23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 17:49

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florence.

 

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.



 

Canzoniere
 

194

 

Ô doux regards, ô propos courtois, viendra-t-il maintenant jamais le jour où je vous reverrai et où je vous entendrai ?

Ô blonds cheveux, avec lesquels a noué mon cœur Amour, et, ainsi pris, le mène à la mort ;

Ô beau visage, qui me fut donné par un cruel destin, et grâce auquel je pleure toujours et n’ai jamais la moindre joie ; ô douce tromperie, fraude amoureuse, rendez-moi un plaisir qui ne m’apporte que douleur.

Et si parfois des beaux yeux suaves où ma vie et ma pensée habitent, il m’arrive par hasard de recevoir quelque chaste faveur,

Soudain, afin de dissiper tout mon bonheur et d’éloigner de moi tout mon bien, envoie soit des chevaux, soit des navires la Fortune, toujours si prompte à me faire du mal, .

 Pétrarque, (1304-1374), érudit, poète et humaniste italien - Canzoniere - 194
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23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 17:44

 

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florence.

 

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.



 

 

Canzoniere

 

134

 

Nulle paix je ne trouve, et je n'ai pas de guerre à faire :

Je crains et j'espère; je brûle et je suis de glace.

Et je vole au plus haut des cieux, et je gis à terre;

Et je n'étreins nulle chose, et j'embrasse le monde entier.

Qui me garde en prison la porte ne m'ouvre ni ne ferme,

Ni ne me tient pour sien, ni ne défait les liens;

Amour ne me tue pas et ne m'ôte pas mes fers,

Ne me veut pas vivant, et ne vient pas à mon secours.

Je vois et n'ai point d'yeux, et sans langue je crie;

Et je désire périr, et demande de l'aide;

Et pour moi je n'ai que haine et pour autrui qu'amour

Je me repais de ma douleur, et en pleurant je ris;

Également m'insupportent vie et mort :

En cet état je suis, Madame, pour vous.

 

Pétrarque, (1304-1374), érudit, poète et humaniste italien - Canzoniere - 134
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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 17:17

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florence.

 

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.

 

 

Canzoniere

112

Sennuccio, je veux que tu saches de quelle manière je suis traité , et quelle vie est la mienne : je brûle et me consume encore comme d’habitude ;

 

L’aure m’agite, et je suis toujours celui que j’étais.

 

Ici toute humble, là je l’ai vue hautaine, tantôt acerbe et cruelle tantôt tendre et pleine de pitié ; faisant montre tantôt de rigueur, ou de grâce , tantôt douce, tantôt dédaigneuse et sauvage.

 

Ici elle chanta doucement, là elle s’assit ; ici elle se retourna, là elle retint ses pas ; qui ici de ses beaux yeux elle me perça le cœur ; ici elle dit un mot, et là elle sourit ; là elle changea de visage.

 

C’est dans ces pensées, hélas, que nuit et jour me tient notre seigneur l’Amour.

Laura de Noves (Laure de Sade)

Laura de Noves (Laure de Sade)

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 16:55

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florence.

 

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.


 

Canzoniere,

 

91

 

Il était une fois des cheveux d’or

Des cheveux d’or qui s’envolaient en mille doux lieux,

Et la lumière vague brûlait étrangement,

Les beaux yeux ne sont pas aussi faibles qu’ils paraissent.

Et je les vis de la pitoyable couleur des farces,

Je ne sais si c’était vrai ou faux, il me semblait

Que l’appât amoureux arrivait à ma poitrine,

Quelle merveille est si vite brûlée?

Les pas ne sont pas chose mortelle

Mais angéliques formes; et les paroles

Sonnent autrement, pure voix humaine.

Un esprit du ciel, un vivant esseulé,

Exista comme je vis; et sans limites,

La plaie ne guérit pas, une fois l’arc détendu.

Laura de Noves (1310-1348)  - Simone Martini (1339-1344)

Laura de Noves (1310-1348)  - Simone Martini (1339-1344)

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 12:13

 

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florence.

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.

 


 

 

Canzoniere

 

89


 

Je ne trouve ni paix, ni guerre à mener ;
je crains, et j'espère ; je brûle, et je suis glacé ;
je vole au-dessus du ciel, et je repose sur la terre ;
je ne tiens rien, et j'embrasse le monde entier.

 

Il y a quelqu'un en prison qui ne m'ouvre ni ne me ferme,
qui ne me retient ni ne desserre le nœud coulant ;
et l'Amour ne me tue ni ne me libère de mes chaînes,
ne me veut pas vivant, ni ne me délivre de la honte.

 

Je vois sans yeux, je n'ai pas de langue, et je crie ;
je désire périr, et je crie à l'aide ;
je me hais, et j'aime les autres.

 

Je me nourris de douleur, je ris en pleurant ;
la mort et la vie me déplaisent tout autant :
je suis dans cet état, femme, à cause de toi. 

Philippe-Jacques vanBrée - Laure et Pétrarque  à Fontaine de Vaucluse

Philippe-Jacques vanBrée - Laure et Pétrarque à Fontaine de Vaucluse

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 11:59

 

 

Francesco Petracca ou Petrarca, en français François Pétrarque ou simplement Pétrarque, (1304-1374), est un érudit, poète et humaniste italien de la république de Florencee.

Pétrarque passe à la postérité pour la qualité de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure de Sade. Son Canzoniere, dans lequel il rénove la manière des écrivains du « dolce stil novo », a eu une influence stylistique et linguistique majeure.

Canzoniere

61-

Que bénis soient le jour et le mois et l'année,

La saison et le temps et l'heure et le moment,

Le beau pays et le lieu où je fus atteint

Par deux beaux yeux lesquels alors m'ont enchaîné ; Et bénis soient aussi le premier doux tourment

Que je sentis à être avec Amour lié,

Et son arc et ses traits, dont je fus transpercé,

Et la plaie qui pénètre au-dedans de mon cœur ;

Bénis soient à jamais les mots que j'ai sans nombre

Répandus pour clamer le cher nom de ma dame,

Et mes soupirs et mes larmes et mon désir ;

Et bénis à jamais toutes les écritures

Où je lui donne un grand renom et ma pensée

Qui n'appartient qu'à elle et où n'a part nulle autre.

Pétrarque, (1304-1374) érudit, poète et humaniste italien - Canzoniere 61
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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 11:24

 

 

Geoffrey Chaucer (1340-1400) est un écrivain et poète anglais 

Le Canticus Troili est une traduction du Sonnet 132 de Francesco Petrarque, intégrée par Geoffrey Chaucer dans son poème Troilus et Criseyde écrit en 1380.


 

canticus Troili 

Troilus et Criseyde


 
Si l’amour n’existe pas, O Dieu, alors qu’est-ce que je ressens ?

Et si l’amour existe, quelle chose est-il, qui n’est pas le néant ?

Si

Et si j’y consens, elle est à ma charge

Ma plainte, vraiment :

Ainsi ballotté de long en large

Sans gouvernail dans un bateau je suis;

Au milieu de la mer, deux risées essuie,

Qui toujours l’une contre l’autre, soufflent batailleuses.

Hélas! Quelle est cette maladie merveilleuse?

De la chaleur du froid, de la froidure du chaud, mourant je suis..

l’amour est bon, d’où vient mon malheur?

S’il est mauvais, une merveille, il me semble, en demeure,

Quand chaque adversité et tourment

Qui viennent de lui, me semblent nectar gourmand,

Car plus j’en ai soif, plus j’en suis buveur.
 
 
Et s’il vient de mon propre désir que ma brûlure jamais ne soit extincte,

D’où viennent mes gémissements et ma plainte?

Si mes maux m’agréent, alors à qui est-ce que me plains?

Je ne sais pourquoi, infatigable, je n’en défaille pas moins.

O mort vivace, O doux coup, aux si désuètes arrière-pensées,

Comment, se peut-il, de toi, y avoir, en moi, si grande quantité,

A moins que je ne consente que tu sois ainsi invité?

 

Geoffrey Chaucer (1340-1400) écrivain et poète anglais - canticus Troili
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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 13:39

 

 

 

Bernard de Ventadour (Bernat de Ventadorn en ancien occitan), né vers 1120 à Ventadour (aujourd’hui dans le département de la Corrèze) et mort vers 1195 à l'abbaye de Dalon, en Périgord, est l'un des plus célèbres troubadours occitans.

Chanson d’amour éprouvé par le troubadour pour une dame,

Amour « unique, immuable » qui ne lui apporte que « douleur » et « pénitence » et souhaite de lui

rester soumis.


 

Chanson à sa Dame

 

Le temps va et vient et virent

Par jours, par mois et par années.

Moi je ne sais plus que dire,

J’ai toujours même désir

Il est unique, immuable ;

Je n’ai voulu, ne veut qu’elle

Qui ne fait pas mon bonheur

A elle joie et beauté,

A moi douleur et dommage.

A ce jeu que nous jouons

Je suis doublement perdant.

Est perdu pour qui l’endure

Amour donné sans retourna

Et sans espoir d’accordailles

(...)

Bernard de Ventadour (1120- vers 1195) troubadour occitan - Chanson à sa Dame
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19 mars 2026 4 19 /03 /mars /2026 23:21

Marie de France (fl. 1160-1210) est une poétesse de la « Renaissance du XIIe siècle », la première femme de lettres en Occident à écrire en langue vulgaire. Elle appartient à la seconde génération des auteurs qui ont inventé l'amour courtois.

 

 

Le chèvrefeuille

J'ai bien envie de vous raconter
la véritable histoire
du lai qu'on appelle Le chèvrefeuille
et de vous dire comment il fut composé et quelle fut son origine.
On m'a souvent relaté
l'histoire de Tristan et de la reine,
et je l'ai aussi trouvée dans un livre,
l'histoire de leur amour si parfait,
qui leur valut tant de souffrances
puis les fit mourir le même jour.


Le roi Marc, furieux
contre son neveu Tristan,
l'avait chassé de sa cour
à cause de son amour pour la reine.
Tristan a regagné son pays natal,
le sud du pays de Galles,
pour y demeurer une année entière
sans pouvoir revenir.
Il s'est pourtant ensuite exposé sans hésiter
au tourment et à la mort.
N'en soyez pas surpris :
l'amant loyal
est triste et affligé
loin de l'objet de son désir.
Tristan, désespéré,
a donc quitté son pays
pour aller tout droit en Cornouaillle,
là où vit la reine.
Il se réfugie, seul, dans la forêt,
pour ne pas être vu.
Il en sort le soir
pour chercher un abri
et se fait héberger pour la nuit
chez des paysans, de pauvres gens.
Il leur demande
des nouvelles du roi
et ils répondent
que les barons, dit-on,
sont convoqués à Tintagel.
Ils y seront tous pour la Pentecôte
car le roi veut y célébrer une fête :
il y aura de grandes réjouissances
et la reine accompagnera le roi.

Cette nouvelle remplit Tristan de joie :
elle ne pourra pas se rendre à Tintagel
sans qu'il la voie passer !
Le jour du départ du roi,
il revient dans la forêt,
sur le chemin que le cortège
doit emprunter, il le sait.
Il coupe par le milieu une baguette de noisetier
qu'il taille pour l'équarrir.
Sur le bâton ainsi préparé,
il grave son nom avec son couteau.
La reine est très attentive à ce genre de signal :
si elle aperçoit le bâton,
elle y reconnaîtra bien
aussitôt un message de son ami.
Elle l'a déjà reconnu,
un jour, de cette manière.
Ce que disait le message
écrit par Tristan,
c'était qu'il attendait
depuis longtemps dans la forêt
à épier et à guetter
le moyen de la voir
car il ne pouvait pas vivre sans elle.
Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
qui s'enroule autour du noisetier :
quand il s'y est enlacé
et qu'il entoure la tige,
ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps.
Mais si l'on veut ensuite les séparer,
le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
« Belle amie, ainsi en va-t-il de nous :
ni vous sans moi, ni moi sans vous ! »

La reine s'avance à cheval,
regardant devant elle.
Elle aperçoit le bâton
et en reconnaît toutes les lettres.
Elle donne l'ordre de s'arrêter
aux chevaliers de son escorte.
On lui obéit
et elle s'éloigne de sa suite,
appelant près d'elle
Brangien, sa loyale suivante.
S'écartant un peu du chemin,
elle découvre dans la forêt
l'être qu'elle aime le plus au monde.
Ils ont enfin la joie de se retrouver !
Il peut lui parler à son aise
et elle, lui dire ce qu'elle veut.
Puis elle lui explique
comment se réconcilier avec le roi :
elle a bien souffert
de le voir ainsi congédié,
mais c'est qu'on l'avait accusé auprès du roi.
Puis il lui faut partir, laisser son ami :
au moment de se séparer,
ils se mettent à pleurer.
Tristan regagne le pays de Galles
en attendant d'être rappelé par son oncle.

Pour la joie qu'il avait eue
de retrouver son amie,
et pour préserver le souvenir du message qu'il avait écrit
et des paroles échangées,
Tristan, qui était bon joueur de harpe,
composa à la demande de la reine,
un nouveau lai.
D'un seul mot je vous le nommerai :
les Anglais l'appellent Goatleaf
et les Français Chèvrefeuille.
Vous venez d'entendre la véritable histoire
du lai que je vous ai raconté.
Marie de France (fl. 1160-1210) poétesse – le chèvrefeuille
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19 mars 2026 4 19 /03 /mars /2026 12:51

 

 

Horace (en latin : Quintus Horatius Flaccus, 65 av. J.-C. - 8 av. J.-C.) est un poète de l'Antiquité romaine.

 

Né à Venosa, en Apulie, dans une famille modeste affranchie, Horace bénéficie néanmoins d'une éducation soignée grâce à son père, qui investit dans son avenir et lui permet d'étudier à Rome et à Athènes. C'est dans cette dernière ville qu'il approfondit sa formation philosophique, influencée par l'épicurisme et le stoïcisme, des courants qui marqueront durablement sa vision du monde et son écriture.

 

Odes, III, 9.

 

HORACE :

Tant que je t'ai plu et qu'aucun autre, plus aimé, n'a entouré de ses bras ton cou blanc, j'ai vécu plus heureux que le roi des Perses.

 

LYDIE :

Tant que tu n'as brûlé pour une autre plus que pour moi et que Lydia ne passait point après Chloé, la renommée de Lydia a été grande, et j'ai vécu plus illustre que la Romaine Ilia.

 

HORACE :

Maintenant Chloé de Thrace règne sur moi; habile aux doux chants et à jouer de la cithare. Je ne craindrais point de mourir pour elle, si, épargnée par les destins, elle devait me survivre.

 

LYDIE :

Il me consume d'un amour qu'il partage, Calaïs, fils d'Ornytus de Thurium. Je consentirais à mourir deux fois pour lui, si, épargné par les destins, le jeune homme devait me survivre.

 

HORACE :

Quoi! Si l'ancienne Vénus revenait et nous réunissait encore sous son joug d'airain? Si la blonde Chloé était rejetée, et si ma porte s'ouvrait à Lydia repoussée ?

 

LYDIE :

Bien qu'il soit plus beau qu'un astre, et toi plus léger que le liège et plus irritable que l'orageuse Hadria, c'est avec toi que j'aimerais vivre, avec toi que je voudrais mourir!

Horace (Quintus Horatius Flaccus, 65 av. J.-C. - 8 av. J.-C.) poète de l'Antiquité romaine - Odes, III, 9. Horace et Lydie
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