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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 01:08
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré.

C'est de leurs voix que j'ai redit

C'est de leurs voix que j'ai redit 
Leurs paroles, mais plus haut qu'elles, 
Tu voles, ma chanson aux ailes 
Bleues d'oiseau de Paradis !

Ô ma chanson, tu les dépasses, 
Tu leur ouvres l'immense azur !
Et tu jettes leur rire obscur 
En mille étoiles dans l'espace.

Leur pauvre coeur silencieux, 
S'approfondit quand tu le touches ; 
L'haleine qui naît de leurs bouches, 
En toi devient souffle des cieux.

Monte chanson ! Et si ta route, 
Là-haut se perd dans le néant, 
Monte encore, le ciel t'écoute, 
Et peut-être qu'un dieu t'entend.


Illustration mcp
Monte ma chanson
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 01:47
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré.





Regarde au fond de nous : nous sommes l'Emeraude

Regarde au fond de nous : nous sommes l'Emeraude 
Eternelle, et feuillue, et qui semble une mer, 
Où rôdent des parfums à travers la nuit chaude, 
Où circule le flot des grands anges de l'air.

Nous sommes la forêt énorme et murmurante, 
Pleine d'ombre éblouie et de sombre splendeur, 
Qui respire et qui vit, où mille oiseaux d'or chantent, 
Et dont la cime éclate en écumes de fleurs.

Depuis le premier souffle et l'aurore première, 
D'un effort inlassable et d'un désir sans fin, 
Ensemble, nous montons des antres de la terre, 
Vers ce but merveilleux que toi seule as atteint.

Ensemble, nous sa voix, nous son âme profonde, 
Dans ce feuillage immense, à jamais reverdi, 
Nous avons abrité tous les rêves du monde, 
Et c'est dans le soleil que nous avons grandi.



Illustration mcp
Regarde au fond de nous
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:56
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré.


Qu'il vient doucement sur la terre

Qu'il vient doucement sur la terre, 
De peur d'attrister ceux qui pleurent 
Qu'il vient simplement, mon Bonheur ! 
L'heure n'est pas venue encore, 
Déjà son infini sourire 
Est sur mes lèvres ; dans mon coeur, 
Déjà repose sa lumière.

Comme il vient à travers la plaine, 
Silencieux, dans le matin ; 
Il embaume l'air qui l'amène, 
Il foule les fleurs du jardin ; 
Il entre avec leur jeune haleine, 
Et tout le soleil en est plein.

Mon Bonheur chantant au milieu 
Des roses et des lys s'avance ; 
Mon âme le cherchait au lieu 
De se fleurir pour sa naissance, 
Puisque pour l'entendre je n'eus 
Qu'à l'écouter dans le silence, 


Illustration mcp
Le bonheur
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 23:07
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré

La douce nuit vers elle est venue

La douce nuit vers elle est venue, 
Et dans le sommeil de ses yeux 
Les étoiles sont apparues.

Aucune autre humaine pensée 
Que ce rayonnement des cieux, 
En son rêve n'est descendue.

Comme une prière exaucée, 
Souriante, heureuse, bercée, 
Elle s'est endormie en Dieu.

Son souffle s'apaise peu à peu, 
Mais les étoiles continuent 
A briller dans son rêve bleu.


Illustration mcp
La douce nuit est venue
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:57
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré 



C'est en toi, bien-aimé, que j'écoute

C'est en toi, bien-aimé, que j'écoute, 
Et que mon âme voit.
Accueille mon silence et montre-moi la route,
Mes yeux fermés au monde se sont ouverts en toi.

C'est en toi que je ris, c'est en toi que je rêve, 
Que je pleure tout bas.
En toi que mon sein se soulève, 
En toi que mon coeur bat.

Ô toi, dont s'ensoleille 
D'un tremblement d'ailes d'or 
Mon souffle animé,
C'est en toi que je m'éveille,
Et c'est en toi que je m'endors, 
Ô bien-aimé !

 


Illustration mcp
Le rêve

Le-reve.jpg



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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 00:51
Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. 
Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).
Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré 

Cachée en ce beau lit de branches...

Cachée en ce beau lit de branches et de feuilles, 
Sur cet autel de mousse où j'ai versé des roses, 
De la myrrhe et du miel, 
Tendrement je te porte, et doucement te pose, 
Ô fille morte
De l'éternel soleil !

Et voici que je t'ouvre encore, 
Comme autrefois la porte d'or, 
Éclatante et sonore, 
Et qu'à mon souffle tu renais, 
Fille des primitives forêts, 
Et que tu danses et t'enivres 
De revoir la lumière et de vivre.

Le vent dénoue ta chevelure 
De mille étincelles, et ta ceinture 
Immense de feu ; 
Tu as des ailes
D'abeille blonde et d'oiseau bleu.

Que les airs embrasés gardent ta trace, 
Et ta présence parfumée ;
Flamme, ne meurs pas tout entière 
Toi dont je baise la cendre ardente, 
Ame pure, âme claire,
Divinité future.

 

Joséphine Wall (1947)

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 02:00

 

Charles Van Lerberghe,
né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907,
est un poète et écrivain symboliste belge francophone. 
Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904).
Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré 


Au bois dormant

Un peu de jour, un peu d'amour, 
Un peu de soleil, comme en rêve, 
Et son front et ces lys autour,
C'était chose fragile et brève.

Mais c'était si doux à souffrir 
Parmi ces eaux, ces fleurs, ces palmes, 
Qu'elle n'en pouvait pas mourir ; 
Alors elle a clos ses yeux calmes.

Elle s'est endormie au fond 
De mon coeur, sur ses mains tranquilles, 
Et lys et roses même sont 
Dans des silences immobiles.

Illustration mcp
Au bois dormant
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 01:38
Alfred Victor, comte de Vigny 

né le 27 mars 1797 à Loches (Indre-et-Loire), et mort le 17 septembre 1863 à Paris, 8e.

est un écrivain, romancier, dramaturge et poète français, figure du romantisme. 


L'âge d'or de l'avenir

Le rideau s'est levé devant mes yeux débiles,
La lumière s'est faite et j'ai vu ses splendeurs ;
J'ai compris nos destins par ces ombres mobiles
Qui se peignaient en noir sur de vives couleurs.
Ces feux, de ta pensée étaient les lueurs pures,
Ces ombres, du passé les magiques figures,
J'ai tressailli de joie en voyant nos grandeurs.

Il est donc vrai que l'homme est monté par lui-même
Jusqu'aux sommets glacés de sa vaste raison,
Qu'il y peut vivre en paix sans plainte et sans blasphème,
Et mesurer le monde et sonder l'horizon.
Il sait que l'univers l'écrase et le dévore ;
Plus grand que l'univers qu'il juge et qui l'ignore,
Le Berger a lui-même éclairé sa maison.



La lumière et ses splendeurs
Illustration mcp
La-lumiere-et-ses-splendeurs---mcp.jpg

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 02:17
Alfred Victor, comte de Vigny 

né le 27 mars 1797 à Loches (Indre-et-Loire), et mort le 17 septembre 1863 à Paris, 8e.

est un écrivain, romancier, dramaturge et poète français, figure du romantisme. 



La colère de Samson

Le désert est muet, la tente est solitaire.
Quel Pasteur courageux la dressa sur la terre
Du sable et des lions? - La nuit n'a as calmé
La fournaise du jour dont l'air est enflammé.
Un vent léger s'élève à l'horizon et ride
Les flots de la poussière ainsi qu'un lac limpide.
Le lin blanc de la tente est bercé mollement ;
L'oeuf d'autruche allumé veille paisiblement,
Des voyageurs voilés intérieure étoile,
Et jette longuement deux ombres sur la toile.

L'une est grande et superbe, et l'autre est à ses pieds :
C'est Dalila, l'esclave, et ses bras sont liés
Aux genoux réunis du maître jeune et grave
Dont la force divine obéit à l'esclave.
Comme un doux léopard elle est souple, et répand
Ses cheveux dénoués aux pieds de son amant.
Ses grands yeux, entr'ouverts comme s'ouvre l'amande,
Sont brûlants du plaisir que son regard demande,
Et jettent, par éclats, leurs mobiles lueurs.
Ses bras fins tout mouillés de tièdes sueurs,
Ses pieds voluptueux qui sont croisés sous elle,
Ses flancs plus élancés que ceux de la gazelle,
Pressés de bracelets, d'anneaux, de boucles d'or,
Sont bruns ; et, comme il sied aux filles de Hatsor,
Ses deux seins, tout chargés d'amulettes anciennes,
Sont chastement pressés d'étoffes syriennes.

Les genoux de Samson fortement sont unis
Comme les deux genoux du colosse Anubis.
Elle s'endort sans force et riante et bercée
Par la puissante main sous sa tête placée.
Lui, murmure ce chant funèbre et douloureux
Prononcé dans la gorge avec des mots hébreux.
Elle ne comprend pas la parole étrangère,
Mais le chant verse un somme en sa tête légère.

" Une lutte éternelle en tout temps, en tout lieu
Se livre sur la terre, en présence de Dieu,
Entre la bonté d'Homme et la ruse de Femme.
Car la Femme est un être impur de corps et d'âme.

L'Homme a toujours besoin de caresse et d'amour,
Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient au jour,
Et ce bras le premier l'engourdit, le balance
Et lui donne un désir d'amour et d'indolence.
Troublé dans l'action, troublé dans le dessein,
Il rêvera partout à la chaleur du sein,
Aux chansons de la nuit, aux baisers de l'aurore,
A la lèvre de feu que sa lèvre dévore,
Aux cheveux dénoués qui roulent sur son front,
Et les regrets du lit, en marchant, le suivront.
Il ira dans la ville, et là les vierges folles
Le prendront dans leurs lacs aux premières paroles.
Plus fort il sera né, mieux il sera vaincu,
Car plus le fleuve est grand et plus il est ému.
Quand le combat que Dieu fit pour la créature
Et contre son semblable et contre la Nature
Force l'Homme à chercher un sein où reposer,
Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.
Mais il n'a pas encor fini toute sa tâche. -
Vient un autre combat plus secret, traître et lâche ;
Sous son bras, sous son coeur se livre celui-là,
Et, plus ou moins, la Femme est toujours DALILA.

Elle rit et triomphe ; en sa froideur savante,
Au milieu de ses soeurs elle attend et se vante
De ne rien éprouver des atteintes du feu.
A sa plus belle amie elle en a fait l'aveu :
" Elle se fait aimer sans aimer elle-même.
" Un Maître lui fait peur. C'est le plaisir qu'elle aime,
" L'Homme est rude et le prend sans savoir le donner.
" Un sacrifice illustre et fait pour étonner
" Rehausse mieux que l'or, aux yeux de ses pareilles,
" La beauté qui produit tant d'étranges merveilles
" Et d'un sang précieux sait arroser ses pas. "

- Donc ce que j'ai voulu, Seigneur, n'existe pas. -
Celle à qui va l'amour et de qui vient la vie,
Celle-là, par Orgueil, se fait notre ennemie.
La Femme est à présent pire que dans ces temps
Où voyant les Humains Dieu dit : Je me repens !
Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,
La Femme aura Gomorrhe et l'Homme aura Sodome,
Et, se jetant, de loin, un regard irrité,
Les deux sexes mourront chacun de son côté.

Eternel ! Dieu des forts ! vous savez que mon âme
N'avait pour aliment que l'amour d'une femme,
Puisant dans l'amour seul plus de sainte vigueur
Que mes cheveux divins n'en donnaient à mon coeur.
- Jugez-nous. - La voilà sur mes pieds endormie.
- Trois fois elle a vendu mes secrets et ma vie,
Et trois fois a versé des pleurs fallacieux
Qui n'ont pu me cacher a rage de ses yeux ;
Honteuse qu'elle était plus encor qu'étonnée
De se voir découverte ensemble et pardonnée.
Car la bonté de l'Homme est forte, et sa douceur
Ecrase, en l'absolvant, l'être faible et menteur.

Mais enfin je suis las. - J'ai l'aine si pesante,
Que mon corps gigantesque et ma tête puissante
Qui soutiennent le poids des colonnes d'airain
Ne la peuvent porter avec tout son chagrin.

Toujours voir serpenter la vipère dorée
Qui se traîne en sa fange et s'y croit ignorée ;
Toujours ce compagnon dont le coeur n'est pas sûr,
La Femme, enfant malade et douze fois impur !
- Toujours mettre sa force à garder sa colère
Dans son coeur offensé, comme en un sanctuaire
D'où le feu s'échappant irait tout dévorer,
Interdire à ses yeux de voir ou de pleurer,
C'est trop ! - Dieu s'il le veut peut balayer ma cendre,
J'ai donné mon secret ; Dalila va le vendre.
- Qu'ils seront beaux, les pieds de celui qui viendra
Pour m'annoncer la mort ! - Ce qui sera, sera ! "

Il dit et s'endormit près d'elle jusqu'à l'heure
Où les guerriers, tremblant d'être dans sa demeure,
Payant au poids de l'or chacun de ses cheveux,
Attachèrent ses mains et brûlèrent ses yeux,
Le traînèrent sanglant et chargé d'une chaîne
Que douze grands taureaux ne tiraient qu'avec peine,
La placèrent debout, silencieusement,
Devant Dagon leur Dieu qui gémit sourdement
Et deux fois, en tournant, recula sur sa base
Et fit pâlir deux fois ses prêtres en extase ;
Allumèrent l'encens ; dressèrent un festin
Dont le bruit s'entendait du mont le plus lointain,
Et près de la génisse aux pieds du Dieu tuée
Placèrent Dalila, pâle prostituée,
Couronnée, adorée et reine du repas,
Mais tremblante et disant : IL NE ME VERRA PAS !

Terre et Ciel ! avez-vous tressailli d'allégresse
Lorsque vous avez vu la menteuse maîtresse
Suivie d'un oeil hagard les yeux tachés de sang
Qui cherchaient le soleil d'un regard impuissant ?

Et quand enfin Samson secouant les colonnes
Qui faisaient le soutien des immenses Pylônes
Ecrasant d'un seul coup sous les débris mortels
Ses trois mille ennemis, leurs Dieux et leurs autels ? -

Terre et Ciel ! punissez par de telles justices
La trahison ourdie en es amours factices
Et la délation du secret de nos coeurs
Arraché dans nos bras par des baisers menteurs !


Andrea Mantegna (1431–1506)
Samson et Dalila 
Samson-et-Dalila-Andrea-Mantegna--1431-1506-.jpg

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 01:40
Léon Dierx
né à Saint-Denis de La Réunion le 31 mars 1838 et mort à Paris le 12 juin 1912,
est un poète parnassien et peintre français.
En 1864, il fait partie des poètes parnassiens qui se réunissent autour de Catulle Mendès, avec Sully Prudhomme, Villiers de L'Isle-Adam, José-Maria de Heredia, Albert Glatigny, quand Paul Verlaine, âgé de 20 ans, fait la connaissance de ce groupe. Il fait la connaissance de Guy de Maupassant lors de sa collaboration à La Revue fantaisiste, qui lui dédiera en 1883 sa nouvelle "Regret". Il est élu prince des poètes à la mort de Stéphane Mallarmé en 1898.


Les rythmes
Les lèvres closes

Rythme des robes fascinantes,
Qui vont traînantes,
Balayant les parfums au vent,
Ou qu'au-dessus des jupes blanches
Un pas savant
Balance et gonfle autour des hanches !

Arbres bercés d'un souffle frais
Dans les forêts,
Où, ruisselant des palmes lisses,
Tombent des pleurs cristallisés
Dans les calices
Roses encor de longs baisers !

Soupir des mers impérissable,
Qui sur le sable,
Dans l'écume et dans les flots bleus
Pousses l'amas des coquillages ;
Flux onduleux
Des lourdes lames vers les plages !

Air plaintif d'instruments en choeur
Qui prends le coeur,
Et, traversant la symphonie,
Viens ou pars, sonore ou noyé
Dans l'harmonie,
Et renais sourd ou déployé !

Hivers, printemps, étés, automnes,
Jours monotones,
Souvenirs toujours rajeunis ;
Mêmes rêves à tire d'ailes,
Loin de leurs nids
Tourmentés de douleurs fidèles !

Vous m'emplissez de désirs fous,
Je bois en vous
La soif ardente des mirages,
Reflets d'un monde harmonieux !
Et vos images
Se mêlent toutes en mes yeux :

Rythme lent des robes flottantes,
Forêts chantantes,
Houles des mers, lointaines voix,
Airs obsédants des symphonies,
Jours d'autrefois,
Ô vous, extases infinies !
Illustration mcp
Rythme
rythme.jpg
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