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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 01:42

Charles Cros,

né à Fabrezan (Aude) le 1er octobre 1842, et mort à Paris le 9 août 1888, est un poète et inventeur français.
 
En 1867, il présente à l'Exposition de 1867 un prototype de télégraphe automatique suite à ses travaux portant sur l'amélioration de la technologie du télégraphe. En 1869, il présente à la Société française de photographie un procédé de photographie en couleurs qui est à l'origine du procédé actuel de trichromie.

Madrigal (sur un carnet d'ivoire)
Le collier de Santal

Mes vers, sur les lames d'ivoire
De votre carnet, font semblant
D'imiter la floraison noire
Des cheveux sur votre cou blanc.

Il faudrait d'immortelles strophes
A votre charme triomphal,
Quand dans un tourbillon d'étoffes
Vous entrez follement au bal.

Le sein palpite sous la gaze
Et, fermés à demi, les yeux
Voilent leurs éclairs de topaze
Sous la frange des cils soyeux.

Willis parisienne, empreinte
D'un charme inquiétant, mais doux,
J'attends, voluptueuse crainte,
La mort, si je valse avec vous.


Rogelio de Egusquiza (1845-1915) ,
La fin du bal
Rogelio-de-Egusquiza--The-End-of-the-Ball.jpg

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:57
Alphonse Beauregard, poète est né à Compton au Canada. en 1881, et mort en 1924.
Il commence en 1906 à publier des poèmes dans divers journaux et autres revues (souvent sous le pseudonyme de A. Chasseur).
Ses œuvres sont assez nombreuses, on citera "Les forces" en 1912 et "Les Alternances", recueil de poèmes en 1921. 


L'invitation 

Les forces


Le rythme séducteur nous appelle ; venez 
Lui répondre en mes bras, jeune fille inconnue.
Valsons légèrement de tous côtés cernés,
Et qu'en nous la clameur des besoins s'atténue.

Pendant que nous serons ensemble, je ne veux 
Ni sonder vos secrets, ni dévoiler mon âme, 
Mais simplement pencher mon front sur vos cheveux, 
Tourner dans un remous de lumière et de femmes.

Nos corps souples créeront un élégant dessin.
Vous aurez cette joie où le désir subsiste
Et moi, qui sentirai sur mon coeur votre sein,
Je ferai, nonchalant, des rêves doux et tristes.

Je me tairai. Le charme, éventé, peut mourir. 
Sans vous connaître mieux après qu'avant la danse, 
Je vous dirai : " Merci. " Je n'ai d'autre exigence 
Que peupler mon sommeil d'aimables souvenirs.


Auguste Renoir (1841-1919)
La valse à la ville
Renoir---valse-a-la-ville.jpg

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 01:05
Paroles  Carvalinho - Julio Monteiro
chanson de Dario Moreno
Pour ce mardi-gras :

Si tu vas à Rio

N'oublie pas de monter là-haut
Dans un petit village
Caché sous les fleurs sauvages
Sur le versant d'un côteau
C'est à Madureira
Tu verras les cariocas
Sortir des maisonnettes
Pour s'en aller à la fête
A la fête des sambas.
Et tu verras grimpant le long des collines
Des filles à la taille fine
Avancer à petits pas
Et les fanfares
Dans ce joyeux tintamarre
Emmener le flot bizarre
Des écoles de sambas.
Qui préparent le bal
Et s'en vont pour le Carnaval
Répéter la cadence
De la plus folles des danses
Celle de Madureira.


Si tu vas à Rio
N'oublie pas de monter là-haut
Dans un petit village
Caché sous les fleurs sauvages
Sur le versant d'un côteau
C'est à Madureira
Tu verras les cariocas
Sortir des maisonnettes
Pour s'en aller à la fête
A la fête des sambas.
Et tu verras grimpant le long des collines
Des filles à la taille fine
Avancer à petits pas
Et les fanfares
Dans ce joyeux tintamarre
Emmener le flot bizarre
Des écoles de sambas.
Si tu vas à Rio
N'oublie pas de monter là-haut
Dans un petit village
Caché sous les fleurs sauvages
Sur le versant d'un côteau.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/7/8/6/2/2272687_33cdb.gif



Dario Moreno
"Pour écouter"
-couper la musique du blog en haut à gauche-

 
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 00:10

Charles-Pierre Baudelaire

est un poète français,

né à Paris le 9 avril 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867,
Nourri de romantisme, tourné vers le classicisme, à la croisée entre le Parnasse et le symbolisme, chantre de la « modernité », il occupe une place qui lui est propre dans l'histoire littéraire du XIX° siècle.




La musique



La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;


La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;


Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ; 
Le bon vent, la tempête et ses convulsions


Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !



http://img1.picmix.com/output/pic/original/9/7/5/7/2227579_83b32.gif


Charles Baudelaire
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e0/Charles_Baudelaire.jpg/200px-Charles_Baudelaire.jpg
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 02:02
 
Paul Marie VERLAINE
 
est un poète français,
 
né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
 
Figure de poète maudit, Verlaine est alors reconnu comme un maître par les jeunes poètes du temps. Son influence sera importante et la postérité saluera cet art poétique verlainien, « Sans rien en lui qui pèse ou qui pose », fait de musicalité et de fluidité qui jouent avec les rythmes impairs
 
 
Le piano que baise une main frêle
 
Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu'un très léger bruit d'aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.
 
Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?
 
https://img1.picmix.com/output/pic/original/5/2/5/5/1995525_5be1d.gif


 
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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:23
 
Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français.
 
Ses poèmes ont été écrits sous plusieurs noms de plumes - P. Néouvielle (1872-1873),  Duc de la Mésopotamie (1878),  Largillière ou Largellière, Jean de Noves / Jean de la Noce, Gardéniac, Sansay, Bernard Marie / Bernard-Marie, B.-M. Nouveau,  François Bernard, François La Guerrière, La Guerrière / Laguerrière / Guerrière, Le Guerrier, J.-Germain Nouveau (1910), Imbert Dupuis (1910), Bénédict, 
  J.-G.-N.
 
Un peu de musique
 
Une musique amoureuse 
Sous les doigts d'un guitariste 
S'est éveillée, un peu triste, 
Avec la brise peureuse ;
 
Et sous la feuillée ombreuse 
Où le jour mourant résiste, 
Tourne, se lasse, et persiste 
Une valse langoureuse.
 
On sent, dans l'air qui s'effondre, 
Son âme en extase fondre ; 
- Et parmi la vapeur rose
 
De la nuit délicieuse 
Monte cette blonde chose, 
La lune silencieuse.
 
https://img1.picmix.com/output/pic/original/1/0/8/6/1856801_a8ec1.gif

 
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