ajoutons-y Péri

 Péri est mort pour ce qui nous fait vivre

 Tutoyons-le sa poitrine est trouée

 Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux

 Tutoyons-nous son espoir est vivant.

 

*Gabriel Péri (Toulon, le 9 février 1902 - mont Valérien, 15 décembre 1941, mort pour la France) est un journaliste et homme politique français. Membre du Comité central du Parti communiste français, responsable du service de politique étrangère de L'Humanité et député de Seine-et-Oise, il fut arrêté comme résistant par la police française et fusillé comme otage par les Allemands à la forteresse du Mont-Valérien.
 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 21:17

 

Paul Eluard (1895-1952) poète français.


Poésies et vérités, 1942

 

Liberté 

 

Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable de neige

J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J’écris ton nom

 

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J’écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert

Sur les nids sur les genêts

Sur l’écho de mon enfance

J’écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits

Sur le pain blanc des journées

Sur les saisons fiancées

J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d’azur

Sur l’étang soleil moisi

Sur le lac lune vivante

J’écris ton nom

 

Sur les champs sur l’horizon

Sur les ailes des oiseaux

Et sur le moulin des ombres

J’écris ton nom

 

Sur chaque bouffées d’aurore

Sur la mer sur les bateaux

Sur la montagne démente

J’écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages

Sur les sueurs de l’orage

Sur la pluie épaisse et fade

J’écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes

Sur les cloches des couleurs

Sur la vérité physique

J’écris ton nom

 

Sur les sentiers éveillés

Sur les routes déployées

Sur les places qui débordent

J’écris ton nom

 

Sur la lampe qui s’allume

Sur la lampe qui s’éteint

Sur mes raisons réunies

J’écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux

Du miroir et de ma chambre

Sur mon lit coquille vide

J’écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre

Sur ses oreilles dressées

Sur sa patte maladroite

J’écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte

Sur les objets familiers

Sur le flot du feu béni

J’écris ton nom

 

Sur toute chair accordée

Sur le front de mes amis

Sur chaque main qui se tend

J’écris ton nom


Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attendries

Bien au-dessus du silence

J’écris ton nom


Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J’écris ton nom

 

Sur l’absence sans désir

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J’écris ton nom

 

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l’espoir sans souvenir

J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d’un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer


Liberté


 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 19:32

 

Louis Aragon. poète, romancier et journaliste français 


À Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves 
comme à Guy Môquet et Gilbert Dru

 

La Rose et le Réséda, mars 1943


Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous deux adoraient la belle

Prisonnière des soldats

Lequel montait à l'échelle

Et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Qu'importe comment s'appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l'un fût de la chapelle

Et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du coeur des bras

Et tous les deux disaient qu'elle

Vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Du haut de la citadelle

La sentinelle tira

Par deux fois et l'un chancelle

L'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Ils sont en prison Lequel

A le plus triste grabat

Lequel plus que l'autre gèle

Lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l'aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu'aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Il coule il coule il se mêle

A la terre qu'il aima

Pour qu'à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

L'un court et l'autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L'alouette et l'hirondelle

La rose et le réséda

 

 

- Honoré d’Estienne d’Orves, comte d'Estienne d'Orves, né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson et mort le 29 août 1941 au mont Valérien (Suresnes), est un officier de marine français, héros de la Seconde Guerre mondiale, martyr de la Résistance, mort pour la France.
Le réseau de renseignement de la France libre, qu'il a organisé avec Jan Doornik, Maurice Barlier et d'autres s'appelait Nemrod.


- Gabriel Péri (Toulon, le 9 février 1902 - mont Valérien, 15 décembre 1941, mort pour la France) est un journaliste et homme politique français. Membre du Comité central du Parti communiste français, responsable du service de politique étrangère de L'Humanité et député de Seine-et-Oise, il fut arrêté comme résistant par la police française et fusillé comme otage par les Allemands à la forteresse du Mont-Valérien.


- Gilbert Dru est un résistant français et militant chrétien, né le 2 mars 1920 à Viols-le-Fort (Hérault) et mort le 27 juillet 1944 à Lyon.
Ancien élève du lycée Saint-Marc, responsable de la Jeunesse étudiante chrétienne, Gilbert Dru refuse la défaite face à l'Allemagne nazie et participe au mouvement de résistance spirituelle et organise, avec Maurice-René Simonnet, la Résistance dans les milieux de la jeunesse chrétienne.
Il rédige au cours de l'été 1943 un Projet d'introduction à une action révolutionnaires des jeunes français. Il propose de fonder un Mouvement républicain de libération regroupant la mystique des droits de l'homme et la mystique démocrate et d'inspiration chrétienne. Il obtient l'accord d'André Colin et Maurice-René Simonnet, président et secrétaire général de l'ACJF, puis à Paris, celui de Marc Sangnier, Francisque Gay et Georges Bidault. Ce projet marque de façon profonde l'établissement du futur Mouvement républicain populaire.
Après son arrestation le 17 juillet 1944, il est exécuté par la Gestapo, place Bellecour à Lyon, le 27 juillet 1944, à l'âge de 24 ans, avec quatre autres résistants, dont Albert Chambonnet.

 

- Guy Môquet, né le 26 avril 1924 à Paris et mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure1), est un militant communiste, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés, le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, Nantes et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz.
Son nom, plus particulièrement associé à celui des vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant, est passé dans l'histoire comme un symbole des héros et des martyrs français de l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale.


 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 17:43

 

 

Suite à l'assassinat du commandant allemand de Nantes, le 20 octobre, en plein centre de Nantes, le 22 octobre 1941, en début d'après-midi, les gardes allemands assistés d'un lieutenant français procèdent à l'appel des 48 prisonniers, otages dans les baraques du camp de Choisel-Châteaubriant.


Les futures victimes ont 30 minutes pour écrire une dernière lettre à leurs proches. Après quoi, ils montent dans les camions qui vont les transporter à la carrière de la Sablière, à deux kilomètres du camp.


Ils refusent de se faire bander les yeux. Face au peloton d'exécution, 9 poteaux. Les victimes meurent en chantant la Marseillaise. Parmi elles, Guy Môquet (17 ans).


René Guy Cadou rejoignait alors en vélo l’école du village où il enseignait. En chemin, il les croise et fige ce souvenir terrible dans un poème qui fera partie de son recueil "Pleine Poitrine".

 

René-Guy Cadou, (1920-1951) poète français
"Pleine poitrine"  1946

 

Les Fusillés de Châteaubriant 

 

Ils sont appuyés contre le ciel

Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel

Avec toute la vie derrière eux

Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule

Qui est un monument d’amour

Ils n’ont pas de recommandations à se faire

Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus

L’un d’eux pense à un petit village

Où il allait à l’école

Un autre est assis à sa table

Et ses amis tiennent ses mains

Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent

Ils sont bien au-dessus de ces hommes

Qui les regardent mourir

Il y a entre eux la différence du martyre

Parce que le vent est passé là ils chantent

Et leur seul regret est que ceux

Qui vont les tuer n’entendent pas

Le bruit énorme des paroles

Ils sont exacts au rendez-vous

Ils sont même en avance sur les autres

Pourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtres

Et que tout est simple

Et que la mort surtout est une chose simple

Puisque toute liberté se survit.

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 00:52

Le 8 mai 1945 est la date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne. Ce jour est appelé par les anglophones le Victory in Europe Day ou V-E Day pour "Jour de la Victoire en Europe" ; le mot Europe est ajouté par les Américains pour le différencier du Victory over Japan Day ou V-J Day qui correspond au 2 septembre 1945, jour de la signature de la capitulation du Japon ; pour mémoire les pertes humaines pendant la Seconde Guerre mondiale ont été de l’ordre de 60 millions de morts.
C'est donc le 7 mai 1945, à 2 h 41, que la reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le maréchal allemand Alfred Jodl, en présence des généraux américains Walter B. Smith et Eisenhower, du général français François Sevez et du général soviétique Sousloparov, les combats devant cesser le 8 mai à 23 h 1. L'acte signé est purement militaire.

La loi du 7 mai 1946 prévoit que la commémoration du 8 mai 1945 soit fixée au 8 mai de chaque année, si ce jour est un dimanche, ou le dimanche suivant. Dès cette année et plus nettement dans les années suivantes, c'est-à-dire jusqu'en 1951, la commémoration perd de son importance alors que les associations d'anciens combattants réclament la reconnaissance du 8 mai comme jour férié et chômé. Ces associations organisent ainsi leur propre manifestation. L'adoption de la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 clarifie la situation : le 8 Mai est déclaré jour férié (mais non chômé) de commémoration en France. Cela n'empêche pas les cérémonies de revêtir un réel éclat de 1953 à 1958.

Dans une logique de réconciliation avec l'Allemagne, le président Charles de Gaulle supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959 qui fixe la date de la commémoration au deuxième dimanche du mois de mai. Puis le décret du 17 janvier 1968 décide que le 8 mai sera commémoré chaque année, à sa date, en fin de journée.

En 1975, dans cette même logique afin de souligner la volonté des Européens d'organiser en commun leur avenir pacifique, le président Giscard d'Estaing supprime également la commémoration de la victoire alliée de 1945. Cette décision suscite un tollé général de la part des associations d'anciens combattants.

C'est à la demande du président François Mitterrand que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis, par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981 qui ajoute cette date à la liste des jours fériés désignés par le code du travail.

Le 8 mai 1945 - victoire des Alliés et capitulation de l'Allemagne nazie
Les Nouvelles du matin 8 mai 1945

Les Nouvelles du matin 8 mai 1945

Libésoir 8 mai 1945

Libésoir 8 mai 1945

L'est républicain 8 mai 1945

L'est républicain 8 mai 1945

l'humanité 8 mai 1945

l'humanité 8 mai 1945

la IV° République des Pyrénées 8 mai 1945

la IV° République des Pyrénées 8 mai 1945

Résistance 8 mai 1945

Résistance 8 mai 1945

Le Patriote 8 mai 1945

Le Patriote 8 mai 1945

Le Progrès 8 mai 1945

Le Progrès 8 mai 1945

La Marseillaise 8 mai 1945

La Marseillaise 8 mai 1945

L'express 8 mai 1945

L'express 8 mai 1945

La Parisien 8 mai 1945

La Parisien 8 mai 1945

Franc-Tireur 8 mai 1945

Franc-Tireur 8 mai 1945

L'aube 8 mai 1945

L'aube 8 mai 1945

Le Figaro 8 mai 1945

Le Figaro 8 mai 1945

La Croix 8 mai 1945

La Croix 8 mai 1945

L'union 8 mai 1945

L'union 8 mai 1945

L'Epoque 8 mai 1945

L'Epoque 8 mai 1945

Le 8 mai 1945 - victoire des Alliés et capitulation de l'Allemagne nazie
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 22:17

Le 8 mai 1945 - 


est la date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne. Ce jour est appelé par les anglophones le Vee-Day-Europe ou VDE pour « Jour de la Victoire en Europe », « vee » étant la prononciation de la lettre V en anglais.

Le 8 mai 1945 -  victoire des Alliés et capitulation de l'Allemagne nazie
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