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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 01:13
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


L’Odeur de la Montagne
Evocations

« Lo giorno se n’andava, e l’aer bruno
Toglieva gli animai che sono in terra
Dalle fatiche loro… »
dante, Inferno, canto secondo.

Le soir, désaltérant la soif de la campagne,
Coule, froidement vert comme un fleuve du Nord,
Et voici que descend l’odeur de la montagne.

Consolant la tristesse et ranimant l’effort,
La fraîcheur des sommets se répand dans la plaine.

On voit de loin, jetant des flammes sur les fleurs,
Le ver luisant et la luciole incertaine ;
Et la bruine déferle, éteignant les couleurs
Et noyant d’infini les pâles paysages.
L’or du couchant jaillit, tel le vin du pressoir,
Et s’attarde, empourpré, sur les divins visages

De l’Ombre et de la Mort, qui passent dans le soir…


Illustration mcp
L'odeur de la montagne
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 00:26
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


J’ai jeté mes fleurs...
Sillages

 
    C’est en vain que, pour moi, ma raison s’évertue,
    Car je n’aime que ce qui me raille et me tue…

    Et ma grande douleur terrible, la voici :
    Partout je redirai : Je ne suis pas d’ici.

    Je n’ai rien calculé, je suis née ivre et folle.
    Au hasard, j’ai semé mon âme et ma parole.

    J’ai donné mes baisers et mes fleurs et mes lais,
    Et je n’ai point compris que je me dépouillais…

    J’aime le vent qui fait les pires catastrophes,
    L’encens mortel, les soirs fiévreux, le vin des strophes.

    Si je ne puis mourir d’une très douce mort
    Où je m’exhalerais sans cris et sans effort,

    Que retombe sur moi l’effroi d’un beau désastre,
    L’écroulement d’un temple ou la chute d’un astre !

    Et que je disparaisse au regard des humains,
    Ayant jeté mes fleurs au hasard des chemins.

    Que, si la Destinée est à ce point clémente,
    La nuit m’ensevelisse et le vent me lamente !

    Et dans ce long repos qu’aucun mot ne traduit,
    Que je dorme parmi les choses de la nuit.

Illustration mcp
j'ai jeté mes fleurs
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 00:59
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.

 
Sonnet pour la Lune
 Sillages

 
    Protectrice de ce qui s’efface et qui fuit,
    Souveraine des bois, des sommets et des rives,
    Toi qui prêtes un songe illusoire aux captives
    Que le malheur inné de leur race poursuit,

    Toi dont le regard froid et mystique traduit
    Le pâle amour de nos âmes contemplatives,
    Toi qui fais miroiter l’argent vert des olives,
    Toi qui daignes sourire aux filles de la nuit,

    Toi qui règnes sur les grenouilles, sur les lièvres,
    Sur les eaux, les marais où sommeillent les fièvres,
    Les fleuves et les mers que tu sais engourdir,

    Lève-toi ! Je t’épie à l’ombre d’une berge !…
    Mon cœur n’a plus que le vide de son désir,
    Et j’aime vainement l’étoile la plus vierge !

Illustration mcp
Sonnet pour la lune
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:08
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Fleurs de Séléné
Cendres et Poussières

 
Elles ont des cheveux pâles comme la lune, 
Et leurs yeux sans amour s’ouvrent pâles et bleus, 
Leurs yeux que la couleur de l’aurore importune. 
Elles ont des regards pâles comme la lune, 
Qui semblent refléter les astres nébuleux. 
Leurs paupières d’argent, qu’un baiser importune, 
Recèlent des rayons langoureusement bleus. 

  
Elles viennent charmer leur âme solitaire 
De l’ensorcellement des sombres chastetés, 
De l’haleine des cieux, des souffles de la terre. 
Nul parfum n’a troublé leur âme solitaire. 
L’ivoire des hivers, la pourpre de l’été 
Ne les effleurent point des reflets de la terre : 
Elles gardent l’amour des sombres chastetés. 

  
Leur robe a la lourdeur du linceul qu’on déploie, 
Grise sous le regard nocturne des hiboux, 
Et leur sourire éteint la caresse et la joie. 
Leur robe a la lourdeur du linceul qu’on déploie. 
Elles penchent leurs fronts et leurs gestes sont doux 
Vers les agonisants du songe et de la joie 
Qui râlent sous les yeux nocturnes des hiboux.

  
Elles aiment la mort et la blancheur des larmes... 
Ces vierges d’azur sont les fleurs de Séléné. 
Possédant le secret des philtres et des charmes, 
Elles aiment la mort et la lenteur des larmes, 
Et la fleur vénéneuse au calice fané. 
Leurs mains ont distillé les philtres et les charmes, 
Et leurs yeux pâles sont les fleurs de Séléné.

Illustration mcp
Fleurs de lune 
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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 01:23
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Les Roses sont entrées
Flambeaux éteints

Ma brune aux yeux dorés, ton corps d’ivoire et d’ambre
A laissé des reflets lumineux dans la chambre
Au-dessus du jardin.

Le ciel clair de minuit, sous mes paupières closes,
Rayonne encor… Je suis ivre de tant de roses
Plus rouges que le vin.

Délaissant leur jardin, les roses m’ont suivie…
Je bois leur souffle bref, je respire leur vie.
Toutes, elles sont là.

C’est le miracle… Les étoiles sont entrées,
Hâtives, à travers les vitres éventrées
Dont l’or fondu coula.

Maintenant, parmi les roses et les étoiles,
Te voici dans ma chambre, abandonnant tes voiles,
Et ta nudité luit.

Sur mes yeux s’est posé ton regard indicible…
Sans astres et sans fleurs, je rêve l’impossible
Dans le froid de la nuit.

Illustration mcp
Les roses sont entrées
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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 01:34
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


La Lune s’est noyée
Flambeaux éteints


Seule, je sais la mort de Madonna la Lune,
De la Lune aux cheveux si blonds et si légers,
Aux yeux furtifs et dont les voiles ouvragés
Glissaient avec un si doux frisson dans la brume…

Hier soir, quand j’errais au loin, je l’aperçus.
Je l’aperçus penchée et pleurant, sous l’yeuse,
Ainsi qu’une fantasque et plaintive amoureuse
Se lamentant des chers baisers trop tôt déçus.

Comme pour un festin, elle s’était parée,
Elle s’était parée avec ses colliers d’or.
Un hibou, s’élevant dans un craintif essor,
La frôla doucement de son aile égarée.

La Lune s’inclina. Telle aux soirs de jadis,
Aux longs soirs de jadis tremblants sur l’eau dormante
Elle mirait son front capricieux d’amante…
Et soudain j’entendis un froissement d’iris.

J’écartai les roseaux frémissants et tenaces,
Tenaces à l’égal de frêles bras liés.
La Lune reposait, avec ses beaux colliers.
Au loin se répandait un thrène de voix basses.

La Lune diffusait une faible splendeur,
Une splendeur mourante, au fond des herbes glauques.
Et voici que, soudain, ayant tu ses chants rauques,
Un crapaud se posa froidement sur son cœur.

Et je pleure la mort de la Lune, ma Dame,
De ma Dame qui gît au fond des nénuphars.
Il n’est plus de clarté dans ses cheveux épars,
Et ses yeux ont perdu l’azur vert de leur flamme.


Illustration mcp
La lune s'est noyée
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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 01:02
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.





Mon ami le vent
A l'heure des mains jointes

 
Je t’aime et te salue, ô mon ami le vent
Qui rôdes à travers les champs gras où l’on sème,
Et qui viens te pencher sur la mer, en buvant
Les flots dont l’âcreté ravive ta soif blême…

Rien ne saurait combler le vide de mes bras,
Et mes jours impuissants ont des torpeurs mauvaises…
J’aspire aux infinis que l’on n’atteindra pas…
Quand m’emporteras-tu vers les rudes falaises ?

Quand m’emporteras-tu vers les gris horizons,
Vers les récifs et vers les îles désolées
Où les plantes n’ont point les magiques poisons ?
Que cherchent en vain les princesses exilées ?…

Quand m’emporteras-tu vers l’éternel hiver
Où nul essor de blancs goélands ne s’élance,
Où les soirs ont glacé le tourment de la mer,
Où rien d’humain ne vit au milieu du silence ?

Illustration mcp
Tourment de la mer
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:28
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.




Aube
Le Vent des vaisseaux
 
    Voici le matin clair… Mon âme ouvre les yeux.
    De ses nocturnes yeux ouverts, elle regarde…
    Avec cette stupeur tragiquement hagarde,
    Redoutant la lumière évidente des cieux.

    C’est l’heure que je crains, celle où s’ouvrent les yeux.
    Vient-il donc m’apporter quelque douleur nouvelle,
    Ce matin dont m’atteint la première stupeur ?
    Je les referme en vain dans l’instant anxieux…

    Voici, j’ai trop ployé sous le poids du destin
    Pour ne point redouter l’inconnu de l’aurore.
    Dois-je donc m’éveiller ? Dois-je souffrir encore ?…
    Que vient-tu m’apporter, ô le nouveau matin ?



Illustration mcp
Aube
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 01:09
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.



Les fleurs sans parfum
Brumes de fjords


La bergère cueillait des fleurs sur la montagne,
Lorsque la montagne s’ouvrit,
Et, des profondeurs surgit un Troll hideux et noir,
Plus noir que la nuit souterraine,
Plus hideux que les monstres de la mer.
Le Troll dit à la bergère :
« Pourquoi viens-tu cueillir les fleurs de la montagne ?
« Ce sont de pauvres fleurs sans éclat qui se flétriront dans tes mains. » La bergère répondit :
« Elles ont fleuri librement dans l’air des sommets. »
La bergère cueillait des fleurs sur la montagne.
Le Troll dit à la bergère :
« Descends avec moi dans les profondeurs.
« Je te donnerai des fleurs qui ne se fanent jamais.
« Des fleurs plus roses que les roses du buisson,
« Plus bleues que les gentianes,
« Plus blanches que les pâquerettes.
« Viens cueillir avec moi les fleurs éternelles. »
La bergère répondit :
« Je ne respirerai plus l’air des sommets.
« Mes pas ne fouleront plus la neige virginale des cimes.
« Je ne verrai plus le soir illuminer les hauteurs. »
Le Troll dit à la bergère :
« Viens tresser avec moi les fleurs éternelles. »
La bergère descendit dans la profondeur des montagnes.
Elle cueillit dans un jardin de ténèbres les rubis,
Plus roses que les roses de la montagne.
Elle cueillit les saphirs, 
Plus bleus que les gentianes.
Elle cueillit les diamants,
Plus blancs que les pâquerettes.
La bergère cueillit les fleurs éternelles,
Mais elles n’avaient point de parfum.
Ses compagnes l’appelèrent du haut des rochers.
Ses compagnes l’appelèrent en pleurant.
Elle leur tendit les bras des profondeurs de la montagne.
Ses larmes coulèrent sur les fleurs sans parfum,
Mais elle ne put répondre à ses compagnes,
Car, déjà, elle avait oublié leur langage.
Elle ne respira plus l’air des sommets,
Ses pas ne foulèrent plus la neige virginale,
Car ses yeux s’étaient accoutumés à la nuit.
Elle était devenue aveugle dans la profondeur des montagnes,
Elle avait oublié le chemin qui mène aux sommets,
Elle avait perdu le désir de revoir les hauteurs.


Illustration mcp
Les fleurs sans parfum
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 00:37
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
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Violettes blanches
Évocations, 

Elles sont le souvenir clair
De Celle qui mourut hier
Et qui dort entre quatre planches,
Les violettes blanches.

Car elle les aimait jadis,
Et moi, je les préfère aux lys…
J’éclairerai les tristes planches
De violettes blanches.

Vierges entre toutes les fleurs,
Elles ont d’intenses pâleurs…
Parez la nuit des mornes planches
De violettes blanches.

Ainsi fut Celle que j’aimais,
Qui ne refleurira jamais…
Un peu de cendre et quatre planches,
Des violettes blanches.

Illustration mcp
Les violettes blanches
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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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