Renée Vivien,
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Renée Vivien
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| 11 Novembre 1918 : L’armistice, signé le 11 novembre 1918, à 5 h 15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. ![]() Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d'invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. ![]() Plus tard en 1919, à Versailles, ils signeront le traité de Versailles. http://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_1918 A EVANS comme dans toutes les villes et les villages de France à 15 heures, on entendit la cloche de l'église retentir. Après les larmes de joie dans les coeurs, vont succéder la peine et la mélancolie et le deuil . 1 383 000 français sont morts, 300 000 mutilés,des centaines de milliers de jeunes hommes seront invalides à vie. Aucun village n'avait été épargné comme ce fut le cas à EVANS. Chaque famille avait un père, ou un fils mort pour la France dans cette terrible guerre. 600 000 femmes sont veuves et 700 000 enfants orphelins. Le 25 Novembre 1923, C'est l'inauguration du monument aux morts. Après l'office religieux, le monument fut béni, le voile tomba avec la sonnerie «au drapeau», et l'appel des morts. Après le Discours du maire, de l'ancien instituteur, du député, du conseiller général, du président des anciens combattants, ce fut des larmes de tristesse et d'émotion dans l'assemblée. La séparation après cet événement fut difficile. On peut lire sur le monument aux morts d'EVANS, le nom des quinze jeunes gens morts pour la France. ![]() |
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Marceline Desbordes-Valmore,
née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,
est une poétesse française.


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Marceline Desbordes-Valmore,
née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859,
est une poétesse française.
Me voici... je respire à peine !
Une feuille m’intimidait ;
Le bruit du ruisseau m’alarmait ;
Je te vois !... je n’ai plus d’haleine !
Attends... je croyais aujourd’hui
Ne pouvoir respirer auprès de ce que j’aime.
Je me sentais mourir, en ce tourment extrême,
De ta peine et de mon ennui.
Quoi! je cherche ta main, et tu n’oses sourire?
Ton regard me pénètre et semble m’accuser?
Je te pardonne, ingrat, tout ce qu’il semble dire ;
Mais laisse-moi du moins le temps de m’excuser.
J’ai vu mes moissonneurs réunis sous l’ombrage ;
Ils chantaient; mais pas un ne dit bien ta chanson.
Ma mère, lasse enfin de veiller la moisson,
Dormait. Je voyais tout, les yeux sur mon ouvrage.
Alors, en retenant le souffle de mon cœur,
Qui battait sous ma collerette,
Je fuyais dans les blés, ainsi qu’une fauvette,
Quand on l’appelle ou qu’elle a peur.
Je suivais, en courant, ton image chérie,
Qui m’attirait, souriait comme toi ;
Mais aux travaux de la prairie
Les malins moissonneurs m’enchaînaient malgré moi.
L’un m’appelait si haut, qu’il éveillait ma mère;
Je revenais confuse eu cueillant des pavots.
Et, caressant ses yeux de leur fraîcheur légère.
Je grondais le méchant qui troublait mon repos.
Hélas ! j’aurais voulu m’endormir auprès d’elle,
Mais je ne dors jamais le jour ;
La nuit même, la nuit me paraît éternelle,
Et j’aime mieux te voir que de rêver d’amour.
Que mon cœur est changé ! comme il était tranquille !
Je le sentais à peine respirer.
Ah! quand il ne fait plus que battre et soupirer,
L’heure qui nous sépare au temps est inutile.
Envoyant le soleil encor si loin du soir.
Je me disais : Mon Dieu ! que ma mère est heureuse !
Le repos la surprend dès qu’elle peut s’asseoir ;
Ma mère n’est pas amoureuse !
Et je fermais les yeux pour rêver le bonheur ,
Et mes yeux te voyaient couché dans ce bois sombre ;
Et, quand tu gémissais à l’ombre,
Le soleil me brûlait le cœur.
Olivier, voudrais-tu?... Que ton sourire est tendre!
L’amitié n’est pas là ! je ne puis plus parler.
Dis-moi... Que disions-nous? Oh! comment rappeler
Tout ce qu’il me reste à t’apprendre?
Regarde : ce matin j’avais tressé ces fleurs;
Mais quoi ! tout a langui des feux de la journée ;
Et la couronne à l’amour destinée
N’a servi qu’à voiler mes pleurs.
Je pleurais : c’est que l’heure, à présent si légère,
Dormait comme ma mère.
Enfin le jour se cache et me prend en pitié ;
Enfin l’agneau bêlant quitte le pâturage ;
Ma mère, sans me voir, est rentrée au village:
Et déjà ma promesse est remplie à moitié.
Je te vois, je te parle, et je te donne encore
Ce bouquet dont l’éclat s’est perdu sur mon sein,
Demande-lui si je t’adore ;
Moi, j’accours seulement pour te dire : A demain !
Illustration mcp
Journée perdue

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