Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 23:33

Le Lieutenant-colonel John Alexander McCrae est un médecin militaire canadien,  né le 30 novembre 1872 et mort le 28 janvier 1918. 
In Flanders fields  - Les coquelicots est un poème rédigé à l'occasion des funérailles d'un ami, le lieutenant Alexis Helmer, tombé lors de la deuxième bataille d'Ypres en Belgique,
Ce poème de John McCrae, en forme de rondeau, rend hommage aux individus, tant civils que militaires, qui sont morts lors de la Première Guerre mondiale.

 

 

In Flanders fields 

 

In Flanders fields the poppies grownote
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

 

We are the dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

 

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

 

 

 


Adaptation française du major Jean Pariseau :

 


 Les coquelicots

 

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

 

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

 

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.

John McCrae (1872-1918) -  médecin militaire - auteur - In Flanders fields  - Les coquelicots
Partager cet article
Repost0
6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 00:28

Pierre de Ronsard est né en septembre 1524 au château de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois, et mort le 27 décembre 1585 au prieuré de Saint-Cosme en Touraine, est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Recueil : Poésies diverses (1587)

 

 

A Marguerite

 

En mon cœur n'est point escrite 
La rose ny autre fleur, 
C'est toy, blanche Marguerite, 
Par qui j'ay cette couleur. 
N'es-tu celle dont les yeux 
Ont surpris 
Par un regard gracieux 
Mes esprits ? 
Puis que ta sœur de haut pris, 
Ta sœur, pucelle d'élite, 
N'est cause de ma douleur, 
C'est donc par toy, Marguerite, 
Que j'ay pris ceste couleur. 
Ma couleur palle nasquit, 
Quand mon cœur 
Pour maistresse te requit ; 
Mais rigueur 
D'une amoureuse langueur 
Soudain paya mon mérite, 
Me donnant ceste pâleur 
Pour t'aimer trop, Marguerite, 
Et ta vermeille couleur. 
Quel charme pourroit casser 
Mon ennuy 
Et ma couleur effacer 
Avec luy ? 
De l'amour que tant je suy 
La jouissance subite 
Seule osteroit le malheur 
Que me donna Marguerite, 
Par qui j'ay cette couleur.

 

 

Pierre de Ronsard  (1524-1585) - poète - A Marguerite
Partager cet article
Repost0
4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 23:10

M.C. Palys (1947) 

 

 

Marguerite effeuillée

 

 

Charmante marguerite
Ma fleur favorite,
Sur la corolle blanche de ta robe,
Se reflète la lumière de l'aube,
M'aimes-tu ? 
Pas du tout !  quelle arrogance !
Veux-tu faire mon bonheur ?
Alors donne-moi ton coeur.....

 

 

Mon bouquet d'innocence
Ne soit pas dans l'indifférence
Ton coeur d'or ensoleillé
Envoie vers le ciel ta pureté.
M'aimes-tu ? 
Un peu !  quelle insolence !
Veux-tu faire mon bonheur ?
Alors donne-moi ton coeur.....

 

 

Gracieuse marguerite
Une page doit être écrite
M'aimes-tu ?
Beaucoup ! Enfin l'espérance.......
Veux-tu faire mon bonheur ?
Alors donne moi ton coeur.....

 

 

Ma jolie fleur des champs
Voilà le soleil couchant
M'aimes-tu ?
A la folie - passionnément........
Elle fait maintenant mon bonheur,
Marguerite m'a donné son coeur.

M.C. Palys - Marguerite effeuillée
Partager cet article
Repost0
4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 00:44

Georges Brassens (1921-1981) - auteur - La marguerite

 


La marguerite


 
La petite 
Marguerite 
Est tombé', 
Singulière, 
 De l'abbé.

 

Trois pétales 
De scandale 
Sur l'autel, 
Indiscrète 
Pâquerette, 
D'où vient-ell' ?

 

Dans l'enceinte 
Sacro-sainte, 
Quel émoi ! 
Quelle affaire, 
Oui, ma chère, 
Croyez-moi !

 

La frivole 
Fleur qui vole, 
Arrive en 
Contrebande 
Des plat's-bandes 
Du couvent.

 

Notre Père 
Qui, j'espère, 
Etes aux cieux, 
N'ayez cure 
Des murmures 
Malicieux.

 

La légère 
Fleur, peuchère ! 
Ne vient pas 
De nonnettes, 
De cornettes 
En sabbat.

 

Sachez, diantre ! 
Qu'un jour, entre 
Deux ave, 
Sur la pierre 
D'un calvaire 
Il l'a trouvé'.

 

Et l'a mise, 
Chose admise 
Par le ciel, 
Sans ambages, 
Dans les pages 
Du missel.

 

Que ces messes 
Basses cessent, 
Je vous en prie. 
Non, le prête 
N'est pas traître 
A Marie.

 

Que personne 
Ne soupçonne,

 

Puis jamais, 
La petite 
Marguerite, 
Ah ! ça mais...

Georges Brassens (1921-1981) - auteur - La marguerite
Partager cet article
Repost0
31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 01:02

Victor Hugo est un poète, dramaturge, prosateur, romancier et dessinateur romantique français, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a eu un rôle idéologique majeur et occupe une place marquante dans l'histoire des lettres françaises au XIXe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété.

Recueil : "Les Contemplations"

 


Unité


Par-dessus l'horizon aux collines brunies, 
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies, 
Se penchait sur la terre à l'heure du couchant ; 
Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ, 
Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle, 
Blanche épanouissait sa candide auréole ; 
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur, 
Regardait fixement, dans l'éternel azur, 
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle. 
"Et, moi, j'ai des rayons aussi !" lui disait-elle. 


Granville, juillet 1836

Victor Hugo (1802-1885) - poète - Unité
Partager cet article
Repost0
28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 00:29

Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie. 

Recueil : "Chantefleurs"

 

 

La Marguerite


C’est sur la tour Quiquengrogne
Marguerite de Bourgogne,
Marguerite de Navarre,
J’entends sonner la fanfare :
Un peu, beaucoup, vraiment,
Un peu plus, doucement,
Et passionnément.

Robert Desnos (1900-1945) - poète - la marguerite
Partager cet article
Repost0
16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 01:13

Charles Rouvin (19°) -  poète

 

 

L'iris

 

Près des étangs où la libellule voltige,
Où, dans les soirs d'été, vient se baigner l'oiseau,
On aperçoit l'Iris, qui tremble sur sa tige
Et semble un papillon posé sur un roseau.
Du bleu foncé des mers elle reçut l'empreinte,
Prise à l'heure où la nuit noircit l'azur des cieux.
Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte,
La plus chère à l'esprit et la plus douce aux yeux.
Sur la terre, du bleu la Nature est avare,.
Et les poètes sont réduits à le rêver ;
Si le pinceau s'applique à le rendre moins rare,
C'est que vers l'Idéal l'Art tend à s'élever.
Des Zéphirs printaniers docile messagère,
Comme une voile au vent toujours prête à flotter,
La forme de l'Iris, vaporeuse et légère,
Est l'image de l'âme en train de nous quitter.
Aux rayons du soleil qui brille sur la plage,
Sa transparence émet une lueur dans l'air,
Semblable au feu follet qui court avant l'orage
Et disparait soudain, absorbé dans l'éther.

Charles Rouvin (19°) -  poète - L'iris
Partager cet article
Repost0
13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 23:50

Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie

Recueil : "Chantefleurs"

 

 

L'iris


L’iris au bord du rivage
Se reflétait dans l’étang,
Bel iris sauvage
Qui rêves au beau temps.
Iris mes beaux yeux
Tu parfumes les draps blancs,
Iris merveilleux,
Iris au bord de l’étang.

Robert Desnos (1900-1945) - poète - L’Iris
Partager cet article
Repost0
13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 23:17

Pierre de Marbeuf (1596-1645) est un poète baroque français du XVIIe siècle.

 


L'Iris

 


Les rayons du soleil se dardent sur l'enflure 
D'un nuage opposé qui, rosoyant d'humeur, 
Nous fera bientôt voir de l'Iris la voûture, 
Peignant notre horizon de sa cambre lueur.

 

Ah ! la voici déjà, sa céleste présence 
En bigarrant le ciel enfante divers ronds 
Et découvre au soleil l'émail de sa naissance, 
Qu'il a formé dardant sur elle ses rayons.

 

Elle fait d'un demi-rond seulement la ceinture 
Dérobant la moitié de ce cercle à nos yeux, 
Mélangeant ses couleurs de diverse peinture, 
D'azur, de pourpre et d'or elle émaille les cieux.

 

Tel est le col doré des chastes colombelles, 
Variant ses couleurs opposite au soleil ; 
Mais encor de l'Iris les couleurs sont plus belles 
Que l'émail colombin qui délecte notre oeil.

 

Allons donc à couvert, car cette messagère
De la reine des eaux vient pour nous annoncer 
Que tantôt la moiteur de son arc circulaire 
S'épurant de ses pleurs viendra nous arroser.

 

Le soleil à la nue oppose son visage 
De ce bel arc-en-ciel pour former le voutis,
Jésus est le soleil, le monde le nuage, 
La grâce le rayon, et la Vierge l'Iris.

iris

iris

Partager cet article
Repost0
13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 22:55

Pierre Félix Louis dit Pierre Louÿs est un poète et romancier français, né à Gand (Belgique) le 10 décembre 1870 et mort à Paris 16e le 4 juin 1925.
Il est également connu sous les noms de plume Chrysis, Peter Lewys et Pibrac.

 

L'iris 

 

Je t'apporte un iris cueilli dans une eau sombre
Pour toi, nymphe des bois, par moi, nymphe de l'eau,
C'est l'iris des marais immobiles, roseau
Rigide, où triste, oscille une fleur lourde d'ombre.

 

J'ai brisé, qui semblait un bleu regard de l'air,
L'iris du silence et des fabuleux rivages; 
J'ai pris la tige verte entre mes doigts sauvages 
Et j'ai mordu la fleur comme une faible chair.

 

Les gestes et les fleurs, ô sereine ingénue,
Parleront pour ma bouche impatiente et nue,
Où brûlent mes désirs et l'espoir de tes mains:

 

Accueille ici mon âme étrangement fleurie
Et montre à mes pieds par quels obscurs chemins
Je mêlerai ta honte à ma vaste incurie.

 Pierre Louÿs (1870-1925) - poète - L'iris
Partager cet article
Repost0

 

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chêne de la Forêt de Chaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salines d'Arc et Senans


 

 

 

 

 

Cascade de la Billaude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes Blogs Amis À Visiter

Fontaine du vigneron - Salins les Bains