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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 00:55
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.



    Notre Heure

        Écoute le doux bruit de cette heure que j’aime
        Et qui passe et qui fuit et meurt en un poème !

        Écoute ce doux bruit tranquille et passager
        Des ailes de l’Instant qui s’envole, léger !

        Je crois que ma douleur n’est que celle d’un autre…
        Et cette heure est à nous comme une chose nôtre…

        Car cette heure ne peut être à d’autres qu’à nous,
        Avec son doux parfum et son glissement doux…

        Elle est pareille à la chanson basse qui leurre
        Et qui vient de la mer… Ah ! retenir notre heure !

        Ô triste enchantement de se dire : Jamais
        Je ne retrouverai cette heure que j’aimais !

Illustration mcp
Notre heure
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 22:39
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.




Qu’une vague l’emporte
À l’heure des mains jointes

 
La marée, en dormant, prolonge un souffle égal,
L’âme des conques flotte et bruit sur les rives…
Tout m’est hostile, et ma jeunesse me fait mal.
Je suis lasse d’aimer les formes fugitives.
Debout, je prends mon cœur où l’amour fut hier
Si puissant, et voici : je le jette à la mer.

Qu’une vague légère et dansante l’emporte,
Que la mer l’associe à son profond travail
Et l’entraîne à son gré, comme une chose morte,
Qu’un remous le suspende aux branches de corail,
Que le vouloir des vents contraires le soulève
Et qu’il roule, parmi les galets, sur la grève.

Qu’il hésite et qu’il flotte, un soir, emprisonné
Par la longue chevelure des algues blondes,
Que le songe de l’eau calme lui soit donné
Dans le fallacieux crépuscule des ondes…
Et que mon cœur, soumis enfin, tranquille et doux,
Obéisse au vouloir du vent et des remous.

Je le jette à la mer, comme l’anneau des Doges,
L’anneau d’or que les flots oublieux ont terni,
Et qui tomba, parmi les chants et les éloges,
Dans le bleu transparent, dans le vert infini…
L’heure est vaste, les morts charmantes sont en elles,
Et je donne mon cœur à la mer éternelle.


Illustration mcp
Qu'une vague l'emporte
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 02:30
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Caravanes
Flambeaux éteints

C’est le soir. On entend passer les caravanes.
Rythmiques, les chameaux allongent leurs pas lourds.
La clochette à leur cou jette des refrains sourds.
Smyrne dort, du sommeil repu des courtisanes.

Dans un jardin créé par les mains de la nuit
De fabuleux jasmins déroulent leurs lianes,
Et mes rêves s’en vont, comme des caravanes,
Vers l’inconnu charmant où l’amour les conduit.

Mes rêves, défilant en lentes caravanes,
Mes grands rêves chargés du poids de tant d’espoirs,
S’en vont, au bruit lointain des cloches, dans les soirs,
Vers la maîtresse brune aux voiles diaphanes.

Orientalement immuable, elle attend
Sans rêve et sans désir, comme font les sultanes,
Et peut-être, entendant passer mes caravanes,
Ses yeux les suivront-ils dans leur marche, un instant.

Des palmiers surchargés de dattes, de bananes,
M’attendent en l’espace aux rares tamaris.
J’y connaîtrai l’espoir déçu de l’oasis
Que cherche vainement la soif des caravanes.

Mais je sais que là-bas, loin des ferveurs profanes,
Beauté captive aux longs loisirs pleins de regret,
Ma Sultane repose en ce palais sacré
Où mes rêves s’en vont, comme des caravanes.
Illustration mcp
Caravanes
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 01:02
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

A la perverse Ophélie

        Les évocations de ma froide folie
        Raniment les reflets sur le marais stagnant
        Où flotte ton regard, ô perverse Ophélie !

        C’est là que mes désirs te retrouvent, ceignant
        D’iris bleus ton silence et ta mélancolie,
        c’est là que les échos raillent en s’éloignant.

        L’eau morte a, dans la nuit, les langueurs des lagunes,
        Et voici, dispensant l’agonie et l’amour,
        L’automne aux cheveux roux mêlés de feuilles brunes.

        L’ombre suit lentement le lent départ du jour.
        Comme un ressouvenir d’antiques infortunes,
        Le vent râle, et la nuit prépare son retour.

        Je sonde le néant de ma froide folie.
        T’ai-je noyée hier dans le marais stagnant
        Où flotte ton regard, ô perverse Ophélie ?

        Ai-je erré, vers le soir, douloureuse, et ceignant
        D’iris bleus ton silence et ta mélancolie,
        Tandis que les échos raillent en s’éloignant ?

        L’eau calme a-t-elle encor les lueurs des lagunes,
        Et vois-tu s’incliner sut ton défunt amour
        L’automne aux cheveux roux mêlés de feuilles brunes ?

        Ai-je pleuré ta mort dans l’énigme du jour
        Qui disparaît, chargé d’espoirs et d’infortunes ?...
        -- O rythme sans réveil, ô rire sans retour !

Paul Albert Steck (v.1866–1924)
Ophélie
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 01:33

Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.
 


Pour toutes
Flambeaux éteints

Très chère, sois plus femme encore, si tu veux
Me plaire davantage et sois faible et sois tendre,
Mêle avec art les fleurs qui parent tes cheveux,
Et sache t’incliner au balcon pour attendre.

Ce qu’il est de plus grave en un monde futile,
C’est d’être belle et c’est de plaire aux yeux surpris,
D’être la cime pure, et l’oasis, et l’île,
Et la vague musique au langage incompris.

Qu’un changeant univers se transforme en ta face,
Que ta robe s’allie à la couleur du jour,
Et choisis tes parfums avec un art sagace,
Puisqu’un léger parfum sait attirer l’amour.

Immobile au milieu des jours, sois attentive
Comme si tu suivais les méandres d’un chant,
Allonge ta paresse à l’ombre d’une rive,
Etre sous les cyprès à l’ombre du couchant.

Sois lointaine, sois la Présence des ruines
Dans les palais détruits où frissonne l’hiver,
Dans les temples croulants aux ombres sibyllines,
Et souffre de la mort du soleil et de la mort.

Comme une dont on hait la race et qu’on exile,
Sois faible et parle bas, et marche avec lenteur.
Expire chaque soir avec le jour fébrile,
Agonise d’un bruit et meurs d’une senteur.

Etant ainsi ce que mon rêve t’aurait faite,
Reçois de mon amour un hommage fervent,
O toi qui sais combien le ciel est décevant
Aux curiosités fébriles du poète !

Et je retrouverai dans ton unique voix,
Dans le rayonnement de ton visage unique,
Toute l’ancienne pompe et l’ancienne musique
Et le tragique amour des reines d’autrefois.

Tes beaux cheveux seront mon royal diadème,
Mes sirènes d’hier chanteront dans ta voix.
Tu seras tout ce que j’adorais autrefois,
Toi seule incarneras l’amour divers que j’aime.


Wladyslaw Theodor Benda (1873-1948)
Attente

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 01:01
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

Atthis
Evocations

Je reviens chercher l’illusion des choses
D’autrefois, afin de gémir en secret
Et d’ensevelir notre amour sous les roses
Blanches du regret.

Car je me souviens des divines attentes,
De l’ombre et des soirs fébriles de jadis…
Parmi les soupirs et les larmes ardentes,
Je t’aimais, Atthis !

J’aimais tes cheveux tissés de clairs de lune,
Ton corps ondoyant qui se dérobe et fuit,
Tes yeux que l’éclat de l’aurore importune,
Bleus comme la nuit.

J’aimais le baiser de tes lèvres amères,
J’aimais ton baiser aux merveilleux poisons,
Jadis ! Et j’aimais tes injustes colères
Et tes trahisons.

Atthis, aujourd’hui tu pâlis, et je passe,
Tel un exilé sans désir de retour,
Toi, moins souriante, et moi, l’âme plus lasse,
Plus loin de l’amour.

Pourtant que d’angoisse en tes vastes prunelles,
Et que d’infini dans nos larges douleurs !
Le rêve irisait de splendeurs irréelles
La pourpre des fleurs.

Voici que s’exhale et monte, avec la flamme
Subtile des chants et la clarté des lys,
L’intime sanglot de l’âme de mon âme :
Je t’aimais, Atthis.

Illustration mcp
Le rêve irisait la pourpre des fleurs
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:28
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


L’Amant des Sirènes
Evocations


Vous craignez le Désir, ô compagnons d’Ulysse.
Aveugles et muets, l’âme close au péril
De la voix qui ruisselle et du rire subtil,
Vous rêvez des foyers qui recueillent l’exil
Aux pieds lassés. Moi seul, ô compagnons d’Ulysse,
Moi seul ai dédaigné la fraude et l’artifice,
Moi seul ose l’Amour et le divin Péril.

Dénouant leurs cheveux fluides, les Sirènes,
Ceintes de la langueur et de l’ardeur des Morts,
S’approchent, un reflet de perles sur leurs corps.
Elles chantent, leur voix se mêle aux clairs accords
Des vagues et du vent… J’entrevois les Sirènes…
Elles chantent l’Amour qui corrode les veines
Comme un venin, et fait brûler le sang des Morts.

Elles chantent la paix de l’heureuse agonie,
Le sanglot nuptial dans l’ombre du Sommeil
Que ne pénètrent plus les flèches du soleil…
Elles chantent l’Amour qui s’apaise, pareil
Aux larmes sans douleur… Ah ! l’heureuse agonie,
Le lit où la couleur se mêle à l’harmonie,
Le flux et le reflux qui bercent le Sommeil…

Le vent m’emportera vers l’énigme des brumes…
J’irai, comme le mât d’un navire broyé,
Et j’abandonnerai mon âme de Noyé
Au rythme des remous, au velours déployé

Des algues, au baiser des brises et des brumes…
Le sel imprégnera d’étranges amertumes
Et de frais souvenirs mes lèvres de Noyé…

O lâches compagnons d’Ulysse ! Pour une heure
Je donne l’existence humaine ! Pour un chant
Vaguement répété par la mer au couchant,
Pour un visage à peine entrevu, se penchant
Sur le miroir brisé des ondes, — pour une heure,
J’accepte le silence où le néant demeure,
Le silence où périt la mémoire du chant…

Willy Pogany (1882-1955)
Les sirènes - Tentations d'Ulysse
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:59
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Sommeil
Etudes et préludes

Ton sommeil m’épouvante, il est froid et profond
Ainsi que le Sommeil aux langueurs éternelles.
J’ai peur de tes yeux clos, du calme de ton front,
Je guette, et le silence inquiet me confond,
Un mouvement des cils sur la nuit des prunelles.

Je ne sais, présageant les mortelles douleurs,
Si, dans la nuit lointaine où l’aurore succombe,
Ton souffle n’a pas fui comme un souffle de fleurs,
Sans effort d’agonie et sans râle et sans pleurs,
Et si ton lit d’amour n’est pas déjà la tombe.


Illustration mcp
Sommeil
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 01:20
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

Intangible
Le Vent des vaisseaux

 
    Nul n’oserait frôler l’effilement des doigts
    Que je tends en un geste indifférent et triste.

    L’amour n’a point d’écho pour répondre à ma voix,
    Nul n’ose interroger mes regards d’améthyste…

    Car moi, fille royale, ainsi je l’ai voulu,
    Sachant que mon bonheur était dans le silence…

    Seuls, les beaux chants lointains de l’autrefois m’ont plu,
    Car c’est vers l’autrefois que mon âme s’élance…

    Et nul n’ose troubler la sombre paix d’un seuil
    Que garde l’inconnu. Mais j’y règne, impassible…

    J’y sers obscurément le Dieu de mon long deuil…
    Nul n’ose m’approcher… Car je suis l’Intangible…

Illustration mcp
Intangible
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 00:49
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

Paysage mystique
Evocations

Il est un ciel limpide où s’éteint le zéphyr,
Où la clarté se meurt sur les champs d’asphodèles,
Et là-bas, dans le vol de leur dernier soupir,
Vient l’âme sans espoir des Amantes fidèles.

Là-bas, la rose même a d’étranges pâleurs,
Les oiseaux n’ont qu’un chant égal et monotone,
Les terrestres parfums ont délaissé les fleurs,
Le soleil a toujours un sourire d’automne.

Elles passent, les yeux vaguement azurés,
Dans l’orgueil virginal de leur beauté première,
Effleurant de leur pas harmonieux les prés
Que leurs blancs vêtements parsèment de lumière.

Et le mouvant miroir de la source confond
Dans un même reflet les larges chevelures…
Les lueurs du couchant se mêlent à leur front :
Mais les baisers sont morts sur leurs lèvres très pures.

Elles ont recueilli la flamme de l’autel
Qui brûle sous les yeux de la chaste Déesse,
Et gardé de l’Amour ce qu’il a d’éternel ;
Le divin souvenir, le rêve et la tristesse.

Illustration mcp
Paysage mystique
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

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Le billet d'amour

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chien et chat

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