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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:40

Émile Adolphe Gustave Verhaeren,
 
né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,
 
est un poète belge flamand, d'expression française.
 
Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.




Fleur fatale

   
L’absurdité grandit comme une fleur fatale
Dans le terreau des sens, des cœurs et des cerveaux ;
En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux ;
Nous, nous restons croupir dans la raison natale.


Je veux marcher vers la folie et ses soleils,
Ses blancs soleils de lune au grand midi, bizarres,
Et ses échos lointains, mordus de tintamarres
Et d’aboiements et pleins de chiens vermeils.


Îles en fleurs, sur un lac de neige ; nuage
Où nichent des oiseaux sous les plumes du vent ;
Grottes de soir, avec un crapaud d’or devant,
Et qui ne bouge et mange un coin du paysage.


Becs de hérons, énormément ouverts pour rien,
Mouche, dans un rayon, qui s’agite, immobile :
L’inconscience gaie et le tic-tac débile
De la tranquille mort des fous, je l’entends bien !

http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/4/2/9/2309242_9913a.gif
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 01:24

Guillaume Apollinaire (né Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Kostrowicki, Apollinaire est en réalité son 4e prénom)

est un poète et écrivain français, né sujet polonais de l'Empire russe. D'après sa fiche militaire, il est né le 26 août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris.

Il est considéré comme l'un des poètes français les plus importants du début du XXe siècle, auteur de poèmes tels que Zone, La Chanson du Mal-Aimé, Mai ou encoreLe Pont Mirabeau (dont plusieurs adaptations en chanson ont été faites). 
Son œuvre érotique se trouve être également passée à la postérité. Il expérimenta un temps la pratique du calligramme (terme de son invention, quoiqu'il ne soit pas l'inventeur du genre lui-même, désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps, notamment du cubisme, poète et théoricien de l'Esprit nouveau, et un précurseur majeur du surréalisme dont il a forgé le nom.



Pétales de pivoine


Trois pétales de pivoine
Rouges comme une pivoine
Et ces pétales me font rêver
Ces pétales ce sont
Trois belles petites dames
À peau soyeuse et qui rougissent
De honte
D’être avec des petits soldats
Elles se promènent dans les bois
Et causent avec les sansonnets
Qui leur font cent sonnets
Elles montent en aéroplane
Sur de belles libellules électriques
Dont les élytres chatoient au soleil
Et les libellules qui sont
De petites diablesses
Font l’amour avec les pivoines
C’est un joli amour contre nature
Entre demoiselles et dames
Trois pétales dans la lettre
Trois pétales de pivoine.

_

Quand je fais pour toi mes poèmes quotidiens et variés
Lou je sais bien pourquoi je suis ici
À regarder fleurir l’obus à regarder venir la torpille aérienne
À écouter gauler les noix des véhémentes mitrailleuses
Je chante ici pour que tu chantes pour que tu danses
Pour que tu joues avec l’amour
Pour que tes mains fleurissent comme des roses
Et tes jambes comme des lys
Pour que ton sommeil soit doux

_


Aujourd’hui Lou je ne t’offre en bouquet poétique
Que les tristes fleurs d’acier
Que l’on désigne par leur mesure en millimètres
(Où le système métrique va-t-il se nicher)
On l’applique à la mort qui elle ne danse plus
Mais survit attentive au fond des hypogées

_


Mais trois pétales de pivoine
Sont venus comme de belles dames
En robe de satin grenat
Marquise
Quelle robe exquise
Comtesse
Les belles f…es
Baronne
Écoutez la Mort qui ronronne
Trois pétales de pivoine
Me sont venus de Paris


(Poèmes à Lou, ch. LII)


http://img1.picmix.com/output/pic/original/2/4/5/7/2307542_b3cbe.gif

Guillaume Apollinaire
http://www.babelio.com/users/QUIZ_Apollinaire_8187.jpeg
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 03:04

Paul Claudel 

est un dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris.

Il fut membre de l'Académie française.


Le delphinium

Toute pure comme le ciel,
Brûlante comme le feu,
Aérienne et réelle,
Quel nom te donner pour modèle,
Énorme torche bleue?



La grande fleur bleue dit: N’ai-je
Pas réussi à sortir
Du fond du plus noir saphir
Ce feu plus pur que la neige?
Dans le clair matin du Dieu
La grande fleur a frissonné
De la gloire d’être née,
Du triomphe d’être bleue!
Si jamais Dieu s’ennuyait,
Qu’il te regarde, créature
Aussi fraîche que le lait,
Énorme épi de millet,
Colonie de clair juillet.
Madrépore de l’azur!

http://img1.picmix.com/output/pic/original/1/1/6/3/2303611_9f68e.gif


Paul Claudel
http://www.litte-ratures.fr/wp-content/uploads/claudel.jpg


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:29

Siméon-Guillaume de La Roque,
 
né en 1551 près de Clermont-en-Beauvaisis et mort en 1611,
 
est un poète baroque français.

La poésie de Siméon-Guillaume de La Roque combine l'influence de Ronsard et de Desportes, en puisant à diverses sources italiennes. Elle influence Malherbe, dont l'auteur est l'ami. Par le choix de ses thèmes et de ses rythmes, son œuvre se trouve ainsi au carrefour de tous les destins poétiques.





Je suis en ces déserts l'amoureuse Clytie


Je suis en ces déserts l'amoureuse Clytie, 
Qui suis jusques au soir mon Soleil radieux, 
Dont la jalouse ardeur d'un amour furieux 
Fut cause que je suis en souci convertie.


Quand de mon horizon sa lumière est partie, 
Et que l'obscure nuit la dérobe à mes yeux,
De pleurs j'émeus la terre et de soupirs les cieux, 
Tant que par son retour ma peine est divertie.


Je n'ai que ce relâche au malheur qui me suit,
Le jour je me consomme et vais mourant la nuit, 
Près ou loin que je sois de l'astre qui m'enflamme.


Près, j'aime mieux souffrir. Car par l'éloignement, 
J'enferme, en me fermant au profond de mon âme,
L'ennui, le désespoir, l'horreur et le tourment.


Clytie de Evelyn De Morgan ( 1855 – 1919)
Clytie-deMorgan-L




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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:13

Gaston Couté,
 
né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, 

est un poète libertaire et chansonnier français.

Les poèmes de Gaston Couté ont été régulièrement interprétés, entre autres Edith Piaf et Bernard Lavilliers, Certains groupes de rap, électro, techno et hip-hop comme jazzkor, et les 1871 ont aussi repris son répertoire.






Chanson de Messidor


Dame ! vois-tu les grands blés d'or 
Sous les couchants de Messidor 
Saillir longs et droits de la glèbe. 
Ils ne sont pas encor si longs 
Que les flots de tes cheveux blonds 
Où je cache mon front d'éphèbe.


Dame ! écoute la voix du vent 
Dont l'aile caresse en rêvant 
Une par une chaque tige. 
Elle est moins vibrante d'émoi 
Que ta chanson qui fait en moi 
Courir des frissons de vertige.


Dame ! regarde voltiger 
Les abeilles en l'air léger 
Et se reposer sur les roses. 
Leur miel plein d'arôme est moins doux 
Que le baiser pris à genoux 
Sur tes lèvres fraîches écloses.


Dame ! en ton geste noble et lent
Cueille un coquelicot sanglant
Pour l'épingler sur ta poitrine.
Il est moins rouge que mon coeur
Quand ton rictus aigre et moqueur
Le met en doute ou le chagrine...


http://img1.picmix.com/output/pic/original/1/6/9/2/2292961_ef57f.gif

Gaston Couté
http://www.musees.regioncentre.fr/UploadFile/Illustration/Actualite/TPEB-4254-Gaston_Coute.JPG


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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 02:15

Charles Guérin,

né le 29 décembre 1873 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), où il est mort le 17 mars 1907,

est un poète français.

Il publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895, trois recueils marqués par l'influence du poète symboliste belge Georges Rodenbach qui préface un recueil. A Paris, il fréquente les cercles poétiques et littéraires à la mode, en particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé. Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la rédaction de quelques articles de critique littéraire et artistique et édite ses œuvres : Le Cœur solitaire, Le Semeur de cendres et L'Homme intérieur. Il collabore aussi à plusieurs revues et fréquente de nombreux jeunes écrivains : Paul Léautaud, Maurice Magre, Paul Fort, Jean Viollis, Albert Samain, et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes.






Pour couronner la blonde enfant aux yeux d'azur

Pour couronner la blonde enfant aux yeux d'azur, 
De toutes la plus chaste ensemble et la plus belle, 
Car sa gorge orgueilleuse a pour hôte un coeur pur, 
Que l'azur du bleuet au fauve épi se mêle.


Quand le ciel d'août torride accable les moissons, 
Qu'au sein des blés houleux s'enfoncent les faucilles, 
Son labeur et sa force étonnent les garçons, 
Sa sévère beauté rend jalouses les filles.


Le blé tombe ; elle va, courbant les reins. Son bras 
D'un geste calme fauche à pleins faisceaux les tiges. 
Elle avance ; derrière elle le chaume est ras : 
Les pauvres seuls pourront glaner sur ses vestiges.


Son sillon large an bord de ciel illimité 
Se perd. Elle s'arrête et relève son buste ; 
Et sur l'horizon pâle où brûle tout l'été 
Le poète croit voir surgir Cérès auguste.


Les jeunes moissonneurs sont pensifs, ne sachant 
Qui d'entre eux, au prochain automne, élu par elle, 
Dénouera cette gerbe intacte, honneur du champ, 
Où le bleuet d'azur aux blonds épis se mêle.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/8/6/0/9/2289068_80164.gif


Charles Guérin
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Charles_Guerin_portrait_par_Paul_Baudier.jpeg/220px-Charles_Guerin_portrait_par_Paul_Baudier.jpeg
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 01:23

 

Joachim Du Bellay

est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou et mort le 1er janvier 1560 à Paris.

Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes pour lequel Du Bellay rédigea un manifeste, la Défense et illustration de la langue française.

Son œuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557.





Quand cette belle fleur premièrement je vis



Quand cette belle fleur premièrement je vis,
Qui notre âge de fer de ses vertus redore, 
Bien que sa grand' valeur je ne connusse encore, 
Si fus-je en la voyant de merveille ravi.


Depuis, ayant le cours de fortune suivi, 
Où le Tibre tortu de jaune se colore, 
Et voyant ces grands dieux, que l'ignorance adore, 
Ignorants, vicieux et méchants à l'envi :


Alors, Forget, alors cette erreur ancienne, 
Qui n'avait bien connu ta princesse et la mienne, 
La venant à revoir, se dessilla les yeux :


Alors je m'aperçus qu'ignorant son mérite 
J'avais, sans la connaître, admiré Marguerite,
Comme, sans les connaître, on admire les cieux.

 

 

http://img1.picmix.com/output/pic/original/9/2/5/7/2287529_19833.jpg



Joachim Du Bellay
dubellayim.jpg

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 01:42
René Armand François Prudhomme,
dit Sully Prudhomme,

né à Paris le 16 mars 1839 et mort à Châtenay-Malabry le 6 septembre 1907, 

est un poète français, premier lauréat du Prix Nobel de littérature en 1901.




Le volubilis


Toi qui m'entends sans peur te parler de la mort,
Parce que ton espoir te promet qu'elle endort
Et que le court sommeil commencé dans son ombre
S'achève au clair pays des étoiles sans nombre,
Reçois mon dernier voeu pour le jour où j'irai
Tenter seul, avant toi, si ton espoir dit vrai.


Ne cultive au-dessus de mes paupières closes
Ni de grands dahlias, ni d'orgueilleuses roses,
Ni de rigides lis : ces fleurs montent trop haut.
Ce ne sont pas des fleurs si fières qu'il me faut,
Car je ne sentirais de ces raides voisines
Que le tâtonnement funèbre des racines.


Au lieu des dahlias, des roses et des lis,
Transplante près de moi le gai volubilis
Qui, familier, grimpant le long du vert treillage
Pour denteler l'azur où ton âme voyage,
Forme de ta beauté le cadre habituel
Et fait de ta fenêtre un jardin dans le ciel.


Voilà le compagnon que je veux à ma cendre :
Flexible, il saura bien jusque vers moi descendre.
Quand tu l'auras baisé, chérie, en me nommant,
Par quelque étroite fente il viendra doucement,
Messager de ton coeur, dans ma suprême couche,
Fleurir de ton espoir le néant de ma bouche.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/6/7/8/2/2282876_34b10.gif


René-François Sully Prudhomme
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/22/Sully_Prudhomme.jpg
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 01:17

Pierre de Marbeuf
(1596-1645)
est un poète baroque français du XVIIe siècle.

Né à Sahurs, il fait ses études au collège de La Flèche et vit à Paris de 1619 à 1623. Il étudie le droit en compagnie de Descartes. Auteur de sonnets baroques et du Recueil de vers (publié à Rouen en 1628), il met en œuvre les thèmes de la nature, de la fragilité de la vie et de l'amour. Il sera aussi maître des eaux et forêts. C'est un poète utilisant énormément le registre comique et pathétique.

Connu tardivement, il est apprécié non seulement pour ses qualités de poète, mais aussi pour ses talents satiriques.





L'Iris


Les rayons du soleil se dardent sur l'enflure 
D'un nuage opposé qui, rosoyant d'humeur, 
Nous fera bientôt voir de l'Iris la voûture, 
Peignant notre horizon de sa cambre lueur.


Ah ! la voici déjà, sa céleste présence 
En bigarrant le ciel enfante divers ronds 
Et découvre au soleil l'émail de sa naissance, 
Qu'il a formé dardant sur elle ses rayons.


Elle fait d'un demi-rond seulement la ceinture 
Dérobant la moitié de ce cercle à nos yeux, 
Mélangeant ses couleurs de diverse peinture, 
D'azur, de pourpre et d'or elle émaille les cieux.


Tel est le col doré des chastes colombelles, 
Variant ses couleurs opposite au soleil ; 
Mais encor de l'Iris les couleurs sont plus belles 
Que l'émail colombin qui délecte notre oeil.


Allons donc à couvert, car cette messagère
De la reine des eaux vient pour nous annoncer 
Que tantôt la moiteur de son arc circulaire 
S'épurant de ses pleurs viendra nous arroser.


Le soleil à la nue oppose son visage 
De ce bel arc-en-ciel pour former le voutis,
Jésus est le soleil, le monde le nuage, 
La grâce le rayon, et la Vierge l'Iris.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/3/5/3/1/2281353_2bb6d.gif


Pierre de Marbeuf
http://www.babelio.com/users/AVT_Pierre-de-Marbeuf_2557.png
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:21

Alfred de Musset

est un poète et un dramaturge français de la période romantique, 

né le 11 décembre 1810 à Paris, ville où il est décédé le 2 mai 1857.

Il est considéré comme un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une interrogation sur la pureté et la débauche, une exaltation de l'amour et une expression sincère de la douleur. Sincérité qui renvoie à sa vie tumultueuse qu'illustre emblématiquement sa relation avec George Sand.



Venise


Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l’eau,
Pas un falot.


Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l’horizon serein,
Son pied d’airain.


Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,


Dorment sur l’eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.


La lune qui s’efface
Couvre son front qui passe
D’un nuage étoilé
Demi-voilé.


Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.


Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,


Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,


Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.


Ah ! maintenant plus d’une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L’oreille au guet.


Pour le bal qu’on prépare,
Plus d’une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.


Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s’endormant ;


Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S’oublie en un festin
Jusqu’au matin.


Et qui, dans l’Italie,
N’a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?


Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.


Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés…
Ou pardonnés.


Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu’à nos yeux a coûté
La volupté !


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Alfred de Musset
http://www.age-des-celebrites.com/photos/M/alfred-de-musset.png
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

Catégories

Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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