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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 00:00

Sabine Sicaud,
née le 23 février 1913 et morte le 12 juillet 1928, est une poétesse française.

 
Elle est née et morte à Villeneuve-sur-Lot, dans la maison de ses parents, nommée La Solitude. Solitude est aussi le titre d'un de ses poèmes.
Ses Poèmes d'enfant, d'une grande maturité pour son jeune âge, et préfacés par Anna de Noailles, ont été publiés lorsqu'elle avait treize ans. Après les chants émerveillés de l'enfance et de l'éveil au monde, est venue la souffrance, insupportable. Après une blessure au pied, celle-ci dégénère en ostéomyélite, appelée aussi la gangrène des os, elle meurt à l'âge de 15 ans.

Les bégonias
 
Ce sont les bégonias clairs
couleur de fruits, couleur de chair,
couleur de coquillages pâles.
Bégonias aux lourds pétales
couleur de perles et d’opales
"couleur des fleurs aussi qui moururent hier"
Ce sont les bégonias pâles.
 
Bégonias si grands ouverts
sentez-vous les doigts de l’hiver
menacer votre cœur ouvert?
Et vous dont la pourpre est si vive,
bégonias couleur de sang
couleur du soleil qui descend
vers la mer qu’une houle avive.
 
Bégonias éblouissants
qui parlez de gloire et de sang
au bout de tiges mutilées,
sentez-vous tout ce que l’on sent
quand le vent, le brouillard, la pluie ou la gelée
se glissent le long des allées?
 
Ciseaux du jardinier… que n’ont-ils fait déjà!
Tiges molles qu’on déchargea
d’une orgueilleuse fleur fanée…
C’est bien fini pour cette année.
Vos haillons de velours se dispersent déjà.
 
Sur vos têtes découronnées
un nom, barbare un peu, dira que vous étiez
de cette pâleur fine ou de ce rouge altier
que les soirs d’automne exagèrent.
Bégonias d’âme étrangère,
fleurs de luxe, fleurs qu’on aima
comme on aime d’autres climats
dans l’air un peu trouble des serres
Fleurs des jardins aux grilles d’or,
voici l’heure, l’heure où l’on dort
au fond des grands palais de verre.
C’est l’heure des graines qu’on serre,
des bulbes roses et velus
gardant, de fleurs qui ne sont plus,
le germe frêle sous la terre.
 
Fleurs trop doubles; fleurs sans parfum,
sans arôme léger, aucun,
mais d’une beauté de mystère,
feuillages verts, feuillages bruns,
rameaux de corail un à un,
couchés dans les massifs défunts,
c’est l’heure des prisons de verre.
 
Dormez. Le vent souffle dehors
et tant de beaux rêves sont morts
d’une mort sans réveil possible!
Cœurs tendres ou cœurs impassibles,
j’aime vous savoir endormis
dans le terreau fin des semis
cependant que le long des vitres impassibles
le vent qui souffre, le vent fou
emporte des haillons là-bas, je ne sais où…

 
Sabine Sicaud - Poète - "Les bégonias"
Sabine Sicaud

Sabine Sicaud

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:04

Joseph Auguste Maurice Rollinat, 
né à Châteauroux (Indre) le 29 décembre 1846 et mort à Ivry-sur-Seine le 26 octobre 1903, est un poète français et musicien français.
Ses textes :  du pastoral au macabre en passant par le fantastique.
Sa poésie : de la Nature à la condition humaine


La grande cascade
 
A cette heure, elle n'est sensible, 
La grande cascade du roc, 
Qui par son tonnerre d'un bloc, 
La nuit la rend toute invisible.
 
Et, pourtant, sa rumeur compacte 
Décèle son bavement fou, 
Sa chute à pic, en casse-cou, 
Son ruement lourd de cataracte.
 
Un instant, l'astre frais et pur 
Écarte son nuage obscur, 
Comme un oeil lève sa paupière ;
 
Et l'on croit voir, subitement, 
Crouler des murs de diamant 
Dans un abîme de lumière.


https://img1.picmix.com/output/pic/original/2/4/3/3/2333342_a1df2.gif


Maurice Rollinat
https://www.cm2dolomieu.fr/poesie-12/bv000002.jpg
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 01:35
Renée Vivien, 
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris,
surnommée « Sapho 1900 », 
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.
 
 

Intérieur

 
Dans mon âme a fleuri le miracle des roses. 
Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes. 
 
Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors, 
Contre les regards durs et les bruits du dehors. 
 
Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence. 
Où l’heure au cours égal coule avec nonchalance. 
 
Aucun souffle ne fait trembler le mimosa 
Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa. 
 
Notre chambre paraît un jardin immobile 
Où des parfums errants viennent trouver asile. 
 
Mon existence est comme un voyage accompli. 
C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli. 
 
Pour garder cette paix faite de lueurs roses, 
O ma Sérénité ! tenons les portes closes.
 
La lampe veille sur les livres endormis, 
Et le feu danse, et les meubles sont nos amis. 
 
Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue 
Où chacun passe, avec une hâte recrue. 
 
Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si 
L’on parle encor… les mots ne font plus mal ici. 
 
Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne, 
Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.
 
Oui, les chuchotements ont perdu leur venin, 
Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin. 
 
Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages, 
Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages. 
 
Qui viendrait, nous troubler, nous qui sommes si loin 
Des hommes ? deux enfants oubliés dans un coin ? 
 
Loin des pavés houleux où se fanent les roses, 
Où s'éraillent les chants, tenons les portes closes….
 
 
 Serguei Toutounov

Serguei Toutounov

Renée Vivien

Renée Vivien

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:52
Théophile Gautier,

né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872,
 
est un poète, romancier et critique d'art français.

Il laisse l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue.


La Tulipe


Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;
Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand
Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant,
Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.


Mon air est féodal, et, comme une Yolande
Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,
Je porte des blasons peints sur mon vêtement,
Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.


Le jardinier divin a filé de ses doigts
Les rayons du soleil et la pourpre des rois
Pour me faire une robe à trame douce et fine.


Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur,
Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur
Dans mon calice fait comme un vase de Chine.

Recueil : "Poésies nouvelles et inédites" (1839)


champs de tulipes en Hollande de claude Monet (1886)
monet-hollande-1.jpg


Théophile Gautier
http://www.emmanuellenuncq.com/all-blogs/public/blog-31700-theophile-gautier-010510170531-1327998795.jpg
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:40

Émile Adolphe Gustave Verhaeren,
 
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
 
est un poète belge flamand, d'expression française.
 
Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.




Fleur fatale

   
L’absurdité grandit comme une fleur fatale
Dans le terreau des sens, des cœurs et des cerveaux ;
En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux ;
Nous, nous restons croupir dans la raison natale.


Je veux marcher vers la folie et ses soleils,
Ses blancs soleils de lune au grand midi, bizarres,
Et ses échos lointains, mordus de tintamarres
Et d’aboiements et pleins de chiens vermeils.


Îles en fleurs, sur un lac de neige ; nuage
Où nichent des oiseaux sous les plumes du vent ;
Grottes de soir, avec un crapaud d’or devant,
Et qui ne bouge et mange un coin du paysage.


Becs de hérons, énormément ouverts pour rien,
Mouche, dans un rayon, qui s’agite, immobile :
L’inconscience gaie et le tic-tac débile
De la tranquille mort des fous, je l’entends bien !

http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/4/2/9/2309242_9913a.gif
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:29

Siméon-Guillaume de La Roque,
 
né en 1551 près de Clermont-en-Beauvaisis et mort en 1611,
 
est un poète baroque français.

La poésie de Siméon-Guillaume de La Roque combine l'influence de Ronsard et de Desportes, en puisant à diverses sources italiennes. Elle influence Malherbe, dont l'auteur est l'ami. Par le choix de ses thèmes et de ses rythmes, son œuvre se trouve ainsi au carrefour de tous les destins poétiques.





Je suis en ces déserts l'amoureuse Clytie


Je suis en ces déserts l'amoureuse Clytie, 
Qui suis jusques au soir mon Soleil radieux, 
Dont la jalouse ardeur d'un amour furieux 
Fut cause que je suis en souci convertie.


Quand de mon horizon sa lumière est partie, 
Et que l'obscure nuit la dérobe à mes yeux,
De pleurs j'émeus la terre et de soupirs les cieux, 
Tant que par son retour ma peine est divertie.


Je n'ai que ce relâche au malheur qui me suit,
Le jour je me consomme et vais mourant la nuit, 
Près ou loin que je sois de l'astre qui m'enflamme.


Près, j'aime mieux souffrir. Car par l'éloignement, 
J'enferme, en me fermant au profond de mon âme,
L'ennui, le désespoir, l'horreur et le tourment.


Clytie de Evelyn De Morgan ( 1855 – 1919)
Clytie-deMorgan-L




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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:13

Gaston Couté,
 
né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, 
 
est un poète libertaire et chansonnier français.
 
Les poèmes de Gaston Couté ont été régulièrement interprétés, entre autres Edith Piaf et Bernard Lavilliers, Certains groupes de rap, électro, techno et hip-hop comme jazzkor, et les 1871 ont aussi repris son répertoire.




 
Chanson de Messidor

 
Dame ! vois-tu les grands blés d'or 
Sous les couchants de Messidor 
Saillir longs et droits de la glèbe. 
Ils ne sont pas encor si longs 
Que les flots de tes cheveux blonds 
Où je cache mon front d'éphèbe.

 
Dame ! écoute la voix du vent 
Dont l'aile caresse en rêvant 
Une par une chaque tige. 
Elle est moins vibrante d'émoi 
Que ta chanson qui fait en moi 
Courir des frissons de vertige.

 
Dame ! regarde voltiger 
Les abeilles en l'air léger 
Et se reposer sur les roses. 
Leur miel plein d'arôme est moins doux 
Que le baiser pris à genoux 
Sur tes lèvres fraîches écloses.

 
Dame ! en ton geste noble et lent
Cueille un coquelicot sanglant
Pour l'épingler sur ta poitrine.
Il est moins rouge que mon coeur
Quand ton rictus aigre et moqueur
Le met en doute ou le chagrine...

 
Gaston COUTÉ - poète - "Chanson de Messidor"
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 02:15

Charles Guérin,

né le 29 décembre 1873 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), où il est mort le 17 mars 1907,

est un poète français.

Il publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895, trois recueils marqués par l'influence du poète symboliste belge Georges Rodenbach qui préface un recueil. A Paris, il fréquente les cercles poétiques et littéraires à la mode, en particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé. Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la rédaction de quelques articles de critique littéraire et artistique et édite ses œuvres : Le Cœur solitaire, Le Semeur de cendres et L'Homme intérieur. Il collabore aussi à plusieurs revues et fréquente de nombreux jeunes écrivains : Paul Léautaud, Maurice Magre, Paul Fort, Jean Viollis, Albert Samain, et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes.






Pour couronner la blonde enfant aux yeux d'azur

Pour couronner la blonde enfant aux yeux d'azur, 
De toutes la plus chaste ensemble et la plus belle, 
Car sa gorge orgueilleuse a pour hôte un coeur pur, 
Que l'azur du bleuet au fauve épi se mêle.


Quand le ciel d'août torride accable les moissons, 
Qu'au sein des blés houleux s'enfoncent les faucilles, 
Son labeur et sa force étonnent les garçons, 
Sa sévère beauté rend jalouses les filles.


Le blé tombe ; elle va, courbant les reins. Son bras 
D'un geste calme fauche à pleins faisceaux les tiges. 
Elle avance ; derrière elle le chaume est ras : 
Les pauvres seuls pourront glaner sur ses vestiges.


Son sillon large an bord de ciel illimité 
Se perd. Elle s'arrête et relève son buste ; 
Et sur l'horizon pâle où brûle tout l'été 
Le poète croit voir surgir Cérès auguste.


Les jeunes moissonneurs sont pensifs, ne sachant 
Qui d'entre eux, au prochain automne, élu par elle, 
Dénouera cette gerbe intacte, honneur du champ, 
Où le bleuet d'azur aux blonds épis se mêle.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/8/6/0/9/2289068_80164.gif


Charles Guérin
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Charles_Guerin_portrait_par_Paul_Baudier.jpeg/220px-Charles_Guerin_portrait_par_Paul_Baudier.jpeg
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 01:42
René Armand François Prudhomme,
dit Sully Prudhomme,

né à Paris le 16 mars 1839 et mort à Châtenay-Malabry le 6 septembre 1907, 

est un poète français, premier lauréat du Prix Nobel de littérature en 1901.




Le volubilis


Toi qui m'entends sans peur te parler de la mort,
Parce que ton espoir te promet qu'elle endort
Et que le court sommeil commencé dans son ombre
S'achève au clair pays des étoiles sans nombre,
Reçois mon dernier voeu pour le jour où j'irai
Tenter seul, avant toi, si ton espoir dit vrai.


Ne cultive au-dessus de mes paupières closes
Ni de grands dahlias, ni d'orgueilleuses roses,
Ni de rigides lis : ces fleurs montent trop haut.
Ce ne sont pas des fleurs si fières qu'il me faut,
Car je ne sentirais de ces raides voisines
Que le tâtonnement funèbre des racines.


Au lieu des dahlias, des roses et des lis,
Transplante près de moi le gai volubilis
Qui, familier, grimpant le long du vert treillage
Pour denteler l'azur où ton âme voyage,
Forme de ta beauté le cadre habituel
Et fait de ta fenêtre un jardin dans le ciel.


Voilà le compagnon que je veux à ma cendre :
Flexible, il saura bien jusque vers moi descendre.
Quand tu l'auras baisé, chérie, en me nommant,
Par quelque étroite fente il viendra doucement,
Messager de ton coeur, dans ma suprême couche,
Fleurir de ton espoir le néant de ma bouche.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/6/7/8/2/2282876_34b10.gif


René-François Sully Prudhomme
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/22/Sully_Prudhomme.jpg
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 01:17

Pierre de Marbeuf
(1596-1645)
est un poète baroque français du XVIIe siècle.

Né à Sahurs, il fait ses études au collège de La Flèche et vit à Paris de 1619 à 1623. Il étudie le droit en compagnie de Descartes. Auteur de sonnets baroques et du Recueil de vers (publié à Rouen en 1628), il met en œuvre les thèmes de la nature, de la fragilité de la vie et de l'amour. Il sera aussi maître des eaux et forêts. C'est un poète utilisant énormément le registre comique et pathétique.

Connu tardivement, il est apprécié non seulement pour ses qualités de poète, mais aussi pour ses talents satiriques.





L'Iris


Les rayons du soleil se dardent sur l'enflure 
D'un nuage opposé qui, rosoyant d'humeur, 
Nous fera bientôt voir de l'Iris la voûture, 
Peignant notre horizon de sa cambre lueur.


Ah ! la voici déjà, sa céleste présence 
En bigarrant le ciel enfante divers ronds 
Et découvre au soleil l'émail de sa naissance, 
Qu'il a formé dardant sur elle ses rayons.


Elle fait d'un demi-rond seulement la ceinture 
Dérobant la moitié de ce cercle à nos yeux, 
Mélangeant ses couleurs de diverse peinture, 
D'azur, de pourpre et d'or elle émaille les cieux.


Tel est le col doré des chastes colombelles, 
Variant ses couleurs opposite au soleil ; 
Mais encor de l'Iris les couleurs sont plus belles 
Que l'émail colombin qui délecte notre oeil.


Allons donc à couvert, car cette messagère
De la reine des eaux vient pour nous annoncer 
Que tantôt la moiteur de son arc circulaire 
S'épurant de ses pleurs viendra nous arroser.


Le soleil à la nue oppose son visage 
De ce bel arc-en-ciel pour former le voutis,
Jésus est le soleil, le monde le nuage, 
La grâce le rayon, et la Vierge l'Iris.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/3/5/3/1/2281353_2bb6d.gif


Pierre de Marbeuf
http://www.babelio.com/users/AVT_Pierre-de-Marbeuf_2557.png
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