18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 20:55

 

 

 

Théocrite (né vers 310 et mort vers 250 av. J.-C.,) poète grec, auteur de mimes (imitations comiques du langage ou des gestes), d'idylles pastorales et de contes épiques. Il était considéré comme l'un des sept poètes de la Pléiade poétique (IIIe siècle av. J.-C.).


 

 


 

 

IIIe IDYLLE

LE CHEVRIER, OU AMARYLLIS


Plaintes amoureuses d'un chevrier

 

Je vais chanter devant la grotte d'Amaryllis, pendant que sur la montagne Tityre a soin de mes chèvres. Mon bon ami, Tityre, veille sur mon troupeau ; tu l'abreuveras ensuite, mais prends garde, ce bouc de Libye est fort et vigoureux, il pourrait te frapper de sa corne. Adorable Amaryllis, pourquoi ne pas t'asseoir à l'entrée de ta grotte? pourquoi ne pas appeler à tes côtés celui que tes charmes enivrent d'amour ? Dis-moi, nymphe si jolie! me trouverais-tu le nez trop court et le menton trop allongé ? Ah! tu veux donc que je meure !


Voilà dix pommes : je les ai cueillies sur l'arbre que tu m'as toi-même désigné. Demain je t'en apporterai dix autres, mais prends pitié, je t'en conjure, prends pitié de ma douleur.


Que ne suis-je légère abeille ! je pénétrerais dans ta grotte, je me glisserais dans le lierre et la fougère qui servent de couche à tes membres délicats.


Je connais l'amour maintenant : dieu impitoyable, il a sucé le lait d'une lionne, et sa mère l'a nourri dans les forêts ; il embrase mon sang, il consume mes os.


Jeune fille au regard si doux et au cœur d'airain, nymphe aux noirs sourcils, serre-moi dans tes bras, accorde-moi un baiser : un simple baiser a tant de charmes!
Amaryllis que j'adore, tu me forceras à briser cette couronne de lierre et de persil odorant que j'ai tressée pour toi !


Hélas! que faire ? que devenir ? Tu es sourde à ma voix ! Je vais me dépouiller de mes habits et me précipiter dans les ondes du haut de cette roche d'où le pêcheur Olpis amorce le thon vorace. Si j'échappe au trépas, du moins mon désespoir réjouira ton cœur barbare.


J'ai appris naguère combien tu me haïssais. Curieux de savoir si tu avais de l'amour pour moi, j'interrogeai la feuille du pavot : en vain je la pressai sur ma main ; elle s'y flétrit sans rendre aucun son.


Elle m'a dit aussi la vérité, la vieille Agréa que le crible instruit de l'avenir. Elle glanait aux champs, et sur ma demande que j'eus soin d'accompagner d'une récompense, elle me répondit : "Chevrier, tu brûles pour une inhumaine."


Cependant je garde pour toi une chèvre, blanche comme le lis, et mère de deux petits. La brune Érithacis, fille de Mermnon, me la demande ; eh bien! je la lui donnerai, puisque tu te ris de mon amour.


Dieux ! un tressaillement à l'œil droit !...Dois-je la voir ?... Je vais m'asseoir sous ce pin, et commencer une chanson; peut-être me regardera-t-elle ? la belle Amaryllis n'a pas un cœur  d'airain.


(Il chante).


"Amoureux d'une jeune princesse, Hippomène, les mains pleines de pommes, s'élance dans la carrière, et le premier touche au but. A la vue de ces fruits dorés, Atalante s'enflamme ; elle brûle d'amour pour son vainqueur.


Le devin Mélampe conduit à Pylos les troupeaux qui paissaient sur l'Othrys , et la mère de la sage Alphésibée devient l'heureuse épouse de Bias.

 

Et Adonis, lorsqu'il gardait ses troupeaux sur les hautes montagnes, n'inspira-t-il pas à la belle Vénus un amour violent ? ne vit-on pas cette Immortelle presser sur son sein l'amant que la mort venait de lui ravir ?


Qu'il est digne d'envie, ô Endymion, ce sommeil éternel qui ferme tes paupières ! Heureux, femme adorée, heureux Jasion ! Il a obtenu ce que vous ne connaîtrez jamais, profanes mortels!"


Ma tête souffre, mais tu n'y songes guère. Je ne chanterai plus. Je vais me coucher ici ; les loups me dévoreront, et ma mort te sera plus douce que le miel. 

 

 

Théocrite (vers 310-vers 250 av. J.-C.,) poète grec - Idylles
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 20:05

 

 

 

Théocrite (né vers 310 et mort vers 250 av. J.-C.,) poète grec, auteur de mimes (imitations comiques du langage ou des gestes), d'idylles pastorales et de contes épiques. Il était considéré comme l'un des sept poètes de la Pléiade poétique (IIIe siècle av. J.-C.).

 

 

IIe IDYLLE

LA MAGICIENNE

 

Cimétha, éprise d'amour pour le Myndien Delphis, cherche par des enchantements à le tirer du gymnase et à le ramener à elle. Elle invoque Hécate et la Lune, divinités favorables aux amants. Un esclave Thestylis la seconde dans ses opérations magiques.

 

Où sont les lauriers? où sont les philtres ? apporte-les, Thestylis. Couvre cette coupe d'une rouge toison ; je veux poursuivre de mes enchantements le parjure qui cause mes maux. Depuis douze jours ce perfide est loin de moi, et il ne s'informe point si je vis ou si je meurs. Il n'est plus venu frapper à ma porte, le cruel ! Ah! sans doute l'Amour et Vénus ont allumé d'autres feux dans son cœur inconstant. Demain j'irai au gymnase de Timagètes pour le voir et lui demander la raison de sa conduite. Aujourd'hui poursuivons-le de nos enchantements.


Ô Lune ! pare ton front d'un nouvel éclat ; c'est ma voix qui t'implore, reine des nuits ; et toi aussi, souterraine Hécate, toi que les chiens même redoutent lorsque, te promenant parmi les tombeaux, ton pied se pose dans le sang.


Terrible Hécate, je te salue. Reste auprès de moi jusqu'à la perfection de ces philtres ; qu'ils ne le cèdent ni à ceux de Circé, ni à ceux de Médée, ni à ceux de la blonde Périmède.


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Déjà le feu a consumé cette orge. Verse maintenant...  Malheureuse Thestylis, à quoi penses-tu donc ? Maudite esclave, te jouerais-tu aussi de moi ?... Verse le sel et dis ces paroles : "Je jette aux flammes les os de Delphis.

"
Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Delphis cause mes maux ; c'est pour Delphis que je brûle ce laurier. Il pétille en l'enflammant, déjà il est tout consumé sans même laisser de cendre : qu'ainsi se dissipe en flamme légère le parjure Delphis !


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Comme la cire se fond au feu, que le Myndien Delphis fonde soudain d'amour pour moi, et que, pareil à ce globe d'airain que ma main fait tourner, l'infidèle poursuivi par Vénus, tourne autour de ma demeure.


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Je vais brûler ce son ; toi, Diane, toi qui fléchirais Rhadamanthe lui-même et les cœurs les plus inflexibles des Enfers... Écoute, Thestylis... Les chiens aboient... c'est pour nous qu'ils font retentir la ville de leurs hurlements. La déesse est dans les carrefours ; vite, vite, frappe ce vase d'airain.


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Déjà la mer se tait, les vents s'apaisent, tout dort, le chagrin seul veille au fond de mon cœur : je brûle d'amour pour celui qui, au lieu du nom d'épouse, ma donné l'infamie, m'a ravi l'honneur.


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Je fais trois libations, et trois fois, astre brillant des nuits, je t'adresse cette prière : "Quel que soit l'objet qui partage la couche de Delphis, qu'il l'oublie à l'instant, comme Thésée oublia jadis dans Naxos Ariane à la belle chevelure."


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


L'hippomane que produit l'Arcadie, rend furieux et fait bondir sur les montagnes les jeunes chevaux et les cavales rapides. Puissé-je voir ainsi Delphis voler, plein d'amour, du gymnase à ma demeure!


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Delphis a perdu cette frange de son manteau ; je la déchire et la jette sur le feu dévorant. Hélas! cruel amour ! pourquoi, pareil à l'avide sangsue, t'attacher à mon corps, pourquoi dévorer ma vie ?


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Je broie ce vert lézard, breuvage funeste que je te présenterai demain. Thestylis, prends ces philtres, inonde le seuil de sa maison, ce seuil où est attaché mon cœur, et le perfide ne s'en soucie pas! Crache et dis : "Je jette aux vents les cendres de Delphis."


Oiseau sacré, vers moi rappelle mon volage amant.


Je suis seule... Par où commencerai-je à dire mon déplorable amour ? Qui dois-je en accuser? Anaxo, fille d'Eubolus, allait au bois de Diane, portant sur sa tête la corbeille sacrée. Dans ce bois furent amenées de toutes parts des bêtes féroces pour orner la fête ; parmi elles se trouvait une lionne.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Theucarila, ma nourrice et ma voisine, née parmi les Thraces, et qui est maintenant dans l'heureux Élisée, me pressa, me conjura d'aller voir cette pompe solennelle, et moi, pauvre jeune fille, je la suivis vêtue de beaux habits de lin et couverte du riche manteau de Cléarista.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


A moitié du chemin, près de la cabane de Lycon, je vis Delphis marchant avec Eudamippe. Un duvet fin et doré colorait leurs joues, et leur poitrine étincelait d'un éclat plus pur que le tien, ô Lune! Ils revenaient du gymnase et de leurs nobles exercices.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


A sa vue, infortunée que je suis ! je devins toute en feu, ma raison s'égara, mon front pâlit, la fête disparut à mes yeux ; j'ignore quelle main alors me ramena chez moi. En proie à la fièvre brûlante, dix jours et dix nuits je fus attachée sur un lit de douleur.


Reine des nuits apprends quel fut mon amour.


Mon corps prit la triste couleur du thopsos ; ma tête se dégarnissait de ses cheveux et mes os n'étaient couverts que d'une peau livide. Qui n'implorai-je point? De quelle magicienne n'ai-je point invoqué les enchantements ? Cependant point de remède! et le temps fuyait toujours!


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Enfin j'ouvris mon cœur à mon esclave : "Thestylis, cherche un remède à mes maux! Le Myndien seul possède toute mon existence. Va, épie autour du gymnase de Timagètes : c'est là qu'il se promène ; c'est là qu'il dispute le prix de la lutte, ce délicieux amusement de son âge ...


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


S'il est seul, fais-lui signe et dis-lui doucement : "Simétha vous appelle, suivez-moi." Je dis, elle part et amène le beau Delphis. Quand d'un pas agile je l'entendis franchir le seuil de ma porte...


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Je devins plus froide que la glace ; de mon front la sueur ruisselait semblable à la rosée du midi ; mes paroles expiraient sur mes lèvres ; ainsi l'enfant dans un songe veut appeler sa mère et demeure sans voix. J'étais froide, immobile comme un marbre.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Le perfide me voit, baisse les yeux, s'assied sur ma couche : "Simétha, me dit-il, en m'appelant aujourd'hui, tu m'as prévenu de moins encore que j'ai devancé hier à la course le beau Philinus.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


 Oui, je serais venu de moi-même, j'en atteste le tendre amour, je serais venu cette nuit, suivi de deux ou trois amis, t'apporter des pommes de Bacchus, ayant sur ma tête, attachée avec des nœuds de pourpre, une couronne du peuplier consacré à l'immortel Alcide.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Si tu m'avais reçu, quelle félicité pour toi! tu aurais eu pour amant celui qu'une voix unanime a proclamé le plus beau et le plus léger de ses rivaux. Moi, j'aurais été satisfait de savourer un seul baiser sur tes lèvres vermeilles ; mais si, me repoussant, ta main eût continué à fermer le verrou de ta porte, alors le fer et le feu m'auraient frayé un chemin jusqu'à toi.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Je remercie d'abord Vénus de mon bonheur ; toi ensuite, ma bien-aimée, toi qui m'as arraché du milieu des flammes, qui m'as appelé dans ta demeure lorsque déjà j'étais à moitié consumé; car souvent le feu de Vulcain cède au feu de l'amour.


Reine des nuits, apprends quel fut mon amour.


Oui, c'est l'amour qui arrache la jeune vierge à son lit solitaire; c'est l'amour qui arrache de la couche nuptiale l'épouse palpitant encore des baisers de son époux." Ainsi parla Delphis, et moi, fille crédule et aimante, je le pris par la main; je l'attirai tendrement sur mon lit. Son corps échauffa mon corps, nos lèvres brûlantes s'unirent et mille délices inondèrent nos âmes.


Qu'ajouterai-je encore, ô Lune bien-aimée ! Les doux mystères s'accomplirent.


Depuis ce moment nos jours s'écoulaient doux et sereins. Delphis et moi n'avions aucun reproche à nous faire. Mais la mère de Philisto, ma joueuse de flûte, mère aussi de Mélixo, est venue me voir ce matin au moment où les chevaux du Soleil, sortis de l'Océan, s'élançaient dans le ciel, chassant devant eux l'Aurore aux doigts de rose, et entre plusieurs propos elle m'a dit : "Delphis a une autre passion ; je ne connais pas celle qu'il aime, mais je sais qu'il boit souvent à ses nouvelles amours. Tu es abandonnée ; ton infidèle orne de festons fleuris la maison de l'objet de ses feux."


Voilà ce que m'a raconté ma voisine, elle qui dit toujours la vérité. En effet auparavant l'ingrat venait me voir trois ou quatre fois par jour ; souvent il a oublié chez moi sa coupe dorique, et voilà douze jours que je ne l'ai vu! Est-il vrai qu'il a d'autres amours ? qu'il m'à oubliée ? Je prétends qu'il tienne ses serments, et s'il me néglige encore, j'en jure par les Parques, bientôt il verra les rives de l'Achéron, car, puissante déesse, c'est d'un Assyrien que j'ai appris à composer les poisons renfermés dans cette urne magique.


Adieu reine des nuits, dirige tes coursiers vers l'Océan ; pour moi, j'ai souffert et je souffrirai encore

.
Adieu Lune au front brillant ; adieu vous aussi, astres qui accompagnez le char silencieux de la reine des nuits. 
 

Théocrite (vers 310-vers 250 av. J.-C.,) poète grec - II° Idylles - La magicienne
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 14:16

 

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.

 

 

Cantique des cantiques 8

1.

Ah ! que n’es-tu mon frère, allaité des mamelles de ma mère ! Je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais, et l’on ne me mépriserait pas.



2.

Je veux te conduire, t’amener à la maison de ma mère ; tu me donneras tes instructions, et je te ferai boire du vin parfumé, du moût de mes grenades.


 

3.

Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m’embrasse !


 

4.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.


 

5.

Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ?

Je t’ai réveillée sous le pommier ; là ta mère t’a enfantée, c’est là qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donné le jour.


 

6.

Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel.



7.

Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas ; quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, il ne s’attirerait que le mépris.


 

8.

Nous avons une petite sœur, qui n’a point encore de mamelles ; que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la recherchera ?



9.

Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle des créneaux d’argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.



10.

Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j’ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.


 

11.

Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun apportait pour son fruit mille sicles d’argent.



12.

Ma vigne, qui est à moi, je la garde. À toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !


 

13.

Habitante des jardins ! Des amis prêtent l’oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre !



14.

Fuis, mon bien-aimé ! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates !


 

La Bible – Cantique des cantiques - 7
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:47

 

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.

 

Cantique des cantiques 7

1.

Reviens, reviens, Sulamithe ! Reviens, reviens, afin que nous te regardions. Qu’avez-vous à regarder la Sulamithe comme une danse de deux chœurs ?


 

2.

Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince ! Les contours de ta hanche sont comme des colliers, œuvre des mains d’un artiste.



3.

Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas ; ton corps est un tas de froment, entouré de lis.



4.

Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle.



5.

Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim ; ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde du côté de Damas.



6.

Ta tête est élevée comme le Carmel, et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre ; un roi est enchaîné par des boucles !…


 

7.

Que tu es belle, que tu es agréable, ô mon amour, au milieu des délices !



8.

Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes.



9.

Je me dis : Je monterai sur le palmier, j’en saisirai les rameaux ! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes,



10.

et ta bouche comme un vin excellent,…


 

Qui coule aisément pour mon bien-aimé, et glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment !



11.

Je suis à mon bien-aimé, et ses désirs se portent vers moi.


 

12.

Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, demeurons dans les villages !



13.

Dès le matin nous irons aux vignes, nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.



14.

Les mandragores répandent leur parfum, et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, nouveaux et anciens : Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.

 

 La Bible – Cantique des cantiques - 7
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:38

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 

Cantique des cantiques 6


1.

Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté ton bien-aimé s’est-il dirigé ? Nous le chercherons avec toi.


 

2.

Mon bien-aimé est descendu à son jardin, au parterre d’aromates, pour faire paître son troupeau dans les jardins, et pour cueillir des lis.



3.

Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il fait paître son troupeau parmi les lis.


 

4.

Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.


 

5.

Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de Galaad.


 

6.

Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent de l’abreuvoir ; toutes portent des jumeaux, aucune d’elles n’est stérile.


 

7.

Ta joue est comme une moitié de grenade, derrière ton voile…


 

8.

Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre.



9.

Une seule est ma colombe, ma parfaite ; elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse ; les reines et les concubines aussi, et elles la louent.


 

10.

Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ?


 

11.

Je suis descendue au jardin des noyers, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne pousse, si les grenadiers fleurissent.


 

12.

Je ne sais, mais mon désir m’a rendue semblable aux chars de mon noble peuple.

La Bible – Cantique des cantiques - 6
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:26

 

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 


 

Cantique des cantiques - 5

1.

J’entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ; je cueille ma myrrhe avec mes aromates, je mange mon rayon de miel avec mon miel, je bois mon vin avec mon lait...

Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour !


 

2.

J’étais endormie, mais mon cœur veillait... C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe : Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.


 

3.J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais-je ? J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais-je ?


 

4.

Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, et mes entrailles se sont émues pour lui.


 

5.

Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ; et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts, la myrrhe répandue sur la poignée du verrou.


 

6.

J’ai ouvert à mon bien-aimé ; mais mon bien-aimé s’en était allé, il avait disparu. J’étais hors de moi, quand il me parlait. Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé ; je l’ai appelé, et il ne m’a point répondu.



7.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée ; ils m’ont frappée, ils m’ont blessée ; ils m’ont enlevé mon voile, les gardes des murs.


 

8.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ?... Que je suis malade d’amour.


 

9.

Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, ô la plus belle des femmes ? Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, pour que tu nous conjures ainsi ?


 

10.

Mon bien-aimé est blanc et vermeil ; il se distingue entre dix mille.



11.

Sa tête est de l’or pur ; ses boucles sont flottantes, noires comme le corbeau.



12.

Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, se baignant dans le lait, reposant au sein de l’abondance.

13.

Ses joues sont comme un parterre d’aromates, une couche de plantes odorantes ; ses lèvres sont des lis, d’où découle la myrrhe.



14

Ses mains sont des anneaux d’or, garnis de chrysolithes ; son corps est de l’ivoire poli, couvert de saphirs ;



15.

Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, posées sur des bases d’or pur. Son aspect est comme le Liban, distingué comme les cèdres.



16.

Son palais n’est que douceur, et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem

 La Bible – Cantique des cantiques - 5
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:15

 

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 


 

Cantique des cantiques 4



1.

Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.


 

2.

Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, qui remontent de l’abreuvoir ; toutes portent des jumeaux, aucune d’elles n’est stérile.


 

3.

Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, et ta bouche est charmante ; ta joue est comme une moitié de grenade, derrière ton voile.


 

4.

Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour être un arsenal ; mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des héros.


 

5.

Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle, qui paissent au milieu des lis.

 

6.

Avant que le jour se rafraîchisse, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.


 

7.

Tu es toute belle, mon amie, et il n’y a point en toi de défaut.

 


8.

Viens avec moi du Liban, ma fiancée, viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards.


 

9.

Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l’un de tes regards, par l’un des colliers de ton cou.


 

10.

Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée ! Comme ton amour vaut mieux que le vin, et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

 

 

11.

Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; il y a sous ta langue du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.


 

12.

Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée.



13.

Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, avec les fruits les plus excellents, les troënes avec le nard ;



14.

Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, avec tous les arbres qui donnent l’encens ; la myrrhe et l’aloès, avec tous les principaux aromates ;

 


15.

Une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, des ruisseaux du Liban.

 

16.

Lève-toi, aquilon ! viens, autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits excellents !

  La Bible – Cantique des cantiques - 4
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:05

 

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 


 

Cantique des cantiques 3



1.

Sur ma couche, pendant les nuits, j’ai cherché celui que mon cœur aime ; je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé…



2.

Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places ; je chercherai celui que mon cœur aime... Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.


 


 

3.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée : Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?


 

4.

À peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime ; je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.


 

5.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.


 

6.

Qui est celle qui monte du désert, comme des colonnes de fumée, au milieu des vapeurs de myrrhe et d’encens et de tous les aromates des marchands ?


 

7.

Voici la litière de Salomon, et autour d’elle soixante vaillants hommes, des plus vaillants d’Israël.



8.

Tous sont armés de l’épée, sont exercés au combat ; chacun porte l’épée sur sa hanche, en vue des alarmes nocturnes.


 

9.

Le roi Salomon s’est fait une litière de bois du Liban.



10.

Il en a fait les colonnes d’argent, le dossier d’or, le siège de pourpre ; au milieu est une broderie, œuvre d’amour des filles de Jérusalem.


 

11.

Sortez, filles de Sion, regardez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

 La Bible – Cantique des cantiques - 3
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17 mars 2026 2 17 /03 /mars /2026 20:14

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 

Cantique des cantiques 2

1.

Je suis un narcisse de Saron, un lis des vallées.


 


 

2.

Comme un lis au milieu des épines, telle est mon amie parmi les jeunes filles.


 


 

3.

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J’ai désiré m’asseoir à son ombre, et son fruit est doux à mon palais.



4.

Il m’a fait entrer dans la maison du vin ; et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’amour.


 

5.

Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, fortifiez-moi avec des pommes ; car je suis malade d’amour.


 

6.

Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m’embrasse !


 

7.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.


 

8.

C’est la voix de mon bien-aimé ! Le voici, il vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.


 

9.

Mon bien-aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches.

Le voici, il est derrière notre mur, il regarde par la fenêtre, il regarde par le treillis.10.Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !


 

11.

Car voici, l’hiver est passé ; la pluie a cessé, elle s’en est allée.


 

12.

Les fleurs paraissent sur la terre, le temps de chanter est arrivé, et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.


 

13.

Le figuier embaume ses fruits, et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !


 

14.

Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, qui te caches dans les parois escarpées, fais-moi voir ta figure, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ta figure est agréable.


 

15.

Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes ; car nos vignes sont en fleur.


 

16.

Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il fait paître son troupeau parmi les lis.


 

17.Avant que le jour se rafraîchisse, et que les ombres fuient, reviens !... sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes qui nous séparent.

La Bible – cantique des cantiques -  2
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17 mars 2026 2 17 /03 /mars /2026 20:04

 

 

Le Cantique des cantiques dit aussi Cantique (ou Chant) de Salomon, est l'un des livres poétiques de la Bible hébraïque. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature.

Datant du IVe siècle av. J.-C., son écriture est attribuée traditionnellement à Salomonroi d'Israël.

Le texte est lu à la synagogue lors du Shabbat de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office du vendredi soir (Kabbalat Shabbat).

Il a également été intégré à la Bible chrétienne.


 

 

Cantique des cantiques 1

1.

’’Cantique des cantiques, de Salomon.’’


 

2.

Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour vaut mieux que le vin,



3.

tes parfums ont une odeur suave ; ton nom est un parfum qui se répand ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.


 

4.

Entraîne-moi après toi ! Nous courrons ! Le roi m’introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ; nous célébrerons ton amour plus que le vin. C’est avec raison que l’on t’aime.


 

5.

Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.


 

6.

Ne prenez pas garde à mon teint noir : C’est le soleil qui m’a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.


 

7.

Dis-moi, ô toi que mon cœur aime, où tu fais paître tes brebis, où tu les fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une égarée près des troupeaux de tes compagnons ?


 

8.

Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, sors sur les traces des brebis, et fais paître tes chevreaux près des demeures des bergers.


 

9.

À ma jument qu’on attelle aux chars de Pharaon je te compare, ô mon amie.


 

10.

Tes joues sont belles au milieu des colliers, ton cou est beau au milieu des rangées de perles.



11.

Nous te ferons des colliers d’or, avec des points d’argent.


 

12.

Tandis que le roi est dans son entourage, mon nard exhale son parfum.


 

13.

Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, qui repose entre mes seins.

14.Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne des vignes d’En-Guédi.


 

15.

- Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.


 

16.-

Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable ! Notre lit, c’est la verdure.


 

17.

Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos lambris sont des cyprès.


 


 


 

La Bible – cantique des cantiques -  1
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