27 juin 2026 6 27 /06 /juin /2026 22:24
Marie-Claude Palys (1947) auteur
2005
La Glycine
Douce envolée de l'aube
Je suis la glycine,

 

Douce envolée de l'aube,
Gracieuse, suspendue comme un voile de lumière,
Je déploie mes longues grappes parfumées
Sur la pierre des maisons, les arches anciennes
Et les vieux murs que le temps caresse.

 

Je suis un songe en fleurs,
Une plume légère portée par le vent du printemps.
Sous mes cascades mauves ou blanches,
L'air s'emplit d'un parfum délicat,
Mêlant la force de mes lianes
À la douceur de mes corolles.

 

Depuis des siècles,
Je murmure aux cœurs attentifs
Des histoires venues de l'Orient,
Des légendes oubliées,
Des mystères que seule la nature sait encore raconter.

 

On dit qu'en Chine,
Le sage Confucius aimait méditer sous mon ombrage.
Il observait mes rameaux patients
Qui s'élèvent lentement vers la lumière,
Comme l'âme humaine grandit
Par la persévérance et la sagesse.

 

Au Japon,
Je suis une pluie de fleurs suspendues,
Des larmes heureuses tombées du ciel,
Une poésie vivante
Que l'on contemple dans le silence des jardins.

 

En Occident,
Mes lianes qui s'enlacent racontent une autre histoire :
Celle des amours fidèles,
Des liens que le temps ne défait jamais,
Des souvenirs qui demeurent
Comme une étreinte entre deux êtres.

 

Dans les cloîtres paisibles
Et les jardins des temples,
J'invite à la contemplation.
Je deviens passerelle
Entre la terre et le ciel,
Entre le tumulte des hommes
Et la paix intérieure.

 

Lorsque l'hiver semble avoir tout emporté,
Je demeure pourtant fidèle au rendez-vous du printemps.
Chaque année, je refleuris,
Offrant à ceux qui me regardent
La plus douce des leçons :

 

L'espérance ne meurt jamais.
Elle sommeille seulement

Jusqu'au retour de la lumière.
Je suis la glycine,
Fleur de patience,
De fidélité,
De sérénité
Et de renaissance.

 

Comme mes longues grappes qui descendent vers la terre
Pour mieux s'élever vers le ciel,
J'enseigne qu'il faut parfois savoir attendre
Pour offrir au monde
Le plus beau de ses printemps.
Marie-Claude Palys (1947) auteur - 2005  La Glycine, Douce envolée de l'aube
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27 juin 2026 6 27 /06 /juin /2026 21:52
Marie-Claude Palys (1947) auteur


 

 La glycine
Je suis la glycine,
Gracieuse suspendue
Comme un voile vivant
Sur la pierre des maisons,
Ou lovée autour d’une arche ancienne
Que le temps caresse doucement.
Née d’un conte oublié,
Je déploie mes grappes légères
En pluie mauve et parfumée,
Et dans chacun de mes pétales
Se cache un murmure ancien.
Je suis force et douceur,
Elan sauvage et délicatesse,
Simplicité offerte
Dans un raffinement discret.
Je chuchote à ceux qui savent écouter
Des histoires venues d’Orient,
Des croyances silencieuses
Et des mystères enracinés dans la terre.
En Chine, dit-on,
Confucius méditait sous mon ombrage.
Longtemps, il observa
Mes lianes patientes
S’enrouler lentement vers la lumière,
Comme l’âme humaine
Cherche son chemin intérieur.
Je devins alors symbole
De patience et de persévérance,
Harmonie secrète
Entre l’homme et la nature.
Au Japon,
Je suis poésie.
Mes fleurs tombantes ressemblent
A des gouttes de pluie,
A des larmes heureuses
Suspendues au vent du printemps.
On me contemple en silence,
Comme un rêve fragile.
En Occident,
Mes légendes sont plus discrètes,
Mais mes lianes enlacées
Racontent encore l’amour éternel,
Celui des cœurs qui ne se quittent jamais.
Avez-vous vu
Une glycine embrasser un vieux mur ?
On dirait une mémoire vivante
Retenant le temps entre ses branches.

 

Dans les jardins des monastères,
Je veille parfois.
J’invite à la contemplation,
A la méditation terrestre et céleste.
J’orne les temples bouddhistes
Comme un chemin spirituel
Fait d’humilité et de patience.
Je m’invite dans les songes,
Messagère d’élégance et de mystère.
Je suis un pont vers la sérénité,
Un refuge pour l’âme fatiguée.
"Et lorsque je refleuris
Année après année,
Malgré les hivers,
Je rappelle doucement
Que l’espoir aussi
Peut éclore dans l’adversité."
Marie-Claude Palys (1947) auteure  -  La glycine
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27 juin 2026 6 27 /06 /juin /2026 21:16
Marie-Claude Palys (1947) auteure

 

 

Confessions d'une Framboise
Le secret de mes origines
Petit rubis sauvage au goût si délicat,
Je ne me contente pas de ravir vos papilles.
Sous ma robe éclatante et mon fier apparat,
Se cache un vrai trésor pour toute la famille.

 

Je suis la framboise, enfant du frais framboisier,
Ce fier Rubus idaeus de la famille des roses.
Si le Moyen Âge a vu mes ancêtres pousser,
C'est au XXe siècle que mon destin s'impose.

 

Les Romains louaient déjà mes vertus curatives,
Aujourd'hui ma richesse en séduit plus d'un ;
Mais je reste éphémère, fragile et fugitive,
Il faut me savourer sans attendre demain.

 

Un concentré de bienfaits

 

Je suis gorgée de vie, de fibres, de fraîcheur,
Riche en manganèse et noble potassium,
Le calcium, le magnésium y dansent en chœur,
Pour offrir à votre corps le meilleur équilibre.

 

Le secret de ma robe :
Si je brille et m'empourpre, ferme sous vos doigts,
C'est grâce aux anthocyanines, de puissants antioxydants,
Qui colorent ma chair selon les lois des bois,
Pour le plaisir des yeux et le soin du vivant.
De la table au miroir : ma polyvalence

 

En cuisine, je suis l'ingrédient souverain,
Mariage inspiré du sucré et du salé.

 

Côté douceur : Tartes, confitures, sirops divins,
Coulis et smoothies pour des matins vitaminés.
Côté fraîcheur : Je sublime vos salades d'été,
Parmi les noix croquantes et les légumes frais.
Mais mon voyage ne s'arrête pas à vos assiettes…
L'huile de mes pépins, secret de cosmétique,
Hydrate, protège et sublime la peau,
Un antioxydant précieux, doux et authentique,
Qui prolonge l'éclat d'un sillage nouveau.

 

Une invitation au quotidien
Que ce soit pour la santé, l'éclat ou le plaisir,
Je vous offre chaque jour ma belle polyvalence.
Par des élixirs simples, faciles à réussir,
Venez fondre pour moi et tenter l'expérience.
"N'attendez plus pour m'adopter au quotidien,
Régalez vos papilles, partagez mes vertus,
Prenez soin de vos proches, de ce corps qui est le vôtre,
Et croquez mon histoire à pleines dents."
 Marie-Claude Palys (1947) auteure  -  Confessions d'une Framboise
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27 juin 2026 6 27 /06 /juin /2026 16:24

 

 

Marie-Claude Palys (1947) auteure
 

Confessions d'un Abricot
Au cœur de mon être dort un noyau dur,
Qui cache une amande, un secret bien mûr.
Je suis un fruit charnu aux courbes arrondies,
Habillé de velours, de lumière et de vie.
Ma robe voyage, changeante et changée,
Du jaune le plus doux au rouge orangé.


 

Je suis l’abricot.
Mon Odyssée et ma Naissance
Je nais de l'abricotier, arbre au modeste roi,
Quand pointe le printemps et ses premiers émois.
En mars ou en avril, d'une fleur délicate,
Blanche teintée de rose, mon histoire éclate.
Puis, voyageur ancien de la Route de la Soie,
Alexandre le Grand me ramena vers soi,
Pour offrir à l'Occident mon parfum sucré
.
Le Secret de ma Chair
Ma chair est ferme et douce, discrètement juteuse,
D'une teinte dorée, riche et généreuse.
C'est la provitamine A, ou le béta-carotène,
Qui infuse en mes veines cette couleur reine.
Gorgé de douces pectines, je retiens la fraîcheur de l'eau,
Ce qui donne à mon corps ce profil si moelleux.
Suivez mon sillon médian, sans effort, sans malice,
Je m'ouvre en deux pour vous offrir mon délice.
Ma peau, parfois, se teinte de jolies taches de rousseur,
Mais ne blâmez pas mon rouge, il n'est pas ma mûre heure **:
Je suis climactérique, je mûris s'il le faut,
Bien après la cueillette, pour être à votre niveau.

*

La Promesse de l'Été
Du mois de juin doré jusqu'au seuil de septembre,
Je déploie mes saveurs, de la pourpre jusqu'à l'ambre.
C'est là que vous me trouverez le plus doux, le plus vrai,
Savoureux, parfumé, tout juste arboré.
Au-delà de mon goût et de ma tendre texture,
Je vous offre les bienfaits d'une riche nature.
Je me donne à vous frais, ou séché au soleil,
En compote, en tartes, en sirops sans pareil.


 

Je sais même être audacieux dans un accord salé,
Où le lapin et le panais aiment m'accompagner.


 


 

Un Trésor de Bien-être
Je déborde de vie, de vitamine C,
De béta-carotène pour vous ressourcer.
Je vous apporte aussi, en offrande essentielle,
Potassium, fer, calcium, une force nouvelle.
Pour m'aimer chaque jour, tout au long de l'année,
Imaginez-moi en confiture dorée :
Un délice étalé sur un toast croustillant,
Au réveil ou au goûter, un instant suspendu dans le temps.
Ou encore, pour combler une faim de douceur,
Ma purée fruitée caressera votre cœur.


 

« Je suis l’un des tout premiers fruits de l’été,
Sur vos lèvres, je pose un vrai goût de vacances. »
** saisir le juste moment
 Marie-Claude Palys (1947) auteure - Confessions d'un Abricot
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27 juin 2026 6 27 /06 /juin /2026 16:05
Marie-Claude Palys (1947) auteur 

 

Confession de la Pêche

 

 

 

Venue des matins d'Asie, d'Inde ou de Perse,
Portée par Alexandre à travers les chemins,
Je devance les verts que le printemps disperse
En habillant l'hiver de mes roses chastains.
Bien avant que je naisse en la tiède saison,
Mes fleurs parent le bois d'une douce illusion.

 

Quand s'installent enfin les beaux jours de l'été,
Je deviens le joyau que chacun veut cueillir ;
Parfumé, rafraîchissant, riche en limpidité,
Mon corps offre un trésor qui sait vous réjouir.
Je suis la pêche blanche, au teint de porcelaine,
La plus tendre à la lèvre, une caresse reine.

 

Louis le Quatorzième en son brillant Versailles
M'accordait les faveurs de son royal palais ;
Mais sous ma chair subtile où la douceur tressaille,
Pour le corps et l'esprit je cache des bienfaits.
Vitamines, minéraux, secrets d'antioxydants,
Je prends soin de votre âme en restant un présent.

 

Qu'on me croque nature au sortir de la branche,
En compote, en confiture d'or, en gâteaux,
En tarte généreuse où le sirop s'épanche,
Pour les sens et le cœur je suis un vrai cadeau.
Fraîche, je vous désaltère au milieu des ardeurs,
Ou infuse un thé glacé aux parfaites saveurs.
Et pour les gourmands fins, je me fais Poésie,
Devenant la « Melba » dont la cantatrice blonde,
La célèbre Nellie, fit sa douce folie,
Mariage de glace et de grâce profonde.

 

Autour de moi s'ébat ma joyeuse famille :
La jaune, au cœur fondant, reine des entremets,

 

La jeune nectarine au teint lisse qui brille,
Acidulée et vive, aux charmes désormais ;
La plate, au goût d'enfance, au profil surprenant,
Et la pêche de vigne au parfum envoûtant.
Bien plus qu'une douceur sous le soleil fêtée,
Je suis l'esprit joyeux de votre bel été.
Marie-Claude Palys (1947) auteur - Confession de la Pêche
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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 22:18

 

 

Marie-Claude Palys (1947) auteure
Fraise — Bonté parfaite
Dans le silence vert des bois,
Le fraisier pousse librement,
Petite étoile des sous bois
Au parfum d'enchantement.

 

Déjà Ovide
Et Virgile
Chantaient ta grâce légère,
Toi, fleur blanche de mai,
Née sous la mousse
Et la douce lumière.

 

Puis vint le temps des voyages,
Celui des marins téméraires.
Amédée-François Frézier
Rapporta du Chili
Une fraise généreuse et fière.

 

Unie aux variétés d'Europe,
Elle devint notre reine gourmande,
Fruit d'une heureuse alliance
Entre deux terres
Et deux mondes.

 

À Plougastel-Daoulas,
Ta robe rouge semée d'or
Luit comme un joyau
Sous le soleil breton.
Grande séductrice du printemps,
Tu fais chavirer
Les cœurs gourmands.

 

Ton nom, fragrare,
Signifie « exhaler son parfum » ;
Et, dès que tu parais,
L'air lui-même
Devient douceur.

 

Au Moyen Âge,
On te prêtait des vertus merveilleuses :
Tes feuilles éloignaient les serpents,
Apaisaient les mélancolies.
Les fées, dit-on,
Se cachent encore sous ton feuillage
Pour écouter
Les secrets des amoureux.

 

Espiègle et mystérieuse,
Tu n'es pourtant pas un vrai fruit.
Tes grains dorés seulement
Portent ce noble nom ;
Ta chair délicate
Est le réceptacle
De la fleur épanouie.

 

Mais qu'importe la science,
Quand tu réjouis les papilles
Des petits comme des grands,
Offrant presque toute l'année
Ton exquise saveur.

 

 

Les étoiles de la saison

 

 

La Gariguette
Première princesse du printemps,
Juteuse et parfumée,
Tu éveilles les papilles
D'une tendre pointe acidulée.

 

La Ciflorette
Délicate et parfumée,
Ta chair fond sur les lèvres
Comme une douce caresse
Aux saveurs sucrées.

 

La Cléry
Généreuse et rayonnante,
Tu vois la vie en rouge ;
Réconfortante et tendre,
Nul ne résiste
A ton velours.

 

La Dream
Juteuse, fine et parfumée,
Légèrement acidulée,
Tu portes si bien ton nom
Qu'on la croirait née
D'un songe d'été…
Et pourtant,
Tu es bien réelle

 

« Tu offres simplement
Ce que la nature fait de plus parfait :
La bonté sous les traits
D'une fraise mûrie au soleil. » 
Marie-Claude Palys (1947) auteure - Fraise — Bonté parfaite
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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 21:39
Marie-Claude Palys (1947), auteure
La cueillette des cerises

 

« Il est revenu le temps des cerises… »
Sous le ciel tendre des matins de mai,
Renaît le temps des cerises,
Ce temps léger qui évoque l'enfance
Et les jardins baignés de soleil.
Au milieu des herbes encore perlées de rosée,
Se dresse le vieux cerisier majestueux,
Chargé de fruits rouges et brillants,
Semblables à de petites lanternes d'été.
Un panier suspendu au bras,
On s'avance sous les branches basses.
Déjà, la lumière danse entre les feuilles
En éclats d'or et de verdure.
Les cerises scintillent,
Promesses sucrées du printemps de la vie.
Alors, on grimpe avec précaution,
De branche en branche,
Le cœur battant d'une joie simple.
Dans la paume, le fruit se laisse cueillir.
D'un léger mouvement vers le ciel,
Le pédoncule cède doucement,
Comme nous l'enseignaient nos grands-parents,
Avec leurs gestes patients
Et leurs voix rassurantes.
« Quand nous chanterons le temps des cerises… »
La première cueillie
Sera toujours la première dégustée.
Le fruit éclate alors en bouche -
Pulpe charnue, jus sucré,
Véritable fête des papilles,
Aux saveurs de soleil
Et d'été naissant. !
Peu à peu la banne se remplit.
L'on goûte encore et encore,
Les doigts collants de sucre,
Les lèvres rouges de gourmandise.
Puis viennent les cerises doubles,
Celles que l'on accroche aux oreilles
Comme des bijoux d'enfant.
Tous ont connu ce jeu,
Au milieu des rires
Cachés sous les feuillages.
Les heures passent sans qu'on les compte.
Les paniers deviennent lourds,
Et le ventre heureux finit par réclamer le repos.
On redescend de l'arbre,
Emportant avec soi
La chaleur du soleil,
Le parfum des feuilles
Et ces instants suspendus
Que le temps n'efface jamais.
Au retour, il déborde de fruits rouges,
et le cœur, déborde de souvenirs.-
« Il est bien court le temps des cerises… »
Marie-Claude Palys (1947), auteure - La cueillette des cerises
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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 18:06
Daniel Confland auteur
La rose, la main verte et le destin
Du bouquet enivrant une seule rose pleurait
Dans le vase de Giens onze faisaient les belles
Charnues, ventrues, d'un rouge presque violet
Aux pétales soyeux d'un duveté sensuel
Tout n'était qu'harmonie excepté la dernière
Bouton de moins que rien, qui n'a pas su éclore
Mais Nature n'aime rien autant que l'éphémère
Onze roses fringantes se fanèrent à l'aurore
Tandis qu'une main verte surgissant de l'azur
Caressant de ses doigts les flancs de Triste-Mine
Ecarte les sépales, et puis d'un geste sûr
Déflore la corolle dévoilant l'étamine
La main presse on ne sait quelle brume nourricière
Au-dessus de la fleur elle répand ses faveurs
Et voilà la pauvrette digne des belles trémières
La mort tuera plus tard l'odeur et les couleurs
De la  brève survivante de l'entêtant bouquet
La leçon de l'histoire vaudrait pour nous aussi
Dont  le cours de la vie sans boussole sinuerait
Hors Volonté qui forge et Destin qui pétrit.
Daniel Confland auteur -  La rose, la main verte et le destin
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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 17:55
Marie-Claude Palys (1947) auteur
Le rosier grimpant
En ce matin de mai, lorsque l'aube légère
Dépose sur les prés sa fraîcheur passagère,
Je suis sortie rêver dans le jardin fleuri,
Quand le jour naissant, dort encore à demi.
Je cueillais en chemin des fraises des bois vermeilles,
Perles rouges offertes aux premières abeilles ;
Les groseilliers voisins, plus timides encor,
Gardaient dans leurs écrins leurs prometteurs décors.
Je m'arrêtai bientôt devant les pivoines,
Reines aux lourds jupons que le printemps couronne.
Rouges, roses ou blanches, elles avaient fleuri
Comme un bouquet de songes au cœur de l'après-midi.
Mais la chaleur récente avait semé sur terre
Leurs pétales froissés en tapis éphémères ;
Et leur parfum discret, rappelant celui des roses,
Flottait encore un peu sur les choses.
Au milieu des massifs où mille fleurs s'inclinent,
Le seringat dressait ses blanches étamines.
Ses grappes éclataient comme un neigeux flambeau,
Illuminant le vert d'un éclat tendre et beau.
Son parfum généreux, doux présent du printemps,
Mêlait fleur d'oranger, jasmin et vent chantant ;
Le néroli léger s'y fondait par instants,
Enivrant le jardin d'arômes captivants.
Près du grand frêne ancien, gardien silencieux,
Deux longues plates-bandes s'étendaient sous les cieux.
Les fraises rougissaient au soleil matinal ;
J'en remplis mon panier d'un geste machinal.
J'en goûtai quelques-unes : leur chair tendre et sucrée
Fondait comme un baiser sur ma langue charmée.
Pourtant les framboises, se faisaient désirer ;
Leurs fruits encore pâles hésitaient à mûrir.
J'en trouvai cependant quelques-unes, çà et là,
Que j'ajoutai joyeuse au trésor que j'avais là.
Puis je repris le chemin menant vers la maison,
Bercée par le doux chant d'une invisible chanson.
C'est alors qu'apparut, éclatant de splendeur,
Le rosier grimpant dans toute sa grandeur.
Accroché contre le mur de la grande chambre,
Il flamboyait au soleil comme un brasier de braises tendres.
Ses longues branches arquées, couvertes de velours,
Déversaient des cascades de roses tout autour.
Chaque fleur semblait née d'un rêve ou d'un poème,
Offrant son rouge ardent à la lumière suprême.
Leur parfum puissant montait dans l'air immobile,
Mystérieux, profond, délicatement subtil.
Il enveloppait le jardin d'une douce romance,
Comme un souvenir d'amour revenu de l'enfance.
Et je demeurai là, le cœur rempli d'émoi,
À contempler la rose qui fleurissait pour moi.
Déjà le soleil doré gagnait tout l'horizon,
Promettant à la terre une chaude saison.
Le ciel était sans nuage et l'azur infini ;
L'été semblait venir avant même le midi.
Marie-Claude Palys (1947) auteur - Le rosier grimpant
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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 17:43
Marie-Claude Palys (1947) auteur 

 

 

Les roses pompon

J’aime, quand vient le printemps,
Me perdre au jardin apaisant,
Admirant ce rosier grimpant,
Aux bouquets doux, si charmants.

Sur le vieux mur de la ferme ancienne,
S’étire une cascade pleine,
D’amour en fleurs délicates,
Pompons roses, légères pirouettes.

Le buisson dense, peu épineux,
Diffuse un air romantique et précieux,
Ses petites roses doublement formées,
En bouquets fins, tendrement parfumés.

Leur rose soutenu enchante l’été,
La floraison semble ne jamais cesser,
Discrète mais au parfum subtil,
Qui invite à des rêves tranquilles.

En frôlant ces pompons légers,
Une douceur vient nous bercer,
Dans ce jardin où tout s’éveille,
Le cœur s’envole, la pensée sommeille.
Marie-Claude Palys (1947) auteur - Les roses pompon
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