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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 02:55
Charles Marie René Leconte de Lisle
est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l’Île Bourbon  et mort le 17 juillet 1894 à Voisins.
Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération, (entre la période romantique et le symbolisme) regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.
 
Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d’auteurs anciens
 
Annie
 
La lune n'était point ternie,
Le ciel était tout étoilé ;
Et moi, j'allai trouver Annie
Dans les sillons d'orge et de blé.
Oh ! les sillons d'orge et de blé !
 
Le coeur de ma chère maîtresse
Etait étrangement troublé.
Je baisai le bout de sa tresse,
Dans les sillons d'orge et de blé !
Oh ! les sillons d'orge et de blé !
 
Que sa chevelure était fine !
Qu'un baiser est vite envolé !
Je la pressai sur ma poitrine,
Dans les sillons d'orge et de blé.
Oh ! les sillons d'orge et de blé !
 
Notre ivresse était infinie,
Et nul de nous n'avait parlé...
Oh ! la douce nuit, chère Annie,
Dans les sillons d'orge et de blé !
Oh ! les sillons d'orge et de blé !
 
 
Charles-Marie LECONTE DE LISLE - poète - "Annie"
Leconte de Lisle Charles Marie

Leconte de Lisle Charles Marie

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 01:33

Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.

 

 

La Reconnaissance
Romances

 

Hélas ! Que je dois à vos soins !
Vous m’apprenez qu’il est perfide,
Qu’il trompa mon amour timide :
C’est vous qui le jurez du moins...
Hélas ! Que je dois à vos soins !


Pressez votre main sur mon cœur
Et jouissez de votre ouvrage.
Le malheur me rend le courage ;
Mais pour juger de sa rigueur,
Pressez votre main sur mon cœur !


Adieu donc ma félicité !
Adieu sa présence et ma vie !
Oh ! Que vous m’avez bien servie
En me disant la vérité !
Adieu donc ma félicité !


Vous avez voulu me guérir,
Cruelle ! ... Ah ! Pardon ! Je m’égare.
Non, non, vous n’êtes point barbare ;
Je le crois, dussé-je mourir...
Vous avez voulu me guérir !

Reconnaissance - mcp

Reconnaissance - mcp

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 00:56

Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.

 


Un moment

 

Un moment suffira pour payer une année ;
Le regret plus longtemps ne peut nourrir mon sort.
Quoi ! L'amour n'a-t-il pas une heure fortunée
Pour celle dont, peut-être, il avance la mort ?

 

Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,
Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,
Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;
Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment !

 

Vois-tu ces fleurs, amour ? C'est lui qui les envoie,
Brûlantes de son souffle, humides de ses pleurs ;
Sèche-les sur mon sein par un rayon de joie,
Et que je vive assez pour lui rendre ses fleurs !

 

Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,
Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,
Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;
Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment !

 

Rends-moi le son chéri de cette voix fidèle :
Il m'aime, il souffre, il meurt, et tu peux le guérir !
Que je sente sa main, que je dise : " C'est elle ! "
Qu'il me dise : " Je meurs ! " alors, fais-moi mourir.

 

Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,
Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,
Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;
Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment !

 

Un moment - (mcp)

Un moment - (mcp)

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 01:31

Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.

 


À Délie
« Toi, dont jamais les larmes »

 

Toi, dont jamais les larmes
N’ont terni la beauté,
Enveloppe tes charmes,
Enchaîne ta gaîté ;
Que ta grâce divine ,
Sous un voile de deuil,
S’abandonne et s’incline
Sur le bord d’un cercueil !

 

Quitte cette guirlande
Qui pare tes attraits ;
Laisse-la pour offrande
A ce jeune cyprès :
C’est ici le mélange
Des rosés et des pleurs ;
C’est l’asile d’un ange :
Qu’il dorme sous des fleurs !

 

Vois-tu, sous l’herbe tendre,
Ce précoce tombeau ?
Là mon cœur vient attendre
Qu’on en creuse un nouveau.
Oui, mon fils ! l’arbre sombre
Qui se penche vers toi,
En te gardant son ombre,
Croîtra bientôt sur moi !

 

Toi, dont jamais les larmes
N’ont terni la beauté ,
Ne voile plus tes charmes,
Rappelle ta gaîté.
Adieu, belle Délie ;
Je te rends au plaisir ;
Retourne vers la vie,
Et laisse-moi mourir.

 

Les larmes pour un cher disparu - Image mcp

Les larmes pour un cher disparu - Image mcp

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:22

Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.

 

Son image

 

Elle avait fui de mon âme offensée ;
Bien loin de moi je crus l'avoir chassée :
Toute tremblante, un jour, elle arriva,
Sa douce image, et dans mon coeur rentra :
Point n'eus le temps de me mettre en colère ;
Point ne savais ce qu'elle voulait faire ;
Un peu trop tard mon coeur le devina.

 

Sans prévenir, elle dit : "Me voilà ?
"Ce coeur m'attend. Par l'Amour, que j'implore,
"Comme autrefois j'y viens régner encore. "
Au nom d'amour ma raison se troubla :
Je voulus fuir, et tout mon corps trembla.
Je bégayai des plaintes au perfide ;
Pour me toucher il prit un air timide ;
Puis à mes pieds en pleurant, il tomba.
J'oubliai tout dès que l'Amour pleura

Son image - création mcp

Son image - création mcp

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 01:37

Paul Marie Verlaine
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Admirateur de Baudelaire, il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866

 

A la louange de Laure et de Pétrarque

 

Chose italienne où Shakspeare a passé
Mais que Ronsard fit superbement française,
Fine basilique au large diocèse,
Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

 

Elle, ta marraine, et Lui qui t'a pensé,
Dogme entier toujours debout sous l'exégèse
Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
Sonnet, force acquise et trésor amassé,

 

Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
Ayant procuré leur luxe aux misérables
Et l'or fou qui sied aux pauvres glorieux,

 

Aux poètes fiers comme les gueux d'Espagne,
Aux vierges qu'exalte un rhythme exact, aux yeux
Epris d'ordre, aux coeurs qu'un voeu chaste accompagne.

Louange à Pétrarque et Laure - Illustration mcp

Louange à Pétrarque et Laure - Illustration mcp

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 01:23

Paul Marie Verlaine
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Admirateur de Baudelaire, il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866

 

Tu fus une grande amoureuse

 

Tu fus une grande amoureuse 
À ta façon, la seule bonne 
Puisqu'elle est tienne et que personne 
Plus que toi ne fut malheureuse, 
Après la crise de bonheur
Que tu portas avec honneur.

 

Oui, tu fus comme une héroïne,
Et maintenant tu vis, statue
Toujours belle sur la ruine
D'un espoir qui se perpétue
En dépit du Sort évident,
Mais tu persistes cependant !

 

Pour cela, je t'aime et t'admire
Encore mieux que je ne t'aime
Peut-être, et ce m'est un suprême
Orgueil d'être meilleur ou pire
Que celui qui fit tout le mal,
D'être à tes pieds tremblant, féal !

 

Use de moi, je suis ta chose ;
Mon amour va, ton humble esclave,
Prêt à tout ce que lui propose
Ta volonté dure et suave,
Prompt à jouir, prompt à souffrir,
Prompt vers tout, hormis pour mourir !

 

Mourir dans mon corps et mon âme, 
Je le veux si c'est ton caprice. 
Quand il faudra que je périsse 
Tout entier, fais un signe, femme, 
Mais que mon amour dût cesser ? 
Il ne peut que s'éterniser.

 

Jette un regard de complaisance, 
Ô femme forte, ô sainte, ô reine, 
Sur ma fatale insuffisance 
Sans doute à te faire sereine :
Toujours triste du temps fané, 
Du moins, souris au vieux damné.

 

Tu fus une grande amoureuse - Illustration mcp

Tu fus une grande amoureuse - Illustration mcp

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 00:56

Paul Verlaine
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Admirateur de Baudelaire, il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866

 

 

C'est l'extase langoureuse,

 

C'est l'extase langoureuse,
C'est la fatigue amoureuse,
C'est tous les frissons des bois
Parmi l'étreinte des brises,
C'est, vers les ramures grises,
Le choeur des petites voix.

 

O le frêle et frais murmure !
Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l'herbe agitée expire...
Tu dirais, sous l'eau qui vire,
Le roulis sourd des cailloux.

 

Cette âme qui se lamente
En cette plainte dormante,
C'est la nôtre, n'est-ce pas ?
La mienne, dis, et la tienne,
Dont s'exhale l'humble antienne
Par ce tiède soir, tout bas ?

 

Extase langoureuse - image mcp

Extase langoureuse - image mcp

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:31

Paul Marie Verlaine
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Admirateur de Baudelaire, il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866

 

 

A Madame X...

En lui envoyant une pensée

 

Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?),
Vous m'envoyâtes, fraîche éclose,
Une chère petite rose,
Frais emblème, message pur.

 

Elle disait en son langage
Les " serments du premier amour ",
Votre coeur à moi pour toujours
Et toutes les choses d'usage.

 

Trois ans sont passés. Nous voilà !
Mais moi j'ai gardé la mémoire
De votre rose, et c'est ma gloire
De penser encore à cela.

 

Hélas ! si j'ai la souvenance,
Je n'ai plus la fleur, ni le coeur !
Elle est aux quatre vents, la fleur.
Le coeur ? mais, voici que j'y pense,

 

Fut-il mien jamais ? entre nous ?
Moi, le mien bat toujours de même,
Il est toujours simple. Un emblème
A mon tour. Dites, voulez-vous

 

Que, tout pesé, je vous envoie,
Triste sélam, mais c'est ainsi,
Cette pauvre négresse-ci ?
Elle n'est pas couleur de joie,

 

Mais elle est couleur de mon coeur ;
Je l'ai cueillie à quelque fente
Du pavé captif que j'arpente
En ce lieu de juste douleur.

 

A-t-elle besoin d'autres preuves ?
Acceptez-la pour le plaisir.
J'ai tant fait que de la cueillir,
Et c'est presque une fleur-des-veuves.

La couleur de mon coeur - photo mcp

La couleur de mon coeur - photo mcp

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 01:52
Paul Marie Verlaine 
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Son influence sera importante et la postérité saluera cet art poétique verlainien, 


Circonspection

Donne ta main, retiens ton souffle, asseyons-nous
Sous cet arbre géant où vient mourir la brise
En soupirs inégaux sous la ramure grise
Que caresse le clair de lune blême et doux.

Immobiles, baissons nos yeux vers nos genoux.
Ne pensons pas, rêvons. Laissons faire à leur guise
Le bonheur qui s'enfuit et l'amour qui s'épuise,
Et nos cheveux frôlés par l'aile des hiboux.

Oublions d'espérer. Discrète et contenue,
Que l'âme de chacun de nous deux continue
Ce calme et cette mort sereine du soleil.

Restons silencieux parmi la paix nocturne :
Il n'est pas bon d'aller troubler dans son sommeil
La nature, ce dieu féroce et taciturne.


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Circonspection
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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