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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 22:15

Aurelius Augustinus ou saint Augustin, né le 13 novembre 354 à Thagaste (l'actuelle Souk Ahras, Algérie), un municipe de la province d'Afrique, et mort le 28 août 430 à Hippone (l'actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée, ayant des origines berbères1,2. Avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, il est l'un des quatre Pères de l'Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église.

 (extrait du livret Tu vivras. Prières pour les défunts, chez Bayard Editions)

 

 


Prère pour les défunts

 

Quoi, tu m'as vu,
tu m'as aimé dans le pays des ombres,
et tu ne pourrais ni me revoir,
ni m'aimer dans le pays des immuables réalités?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient
et quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé,
ton âme viendra dans le ciel où t'a précédé la mienne,
ce jour-là, tu reverras celui qui t'aimait 
et qui t'aime plus encore.Tu me reverras donc,
transfiguré par l'extase et le bonheur,
non plus en attendant la mort,
mais en avançant d'instant en instant,
avec toi qui me tiendras par la main,
dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la vie,
buvant avec ivresse, auprès de Dieu,
un breuvage dont on ne se lasse jamais
et que tu boiras avec moi.
essuie tes larmes et ne pleure plus,
si tu m'aimes.

 

prière aux défunts

prière aux défunts

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 21:23

Monsieur l’Abbé Robert Lebel (1949-….), Prêtre Canadien, auteur, compositeur, interprète qui désire partager sa foi en Jésus-Christ et l'annoncer par sa musique et ses textes.

 

 

 

"Ils sont nombreux les Bienheureux qui n'ont jamais fait parler d'eux":

 

 

"Ils sont nombreux les Bienheureux qui n'ont jamais fait parler d'eux et qui n'ont pas laissé d'image.


Tous ceux qui ont depuis les âges aimé sans cesse et de leur mieux autant leurs frères que Dieu. 


Ceux dont on ne dit pas un mot, ces bienheureux de l'humble classe, ceux qui n'ont pas fait de miracle.


Ceux qui n'ont jamais eu d'extase et qui n'ont laissé d'autre trace qu'un coin de terre ou un berceau. 


Ils sont nombreux ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien qui n'entreront pas dans l'Histoire, 


ceux qui ont travaillé sans gloire et qui se sont usé les mains à pétrir, à gagner le pain. 


Ils ont leur nom sur tant de pierres et quelquefois dans nos prières. 
Mais ils sont dans le cœur de Dieu.

 

Et quand l'un d'eux quitte la Terre pour gagner la maison du Père, une étoile naît dans les cieux. Ainsi soit-il."
 

communion des saints

communion des saints

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 21:13

Aurelius Augustinus) ou saint Augustin, né le 13 novembre 354 à Thagaste (l'actuelle Souk Ahras, Algérie), un municipe de la province d'Afrique, et mort le 28 août 430 à Hippone (l'actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée, ayant des origines berbères1,2. Avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, il est l'un des quatre Pères de l'Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église.

 

 

"Prière à tous les saints"

 

Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Evangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître.

 

Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu !

 

O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l'exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes.

 

O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d'entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l'éternel repos !

 

O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l'abri des écueils et des tempêtes, jouissez d'un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière.

 

Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n'avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n'oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes.

 

Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.
 

Jean Fouquet - la Trinité et tous les Saints.

Jean Fouquet - la Trinité et tous les Saints.

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 22:35

Laurent Tailhade, né à Tarbes le 16 avril 1854 et mort à Combs-la-Ville le 2 novembre 1919, est un polémiste, poète, conférencier pamphlétaire libertaire et franc-maçon français.

Il usa de nombreux pseudonymes : Azède, El Cachetero, Dom Junipérien, Lorenzaccio, Patte-Pelue, Renzi, Tybalt.

 

 

Funerei flores

 

Les nostalgiques citronniers aux feuilles blêmes
S'étiolent et leurs parfums, avec ennui,
Meurent dans le jardin peuplé de chrysanthèmes.
Pour la dernière fois le soleil tiède a lui.

 

Soir des morts ! Glas chargé de pleurs et d'anathèmes :
Le Souvenir s'éveille et reprend, aujourd'hui,
En sourdine, les vieux, les adorables thèmes
Des renouveaux lointains et du bonheur enfui.

 

Le Souvenir marmonne à voix basse. Une cloche
Funéraire, dans le ciel gris où s'effiloche
Maint lambeau d'occident fascé de pourpre et d'or.

 

Et c'est le crépuscule automnal des années
Que d'un encens trop vain fait resplendir encor
La mémoration des corolles fanées.

 

 Laurent Tailhade (1854-1919) - poète - Funerei flores
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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 22:15

Henri Godin, est un prêtre catholique séculier, né en 1906 et mort accidentellement en 1944, qui fut un des premiers prêtres-ouvriers.
  

 


Toussaint

 

Le 1er novembre nous prions "tous les saints"
Tous les saints et les saintes inconnus,
qu’on ne fête qu’à la Toussaint.
Tous les saints martyrs d’autrefois,
tous les saints martyrs d’aujourd’hui,
en tout endroit du monde.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement,
mais de tout votre coeur, votre labeur.
Tous les saints et saintes
morts au champ d’honneur du travail.
Tous les saints et saintes qui êtes au ciel
pour vous être aimés de tout coeur dans le mariage,
et pour avoir élevé une famille.
Toutes les saintes femmes qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement,
mais de tout votre coeur, votre ménage.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir donné sans compter.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir évité de vous faire remarquer,
et êtes restés simplement à votre place.
Tous les saints et saintes méconnus,
Qu’on a méprisés ou accusés.
Tous les saints et saintes qui vous êtes ignorés.
Tous les saints et saintes que nous avons connus
et qui ont vécu parmi nous.
Tous les saints qui savez les efforts qu’il faut faire
pour sortir de l’ornière.
Tous les saints qui n’avez fait dans votre vie
rien d’extraordinaire,
mais qui avez mis dans chaque action tellement d’amour,
priez avec nous.

 

Père Henri Gaudin (1906-1944) - prêtre ouvrier - Toussaint
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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 21:38

Henri de Régnier, né le 28 décembre 1864 à Honfleur et mort le 23 mai 1936 à Paris, est un écrivain et poète français, proche du symbolisme.

 

 

Pour le jour des morts

 

O vous qui, dans les plis déchirés du drapeau,
Dormez en un linceul aux couleurs de la France,
Vous qui, les yeux fermés, goûtez le grand silence
Et, face à l’ennemi, mourûtes, le front haut ;

 

Paix à vous que la guerre a frappée du fléau,
Héroïque moisson d’audace et de vaillance !
Ce jour de souvenir, de deuil et d’espérance
Est votre jour, inclinons nous. Ce jour est beau.

 

A vous, fils belliqueux de la Patrie en armes,
Nous n’apporterons pas de regrets et de larmes ;
Devant vous nos genoux ne doivent pas plier.

 

C’est debout qu’il convient de vous porter envie,
Car, lorsque l’on repose à l’ombre du laurier,
La Gloire fait la Mort plus belle que la vie.

 

Henri de Régnier (1864-1936) - poète - Pour le jour des morts
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 21:13

François-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française.

Londres, 1796 -Poésies diverses

 

 

 

 

Les Tombeaux champêtres

 

 

Dans les airs frémissants j’entends le long murmure
De la cloche du soir qui tinte avec lenteur ;
Les troupeaux en bêlant errent sur la verdure ;
Le berger se retire et livre la nature
A la nuit solitaire, à mon penser rêveur
Dans l’orient d’azur l’astre des nuits s’avance,
Et tout l’air se remplit d’un calme solennel.
Du vieux temple verdi sous ce lierre immortel
L’oiseau de la nuit seul trouble le grand silence.
On n’entend que le bruit de l’insecte incertain,
Et quelquefois encore, au travers de ces hêtres,
Les sons interrompus des sonnettes champêtres
Du troupeau qui s’endort sur le coteau lointain.

 

 

Dans ce champ où l’on voit l’herbe mélancolique
Flotter sur les sillons que forment ces tombeaux,
Les rustiques aïeux de nos humbles hameaux
Au bruit du vent des nuits dorment sous l’if antique.
De la jeune Progné le ramage confus,
Du zéphyr, au matin, la voix fraîche et céleste,
Les chants perçants du coq ne réveilleront plus
Ces bergers endormis sous cette couche agreste.
Près de l’âtre brûlant une épouse modeste
N’apprête plus pour eux le champêtre repas ;
Jamais à leur retour ils ne verront, hélas !
D’enfants au doux parler une troupe légère,
Entourant leurs genoux et retardant leurs pas,
Se disputer l’amour et les baisers d’un père.
Souvent, ô laboureurs ! Cérès mûrit pour vous
Les flottantes moissons dans les champs qu’elle dore ;
Souvent avec fracas tombèrent sous vos coups
Les pins retentissants dans la forêt sonore.
En vain l’ambition, qu’enivrent ses désirs,
Méprise et vos travaux et vos simples loisirs :
Eh ! que sont les honneurs ? L’enfant de la victoire,
Le paisible mortel qui conduit un troupeau,
Meurent également ; et les pas de la gloire,
Comme ceux du plaisir, ne mènent qu’au tombeau.
Qu’importe que pour nous de vains panégyriques
D’une voix infidèle aient enflé les accents ?
Les bustes animés, les pompeux monuments,
Font-ils parler des morts les muettes reliques ?

 

 

Jetés loin des hasards qui forment la vertu,
Glacés par l’indigence aux jours qu’ils ont vécu,
Peut-être ici la mort enchaîne en son empire
De rustiques Newtons de la terre ignorés,
D’illustres inconnus dont les talents sacrés
Eussent charmé les dieux sur le luth qui respire :
Ainsi brille la perle au fond des vastes mers ;
Ainsi meurent aux champs des roses passagères
Qu’on ne voit point rougir, et qui, loin des bergères,
D’inutiles parfums embaument les déserts.

 

 

Là dorment dans l’oubli des poètes sans gloire,
Des orateurs sans voix, des héros sans victoire :
Que dis-je ? des Titus faits pour être adorés.
Mais si le sort voila tant de vertus sublimes,
Sous ces arbres en deuil combien aussi de crimes
Le silence et la mort n’ont-ils point dévorés !
Loin d’un monde trompeur, ces bergers sans envie,
Emportant avec eux leurs tranquilles vertus,
Sur le fleuve du temps passagers inconnus,
Traversèrent sans bruit les déserts de la vie.
Une pierre, aux passants demandant un soupir,
Du naufrage des ans a sauvé leur mémoire ;
Une muse ignorante y grava leur histoire
Et le texte sacré qui nous aide à mourir.
En fuyant pour toujours les champs de la lumière.
Qui ne tourne la tête au bout de la carrière ?
L’homme qui va passer cherche un secours nouveau :
Que la main d’un ami, que ses soins chers et tendres,
Entrouvrent doucement la pierre du tombeau !
Le feu de l’amitié vit encor dans nos cendres.
Pour moi qui célébrai ces tombes sans honneurs,
Si quelque voyageur, attiré sur ces rives
Par l’amour de rêver et le charme des pleurs,
S’informe de mon sort dans ses courses pensives,
Peut-être un vieux pasteur, en gardant ses troupeaux,
Lui fera simplement mon histoire en ces mots :
« Souvent nous l’avons vu, dans sa marche posée,
Au souris du matin, dans l’orient vermeil,
Gravir les frais coteaux à travers la rosée,
Pour admirer au loin le lever du soleil.
Là-bas, près du ruisseau, sur la mousse légère,
A l’ombre du tilleul que baigne le courant,
Immobile il rêvait, tout le jour demeurant
Les regards attachés sur l’onde passagère.
Quelquefois dans les bois il méditait ses vers
Au murmure plaintif du feuillage et des airs.
Un matin nos regards, sous l’arbre centenaire,
Le cherchèrent en vain au repli du ruisseau ;
L’aurore reparut, et l’arbre et le coteau,
Et la bruyère encor, tout étoit solitaire.
Le jour suivant, hélas ! à la file allongé.
Un convoi s’avança par le chemin du temple.
Approche, voyageur ! lis ces vers, et contemple
Ce triste monument que la mousse a rongé. »

 

 

Épitaphe.

Ici dort à l’abri des orages du monde
Celui qui fut longtemps jouet de leur fureur.
Des forêts il chercha la retraite profonde,
Et la mélancolie habita dans son coeur.
De l’amitié divine il adora les charmes,
Aux malheureux donna tout ce qu’il eut, des larmes.
Passant, ne porte point un indiscret flambeau
Dans l’abîme où la mort le dérobe à ta vue ;
Laisse le reposer sur la rive inconnue,
De l’autre côté du tombeau.

 

François-René de Chateaubriand (1768-1848) - poète - Les Tombeaux champêtres
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 21:03

Gaston Couté, né à Beaugency dans le Loiret le 23 septembre 1880, mort à Paris-10e le 28 juin 1911, est un poète libertaire et chansonnier français, connu pour ses textes antimilitaristes, sociaux et anarchistes utilisant parfois le patois beauceron ou l'argot.

 

 

Requiescat in pace

 

Comme s’effeuille une rose
L’amante dolente aux traits
Ravagés par la chlorose
Est morte au soir des regrets
Et sur le bord de sa fosse
Le vieux prêtre au dos cassé
A glapi de sa voix fausse
Requiescat in pace !…

 

Et maintenant pauvre chère
Elle git loin du soleil
Sous le grand champ en jachère
Où tout est paix et sommeil
Défunts tous les jours d’ivresse
Et les nuits de l’an passé
Défunts comme ma maîtresse
Requiescat in pace !…

 

Plus n’ai la force de vivre
Et par les tristes hivers
Sertis de larmes de givre
J’erre en sanglotant mes vers
Dans le vent qui les emporte
Mon pauvre coeur trépassé
Dort sur celui de la morte
Requiescat in pace !…

 

 

 Gaston Couté (1880-1911) - poète - Requiescat in pace
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 20:19

Jacopone da Todi né vers 1230 à Todi, en Ombrie, et mort à Collazzone le 25 décembre 1306) est un poète franciscain italien du XIII°  siècle. Il est l'auteur d'une centaine de poèmes d'inspiration religieuse, tantôt empreints de ferveur, tantôt rédigés sur le mode de la polémique.

Traduit par Paul Baillère, dans
Poètes lyriques d’Italie et d’Espagne,

 

 

 

La ronde des saints
                                                    Una rota si fa in cielo...

 

 
Les Saints, dans les jardins du Ciel,
Forment une ronde dansante
Auprès de l’Amour éternel
Que sa propre flamme alimente.

 


Mêlés à la ronde sans fin,
Tournent aussi des groupes d’anges,
Et tous, devant l’Époux divin,
Dansent et chantent ses louanges.

 


C’est un frémissement d’amour
De bonheur pur et d’allégresse,
Une chaîne ondoyante, autour
Du Sauveur qui fait leur ivresse.

 


Leurs clairs vêtements sont tissés
De pourpre et de blancheur parfaite
Ils ont tels que des fiancés
Des festons de fleurs sur leur tête.

 


Ils sont jeunes comme à trente ans
Sous ses belles grappes fleuries,
Tout leur est joie et passe-temps,
Et leurs cortèges éclatants
Semblent des flots de pierreries.

 

Fra Angelico - ronde des saints

Fra Angelico - ronde des saints

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 21:59

Georges Fourest est un écrivain et poète français, né à Limoges le 6 avril 1864 et mort à Paris le 25 janvier 1945.

 

 

Fleurs des morts


 
Ô Chrysanthèmes, fleurs d’or,
fleurissez les pauvres morts ;
chrysanthèmes, fleurissez
pour les pauvres trépassés…

 

 Mais, sous la terre enfermés,

 

ils ne connaîtront jamais
vos pétales embaumés(*) :
dans leurs tristes monuments,
las ! Ils verront seulement
vos racines : c’est pourquoi,
sentimental, à part moi,
je songe, ô vivants pieux,
que peut-être il vaudrait mieux
planter sous les cyprès verts
les fleurs des morts à l’envers !

 

Fleurs des morts

Fleurs des morts

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