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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 02:00

Franz Hellens est le nom de plume de Frédéric Van Ermengem,

né le 8 septembre 1881 à Bruxelles et mort le 20 janvier 1972.

est un romancier, poète, essayiste et critique d'art belge.
Il est connu comme un des représentants majeurs de la littérature fantastique en Belgique. illustré par Michel Ciry (L'Amitié par le Livre - 1963)



Manège d'hiver 


 La terre ce matin s'enroule
Dans ses beaux draps de neige.
Allons nous mettre en boule
Et roule, roule mon manège,
Tourne, tourne entre terre et ciel
Jusqu'au prochain dégel.


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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:10

 

Théophile Gautier, 

né à Tarbes le 30 août 18111 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872,

est un poète, romancier et critique d'art français.

On connaît ses romans classiques pour la jeunesse, régulièrement réédités et parfois adaptés au cinéma : Le Capitaine Fracasse, Le Roman de la momie.

Décembre
(extrait du poème "Intérieurs")


Un brouillard épais noie
L'horizon où tournoie
Un nuage blafard, 
Et le soleil s'efface, 
Pâle comme la face
D'une vieille sans fard.
La haute cheminée, 
Sombre et chaperonnée
D'un tourbillon fumeux,
Comme un mât de navire, 
De sa pointe déchire
Le bord du ciel brumeux.
Sur un ton monotone
La bise hurle et tonne
Dans le corridor noir :
C'est l'hiver, c'est décembre, 
Il faut garder la chambre
Du matin jusqu'au soir.
Les fleurs de la gelée
Sur la vitre étoilée
Courent en rameaux blancs,
Et mon chat qui grelotte,
Se ramasse en pelote
Près des tisons croulants.

 

 

http://img1.picmix.com/output/pic/original/0/2/4/6/2196420_3b934.gif

 

Théophile Gautier

http://www.litteratureaudio.com/img/Theophile_Gautier_par_Auguste_de_Chatillon.jpg

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 01:05
Pierre Gamarra

est un écrivain français né à Toulouse le 10 juillet 1919 et décédé à Argenteuil le 20 mai 2009.

Il est romancier, auteur de théâtre et poète, (nombre de ses romans et de ses recueils sont destinés aux enfants) et a dirigé la revue littéraire "Europe", créée par Romain Rolland puis par Louis Aragon en 1946, après la guerre.

Pierre Gamarra est considéré comme l'un des plus intéressants auteurs français pour la jeunesse, que ce soit en prose ou en poésie. Ses fables (La Mouche et la crème, par exemple) et ses poèmes (dont le célèbre Mon cartable) sont particulièrement connus de bien des écoliers. En effet, les enseignants et les manuels de littérature et de français puisent souvent dans son œuvre poétique. Cette partie de son travail correspond à un souci pédagogique constant : celui de donner au public enfantin le plaisir du texte et des mots.

Son travail pour la jeunesse a aussi un pan romanesque. Dès leur création en 1955, il fut ainsi par exemple l'un des auteurs « fétiches » des éditions la farandole

Des romans choisis : Le maître d'école, La victoire de l'ourse (publié en 2006)



Où donc est passé le feu ?

Où donc est passé le feu ?
Je n'ai pas de cheminée !
Quand l' hiver au gros nez bleu
Vient à la fin de l'année,

Quand décembre blanc et noir
vient siffler devant ma porte
et quand la tempête emporte
les arbres au fond du soir,

je m'en vais à ma croisée,
je suis triste un petit peu,
je n'ai pas de cheminée.
Où donc est passé le feu ?


http://img1.picmix.com/output/pic/original/1/8/7/4/2194781_17a9a.gif


Pierre Gamarra
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/15/Pierre_Gamarra_1953%2C_Paris.jpg/220px-Pierre_Gamarra_1953%2C_Paris.jpg
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 14:27

Émile Adolphe Gustave Verhaeren,
 
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,

est un poète belge flamand, d'expression française.

Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.





La neige


La neige tombe, indiscontinûment,
Comme une lente et longue et pauvre laine,
Parmi la morne et longue et pauvre plaine,
Froide d'amour, chaude de haine.


La neige tombe, infiniment,
Comme un moment -
Monotone - dans un moment ;
La neige choit, la neige tombe,
Monotone, sur les maisons
Et les granges et leurs cloisons ;
La neige tombe et tombe
Myriadaire, au cimetière, au creux des tombes.


Le tablier des mauvaises saisons,
Violemment, là-haut, est dénoué ;
Le tablier des maux est secoué
A coups de vent, sur les hameaux des horizons.


Le gel descend, au fond des os,
Et la misère, au fond des clos,
La neige et la misère, au fond des âmes ;
La neige lourde et diaphane,
Au fond des âtres froids et des âmes sans flamme,
Qui se fanent, dans les cabanes.


Aux carrefours des chemins tors,
Les villages sont seuls, comme la mort ;
Les grands arbres, cristallisés de gel,
Au long de leur cortège par la neige,
Entrecroisent leurs branchages de sel.


Les vieux moulins, où la mousse blanche s'agrège,
Apparaissent, comme des pièges,
Tout à coup droits, sur une butte ;
En bas, les toits et les auvents
Dans la bourrasque, à contre vent,
Depuis Novembre, luttent ;
Tandis qu'infiniment la neige lourde et pleine
Choit, par la morne et longue et pauvre plaine.


Ainsi s'en va la neige au loin,
En chaque sente, en chaque coin,
Toujours la neige et son suaire,
La neige pâle et inféconde,
En folles loques vagabondes,
Par à travers l'hiver illimité monde.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/7/6/2/0/2190267_39da4.gif

Emile Verharen
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Emile_Verhaeren01.jpg/220px-Emile_Verhaeren01.jpg


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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 02:05
Théophile Gautier,

né à Tarbes le 30 août 18111 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872,

est un poète, romancier et critique d'art français.
iL est cependant parisien dès sa première enfance. Il fait la connaissance du futur Nerval au Collège Charlemagne et s'intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu'il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique.







Fantaisies d'hiver


I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons, 
L'Hiver exécute son thème 
Dans le quatuor des saisons.

Il chante d'une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;

Et comme Haendel, dont la perruque 
Perdait sa farine en tremblant, 
Il fait envoler de sa nuque 
La neige qui la poudre à blanc.


II

Dans le bassin des Tuileries, 
Le cygne s'est pris en nageant, 
Et les arbres, comme aux féeries, 
Sont en filigrane d'argent.

Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre 
Les pas étoilés des oiseaux.

Au piédestal où, court-vêtue, 
Vénus coudoyait Phocion, 
L'Hiver a posé pour statue 
La Frileuse de Clodion.


III

Les femmes passent sous les arbres 
En martre, hermine et menu-vair, 
Et les déesses, frileux marbres, 
Ont pris aussi l'habit d'hiver.

La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène, 
Plonge ses mains dans son manchon.

Et pour la saison, les bergères 
De Coysevox et de Coustou, 
Trouvant leurs écharpes légères, 
Ont des boas autour du cou.


IV

Sur la mode Parisienne 
Le Nord pose ses manteaux lourds, 
Comme sur une Athénienne 
Un Scythe étendrait sa peau d'ours.

Partout se mélange aux parures 
Dont Palmyre habille l'Hiver, 
Le faste russe des fourrures 
Que parfume le vétyver.

Et le Plaisir rit dans l'alcôve 
Quand, au milieu des Amours nus, 
Des poils roux d'une bête fauve
Sort le torse blanc de Vénus.


V

Sous le voile qui vous protège,
Défiant les regards jaloux,
Si vous sortez par cette neige,
Redoutez vos pieds andalous ;

La neige saisit comme un moule 
L'empreinte de ce pied mignon 
Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, 
Signe, à chaque pas, votre nom.

Ainsi guidé, l'époux morose
Peut parvenir au nid caché 
Où, de froid la joue encor rose, 
A l'Amour s'enlace Psyché.



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théophile gautier
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 23:46
François Édouard Joachim Coppée,
né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, 

est un poète, dramaturge et romancier français.
Il fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d'une première rencontre amoureuse "Septembre, au ciel léger", de la nostalgie d'une autre existence "Je suis un pâle enfant du vieux Paris" ou de la beauté du crépuscule "Le crépuscule est triste et doux" 




Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle



Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
À l'occident plus clair court un sillon vermeil.
Sa soudaine lueur féerique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent de corail rose.

 

 

 

 

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François Coppée
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 20:32
Étienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville

dit Théodore de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris 6e arrondissement, 

est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les Odes funambulesques et les Exilés, il est surnommé « le poète du bonheur ».

Ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gautier, il est considéré dès son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque. Il a notamment découvert le talent naissant d’Arthur Rimbaud. Il unit dans son œuvre le romantisme et le parnasse, dont il fut l’un des précurseurs.



L'Hiver
Au bois de Boulogne, l'Hiver,
La terre a son manteau de neige.
Mille Iris, qui tendent leur piège,
Y passent comme un vif éclair.


Toutes, sous le ciel gris et clair,
Nous chantent le même solfège ;
Au bois de Boulogne, l'Hiver,
La terre a son manteau de neige.


Toutes les blancheurs de la chair
Y passent, radieux cortège ;
Les Antiopes de Corrège
S'habillent de martre et de vair
Au bois de Boulogne, l'Hiver.




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Théodore de Banville
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 03:10
JULES VERNE
 né le 8 février 1828 à Nantes en France et mort le 24 mars 1905 à Amiens en France, est un écrivain français dont une grande partie des œuvres sont consacrées à des romans d'aventures et de science-fiction (ou d'anticipation). théâtre et poésies
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SES OEUVRES les plus connues
Ces romans constituent le cœur des Voyages extraordinaires qui ont fait la renommée de l'auteur 

- Cinq semaines en ballon (1863)
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- Voyage au centre de la Terre (1864)
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- Le Comte de Chanteleine (1864), - De la Terre à la Lune (1865)
- Les Aventures du capitaine Hatteras (1867), 

- Les Enfants du capitaine Grant (1868),
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- Vingt mille lieues sous les mers (1870),
jules verne vingt mille lieues sous les mers

- Autour de la Lune (1870) - Une ville flottante (1871) - Les Forceurs de blocus (1871), - Une fantaisie du docteur Ox (1872), 
- Aventures de trois Russes et de trois Anglais dans l'Afrique     australe (1872)

- Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873)
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- Le Pays des fourrures (1873) - L'Île mystérieuse (1874-1875
- Le Chancellor (1875)

- Michel Strogoff (1876)
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- Hector Servadac (1877) - Les Indes noires (1877) - Un capitaine de quinze ans (1878) - Les Cinq Cents Millions de la Bégum (1879)

- Les Tribulations d'un Chinois en Chine (1879)
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- La Maison à vapeur (1880) - Dix heures en chasse (1881), - La Jangada (1881) - L'École des Robinsons (1882) - Le Rayon vert (1882) - Kéraban-le-Têtu (1883) - L'Étoile du sud (1884) L'archipel en feu (1884) - Frritt-Flacc (1884), - Mathias Sandorf (1885) - Robur le Conquérant (1886) - Un billet de loterie (1886) - Nord contre Sud (1887) - Le Chemin de France (1887)
- Gil Braltar (1887), publié à la suite du Chemin de France - Deux ans de vacances (1888) - Famille-sans-nom (1889) - Sans dessus dessous (1889) - César Cascabel (1890) - Mistress Branican (1891)
- Le Château des Carpathes (1892) - Claudius Bombarnac (1892)
- P'tit-Bonhomme (1893), (Fils d’Irlande) - Mirifiques Aventures de maître Antifer (1894) - L'Île à hélice (1895) - Face au drapeau (1896) - Clovis Dardentor (1896) - Le Sphinx des glaces (1897)
- Le Superbe Orénoque (1898) - Le Volcan d'or (1899) - Le Testament d'un excentrique (1899) - Seconde patrie (1900)
- Le Village aérien (1901), ( La Grande Forêt) - Les Histoires de Jean-Marie Cabidoulin(le serpent de la mer)   (1901), - Les Frères Kip (1902) - Bourses de voyage (1903) - Un drame en Livonie (1904) - Maître du Monde (1904)  - L'Invasion de la mer (1905)

Ses  poésies

- Connaissez-vous mon Andalouse
- Hésitation
- J'aime ces doux oiseaux...
- La cloche du soir
- La fille de l'air
- La nuit
- Le génie
- Le silence dans une église
- Lorsque la douce nuit...
- Ô toi, que mon amour profond...
- Quand par le dur hiver...
- Tempête et calme
- Vous êtes jeune et belle..
- A une jeune personne


Quand par le dur hiver...

Sonnet
Quand par le dur hiver tristement ramenée 
La neige aux longs flocons tombe, et blanchit le toit, 
Laissez geindre du temps la face enchifrenée. 

Par nos nombreux fagots, rendez-moi l'âtre étroit !
Par le rêveur oisif, la douce après-dinée ! 
Les pieds sur les chenets, il songe, il rêve, il croit 

Au bonheur ! - il ne veut devant sa cheminée 
Qu'un voltaire bien doux, pouvant railler le froid !
Il tisonne son feu du bout de sa pincette ; 
La flamme s'élargit, comme une étoile jette 

L'étincelle que l'oeil dans l'ombre fixe et suit ;
Il lui semble alors voir les astres du soir poindre ; 
L'illusion redouble ; heureux ! il pense joindre 
A la chaleur du jour le charme de la nuit !

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:29

 

 

Un petit rappel en ces jours d'hiver, d'un poème de MAUPASSANT, qui je pense rappelera à tous un souvenir scolaire

 

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de MAUPASSANT
Écrivain (05/08/1850 - 06/07/1893)

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 00:00
Paul Marie Verlaine 
poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.

(poète maudit), Verlaine est reconnu comme un maître par les jeunes poètes du temps. Son influence sera importante. Ses poèmes qui associent souvent mélancolie et clairs-obscurs, révèle, au delà de la simplicité apparente de la forme, une profonde sensibilité qui entre en résonance avec les approches de certains peintres impressionnistes et de musiciens comme Reynaldo Hahn ou Claude Debussy qui mettront d'ailleurs en musique certains de ses poèmes .

Dans l’interminable …

Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable

Paul Marie Verlaine 
Romances sans paroles (1874)

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Citation "amour"

Recherche

 

LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

Catégories

Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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