Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:36
Pierre Félix Louis dit Pierre LOUŸS 

est un poète et romancier français, Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Chrysis, Peter Lewys et Chibrac.
né à Gand (Belgique) le 10 décembre 1870 et mort à Paris le 6 juin 1925. 






Pégase
À José Maria de Heredia.


De ses quatre pieds purs faisant feu sur le sol, 
La Bête chimérique et blanche s'écartèle, 
Et son vierge poitrail qu'homme ni dieu n'attelle 
S'éploie en un vivace et mystérieux vol.


Il monte, et la crinière éparse en auréole 
Du cheval décroissant fait un astre immortel 
Qui resplendit dans l'or du ciel nocturne, tel 
Orion scintillant à l'air glacé d'Éole.


Et comme au temps où les esprits libres et beaux 
Buvaient au flot sacré jailli sous les sabots 
L'illusion des sidérales chevauchées,


Les Poètes en deuil de leurs cultes perdus 
Imaginent encor sous leurs mains approchées 
L'étalon blanc bondir dans les cieux défendus.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/4/2/3/2043242_ac281.gif

Pierre Louÿs
http://img.over-blog.com/207x243/5/05/88/06/divers-internet/Pierre-louys.jpg
Repost 0
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 01:10

Maurice Du Plessys, né à Paris le 14 octobre 1864 et mort le 22 janvier 1924, est un poète français.

Il fit partie de l'École romane animée par le poète Jean Moréas. Ses œuvres furent reçues favorablement par la Revue critique des idées et des livres, fondée par Eugène Marsan et Jean Rivain.


Cette nuit...


Cette nuit (noble accord des êtres et des choses)
En un palais, le plus tranquille des tombeaux,
Trois nymphes, l'or, la neige échangeantes aux roses,
Dansaient, flammes de marbre, aux feux des vieux flambeaux.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/0/9/4/1/2171490_af959.gif

 


Sépulture Maurice Du Plessys

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_du_Plessys
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/Paris_Cimeti%C3%A8re_Montparnasse_Plessys989.JPG/220px-Paris_Cimeti%C3%A8re_Montparnasse_Plessys989.JPG

Repost 0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 21:55
Louise-Victorine Ackermann,

née Louise-Victorine Choquet à Paris le 30 novembre 1813 et décédée aux environs de Nice le 3 août 1890, était une poétesse française.

Une pensée lucide, un amour de l'étude et de la solitude, ainsi que le souci de l'humanité transparaîtra dans ses textes.

Le positivisme


Il s'ouvre par-delà toute science humaine 
Un vide dont la Foi fut prompte à s'emparer. 
De cet abîme obscur elle a fait son domaine ; 
En s'y précipitant elle a cru l'éclairer. 
Eh bien ! nous t'expulsons de tes divins royaumes, 
Dominatrice ardente, et l'instant est venu 
Tu ne vas plus savoir où loger tes fantômes ; 
Nous fermons l'Inconnu.


Mais ton triomphateur expiera ta défaite. 
L'homme déjà se trouble, et, vainqueur éperdu, 
Il se sent ruiné par sa propre conquête 
En te dépossédant nous avons tout perdu. 
Nous restons sans espoir, sans recours, sans asile, 
Tandis qu'obstinément le Désir qu'on exile 
Revient errer autour du gouffre défendu.




http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/6/7/3/2163764_84f80.gif


Louise Ackerman
Ackermann Louise-Victorine
Repost 0
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 22:20
100314065730962026
Sophie d' ARBOUVILLE  
Sophie de Bezancourt Loyre d'Arbouville , la comtesse d'Arbouville (29 Octobre 1810 - 22 Mars 1850) était un écrivain français.
Muse romantique de Sainte-Beuve, il lui dédia son "clou d'or"




La jeune fille et l'ange de la poésie


L'ANGE DE POÉSIE.




Éveille-toi, ma sœur, je passe près de toi ! 
De mon sceptre divin tu vas subir la loi ; 
Sur toi, du feu sacré tombent les étincelles, 
Je caresse ton front de l'azur de mes ailes. 
À tes doigts incertains, j'offre ma lyre d'or, 
Que ton âme s'éveille et prenne son essor !...


Le printemps n'a qu'un jour, tout passe ou tout s'altère ; 
Hâte-toi de cueillir les roses de la terre, 
Et chantant les parfums dont s'enivrent tes sens, 
Offre tes vers au ciel comme on offre l'encens ! 
Chante, ma jeune sœur, chante ta belle aurore, 
Et révèle ton nom au monde qui l'ignore.




LA JEUNE FEMME.


Grâce !.. éloigne de moi ton souffle inspirateur ! 
Ne presse pas ainsi ta lyre sur mon cœur ! 
Dans mon humble foyer, laisse-moi le silence ; 
La femme qui rougit a besoin d'ignorance. 
Le laurier du poète exige trop d'effort... 


J'aime le voile épais dont s'obscurcit mon sort. 
Mes jours doivent glisser sur l'océan du monde, 
Sans que leur cours léger laisse un sillon sur l'onde ; 
Ma voix ne doit chanter que dans le sein des bois, 
Sans que l'écho répète un seul son de ma voix.




L'ANGE DE POÉSIE.


Je t'appelle, ma sœur, la résistance est vaine. 
Des fleurs de ma couronne, avec art je t'enchaîne : 
Tu te débats en vain sous leurs flexibles nœuds. 
D'un souffle dévorant j'agite tes cheveux, 
Je caresse ton front de ma brûlante haleine !


Mon cœur bat sur ton cœur, ma main saisit la tienne ; 
Je t'ouvre le saint temple où chantent les élus... 
Le pacte est consommé, je ne te quitte plus ! 
Dans les vallons lointains suivant ta rêverie, 
Je prêterai ma voix aux fleurs de la prairie ; 
Elles murmureront : « Chante, chante la fleur 
Qui ne vit qu'un seul jour pour vivre sans douleur. » 
Tu m'entendras encor dans la brise incertaine 
Qui dirige la barque en sa course lointaine ; 
Son souffle redira : « Chante le ciel serein ; 
Qu'il garde son azur, le salut du marin ! » 
J'animerai l'oiseau caché sous le feuillage, 
Et le flot écumant qui se brise au rivage ; 
L'encens remplira l'air que tu respireras... 
Et soumise à mes lois, ma sœur, tu chanteras !



LA JEUNE FEMME.


J'écouterai ta voix, ta divine harmonie, 
Et tes rêves d'amour, de gloire et de génie ; 
Mon âme frémira comme à l'aspect des cieux... 
Des larmes de bonheur brilleront dans mes yeux. 
Mais de ce saint délire, ignoré de la terre, 
Laisse-moi dans mon cœur conserver le mystère ;


Sous tes longs voiles blancs, cache mon jeune front ; 
C'est à toi seul, ami, que mon âme répond ! 
Et si, dans mon transport, m'échappe une parole, 
Ne la redis qu'au Dieu qui comprend et console. 
Le talent se soumet au monde, à ses décrets, 
Mais un cœur attristé lui cache ses secrets ;


Qu'aurait-il à donner à la foule légère, 
Qui veut qu'avec esprit on souffre pour lui plaire ? 
Ma faible lyre a peur de l'éclat et du bruit, 
Et comme Philomèle, elle chante la nuit. 
Adieu donc ! laisse-moi ma douce rêverie, 
Reprends ton vol léger vers ta belle patrie !




L'ange reste près d'elle, il sourit à ses pleurs, 
Et resserre les nœuds de ses chaînes de fleurs ; 
Arrachant une plume à son aile azurée, 
Il la met dans la main qui s'était retirée. 
En vain elle résiste, il triomphe... il sourit... 
Laissant couler ses pleurs, la jeune femme écrit.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/5/3/4/1804352_716ac.gif
Repost 0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:12
1ns630ct.png

André Marie de Chénier, dit André CHENIER,
est né le 30 octobre 1762 à Constantinople et mort à Paris le25 juillet 1794).
L'œuvre inachevée de ce jeune poète du XVIIIe siècle, publiée progressivement à partir de 1819, a fait de lui une figure majeure de l'hellénisme en France .

andre-chenier.jpg

6b51502e.png

Amymone

Salut, belle Amymone ; et salut, onde amère
A qui je dois la belle à mes regards si chère.
Assise dans sa barque, elle franchit les mers.
Son écharpe à longs plis serpente dans les airs.

Ainsi l'on vit Thétis flottant vers le Pénée,
Conduite à son époux par le blond Hyménée,
Fendre la plaine humide, et, se tenant au frein,
Presser le dos glissant d'un agile dauphin.

Si tu fusses tombée en ces gouffres liquides,
La troupe aux cheveux noirs des fraîches Néréides
A ton aspect sans doute aurait eu de l'effroi,
Mais pour te secourir n'eût point volé vers toi.

Près d'elle descendue, à leurs yeux exposée,
Opis et Cymodoce et la blanche Nésée
Eussent rougi d'envie, et sur tes doux attraits
Cherché, non sans dépit, quelques défauts secrets ;

Et loin de toi chacune, avec un soin extrême,
Sous un roc de corail menant le dieu qu'elle aime,
L'eût tourmenté de cris amers, injurieux,
S'il avait en partant jeté sur toi les yeux.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/8/2/7/2/1952728_d1093.gif
Repost 0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 03:30
 
Louise-Victorine Ackermann,

née Louise-Victorine Choquet (Paris, 30 novembre 1813 – aux environs de Nice, 3 août 1890),

 est une poétesse française.
Ackermann Louise-Victorine


L'amour et la mort
(A M. Louis de Ronchaud)


I
Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :


Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent 
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et qui vont se glacer.


Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse 
Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur, 
Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse 
D'un instant de bonheur ?


Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : "Aime et meurs ici-bas ! " 
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n'échapperez pas. 


Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure, 
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l'immense Nature,
Aimez donc, et mourez !


II
Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile 
Quand un charme invincible emporte le désir, 
Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile 
A frémi de plaisir.


Notre serment sacré part d'une âme immortelle ; 
C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ; 
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile 
Jusque dans nos transports.


Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie 
Pâlir au firmament les astres radieux,
Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
Leur lien pour les cieux.


Dans le ravissement d'une éternelle étreinte 
Ils passent entraînés, ces couples amoureux, 
Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte 
Un regard autour d'eux.


Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ; 
Leur espoir est leur joie et leur appui divin ; 
Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe 
Leur pied heurte en chemin.


Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,
Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
S'ils mouraient tout entiers ?


Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt, 
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : " C'est Elle ! " 
Et la perdre aussitôt,


Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour. 
Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée 
Pour un être d'un jour !


Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir, 
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles 
Ne puissent t'émouvoir,


Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre 
Tu dises : " Garde-les, leurs cris sont superflus. 
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! "


Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ; 
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.


III
Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain !
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère,
Il lui faut un demain !


Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle 
Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés, 
Vous oubliez soudain la fange maternelle 
Et vos destins bornés.


Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires 
Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ? 
Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères 
En face du néant.


Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles :
" J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. " 
La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles 
Luiront sur vos tombeaux.


Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse
A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
"Nous aussi nous aimons !"


Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
La Nature sourit, mais elle est insensible :
Que lui font vos bonheurs ?


Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,
C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor. 
Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,
Et vous laisse la mort.


Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ; 
Le reste est confondu dans un suprême oubli. 
Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :
Son voeu s'est accompli.


Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines, 
Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus, 
Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines 
Vous jettent éperdus ;


Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre 
Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas, 
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre 
L'Infini dans vos bras ;


Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims, 
Ces transports, c'est déjà l'Humanité future 
Qui s'agite en vos seins.


Elle se dissoudra, cette argile légère
Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ; 
Les vents vont disperser cette noble poussière 
Qui fut jadis un coeur.


Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame 
De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
Dans les âges lointains.


Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l'amour. 
Chacun rapidement prend la torche immortelle 
Et la rend à son tour.


Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,
Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea, 
De la tenir toujours : à votre main mourante 
Elle échappe déjà.


Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ; 
Il aura sillonné votre vie un moment ;
En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme 
Votre éblouissement.


Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
Si son oeil éternel considère, impassible,
Le naître et le mourir,


Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu !
Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,
Et pardonnez à Dieu !
http://img1.picmix.com/output/pic/original/7/0/3/3/2163307_f78e9.gif


Repost 0
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:36
Isaac HABERT 
né à Paris vers 1560 et mort vers 1625,

est un poète baroque français.

Issu d'une famille d'écrivains, il écrit sur des thèmes scientifiques, religieux et amoureux.
isaac habert

 

Quand le clair Apollon tire son char des eaux
À sa Dame


Quand le clair Apollon tire son char des eaux, 
Bridant ses grands coursiers sur le rivage more, 
Le simulacre alors du noir fils de l'Aurore
Dans le temple thébain rend des sons tout nouveaux.


Mais sitôt que la nuit épand ses noirs nuaux*
Par le vague de l'air, Memnon alors déplore 
Et se plaint de ne voir le soleil qu'il adore, 
Comme étant le seul roi des plus luisants flambeaux.


Ainsi quand j'aperçois ces étoiles brillantes 
Qui luisent sur ton front, belles, claires, ardentes, 
Envoyer dessus moi leurs rayons bienheureux, 


Je chante leur beauté, lors mon âme est joyeuse, 
Mais privé de leurs rais et clarté lumineuse, 
Las ! je deviens muet, aveugle, et froidureux.


(*) nuages

http://img1.picmix.com/output/pic/original/0/6/6/5/2085660_ab1d8.gif


Repost 0
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 02:47
Jean Nicolas Arthur RIMBAUD

est un poète français

né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille.

Bien que brève, la densité de son œuvre poétique fait d'Arthur Rimbaud une des figures considérables de la littérature française.


RIMBAUD
Tête de faune

Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,
Dans la feuillée incertaine et fleurie
De fleurs splendides où le baiser dort,
Vif et crevant l'exquise broderie,

Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

Et quand il a fui - tel qu'un écureuil -
Son rire tremble encore à chaque feuille,
Et l'on voit épeuré par un bouvreuil
Le Baiser d'or du Bois, qui se recueille.



http://img1.picmix.com/output/pic/original/7/6/5/6/2146567_dcb44.gif
Repost 0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 01:45
images--1-.jpg
Alfred GARNEAU (1836-1904) 

est un poète québécois 

Avocat et traducteur, la poésie est néanmoins sa passion dominante. Disciple de Hugo et de Musset, il est également ouvert aux influences des Parnassiens et des Symbolistes.
Il en résulte une poésie intimiste et sensible, calme et sereine, fruit de rêve ou de fantaisie. Ses poèmes traduisent ses confidences mélancoliques, ses souvenirs et ses émotions pures. 

94465650alfred-garneau-jpg.jpg
images (1)

Croquis

Je cherchais, à l'aurore, une fleur peu connue,
Pâle fille des bois et de secrets ruisseaux,
Des sources de cristal aux murmurantes eaux,
Enchaînèrent mes pas et surprirent ma vue.

Ô fraîche cascatelle ! En légers écheveaux,
Son onde s'effilait, blanche, à la roche nue,
Puis, sous un rayon d'or un moment retenue,
Elle riait au ciel entre ses bruns roseaux !

Et comme j'inclinais quelques tiges mutines,
Sans bruit, l'oreille ouverte aux rumeurs argentines,
Pareilles aux soupirs d'un luth mystérieux,

Soudain, glissant vers moi sur son aile inquiète
À travers les rameaux, doux et penchant sa tête,
Un rossignol vint boire au flot harmonieux.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/7/8/6/4/2014687_088ee.gif
images (1)
Repost 0
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 02:26
1ns630ct
Gérard de NERVAL,
pseudonyme de Gérard Labrunie,

est un écrivain et un poète français,
né le 22 mai 1808 à Paris, ville où il est mort le 26 janvier 1855.
Il est essentiellement connu pour ses poèmes et ses nouvelles, notamment son ouvrage Les Filles du feu, recueil de nouvelles (la plus célèbre étant Sylvie) et de sonnets (Les Chimères) publié en 1854.
Gerard_de_Nerval.jpg
1ns630ct

Myrtho

Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,
Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,
À ton front inondé des clartés de l'Orient,
Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.

C'est dans ta coupe aussi que j'avais bu l'ivresse,
Et dans l'éclair furtif de ton oeil souriant,
Quand aux pieds d'lacchus on me voyait priant,
Car la Muse m'a fait l'un des fils de la Grèce.

Je sais pourquoi là-bas le volcan s'est rouvert...
C'est qu'hier tu l'avais touché d'un pied agile,
Et de cendres soudain l'horizon s'est couvert.

Depuis qu'un duc normand brisa tes dieux d'argile,
Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile,
Le pâle hortensia s'unit au myrte vert !

http://img1.picmix.com/output/pic/original/8/1/6/1/1971618_5dda7.gif

Repost 0

Citation "amour"

Recherche

 

LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

http://idata.over-blog.com/3/02/13/98/photos-jean-claude/images/PHOTOS-JC-2/PHOTOS-JC-3/PHOTOS-JC-4/PHOTO-JC-5/photos-JC-6/photo-7/photos-8/photos-9/PHOTO-10/N--11/ATT22444.gif

 

http://img1.picmix.com/output/pic/original/6/0/7/8/1648706_5c037.gif

 

Pour la lutte contre le cancer

http://img.over-blog.com/600x450/5/05/88/06/divers-internet-2/349e05ce--1-.jpg

 

http://img1.picmix.com/output/pic/original/5/5/8/4/2154855_b5fe3.gif

 

Citation gothique

http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/2/8/2/2102824_23208.gif

nymphes

http://img1.picmix.com/output/pic/original/6/0/2/9/1849206_14c73.gif

 

Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

http://img.over-blog.com/401x600/5/05/88/06/cartes-postales-humoristiques-1960---1970/numerisation0025.jpg           

 

 

 

Le gros chêne à Evans

http://img.over-blog.com/593x446/5/05/88/06/EVANS---jura/evans-le-gros-chene-HPIM2529.jpg

 
Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

Catégories

Mes chats

http://img.over-blog.com/500x375/5/05/88/06/HPIM0774.JPG

 

http://images.empreintesduweb.com/originale/1373362006.gif

Le billet d'amour

http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/6/0/7/2657062_97b71.jpg

chien et chat

http://img.over-blog.com/600x535/5/05/88/06/chats/numerisation0005-copie-1.jpg

http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/6/5/6/1886564_d2f06.gif