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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 01:55
Marceline Desbordes-Valmore,

née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,

est une poétesse française.




Sans l'oublier

Sans l'oublier, on peut fuir ce qu'on aime.
On peut bannir son nom de ses discours,
Et, de l'absence implorant le secours,
Se dérober à ce maître suprême,
Sans l'oublier !

Sans l'oublier, j'ai vu l'eau, dans sa course,
Porter au loin la vie à d'autres fleurs ;
Fuyant alors le gazon sans couleurs,
J'imitai l'eau fuyant loin de la source,
Sans l'oublier !

Sans oublier une voix triste et tendre,
Oh ! que de jours j'ai vus naître et finir !
Je la redoute encor dans l'avenir :
C'est une voix que l'on cesse d'entendre,
Sans l'oublier !

Daniel Ridgway Knight (1839-1924) 
Fleurs au bord de la rivière
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 01:14
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Marceline DESBORDES-VALMORE
née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859

est une poétesse française. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie
Marceline desbordes valmore
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A ma soeur Cécile

Cache-les dans ton coeur, toi dont le coeur pardonne,
Ces bouquets imprudents qui fleurissaient en moi ;
C'est toute une âme en fleur qui s'exhale vers toi ;
Aux autres, je l'entr'ouvre : à toi, je te la donne.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 02:40
Joseph-Albert-Alexandre Glatigny, dit « Albert Glatigny »,

né à Lillebonne le 21 mai 1839 et mort à Sèvres le 16 avril 1873, 
est un poète, écrivain, comédien et dramaturge français.

En 1917, il a reçu, à titre posthume, le prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.



Les Flèches d'or

La tonnelle est verte où la clématite
Brave le soleil et ses flèches d'or.
Dis-moi que demain, ma chère petite,
Tu consentiras à m'aimer encor !

Tes yeux toujours bleus ne sont plus les mêmes,
Leur charmant azur est triste et voilà.
Dusses-tu mentir, dis-moi que tu m'aimes,
Mon coeur souffre et veut être consolé

Lise Auger (1945)
Au jardin
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 02:31
Paul Bourget, 

né à Amiens le 2 septembre 1852 et mort à Paris le 25 décembre 1935, est un écrivain et essayiste français.

Ayant donné le signal d'une réaction contre le naturalisme en littérature, Bourget est d’abord tenté par le roman d’analyse expérimental. Son œuvre multiple comprend aussi des poèmes de jeunesse, des essais et quelques pièces de théâtre.


Poème mis en musique par Claude Debussy (1862-1918)
Romance


L'âme évaporée et souffrante,
L'âme douce, l'âme odorante
Des lis divins que j'ai cueillis
Dans le jardin de ta pensée,
Où donc les vents l'ont-ils chassée, 
Cette âme adorable des lis ?


N'est-il plus un parfum qui reste
De la suavité leste
Des jours où tu m'envolopais
D'une vapeur surnaturelle
Faite d'espoir, d'amour fidèle
De béatitude et de paix ?


Michael et Inessa Garmash
Perdue dans les lis
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 01:12
Marie-Françoise Thérèse Martin,

en religion sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous les appellations sainte Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou encore la petite Thérèse, est une religieuse carmélite française née à Alençon le 2 janvier 1873 et morte à Lisieux le 30 septembre 1897.
Le retentissement de ses publications posthumes, dont Histoire d'une âme publiée peu de temps après sa mort, en fait l'une des plus grandes saintes du xxe siècle. La dévotion à sainte Thérèse s'est développée partout dans le monde.
25 août 1885
Mon petit Papa chéri. Si tu étais à Lisieux c'est aujourd'hui qu'on devrait te souhaiter ta fête mais puisque tu n'y est pas je veux quand même et plus que jamais te souhaiter pour ta fête beaucoup de bonheur et surtout beaucoup de plaisir pendant ton voyage. J'espère mon petit père chéri que tu t'amuses beaucoup et que tu es très content de voyager. Je pense continuellement à toi et je prie le bon Dieu qu il te donne beaucoup de plaisir et que tu reviennes bientôt en bonne santé. Mon papa chéri pour ta fête Pauline m'avait fait de jolis vers afin que je te les récite le jour de ta fête, 3 mais puisque je ne peux pas je vais te les écrire:


Mon petit Papa chéri


Les Souhaits d'une petite Reine pour
pour la fête de son Papa-Roi

Si j'étais petite Colombe
Papa sais-tu bien où j'irais?
Ton coeur serait mon nid, ma tombe
Là je resterais à jamais

Si je m'appelais hirondelle
Bien souvent pendant les beaux jours
Je viendrais reposer mon aile
Père à l'abri de ton amour.

Si j'étais petit rouge-gorge
Je resterais dans ton jardin
De ta main le moindre grain d'orge
Me deviendrait un vrai festin.

Si j'étais rossignol sauvage
Je quitterais vite mon bois 
Pour venir en ce frais bocage
Chanter tous mes airs à la fois.

Et si j'étais petite étoile
Je voudrais toujours être au soir
A cette heure où le jour se voile
Pour t'offrir un rayon d'espoir.

Longtemps à travers ta fenêtre
Je brillerais de mille feux
Et ne voudrais point disparaître
Sans te parler un peu des Cieux.

Et si j'étais un bel archange
Aux ailes toutes garnies d'or
Papa si j'étais petit ange
Vers toi je prendrais mon essor.

Je te montrerais ma Patrie
Dans un songe mystérieux
Je te dirais après la vie
Pour toi ce trône lumineux

Si tu voulais de blanches ailes
Je t'en apporterais des Cieux
Et vers les rives éternelles
Nous nous envolerions tous deux

Mais je n'ai point d'aile qui brille
Je ne suis point un Séraphin
Je suis une petite fille
Qu'on tient encore par la main.

Je suis une timide aurore
Un modeste bouton de fleur
Le rayon qui me fait éclore
Cher petit Papa c'est ton coeur!

En grandissant je vois ton âme
Toute pleine du Dieu d'amour
Cet exemple béni m'enflamme
Et je veux te suivre à mon tour

Je veux devenir sur la terre
Ta joie, ta consolation
Je veux t'imiter Petit Père
Toi si tendre si doux si bon.

J'aurais bien autre chose à dire
Mais il faut enfin s'arrêter
Papa donne moi ton sourire
Sur mon front dépose un baiser

Au revoir Mon Papa bien aimé.
Ta Reine qui t'aime de tout son coeur

 

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 02:37
Charles-Augustin Sainte-Beuve est un critique littéraire et écrivain français, 

né le 23 décembre 1804 à Boulogne-sur-Mer et mort le 13 octobre 1869 à Paris.

Sous l'Empire libéral, il est nommé au Sénat, où il siège du 28 avril 1865 jusqu'à sa mort en 1869. Dans ces fonctions, il défend la liberté des lettres et la liberté de penser.



Enfant, je m'étais dit...

Enfant, je m'étais dit et souvent répété : 
" Jamais, jamais d'amour ; c'est assez de la gloire ;
En des siècles sans nombre étendons ma mémoire,
Et semons ici-bas pour l'immortalité. "

Plus tard je me disais : " Amour et volupté,
Allez, et gloire aussi ! que m'importe l'histoire ?
Fantôme au laurier d'or, vierges au cou d'ivoire, 
Je vous fuis pour l'étude et pour l'obscurité. "

Ainsi, jeune orgueilleux, ainsi longtemps disais-je ;
Mais comme après l'hiver, en nos plaines, la neige
Sous le soleil de mars fond au premier beau jour,

Je te vis, blonde Hélène, et dans ce coeur farouche, 
Aux rayons de tes yeux, au souffle de ta bouche, 
Aux soupirs de ta voix, tout fondit en amour.

Émile Vernon (1872-1919)
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:04
Étienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, 
dit Théodore de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris.

est un poète, dramaturge et critique dramatique français.
Célèbre pour les Odes funambulesques et les Exilés, il est surnommé "le poète du bonheur".
Ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gautier, il est considéré dès son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque. Il a notamment découvert le talent naissant d’Arthur Rimbaud.




Ballade pour une amoureuse

Muse au beau front, muse sereine,
Plus de satire, j'y consens.
N'offensons pas avec ma haine
Le calme éther d'où tu descends.
Je chante en ces vers caressants
Une lèvre de pourpre, éclose
Sous l'éclair des cieux rougissants,
Ici tout est couleur de rose.

Ma guerrière a le front d'Hélène.
Son long regard aux feux puissants
Resplendit comme une phalène.
Tout est digne de mes accents :
Là, sur ces contours frémissants
Où le rayon charmé se pose,
La neige et les lys fleurissants ;
Ici tout est couleur de rose.

Quelle tendre voix de sirène,
Au soir, aux astres pâlissants
Dira la blancheur de ma reine ?
Éteignez-vous, cieux languissants !
O chères délices ! je sens
Se poser sur mon front morose
Les longs baisers rafraîchissants !
Ici tout est couleur de rose.

Que de trésors éblouissants
Et dignes d'une apothéose !
Fleurs splendides, boutons naissants,
Ici tout est couleur de rose.

Émile Vernon (1872-1919)
Jeune femme aux roses
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 03:16

Jules Barbey d’Aurevilly 

né à Saint-Sauveur-le-Vicomte, en Normandie le 2 novembre 1808 et mort à Paris le 23 avril 1889.

est un écrivain français. Surnommé le « Connétable des lettres », il a contribué à animer la vie littéraire française de la seconde moitié du xixe siècle. Il a été à la fois romancier, nouvelliste, essayiste, poète, critique littéraire, journaliste, dandy, et polémiste.


La Maîtresse rousse

Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse, 
Plus fauve qu'un jaguar, plus rousse qu'un lion ! 
Je l'aimais ardemment, - âprement, - sans tendresse,
Avec possession plus qu'adoration ! 
C'était ma rage, à moi ! la dernière folie 
Qui saisit, - quand, touché par l'âge et le malheur,
On sent au fond de soi la jeunesse finie... 
Car le soleil des jours monte encor dans la vie,
Qu'il s'en va baissant dans le coeur !

Je l'aimais et jamais je n'avais assez d'elle ! 
Je lui disais : « Démon des dernières amours,
Salamandre d'enfer, à l'ivresse mortelle,
Quand les coeurs sont si froids, embrase-moi toujours !
Verse-moi dans tes feux les feux que je regrette, 
Ces beaux feux qu'autrefois j'allumais d'un regard !
Rajeunis le rêveur, réchauffe le poète, 
Et, puisqu'il faut mourir, que je meure, ô Fillette !
Sous tes morsures de jaguar ! »

Alors je la prenais, dans son corset de verre,
Et sur ma lèvre en feu, qu'elle enflammait encor,
J'aimais à la pencher, coupe ardente et légère,
Cette rousse beauté, ce poison dans de l'or !
Et c'étaient des baisers !... Jamais, jamais vampire
Ne suça d'une enfant le cou charmant et frais
Comme moi je suçais, ô ma rousse hétaïre,
La lèvre de cristal où buvait mon délire
Et sur laquelle tu brûlais ! 

Et je sentais alors ta foudroyante haleine 
Qui passait dans la mienne et, tombant dans mon coeur, 
Y redoublait la vie, en effaçait la peine, 
Et pour quelques instants en ravivait l'ardeur !
Alors, Fille de Feu, maîtresse sans rivale, 
J'aimais à me sentir incendié par toi 
Et voulais m'endormir, l'air joyeux, le front pâle, 
Sur un bûcher brillant, comme Sardanapale, 
Et le bûcher était en moi !

" Ah ! du moins celle-là sait nous rester fidèle, -
Me disais-je, - et la main la retrouve toujours, 
Toujours prête à qui l'aime et vit altéré d'elle, 
Et veut dans son amour perdre tous ses amours ! "
Un jour elles s'en vont, nos plus chères maîtresses ;
Par elles, de l'Oubli nous buvons le poison,
Tandis que cette Rousse, indomptable aux caresses,
Peut nous tuer aussi, - mais à force d'ivresses, 
Et non pas par la trahison !

Et je la préférais, féroce, mais sincère, 
A ces douces beautés, au sourire trompeur,
Payant les coeurs loyaux d'un amour de faussaire... 
Je savais sur quel coeur je dormais sur son coeur !
L'or qu'elle me versait et qui dorait ma vie,
Soleillant dans ma coupe, était un vrai trésor ! 
Aussi ce n'était pas pour le temps d'une orgie, 
Mais pour l'éternité, que je l'avais choisie :
Ma compagne jusqu'à la mort !

Et toujours agrafée à moi comme une esclave, 
Car le tyran se rive aux fers qu'il fait porter, 
Je l'emportais partout dans son flacon de lave, 
Ma topaze de feu, toujours près d'éclater ! 
Je ressentais pour elle un amour de corsaire, 
Un amour de sauvage, effréné, fol, ardent ! 
Cet amour qu'Hégésippe avait, dans sa misère, 
Qui nous tient lieu de tout, quand la vie est amère,
Et qui fit mourir Sheridan !

Et c'était un amour toujours plus implacable, 
Toujours plus dévorant, toujours plus insensé ! 
C'était comme la soif, la soif inexorable 
Qu'allumait autrefois le philtre de Circé.
Je te reconnaissais, voluptueux supplice !
Quand l'homme cherche, hélas ! dans ses maux oubliés, 
De l'abrutissement le monstrueux délice... 
Et n'est - Circé ! - jamais assez, à son caprice, 
La Bête qui lèche tes pieds !

Pauvre amour, - le dernier, - que les heureux du monde, 
Dans leur dégoût hautain, s'amusent à flétrir, 
Mais que doit excuser toute âme un peu profonde 
Et qu'un Dieu de bonté ne voudra point punir ! 
Pour bien apprécier sa douceur mensongère, 
Il faudrait, quand tout brille au plafond du banquet,
Avoir caché ses yeux dans l'ombre de son verre 
Et pleuré dans cette ombre, - et bu la larme amère
Qui tombait et qui s'y fondait !

Un soir je la buvais, cette larme, en silence... 
Et, replongeant ma lèvre entre tes lèvres d'or, 
Je venais de reprendre, ô ma sombre Démence ! 
L'ironie, et l'ivresse, et du courage encor !
L'Esprit - l'Aigle vengeur qui plane sur la vie -
Revenait à ma lèvre, à son sanglant perchoir...
J'allais recommencer mes accès de folie 
Et rire de nouveau du rire qui défie...
Quand une femme, en corset noir,

Une femme... Je crus que c'était une femme, 
Mais depuis... Ah ! j'ai vu combien je me trompais, 
Et que c'était un Ange, et que c'était une Ame, 
De rafraîchissement, de lumière et de paix ! 
Au milieu de nous tous, charmante Solitaire, 
Elle avait les yeux pleins de toutes les pitiés. 
Elle prit ses gants blancs et les mit dans mon verre, 
Et me dit en riant, de sa voix douce et claire
" Je ne veux plus que vous buviez ! " 

Et ce simple mot-là décida de ma vie, 
Et fut le coup de Dieu qui changea mon destin. 
Et quand elle le dit, sûre d'être obéie, 
Sa main vint chastement s'appuyer sur ma main. 
Et, depuis ce temps-là, j'allai chercher l'ivresse 
Ailleurs... que dans la coupe où bouillait ton poison, 
Sorcière abandonnée, ô ma Rousse Maîtresse !
Bel exemple de plus que Dieu dans sa sagesse,
Mit l'Ange au-dessus du démon !

Henri Rondel (1857-1919)
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 02:14
Jules Verne, 

né le 8 février 1828 à Nantes en France et mort le 24 mars 1905 à Amiens en France, 

est un écrivain français dont une grande partie des œuvres est consacrée à des romans d'aventures et de science-fiction (ou d'anticipation).

184 poésies et chansons de Jules Verne ont été répertoriées jusqu'à présent.


J'aime ces doux oiseaux...

J'aime ces doux oiseaux, qui promènent dans l'air 
Leur vie et leur amour, et plus prompts que l'éclair, 
Qui s'envolent ensemble ! 
J'aime la fleur des champs, que l'on cueille au matin, 
Et que le soir, au bal, on pose sur son sein 
Qui d'enivrement tremble !

J'aime les tourbillons des danses, des plaisirs, 
Les fêtes, la toilette, et les tendres désirs 
Qui s'éveillent dans l'âme ! 
J'aime l'ange gardien qui dirige mes pas, 
Qui me presse la main, et me donne tout bas 
Pour les maux un dictame !

J'aime du triste saule, au soir muet du jour, 
La tête chaude encor, pleine d'ombre et d'amour, 
Qui se penche et qui pense ! 
J'aime la main de Dieu, laissant sur notre coeur 
Tomber en souriant cette amoureuse fleur 
Qu'on nomme l'espérance !

J'aime le doux orchestre, en larmes, gémissant 
Qui verse sur mon âme un langoureux accent, 
Une triste harmonie ! 
J'aime seule écouter le langage des cieux 
Qui parlent à la terre, et l'emplissent de feux 
De soleil et de vie.

J'aime aux bords de la mer, regardant le ciel bleu, 
Qui renferme en son sein la puissance de Dieu, 
M'asseoir toute pensive ! 
J'aime à suivre parfois en des rêves dorés 
Mon âme qui va perdre en des flots azurés 
Sa pensée inactive !

J'aime l'effort secret du coeur, qui doucement 
S'agite, la pensée au doux tressaillement, 
Que l'on sent en soi-même ! 
Mieux que l'arbre, l'oiseau, la fleur qui plaît aux yeux, 
Le saule tout en pleurs, l'espérance des Cieux... 
J'aime celui qui m'aime.

Joséphine Wall (1947)
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 01:45
Armand Silvestre, ou Paul-Armand Silvestre,
 
est un écrivain français, romancier, poète, conteur, librettiste et critique d'art,
 
né le 18 avril 1837 à Paris, mort le 19 février 1901 à Toulouse.

Chanson d’amour
Recueil : "Le Pays Des Roses"


J’aime tes yeux, j’aime ton front,
O ma rebelle, ô ma farouche,
J’aime tes yeux, j’aime ta bouche
Où mes baisers s’épuiseront.

J’aime ta voix, j’aime l’étrange
Grâce de tout ce que tu dis,
O ma rebelle, ô mon cher ange,
Mon enfer et mon paradis !

J’aime tout ce qui te fait belle,
De tes pieds jusqu’à tes cheveux,
O toi vers qui montent mes voeux,
O ma farouche, ô ma rebelle !

Peinture  Emile Vernon  (1872-1919)
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Armand Silvestre
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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