10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 18:03

 

 

L' Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina ), parfois abrégée AP , est un recueil manuscrit de poèmes et d'épigrammes grecs découvert en 1606 à la Bibliothèque palatine de Heidelberg. Elle est basée sur la collection perdue de Constantin Kephalas (Xᵉ siècle), elle-même fondée sur des anthologies plus anciennes. Elle contient des textes allant du VIIᵉ siècle avant J.-C. à 600 après J.-C. et constitua par la suite la partie principale de l' Anthologie grecque ,

 

Epigramme

12, 134,

vv. 1-4

 

Callimaque :


 

"L'étranger avait une plaie bien cachée.

Comme son souffle avec effort montait de sa poitrine,

l'as-tu vu, à la troisième coupe ?

Et les pétales de roses tombant de ses couronnes

jonchaient tous le sol."

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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 17:32

 

 

L'Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina), parfois abrégée AP , est un recueil manuscrit de poèmes et d'épigrammes grecs découvert en 1606 à la Bibliothèque palatine de Heidelberg. Elle est basée sur la collection perdue de Constantin Kephalas (Xᵉ siècle), elle-même fondée sur des anthologies plus anciennes. Elle contient des textes allant du VIIᵉ siècle avant J.-C. à 600 après J.-C. et constitua par la suite la partie principale de l' anthologie grecque,


 

Traduction de Philippe Remacle,


 

ÉPIGRAMMES ÉROTIQUES.


 


 

28.

LE MÊME. -


 

Tu me dis bonjour, maintenant que tes joues

Ne sont plus lisses comme le marbre

et deviennent piquantes ;

Tu folâtres avec moi, maintenant que

Tu as coupé ces cheveux qui se déroulaient

Sur tes fières épaules.

Orgueilleux, n'approche plus de moi ;

Que je ne te trouve plus sur mes pas :

Car au lieu de la rose

Je n'accepte pas une ronce. 

L'Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina), - ÉPIGRAMMES ÉROTIQUES. 28.  LE MÊME. Car au lieu de la rose  Je n'accepte pas une ronce. 
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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 17:07

 

 

L'Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina), parfois abrégée AP , est un recueil manuscrit de poèmes et d'épigrammes grecs découvert en 1606 à la Bibliothèque palatine de Heidelberg. Elle est basée sur la collection perdue de Constantin Kephalas (Xᵉ siècle), elle-même fondée sur des anthologies plus anciennes. Elle contient des textes allant du VIIᵉ siècle avant J.-C. à 600 après J.-C. et constitua par la suite la partie principale de l' anthologie grecque,


 

Epigramme

5, 81

distique de Denys le Sophiste, époque impériale :


 

"Hé, la fille aux roses !

Tu es gracieuse comme une rose…

Mais que vends-tu ? toi ou les roses ?

Ou les deux à la fois ?"

Mais il n'y a pas que les couronnes au banquet,

Il y a aussi des fruits, et on se les offre,

Ou même on se les lance, par jeu,

En y inscrivant à l'occasion quelques lettres

Qui disent au récipiendaire un message d’amour

L'Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina) - Epigramme  5, 81  distique de Denys le Sophiste, époque impériale :
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 23:28

 

 

L' Anthologie palatine (ou Anthologia Palatina ), parfois abrégée AP , est un recueil manuscrit de poèmes et d'épigrammes grecs découvert en 1606 à la Bibliothèque palatine de Heidelberg. Elle est basée sur la collection perdue de Constantin Kephalas (Xᵉ siècle), elle-même fondée sur des anthologies plus anciennes. Elle contient des textes allant du VIIᵉ siècle avant J.-C. à 600 après J.-C. et constitua par la suite la partie principale de l' Anthologie grecque , 

 

Traduction de Philippe Remacle,

 


ÉPIGRAMMES ÉROTIQUES.

 


 

142.

ANONYME. -

 

La rose est-elle la couronne de Denys,

ou lui-même n'est-il pas la rose de la couronne ?

Je le crois : la couronne a moins d'éclat que lui.

 

 

L' Anthologie palatine - ÉPIGRAMMES ÉROTIQUES - La rose
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 22:40

 

 

La légende de Castille de Tolède


Casilda de Tolède ou Castille de Tolède ou Casilde de Tolède (1050-1075) a vécu en Espagne. Elle est considérée comme une sainte par l'Église catholique.


Castille était une jeune musulmane, fille de Abu al-Hasan Yahya al-Ma'mun dit Al-Ménon II, l'émir de Tolède, alors capitale religieuse de l'Espagne islamique. L'enfant était connue par sa sollicitude envers les chrétiens emprisonnés qu'elle allait souvent visiter à l'insu de son père. Elle est la sœur de Hissem Hiaya Aldirbil qui succéda à Al-Ménon II en 1077.


La tradition raconte qu'un jour qu'elle allait leur apporter du pain, son père Al-Ménon II la surprit et la réprimanda, elle ouvrit alors son tablier qui ne contenait plus du pain, mais des roses blanches et vermeil : on parla du miracle de Sainte Castille.


Plus tard, Castille tomba malade, d'un mal que les médecins du temps ne parvenaient pas à guérir. Ses amis chrétiens la conduisirent à la fontaine San Vincenzo à Briviesca, où elle fut miraculeusement guérie, la tradition indique que Castille se convertit alors au christianisme, probablement vers 1075.


Elle vécut dès lors en ermite, près de la fontaine miraculeuse. Elle mourut centenaire, toujours dans son ermitage, où de nombreux miracles se produisaient.

Castille fut inhumée dans l'église de San Vincenzo, ses reliques ayant été transférées ultérieurement dans un nouveau sanctuaire.

Casilda de Tolède ou Castille de Tolède - légende - son tablier contenait des roses blanches et vermeil :
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 19:38

 

 

L'évêque de Poitiers Venance Fortunat (Venantius Honorius Clementianus Fortunatus - 530-609)  poète chrétien du VI° siècle écrit dans son poème

Le Jardin de la reine Ultrogothe : 

 

"Ici l'éclatant printemps fait pousser

un gazon verdoyant et répand

les parfums des roses du paradis..."

 

Les couvents cultivent des roses, le roi Childebert Ier possède une roseraie (des roses de Paradis d’après l’évêque Fortunat) dans son domaine vers Saint-Germain-des-Prés. 

 

La rose, le rosier et la couronne de roses

sont des symboles du paradis chez les premiers chrétiens.

 

Dans Les actes de sainte Perpétue,

"les martyrs sont reçus dans le verger céleste sous un rosier…

se nourrissant à satiété de parfums inénarrables".

L'évêque de Poitiers Venance Fortunat (VI° siècle) poète Chrétien - Le Jardin de la reine Ultrogothe
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 19:33

 

 

Héliogabale ou Élagabal (Varius Avitus Bassianus) (v. 203- 222 ) empereur romain sous le nom de Marcus Aurelius Antoninus.

Extrait de Vie d’Héliogabale - Traduction M. Laass d’Aguen (1847).

 

«  Il parsemait de roses les salles à manger, les lits

et les portiques, et se promenait sur les fleurs

de toute sorte, lis, violettes, jacinthes et narcisses.

Jamais il ne prit un bain sans y verser

des parfums exquis ou du safran......…

Héliogabale ou Élagabal (Marc Antoine) (v. 203- 222 ) empereur romain - Il parsemait de roses les salles à manger
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 17:10

 

Sédulius, poète et écrivain distingué du IV° siècle, dans le 2° livre de son chant pascal  :

"Comme une tendre rose s'élève,

Au milieu des épines aiguës,

N'ayant rien en elle-même qui blesse,

Et devient supérieure à sa mère ;

Ainsi sainte Marie en naissant

De la souche d'Ève a expié, 

Vierge nouvelle, le crime de la Vierge antique".

Sédulius (IV° siècle) poète et écrivain distingué - chant pascal - rose
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 17:07

 

 

Dorothée de Césarée – Sainte Dorothée (dont le nom signifie « don de Dieu » est une vierge martyre pendant la Persécution de Dioclétien (III° siècle).

 

 

Dorothée était une jeune fille qui, vers la fin du III siècle, vivait à Césarée, en Cappadoce, en Asie Mineure où florissait une des premières communautés chrétiennes.

 

Chrétienne depuis sa tendre enfance elle se faisait remarquer pour les longs moments consacrés à la prière, pour le sacrifice du jeûne et pour les œuvres de charité envers le prochain.

 

La persécution de Sapricius

 

A cette période, sévissait à Césarée le persécuteur des chrétiens Sapricius qui, ayant entendu la renommée de Dorothée, la mit en prison pour la contraindre à sacrifier aux dieux. Comme la jeune fille malgré les menaces resta ferme dans son refus de renier sa foi, Sapricius la confia à deux autres jeunes, Crysta et Callista qui, avant elle, avaient au contraire renié leur foi au Christ pour sauver leurs vies. L’idée du persécuteur, cependant, se retourna contre lui et le résultat fut que c’est Dorothée qui convertit à nouveau au christianisme les deux jeunes. Ainsi les deux jeunes reconverties furent jetées dans une chaudière, où elles périrent par le feu. Le gouverneur fit étendre Dorothée sur le chevalet ; mais il n’en obtint que ces paroles :

« Jamais, dans toute ma vie, je n’ai goûté un bonheur pareil à celui que j’éprouve en ce moment. »

Il ordonna donc de brûler des torches ardentes, les flancs de la vierge avec puis de la frapper longtemps au visage, enfin de lui trancher la tête.

 

Le miracle du panier de pommes et de roses

Comme on la menait au supplice, elle dit ces paroles : "Recevez mes actions de grâces, ô ami des âmes, qui avez daigné m’appeler aux délices de votre Paradis." 

Un certain Théophile, officier du gouverneur, l’entendit, et se moquant de la vierge : Eh bien ! dit-il, épouse du Christ, envoie-moi du jardin de ton époux des pommes ou des roses. Et Dorothée lui répondit : "Je le ferai certainement".

 


 Avant de recevoir le coup de la mort, ayant obtenu la permission de prier quelques instants, un enfant de la plus grande beauté apparut tout à coup devant elle, portant dans un linge trois pommes et trois roses. La sainte lui dit : "Portez, je vous prie, ceci à Théophile." Elle eut ensuite la tête tranchée, et elle alla se réunir au Christ.

Au moment même où Théophile racontait, en se jouant, à ses compagnons la promesse que Dorothée lui avait faite, voici que l’enfant se présente devant lui portant dans le linge trois pommes des plus belles, et trois roses des plus vermeilles, et lui dit : "Selon ta demande, la très sainte vierge Dorothée t’envoie ceci du jardin de son époux." 

Comme on était au mois de février, et que la gelée sévissait sur toute la nature, Théophile fut saisi d’étonnement, et, en recevant ce qu’on lui présentait, il s’écria : "Le Christ est vraiment Dieu." 

Sur le coup, lui aussi, se convertit.

 

Le pouvoir de la conversion

Comme c’était déjà arrivé avec Crysta et Callista, la grande foi de Dorothée, quand bien même soutenue par un événement prodigieux, avait porté aussi au Seigneur une autre âme: celle de Théophile, qui, par sa profession, fut à son tour condamné à mort. Sa mémoire liturgique est associée à celle de sainte Dorothée le même jour.

Dorothée de Césarée (III° siècle) - Sainte Dorothée  - La panier de pommes et de roses
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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 16:52

 

 

 

Ausone (Decimus Magnus Ausonius 309/310-vers 394/395) homme de lettres et homme politique du Bas-Empire un des premiers poètes de langue latine en France

 


Idylles XIV, trad. par E.-F. Corpe
 

« C’était au printemps :

 

La douce haleine du matin et sa piquante fraîcheur

annonçaient le retour doré du jour.

 

La brise froide encore, qui précédait les coursiers de l’Aurore,

invitait à devancer les feux du soleil.

 

J’errais par les sentiers et les carrés arrosés d’un jardin,

dans l’espoir de me ranimer aux émanations du matin.

 

Je vis la bruine peser suspendue sur les herbes couchées,

ou retenue sur la tige des légumes ;

 

Et, sur les larges feuilles du chou, se jouer les gouttes rondes

et lourdes encore de cette eau céleste.

 

Je vis les riants rosiers que cultive Paestum (1)

briller humides au nouveau lever de Lucifer (2).

 

Çà et là, sur les arbrisseaux chargés de brouillards, luisait

une blanche perle qui devait mourir aux premiers rayons du jour.

 

On doute si l’Aurore emprunte aux roses son éclat vermeil,

ou si le jour naissant donne à ces fleurs la nuance qui les colore.

 

Même rosée, même teinte, même grâce matinale à toutes deux ;

car l’étoile et la fleur ont pour reine Vénus : même parfum

peut-être mais le parfum de l’une se dissipe

dans les hautes régions des airs : plus rapproché,

on respire mieux le parfum de l’autre.

 

Déesse de l’étoile et déesse de la fleur,

la divinité de Paphos a voulu leur donner

à toutes deux la couleur de la pourpre.

 

Le moment était venu où les germes naissants de ces fleurs

allaient se développer en même temps.

 

L’une verdoie couverte encore d’un étroit chapeau de feuilles :

l’autre se nuance déjà d’un rouge filet de pourpre.

 

Celle-ci commence à découvrir la cime effilée de son haut obélisque,

et laisse poindre sa tête empourprée : celle-là déploie le voile étendu

sur son front, avide déjà de faire compter ses feuilles nombreuses ;

et sans plus attendre elle étale les richesses de son riant calice,

et livre au jour la poussière dorée qu’il renferme.

 

Une d’entre elles, qui rayonnait naguère de tous les feux

de sa chevelure, pâlit abandonnée de ses feuilles qui tombent.

 

J’admirais les rapides ravages du temps dans sa fuite,

et ces roses que je voyais éclore tout ensemble et vieillir.

 

Et voici que la chevelure empourprée de la fleur radieuse se détache

au moment où je parle, et la terre brille jonchée de sa rouge dépouille.

 

Et toutes ces formes, toutes ces naissances,

Toutes ces transformations variées,

un seul jour les produit, un seul jour les enlève.

 

Nous nous plaignons, nature, que la beauté des fleurs soit fugitive :

les biens que tu nous montres, tu les ravis aussitôt.

 

La durée d’un jour est la durée que vivent les roses :

la puberté pour elles touche à la vieillesse qui les tue.

 

Celle que l’étoile du matin a vue naître,

à son retour le soir elle la voit flétrie.

 

Mais tout est bien : car, si elle doit périr en peu de jours,

elle a des rejetons qui lui succèdent et prolongent sa vie.

 

- Jeune fille, cueille la rose, pendant que sa fleur est nouvelle

Et que nouvelle est ta jeunesse -, 

 

Ausone (Decimus Magnus Ausonius 309/310- vers 394/395) homme de lettres et poète - C'était le printemps
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