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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:43

 

 

Rainer Maria Rilke (1875-1926) écrivain autrichien 

Les Élégies de Duino (Duineser Elegien) est le titre d’un recueil de dix élégies écrites en allemand de 1912 à 1922 par le poète Rainer Maria Rilke et publiées pour la première fois chez Insel Verlag à Leipzig en 1923.

Leur nom est dérivé du château de Duino, près de Trieste, où Rilke fut invité par son amie et mécène, la princesse Marie von Thurn und Taxis-Hohenlohe à qui est dédié ce recueil, et d’où il rédigea les premières élégies du recueil.

Les Elégies de Duino, oeuvres 2

 

 

Première Elégie  :


"Qui donc, si je criais, parmi les cohortes des anges m’entendrait ?"

 Car le beau n’est que le premier degré du terrible, à peine encore

supportable, et si nous l’admirons tant, c’est qu’impassible

il dédaigne de nous détruire. Oui, tout ange est terrible...

...Tu es tout près de les envier. Ces délaissées,

à tes yeux tellement plus aimantes que celles 

que l’amour a comblées, renouvelle sans cesse

l‘hommage jamais trop fervent pour elles ; songe :

le héros dure, et sa chute ne fut pour lui

que prétexte pour être: une ultime naissance.

...Etrange,

de ne pas désirer plus avant ses désirs, étrange

que dans l’espace tout ce qui tenait ensemble

voltige, délié. La mort est dure, oui,

et que n’y faut-il regagner avant que l’on

y sente un peu d’éternité. Mais les vivants

font tous l’erreur de distinguer trop nettement.

 

 
La deuxième Elégie

 

Tout ange est terrible. Et pourtant, malheur à moi,

je vous invoque, oiseaux presque mortels de l’âme,

vous connaissant. Car où sont les jours de Tobie

où le plus rayonnant de vous pouvait paraître,

à peine déguisé pour le voyage, au seuil

d’une simple maison sans provoquer l’effroi...

 Vois : les arbres sont. Et les maisons

encore, que nous habitons. Nous seuls passons auprès

de tout comme un souffle échangé. Et tout conspire

pour faire sur nous le silence, soit par honte,

peut-être, soit dans quelque inexprimable espoir.

 

 

 La troisième Elégie.


Entends la nuit qui s’incurve et se creuse. Étoiles,

ne vient-il pas de vous, l’attrait de l’Amant pour les yeux

de l’Aimée ? Et la connaissance intime qu’il en a,

la tient-il pas de vos pures constellations ?...

Aimant. Il descendit dans le sang plus ancien,

les ravins où gisait l’effroi, repu d’ancêtres.

Chaque terreur le connaissait, clignait de l’œil

comme en signe de connivence et l’horreur même,

oui, souriait …

 

 

 La quatrième Elégie

 

O arbres de la vie, quand êtes-vous d’hiver ?...

Qui ne fut, anxieux, assis face au rideau

de son cœur ? Lequel se leva sur une scène

d’adieu...

…. malgré tout

Je resterais. Car il y a toujours à voir...

Quand je m’en sens l’envie

j’attends devant le rideau des marionnettes,...

 …. la mort, toute la mort, la contenir en soi si doucement

avant même la vie, et n’en pas devenir méchant, voilà

qui ne se peut décrire.

 

 
La cinquième Elégie

 

…, ce tapis égaré dans l’univers, posé là tel

un pansement, comme si le ciel de banlieue

avait blessé la terre.

 

 

 La sixième Elégie


 … Mais nous, hélas,

fiers de fleurir, nous nous y complaisons, trahis avant

d’atteindre le dedans de notre fruit tardif !...

Ils volent en avant de leur propre sourire…

Car proche étrangement des jeunes morts est le héros.

Que lui importe de durer si l’existence

est pour lui ascension ? Il s’enlève et progresse

dans la constellation toujours changeante du péril

qui sans cesse le guette, où combien peu le suivent!

 

 

 La septième Elégie


…Ne croyez pas

que le destin soit plus que la densité de l’enfance ;

vous avez si souvent devancé l’aimé, haletant,

haletant du bonheur d’une course libre et sans but !...

 Nulle part. Bien-aimée, il n’y aura de monde

 qu’intérieur. Notre vie passe en métamorphose....

 Le temple, on ne le connait plus. C’est une prodigalité

du cœur dont nous faisons secrètement l’économie.

 

 

 La huitième Elégie


Mais nous autres, jamais nous n’avons un seul jour

Le pur espace devant nous, où les fleurs s’ouvrent

A l’infini. Toujours le monde, jamais le

Nulle part sans le Non, la pureté

insurveillée que l’on respire,

Que l’on sait infinie et jamais ne désire...

Toujours tournés vers le créé nous ne voyons

en lui que le reflet de cette liberté

par nous-même assombri. A moins qu’un animal,

muet, levant les yeux, calmement nous transperce. 

Ce qu’on nomme destin, c’est cela : être en face,

rien d’autre que cela, et à jamais en face....

Car là où nous voyons l’avenir, il voit tout

Et se voit dans le Tout, et guéri pour toujours...

Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,

tournés vers tout cela, jamais vers le large !

Débordés, Nous mettons de l’ordre. Tout s’écroule,

Nous remettons de l’ordre et nous-mêmes croulons...

tels nous vivons en prenant congé sans cesse.


 

La neuvième Elégie


….pourquoi

faut-il être homme et, fuyant le destin, y aspirer

si fort ?

Parce que le bonheur existe, hâtif profit d’une perte prochaine ? Oh non !

….

Mais parce qu’être ici c’est beaucoup. Et qu’ici,

Apparemment, tout a besoin de nous, ces choses

Éphémères qui étrangement nous appellent.

Nous, les plus éphémères. Une fois chaque chose,

rien qu’une fois. Une fois et c’est tout. Et nous aussi

rien qu’une fois. Et jamais plus. Mais une fois,

quand ce ne serait qu’une fois. Avoir été cela:

de cette terre, voilà qui semble irrévocable.

 

 
La dixième Elégie


Un ange foulerait

Sans qu’il en reste rien leur foire au réconfort

Et le prêt à porter voisin de l’église bien propre,

Close-et-désenchantée comme une post le dimanche...

Pour l’adulte, d’ailleurs, il reste encore à voir

comment l’argent physiologiquement se reproduit,

Pas seulement pour s’amuser: le sexe de l’argent,

le processus dans son entier- qui vous instruit et vous féconde…

...Et nous qui voyons le bonheur

comme quelque chose qui monte, éprouverions

l’émotion dont nous sommes presque atterrés

Quand une chose heureuse tombe.
 

Callac Gaëlle " Elégies de Duino"

Callac Gaëlle " Elégies de Duino"

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:37

 

Alfred de Musset (1810-1857) Poète français

Recueil : Lettres à George Sand.

 


 George Sand (I)

 

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,

Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,

Amour, mon bien suprême, et que j'avais perdu !

J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,

Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,

Au chevet de mon lit, te voilà revenu.

 

Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,

Mets la main sur mon coeur, sa blessure est profonde ;

Élargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé !

Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,

N'a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,

Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé !
 

Georges Sans

Georges Sans

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:36

 

Jean Giono (1895-1970) écrivain français.

 


La chute des anges (extrait)

 

Tant de silence qu’on voit les anges :

comme d’un vieux sou qu’on frotte

avec du sable, soudain éclate

L’empreinte du Roi.

 

Ils ne sont pas comme des paysans

par les chemins, tenant

dans les mains les terribles outils

du sauvetage et de la grâce.

 

Ils ne sont pas comme les bœufs des torrents

attelés à des charrois de frais et de semences,

ébranlant à coups d’épaules bleues

les digues qui couvrent les villages,

arrachant la terre de nos rivages.

 

Ils n’apportent pas de leur domaine de hauteur

des forêts soyeuses de plumes de paon,

écarquillant les annonciations,

aux carrefours des routes,

à l’angle mort des bastions,

sur les poudrières des redoutes,

pour iriser l’air

fleurir le sang

illuminer les veines caves,

faire sonner les cordes des artères

et chanter le cœur ;

donner la patience

enchantée des parturitions

aux loups et aux centurions,

gelés sur les griffes et les épées.

 

On attendait qu’ils frappent aux portes,

le soir

ouvrir, et au lieu du noir de la nuit,

voir enfin :

l’univers

émaillé depuis le seuil jusqu’aux confins du ciel

et enfin savoir ce qu’on porte.

 

Non ; c’est plus terrible et plus étrange

depuis que la neige et les corbeaux verts

ont établi le grand silence,

on voit les vrais anges.

 

Abrupts, glissants, glacés,

étincelants de sel illuminé

vêtus de toute la terre d’hermine et de marbre.

 

Ils ont besoin de tout pour vivre

dans le grand givre éternel.

 

In Journal, poèmes, essais, © Gallimard, La Pléiade, 1995

Charles Le Brun  (1619–1690) -	La chute des anges rebelles (v. 1670)

Charles Le Brun (1619–1690) - La chute des anges rebelles (v. 1670)

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:34

 

Arthur Rimbaud (1854-1891)  poète français, 

Bien que brève, son œuvre poétique est caractérisée par une prodigieuse densité thématique et stylistique, faisant de lui une des figures majeures de la littérature française.

Album zutique - Louis Ratisbonne.

 


L'Angelot maudit

 

Toits bleuâtres et portes blanches
Comme en de nocturnes dimanches,

 

Au bout de la ville sans bruit
La Rue est blanche, et c'est la nuit.

 

La Rue a des maisons étranges
Avec des persiennes d'Anges.

 

Mais, vers une borne, voici
Accourir, mauvais et transi,

 

Un noir Angelot qui titube,
Ayant trop mangé de jujube.

 

Il fait caca : puis disparaît :
Mais son caca maudit paraît,

 

Sous la lune sainte qui vaque,
De sang sale un léger cloaque!

 

Ecole XX),s. - Angelot

Ecole XX),s. - Angelot

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:33

 

Géo Norge (1898-1989), de son vrai nom Georges Mogin, est un poète belge d'expression française. 

 

 

Révolte des Anges

 

Nos fameux canons de terre glaise.

Nos ailes de poussière et nos becs

De suie et nos tourelles de braise.

Quelle armée et quelle artillerie !

 

On en a vu des anges dans

Les impasses glissantes du vent.

Nos clairons leur ont sucé le jus.

Séraphins grillés sur vos échelles.

Anges effeuillés, petits flocons

Prisonniers de nos chaînes de glu.

Salue/ ces brigades rebelles !

Les brèches du ciel, nous les tenons.

 

Et grincent les fifres du démon

Surelets puis grandis en orage :

Ce sont les orgues des beaux ravages.

Quelle grande marée elles font.

 

Nos fameux fusils de sable sec

Tirent leurs célèbres coups de feu.

Dans la cime on les entend avec

Lenteur moudre le trône de Dieu.
 

Géo Norge (1898-1989) - poète belge - Révolte des Anges
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 15:33


Géo Norge (1898-1989), de son vrai nom Georges Mogin, est un poète belge d'expression française. 

 

 

Séraphin 

 


Un jour est repu

Le ver calme et blanc

Qui ronge.

 

Le dernier venu

Du songe.

 

Le petit rampant.

Le petit mineur

Se sent en humeur

D'azur.

 

A d'autres gloutons

Il cède un peu ton

Fémur.

 

Il boit tout le ciel,

Il goûte le miel

Des nues.

 

Le petit dodu

Se sent les vertus

Emues.

 

Ainsi, séraphin

De l'argile, enfin

Te venge.

 

Son désir ailé

Son élan d'aller

Aux anges.
 

Géo Norge ((1898-1989) - poète belge d'expression française - Séraphin 
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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 13:29

 

 

Max Jacob (1876-1944), mort à Drancy, poète moderniste et romancier mais aussi un peintre français.

 


La lutte contre l'Ange

 


L'ange aux ailes d'épervier, l'ange fut vainqueur de Jacob 

mais il y avait là deux colonnes égyptiennes,

peintes des signes éternels : 

oh ! colonnes resplendissantes brillantes

de toutes les couleurs radieuses, 

l'ange pensa les détruire :

il échoua.

Oh ! colonnes resplendissantes,

si vous êtes celles des Saintes Écritures,

soutenez-moi dans ma lutte contre l'ange aux ailes d'épervier.
 

Gustave Moreau  (1826–1898) La lutte de Jacob contre l'Ange  (Gn 32, 31)(1874-1878)

Gustave Moreau (1826–1898) La lutte de Jacob contre l'Ange (Gn 32, 31)(1874-1878)

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 13:29

Max Jacob (1876-1944), mort à Drancy, poète moderniste et romancier mais aussi un peintre français.

 

 

Les anges déménagent

 

Voici que les anges chavirent

Voici ! les anges se retirent !

Comme les maladies et comme la pâleur

Comme les vieilles heures.

 

Ils m'avaient invité chez eux

Leurs tables étaient bien pourvues.

Des anges j'avais la confiance

Ils m'avaient fait leurs confidences

"Gare si tu es infidèle !

"Rien n'est qu'osmose ! pas d'étincelles !

"Lorsque les anges déménagent

"Qui suivrait notre escamotage ?"

 

Le jardin, mon jardin n'est plus qu'un solfatare

Quand on arrive on trouve

Les démons et les louves

Les démons et les Sicambres les décombres.

Le jardin, mon jardin n'est plus qu'un solfatare.

Visages, vous laissez ma poitrine au catarrhe

Parfumeur, tu me laisses à mes odeurs d'été, 

Et la crasse envahit lentement mes complets.

 

A vous héros du ciel comment me présenter ?

"Non non, pas de l'odeur des fauves !

"Depuis ta dernière débauche

"Tu sens la bile et la colique

"Comme un musée zoologique !"

 

Démons, j'avais la vocation des firmaments.

J'ai recueilli des témoignages d'habitants.

Et maintenant l'enfer ?

Quand jusqu'à la ceinture

Les flammes observent comme un lac de verdure

Et vous ceignent de plis en terrible velours

Il est trop tard ! trop tard pour implorer secours.
 

Max Jacob (1876-1944) - poète moderniste et romancier, peintre français - Les anges déménagent
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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 13:28


 

Max Jacob (1876-1944), mort à Drancy, poète moderniste et romancier mais aussi un peintre français.

 


L'Ange de Sainte Véronique

 

eAllez du côté des remparts

sur la promenade des remparts.

Prenez des torchons propres avec vous

du beau linge fin,

disait un ange à

Sainte

Véronique

Et que ferais-je près des remparts sur la promenade des remparts

que ferais-je du linge fin ?

Un condamné à mort vous le verrez vous verrez un condamné

avec les bois de

Justice sur le dos.

Deux autres seront près de

Lui

deux condamnés avec leurs gibets

avec leurs gibets sur le dos.

La foule ne manquera pas,

Des trois l'un est innocent :

il est venu sur terre pour vous sauver tous de l'enfer.

Et comment reconnaître

Celui qui est cet agneau ?

A la couronne qu'il aura sur le front.

A la couronne je le reconnaîtrai

et son sang je l'essuierai

ses pieds salis je les essuierai

avec mon torchon neuf, avec mon tablier.

Il vous faut du courage à cause des soldats

Vous garderez la toile marquée par ce sang-là

Tenez-la à la main le jour que vous mourrez

Au grand

Saint

Pierre du ciel vous la lui montrerez ! "

 

Sainte Véronique au Suaire, Maître de la Véronique vers 1420.

Sainte Véronique au Suaire, Maître de la Véronique vers 1420.

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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 20:38

 

Delphine Jouve

7 septembre 2003

 


Un ange de lumière

 

Un ange de lumière

Est venu ce matin

Contempler sur la Terre

La vie des humains.

Un ange tout petit

Avec des ailes blanches,

Un regard malicieux

Et de très long cheveux.

Intrigué par la vie

Que l'on mène ici bas,

Perché sur son nuage,

Le petit ange, toute la journée resta.

Il n'avait de sa vie vu pareilles couleurs :

Du noir, du gris, du brun et du bleu nuit,

Pas plus qu'au Paradis il avait entendu

De si étranges sons et une telle cacophonie.

Il vit ainsi toute la journée,

Les hommes passer et repasser

Avec toujours ce petit air pressé.

"Je n'en reviens pas" se dit-il

"Que les hommes puissent vivre ainsi.

Pas un n'a des ailes,

Personne ne sourit,

Ils ne grimpent pas aux nuages,

Vieillissent, ont tous un âge !"

A la fin de la journée

Le petit ange de lumière

S'en fut au Paradis

Pour aller voir Saint Pierre.

"Pourquoi les hommes vivent-ils ainsi ?"

Demanda-il au viel homme en barbe blanche

Assis en face de lui.

"Pourquoi en bas n'est-ce pas comme ici ?"

Saint Pierre après un long moment de réflexion

Répondit au petit ange de lumière :

"Tu me poses là une bien drôle de question !

Si les hommes vivent sur la Terre,

Ce n'est pas sans raison,

La violence, la souffrance et la guerre

N'ont pas de place dans notre maison.

Mais n'oublie pas que les anges sont là

Pour veiller sur la Terre,

Exaucer les voeux de ceux qui le méritent,

Répandre l'amour et l'amitié sans discernement de frontière

Apporter joie santé et bonne humeur

A toute vie qui peuple la planète.

Ainsi grâce à toi et à tous tes amis,

Dieu espère rendre le coeur des hommes meilleur,

Qu'il ne l'a été jusqu'ici."

Le petit ange de lumière

Répondit alors en souriant à Saint Pierre :

"Je crois que j'ai compris,

Il manque juste aux hommes,

Dans un coin de leur coeur,

Un petit bout de Paradis."
 

Delphine Jouve - Poète - Un ange de lumière
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