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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 02:40
Paul Marie Verlaine 
est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Son influence sera importante et la postérité saluera cet art poétique verlainien, 

 

 

Donc, ce sera par un clair jour d'été

Donc, ce sera par un clair jour d'été ;
Le grand soleil, complice de ma joie,
Fera, parmi le satin et la soie,
Plus belle encor votre chère beauté ;

Le ciel tout bleu, comme une haute tente,
Frissonnera somptueux à longs plis
Sur nos deux fronts heureux qu'auront pâlis
L'émotion du bonheur et l'attente ;

Et quand le soir viendra, l'air sera doux
Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,
Et les regards paisibles des étoiles
Bienveillamment souriront aux époux.


Illustration mcp
L'air sera doux
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 01:24
Catherine Fradonnet, dite Catherine DES ROCHES,
née en décembre 1542 et morte en novembre 1587
est une écrivaine féministe de la Renaissance.

Bouche dont la douceur m'enchante doucement...

Bouche dont la douceur m'enchante doucement
Par la douce faveur d'un honnête sourire,
Bouche qui soupirant un amoureux martyre
Apaisez la douleur de mon cruel tourment !

Bouche, de tous mes maux le seul allégement,
Bouche qui respirez un gracieux zéphyr(e) :
Qui les plus éloquents surpassez à bien dire
A l'heure qu'il vous plaît de parler doctement ;

Bouche pleine de lys, de perles et de roses,
Bouche qui retenez toutes grâces encloses,
Bouche qui recelez tant de petits amours,

Par vos perfections, ô bouche sans pareille,
Je me perds de douceur, de crainte et de merveille
Dans vos ris, vos soupirs et vos sages discours.

Illustration mcp
Douceur de la bouche
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:45
Léon Dierx,
né à Saint-Denis de La Réunion le 31 mars 1838 et mort à Paris le 12 juin 1912,
est un poète parnassien et peintre français.
En 1864, il fait partie des poètes parnassiens qui se réunissent autour de Catulle Mendès, avec Sully Prudhomme, Villiers de L'Isle-Adam, José-Maria de Heredia, Albert Glatigny, quand Paul Verlaine, âgé de 20 ans, fait la connaissance de ce groupe. Il fait la connaissance de Guy de Maupassant lors de sa collaboration à La Revue fantaisiste, qui lui dédiera en 1883 sa nouvelle "Regret". Il est élu prince des poètes à la mort de Stéphane Mallarmé en 1898.


La nuit de juin
Les lèvres closes
A J-M De Heredia. 


La nuit glisse à pas lents sous les feuillages lourds ;
Sur les nappes d'eau morte aux reflets métalliques,
Ce soir traîne là-bas sa robe de velours ;
Et du riche tapis des fleurs mélancoliques,
Vers les massifs baignés d'une fine vapeur,
Partent de chauds parfums dans l'air pris de torpeur.
Avec l'obsession rythmique de la houle,
Tout chargés de vertige, ils passent, emportés
Dans l'indolent soupir qui les berce et les roule.
Les gazons bleus sont pleins de féeriques clartés ;
Sur la forêt au loin pèse un sommeil étrange ;
On voit chaque rameau pendre comme une frange,
Et l'on n'entend monter au ciel pur aucun bruit.
Mais une âme dans l'air flotte sur toutes choses,
Et, docile au désir sans fin qui la poursuit,
D'elle-même s'essaye à ses métempsycoses.
Elle palpite et tremble, et comme un papillon,
A chaque instant, l'on voit naître dans un rayon
Une forme inconnue et faite de lumière,
Qui luit, s'évanouit, revient et disparaît.
Des appels étouffés traversent la clairière
Et meurent longuement comme expire un regret.
Une langueur morbide étreint partout les sèves ;
Tout repose immobile, et s'endort ; mais les rêves
Qui dans l'illusion tournent désespérés,
Voltigent par essaims sur les corps léthargiques
Et s'en vont bourdonnant par les bois, par les prés,
Et rayant l'air du bout de leurs ailes magiques.
- Droite, grande, le front hautain et rayonnant,
Majestueuse ainsi qu'une reine, traînant
Le somptueux manteau de ses cheveux sur l'herbe,
Sous les arbres, là-bas, une femme à pas lents
Glisse. Rigidement, comme une sombre gerbe,
Sa robe en plis serrés tombe autour de ses flancs.
C'est la nuit ! Elle étend la main sur les feuillages,
Et tranquille, poursuit, sans valets et sans pages,
Son chemin tout jonché de fleurs et de parfums.
Comme sort du satin une épaule charnue,
La lune à l'horizon sort des nuages bruns,
Et plus languissamment s'élève large et nue.
Sa lueur filtre et joue à travers le treillis
Des feuilles ; et, par jets de rosée aux taillis,
Caresse, en la sculptant dans sa beauté splendide,
Cette femme aux yeux noirs qui se tourne vers moi.
Enveloppée alors d'une auréole humide,
Elle approche, elle arrive : et, plein d'un vague effroi,
Je sens dans ces grands yeux, dans ces orbes sans flamme,
Avec des sanglots sourds aller toute mon âme.
Doucement sur mon coeur elle pose la main.
Son immobilité me fascine et m'obsède,
Et roidit tous mes nerfs d'un effort surhumain.
Moi qui ne sais rien d'elle, elle qui me possède,
Tous deux nous restons là, spectres silencieux,
Et nous nous contemplons fixement dans les yeux.


Illustration mcp
Nuit de juin
Nuit-de-juin.jpg


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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 00:25
Alphonse Beauregard, poète est né à Compton au Canada. en 1881, et mort en 1924.
Il commence en 1906 à publier des poèmes dans divers journaux et autres revues (souvent sous le pseudonyme de A. Chasseur).
Ses œuvres sont assez nombreuses, on citera "Les forces" en 1912 et "Les Alternances", recueil de poèmes en 1921. 


Déclaration
Les alternances

Femme, sitôt que ton regard 
Eut transpercé mon existence, 
J'ai renié vingt espérances, 
J'ai brisé, d'un geste hagard,
Mes dieux, mes amitiés anciennes, 
Toutes les lois, toutes les chaînes, 
Et du passé fait un brouillard.

J'ai purifié de scories
Mes habitudes et mes goûts ; 
J'ai précipité dans l'égout
D'étourdissantes jongleries ; 
J'ai vaincu l'effroi de la mort, 
Je me suis voulu libre et fort, 
Beau comme un prince de féerie.

J'ai franchi les rires narquois, 
Subi des faces abhorrées, 
Livré mes biens à la curée 
Afin de m'approcher de toi. 
Devant moi hurlaient les menaces, 
J'ai méprisé leurs cris voraces 
Et j'ai marché, marché tout droit.

J'ai découvert, pour mon offrande, 
Un monde fertile en plaisirs ; 
J'ai pesé tes moindres désirs, 
Je sais où vont les jeunes bandes, 
Je connais théâtres et bals ; 
J'ai dans les mains un carnaval, 
Dans le coeur, ce que tu demandes.

Pour la rencontre, j'ai prévu 
Quand je pourrais quitter l'ouvrage, 
La route à suivre, un temps d'orage, 
Et jusqu'au perfide impromptu. 
J'ai tremblé que point ne te plaisent 
Les tapis, les miroirs, les chaises. 
J'ai tout préparé, j'ai tout vu.

J'ai mesuré mon art de plaire, 
Mes faiblesses et ma fierté, 
Les mots, l'accent à leur prêter ; 
J'ai calculé d'être sincère, 
Triste ou gai, confiant, rêveur. 
Je me suis paré de pudeur, 
De force et de grâce légère.

Et me voici, prends-moi, je viens
Frémissant, comme au sacrifice,
T'offrir, à toi l'inspiratrice,
Mon être affamé de liens, 
Mon être entier qui te réclame. 
Donne tes mains, donne ton âme, 
Tes yeux, tes lèvres... Je suis tien.


Illustration mcp
Déclaration
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 00:22
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité.


Que tes yeux clairs, tes yeux d'été
Les heures claires


Que tes yeux clairs, tes yeux d'été,
Me soient, sur terre,
Les images de la bonté.

Laissons nos âmes embrasées
Revêtir d'or chaque flamme de nos pensées.

Que mes deux mains contre ton coeur
Te soient, sur terre,
Les emblèmes de la douceur.

Vivons pareils à deux prières éperdues
L'une vers l'autre, à toute heure, tendues.

Que nos baisers sur nos bouches ravies
Nous soient sur terre
Les symboles de notre vie.
Illustration mcp
Tes yeux clairs, tes yeux d'été
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 01:12
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité.




Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume
Les heures du soir

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume
Poussaient au bord de nos chemins
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis
En leur marche, sous le feuillage ;
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne
Sous la garde des longs roseaux
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient
Ensemble une même pensée,
Nous songions que c'était notre vie apaisée
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête
Se parer et nous dire adieu ;
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.


Illustration mcp
Les heures fines et mousseuses comme l'écume
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 00:21
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité.





Pour nous aimer des yeux
Les heures claires

Pour nous aimer des yeux,
Lavons nos deux regards de ceux
Que nous avons croisés, par milliers, dans la vie 
Mauvaise et asservie.

L'aube est en fleur et en rosée
Et en lumière tamisée
Très douce ;
On croirait voir de molles plumes
D'argent et de soleil, à travers brumes,
Frôler et caresser, dans le jardin, les mousses.
Nos bleus et merveilleux étangs
Tremblent et s'animent d'or miroitant ;

Des vols émeraudés, sous les arbres, circulent ;
Et la clarté, hors des chemins, des clos, des haies,
Balaie
La cendre humide, où traîne encor le crépuscule.

Illustration mcp
Pour nous aimer des yeux
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 01:50
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité.


Sitôt que nos bouches se touchent
Les heures claires

 
Sitôt que nos bouches se touchent,
Nous nous sentons tant plus clairs de nous-mêmes
Que l'on dirait des Dieux qui s'aiment
Et qui s'unissent en nous-mêmes ;

Nous nous sentons le coeur si divinement frais
Et si renouvelé par leur lumière
Première
Que l'univers, sous leur clarté, nous apparaît.

La joie est à nos yeux le seul ferment du monde
Qui se mûrit et se féconde,
Innombrable, sur nos routes d'en bas ;
Comme là-haut, par tas,
Parmi des lacs de soie où voyagent des voiles
Naissent les fleurs myriadaires des étoiles.

L'ordre nous éblouit, comme les feux la cendre,
Tout nous éclaire et nous paraît flambeau
Nos simples mots ont un sens si beau
Que nous les répétons pour les sans cesse entendre.

Nous sommes les victorieux sublimes
Qui conquérons l'éternité
Sans nul orgueil, et sans songer au temps minime,
Et notre amour nous semble avoir toujours été.


Illustration mcp
Sitôt que nos bouches se touchent

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:21
Émile Verhaeren,
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
est un poète belge flamand, d'expression française, influencé par le symbolisme, il pratique le vers libre avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. 


Vous m'avez dit, tel soir...

Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre coeur brûlait si tranquillement beau
Qu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.


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Vous m'avez dit, tel soir...
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 22:50
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

Départ
Évocations 

J’ai vu s’éteindre en moi le brûlant désespoir…
Ma bouche cessera de ravager ta bouche,
Je ne connaîtrai plus les veilles sur la couche
De la moite Insomnie et du Désir farouche,

Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir…

La nuit vient assombrir tes cheveux d’asphodèle,
Et les chauves-souris ont frappé de leur aile
Bleue et longue ma porte où l’ombre vient pleuvoir…
J’ai fait taire mon cœur que l’angoisse martèle,

Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir…


Illustration mcp
Départ
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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