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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 02:06

Victor Hugo, 

né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris,

est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l’Histoire du xixe siècle.


La blanche Aminte


Sitôt qu'Aminte fut venue
Nue,
Devant le dey qui lui semblait
Laid,

Plus blanche qu'un bloc de Carrare
Rare,
Elle défit ses cheveux blonds,
Longs.

Alors, ô tête de l'eunuque,
Nuque
Du Bostangi, tu te courbas
Bas.

Le bassa, dont l'amour enflamme
L'âme,
À ses pieds laissa son mouchoir
Choir,

En disant : - Ne sois pas rebelle,
Belle,
Tes pieds blancs et tes blonds cheveux
Veux.

Or, c'était le bassa d'Épire,
Pire,
Qu'un vrai moine et plus qu'un manchot
Chaud,

Faisant turques et circassiennes
Siennes,
Et pour soi seul en nourrissant
Cent.

Donc, à sa parole exigeante,
Gente,
Aminte ne dit rien au vaurien
Rien.

Elle inclina son cou de cygne,
Signe
Qu'elle trouvait le vieux corbeau
Beau.

Quand ses femmes virent Aminte,
Mainte
Jalouse idée à plus de vingt
Vint.

Longtemps le sérail infidèle
D'elle
Parla, puis de ses cheveux blonds
Longs,

Les blanches qu'à Chypre on rencontre
Contre,
Et les noires de Visapour
Pour.

Aminte (Le Tasse) de Pierre Paul Rubens (1577-1640)
A0138aminte-le-tasse.jpg


Aminte, 
est un célèbre drame pastoral en cinq actes et en vers, composé par le Tasse, et représenté à la cour de Florence en 1573.  En voici le sujet :
Amyntas (Aminte), petit-fils du dieu Pan, aime Sylvie, petite-fille du fleuve qui arrose la les environs de Ferrare. Ils ont été élevés ensemble, ne se sont jamais quittés, et il lui déclare sa passion. Sylvie, offensée, le bannit de sa présence. Cependant Amyntas trouve une occasion de sauver Sylvie des attaques d'un satyre; elle n'en demeure pas moins irritée, le fuit toujours, et il apprend, par une fausse nouvelle, qu'elle a été tuée à la chasse. Le désespoir s'empare de lui, et il va se précipiter du haut d'un rocher. On vient annoncer à Sylvie la mort de son amant; elle s'attendrit, le regrette, court à sa recherche, pour lui rendre au moins les derniers devoirs, et le trouve au milieu de bergers qui le rappelaient à la vie, car un buisson l'avait retenu dans sa chute, et il n'était qu'évanoui. Sylvie le comble de ses caresses, et l'hymen assure le bonheur des deux amants.
Victor Hugo
http://www.maisonlitterairedevictorhugo.net/VH1878.jpg

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 00:44
François Édouard Joachim Coppée,
 
né le 26 janvier 1842 à Paris1 où il est mort le 23 mai 1908,
 
est un poète, dramaturge et romancier français.

Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris. Poète du souvenir d'une première rencontre amoureuse, il rencontra un grand succès populaire.





Le crépuscule est triste et doux comme un adieu

Le crépuscule est triste et doux comme un adieu.
A l'orient déjà, dans le ciel sombre et bleu
Où lentement la nuit qui monte étend ses voiles,
De timides clartés, vagues espoirs d'étoiles,
Contemplent l'occident clair encore, y cherchant
Le rose souvenir d'un beau soleil couchant.
Le vent du soir se tait. Nulle feuille ne tremble,
Même dans le frisson harmonieux du tremble ;
Et l'immobilité se fait dans les roseaux
Que l'étang réfléchit au miroir de ses eaux.
En un parfum ému chaque fleur s'évapore
Pure, et les rossignols ne chantent pas encore.

Pour échanger tout bas nos éternels aveux,
Chère, nous choisirons cette heure, si tu veux.
Nous prendrons le chemin tournant de la colline.
Mon front se penchera vers ton front qui s'incline ;
Et nos baisers feront des concerts infinis,
Si doux que les oiseaux, réveillés dans leurs nids,
Trouveront la musique, à cette heure, indiscrète
Et se demanderont quelle bergeronnette
Ou quel chardonneret est assez débauché
Pour faire l'amour quand le soleil s'est couché.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/5/0/4/6/2346405_f1a91.gif


François Coppée

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/78/Fran%C3%A7ois_Copp%C3%A9e.jpg/220px-Fran%C3%A7ois_Copp%C3%A9e.jpg
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:17

Victor Hugo, 
né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, 

est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l’Histoire du XIXe siècle.

La sultane favorite

N'ai-je pas pour toi, belle juive,
Assez dépeuplé mon sérail?
Souffre qu'enfin le reste vive.
Faut-il qu'un coup de hache suive
Chaque coup de ton éventail?
.
Repose-toi, jeune maîtresse.
Fais grâce au troupeau qui me suit.
Je te fais sultane et princesse:
Laisse en paix tes compagnes, cesse
D'implorer leur mort chaque nuit.
.
Quand à ce penser tu t'arrêtes,
Tu viens plus tendre à mes genoux;
Toujours je comprends dans les fêtes
Que tu vas demander des têtes
Quand ton regard devient plus doux.
.
Ah ! jalouse entre les jalouses!
Si belle avec ce cœur d'acier!
Pardonne à mes autres épouses.
Voit-on que les fleurs des pelouses
Meurent à l'ombre du rosier?
.
Ne suis-je pas à toi ? Qu'importe,
Quand sur toi mes bras sont fermés,
Que cent femmes qu'un feu transporte
Consument en vain à ma porte
Leur souffle en soupirs enflammés?
Dans leur solitude profonde,
Laisse-les t'envier toujours;
Vois-les passer comme fuit l'onde;
Laisse-les vivre : à toi le monde!
A toi mon trône, à toi mes jours!
.
A toi tout mon peuple - qui tremble!
A toi Stamboul qui, sur ce bord
Dressant mille flèches ensemble,
Se berce dans la mer, et semble
Une flotte à l'ancre qui dort!
A toi, jamais à tes rivales,
Mes spahis aux rouges turbans,
Qui, se suivant sans intervalles,
Volent courbés sur leurs cavales
Comme des rameurs sur leurs bancs!
.
A toi Bassora, Trébizonde,
Chypre où de vieux noms sont gravés,
Fez où la poudre d'or abonde,
Mosul où trafique le monde,
Erzeroum aux chemins pavés!
.
A toi Smyrne et ses maisons neuves
Où vient blanchir le flot amer!
Le Gange redouté des veuves!
Le Danube qui par cinq fleuves
Tombe échevelé dans la mer!
Dis, crains-tu les filles de Grèce?
Les lys pâles de Damanhour?
Où l'oeil ardent de la négresse
Qui, comme une jeune tigresse,
Bondit rugissante d'amour?
.
Que m'importe, juive adorée,
Un sein d'ébène, un front vermeil!
Tu n'es point blanche ni cuivrée,
Mais il semble qu'on t'a dorée
Avec un rayon du soleil.
.
N'appelle donc plus la tempête,
Princesse, sur ces humbles fleurs,
Jouis en paix de ta conquête,
Et n'exige pas qu'une tête
Tombe avec chacun de tes pleurs!
Ne songe plus qu'aux frais platanes,
Au bain mêlé d'ambre et de nard,
Au golfe où glissent les tartanes...
Il faut au sultan des sultanes;
Il faut des perles au poignard!

La perle du Harem de Charles Wynne Nicholls (1831-1903)
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Victor Hugo
http://www.charles-tocanier.fr/blog/mentors/images/Victor_hugo.jpg

.
Victor Hugo, Les Orientales
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 00:40

Marie de France (1160-1210),
 
est une poétesse qui vécut en France et surtout en Angleterre. Ses fables adaptées d'Ésope furent lues et imitées du 12e au 13e siècle. Le romantisme au 19e siècle redécouvrit ses lais, contes en vers rédigés en ancien français dans la scripta anglo-normande.
 
Marie de France appartient à la génération des auteurs qui illustrèrent l'amour courtois en littérature, entre autres par l'adaptation des légendes  bretonnes. Elle est la première femme à avoir écrit des poèmes en français.
Les Lais (12e siècle),
D'après une traduction d’Anne Berthelot
Littérature du Moyen Age, Éditions Nathan, 1988


Le Lai du Chèvrefeuille 


Il me plaît assez, et je veux bien,
À propos du lai qu’on nomme Chèvrefeuille,
Vous en dire la vérité,
Pour quoi il fut fait, comment, et en quelles circonstances.
Plusieurs m’en ont conté et dit.
...

Tristan est dolent et mélancolique,
Pour cette raison il quitte son pays.
Il va tout droit là où se trouvait la reine.
Il se mit tout seul dans la forêt :
Il ne voulait pas que personne le voie.
...

Il se logeait la nuit
Avec des paysans, de pauvres gens.
...

Le jour où le roi se mit en route,
Tristan revint au bois.
Sur le chemin où il savait
Que devait passer le cortège,
Il trancha une branche de coudrier par le milieu,
Et le fendit de manière à lui donner une forme carrée.
Quand il eut préparé le bâton,
Avec son couteau il écrivit son nom.
Si la reine le remarque,
Qui y prenait bien garde -
Elle connaîtra bien le bâton
De son ami en le voyant.
Telle fut la teneur de l’écrit
Qu’il lui avait dit et fait savoir :
...

Comme du chèvrefeuille
Qui s’attachait au coudrier 
Une fois qu’il s’y est attaché et enlacé,
Et qu’il s’est enroulé tout autour du tronc,
...

« Belle amie, ainsi est-il de nous :
Ni vous sans moi, ni moi sans vous. » 
La reine va chevauchant.
Elle regarda le talus d’un côté du chemin,
Vit le bâton, l’identifia bien,
Elle en reconnut tous les signes.
...

Elle s’éloigna un peu du chemin,
Dans le bois elle trouva celui
Qu’elle aimait plus qu’aucun être vivant.
Ils se font fête tous les deux.
Il parla avec elle à son gré,
Et elle lui dit ce qu’elle voulait.
...

"Mais quand vint le temps de se séparer,
Ils commencèrent alors à pleurer."

Tristan et Iseult de Rogelio de Egusquiza (1910)
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 00:50
Isaac HABERT
né à Paris vers 1560 et mort vers 1625

est un poète baroque français.

Issu d'une famille d'écrivains, il écrit sur des thèmes scientifiques, religieux et amoureux.


J'ai cette nuit goûté les plus douces douceurs

J'ai cette nuit goûté les plus douces douceurs 
Du breuvage des dieux, de la manne prisée, 
Du miel, du sucre doux, de la douce rosée, 
Que l'aube en larmoyant répand dessus les fleurs.

Sur le point que la nuit retire ses horreurs 
Pour faire place au jour, j'ai ma lèvre posée 
Sur la lèvre vermeille, où mon âme embrasée 
Avec Amour humait mille douces liqueurs.

Songeant, il me semblait qu'Amour dessus ta bouche, 
Digne tant seulement que l'Amour même y touche, 
Amoureux s'en allait, ta lèvre suçotant,

Puis saoulé de douceur, faisait place à mon âme. 
Ô Songe bienheureux, s'il durait tout autant 
Que dure mon amour, mon tourment et ma flamme !

http://img1.picmix.com/output/pic/original/3/6/4/1/1901463_86de2.gif


Isaac Habert
http://img.over-blog.com/226x300/5/05/88/06/divers-internet/isaac-habert.jpg

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:17

Jalaleddine Roumi
Djalâl ad-Dîn Rûmî

né à Balkh (Nord de l'Afghanistan) le 30 septembre 1207 et mort à Konya, 17 décembre 1273 .

est un poète mystique musulman considéré parmi les plus sublimes, et célébrant en l'amour la plus haute valeur humaine. Il a profondément influencé le soufisme. Il écrivait tout ses poèmes en persan. 
Rûmî a également repris à son compte les fables d'Ésope dans son principal ouvrage le « Masnavî » que La Fontaine retraduira partiellement à son tour en français. Reconnu de son vivant comme un saint, il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que ses coreligionnaires.

L'UNESCO a proclamé l'année 2007 année en son honneur pour célébrer le huitième centenaire de sa naissance.
"C'est dans l'échoppe d'un orfèvre martelant de l'or que Roumi dansa pour la première fois. Il se mit à tournoyer au son du marteau, et plus il tournoyait, plus son âme s'élevait, jusqu'à atteindre l'extase. Ainsi est née, à Konya, au XIIIe siècle, la danse des semazen, les « derviches tourneurs »...




La maladie d'amour

« La maladie d'amour est une souffrance à part
L'amour est l'astrolabe des secrets divins
Qu'il vienne de ce côté ou de l'autre côté
À la fin, vers là-bas, il saura nous guider
Quoi que je dis pour définir l'amour
J'ai honte de parler quand j'arrive à l'amour
Bien que le langage éclaire les idées
L'amour, sans parole, a bien plus de clarté
La plume se hâtait pour écrire et parler
Arrivée à l'amour, en deux, elle s'est brisée.
Auprès de toi, chaque instant, les âmes tombent et croissent
Pour l'amour d'une seule âme, comment oser te parler ?
Où que tu poses le pied, de la terre poussent des têtes
Alors pour une seule tête, à toi, pourquoi renoncer ?
Le jour où, ivre de ton parfum, l'âme s'envolera
L'âme, oui l'âme, saura quel parfum dégage l'Aimé
Quand l'ivresse de ton désir s'amenuise dans l'esprit
Les cheveux deviennent larmes, la tête se met à pleurer
Moi, j'ai vidé la maison afin de la remplir de toi. »


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Jalaleddine Roumi
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Danse des Derviches-tourneurs
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 01:36

 


François L'Hermite, sieur du Soliers, dit Tristan L'Hermite,

né à Janaillat (Creuse) au château de Soliers, dans la Marche, (correspond aujourd'hui à la partie nord du Limousin - approximativement le département actuel de la Creuse), et mort à Paris le 7 septembre 1655,

est un poète et dramaturge français.


L'extase d'un baiser


Au point que j'expirais, tu m'as rendu le jour 
Baiser, dont jusqu'au coeur le sentiment me touche, 
Enfant délicieux de la plus belle bouche 
Qui jamais prononça les Oracles d'Amour.


Mais tout mon sang s'altère, une brûlante fièvre 
Me ravit la couleur et m'ôte la raison ; 
Cieux ! j'ai pris à la fois sur cette belle lèvre 
D'un céleste Nectar et d'un mortel poison.


Ah ! mon Ame s'envole en ce transport de joie ! 
Ce gage de salut, dans la tombe m'envoie ; 
C'est fait ! je n'en puis plus, Élise je me meurs.


Ce baiser est un sceau par qui ma vie est close : 
Et comme on peut trouver un serpent sous des fleurs, 
J'ai rencontré ma mort sur un bouton de rose.


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Tristan L'Hermite

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 02:12

 

 

Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie,
est un écrivain et un poète français,

né le 22 mai 1808 à Paris, ville où il est mort le 26 janvier 1855.

Il est essentiellement connu pour ses poèmes et ses nouvelles, notamment son ouvrage Les Filles du feu, recueil de nouvelles (la plus célèbre étant Sylvie) et de sonnets (Les Chimères) publié en 1854.

 

Fantaisie


Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.


Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,


Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;


Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

 

http://img1.picmix.com/output/pic/original/5/6/2/0/2250265_55886.gif




Gérard de Nerval
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/03/F%C3%A9lix_Nadar_1820-1910_portraits_G%C3%A9rard_de_Nerval.jpg/220px-F%C3%A9lix_Nadar_1820-1910_portraits_G%C3%A9rard_de_Nerval.jpg

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:16

Gaston Couté,

né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911,

est un poète libertaire et chansonnier français.




Stances à la châtelaine


Madame, c'est moi qui viens.
Moi, cela ne vous dit rien !
Je viens vous chanter quand même
Ce que mon coeur a rimé
Et si vous voulez m'aimer ?
Moi : c'en est un qui vous aime !


Oh ! vos mains, dont les pâleurs
Bougent, en gestes de fleurs
Qu'un peu de brise caresse !
Oh ! vos beaux yeux impérieux !
Un seul regard de ces yeux
Dit assez votre noblesse !


Vos aïeules ont été,
Sous le grand chapeau d'été
Fleuri comme un jour de Pâques,
Marquises de Trianon,
Et moi, fils de gens sans nom,
J'ai des goûts à la Jean-Jacques !


Votre parc est doux et noir :
Il y ferait bon ce soir 
Pour achever ce poème 
Que mon coeur seul a rimé. 
Donc, si vous voulez m'aimer, 
J'y serai, moi qui vous aime !


- Je chantais cela tantôt, 
Aux grilles de son château. 
A la fin, compatissante, 
Elle dit à son larbin : 
" Joseph, portez donc du pain 
Au pauvre mendiant qui chante ! "


http://img1.picmix.com/output/pic/original/3/8/6/5/2245683_0530d.gif

Gaston Couté
http://3.bp.blogspot.com/-aNx_9L8nbRk/UDPOHTMrf9I/AAAAAAAAA2g/f8KWpFug1gA/s1600/gaston-coute.jpg
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 02:31

François Édouard Joachim Coppée,

né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908,

est un poète, dramaturge et romancier français.

Il fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d'une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d'une autre existence (« Je suis un pâle enfant du vieux Paris ») ou de la beauté du crépuscule (« Le crépuscule est triste et doux »), il rencontra un grand succès populaire.


Ruines du coeur


Mon coeur était jadis comme un palais romain, 
Tout construit de granits choisis, de marbres rares. 
Bientôt les passions, comme un flot de barbares, 
L'envahirent, la hache ou la torche à la main.


Ce fut une ruine alors. Nul bruit humain. 
Vipères et hiboux. Terrains de fleurs avares. 
Partout gisaient, brisés, porphyres et carrares ; 
Et les ronces avaient effacé le chemin.


Je suis resté longtemps, seul, devant mon désastre. 
Des midis sans soleil, des minuits sans un astre, 
Passèrent, et j'ai, là, vécu d'horribles jours ;


Mais tu parus enfin, blanche dans la lumière, 
Et, bravement, afin de loger nos amours, 
Des débris du palais j'ai bâti ma chaumière.


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François Coppée
http://s0.artquid.fr/art/4/88/284779.1524328400.1.575.jpg
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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