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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 00:53
Max Elskamp, est né le 5 mai 1862 à Anvers où il est mort le 10 décembre 1931.
C' est un poète symboliste belge, qui  fut membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises.

Tour d'ivoire
(V)

Mais geai qui paon se rêve aux plumes, 
Haut, ces tours sont-ce mes juchoirs ? 
D'îles de Pâques aux fleurs noires 
Il me souvient en loins posthumes :

Je suis un pauvre oiseau des îles.

Or, d'avoir trop monté les hunes 
Et d'outre-ciel m'être vêtu, 
J'ai pris le mal des ingénus 
Comme une fièvre au clair de lune, 

Je suis un pauvre oiseau des îles.

Et moins de joies me font des signes, 
Et plus de jours me sont des cages, 
Or, j'ai le coeur gros de nuages ; 
Dans un pays de trop de cygnes, 

Je suis un pauvre oiseau des îles ;

Car trop loin mes îles sont mortes, 
Et du mal vert qu'ont les turquoises, 
J'ai serti mes bagues d'angoisse ; 
Ma famille n'a plus de portes :

Je suis un pauvre oiseau des îles.

Illustration mcp 
Iles de Pâques
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 00:19
Max Elskamp, est né le 5 mai 1862 à Anvers où il est mort le 10 décembre 1931.
C' est un poète symboliste belge, qui  fut membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises.

L'oiseau

Mais lors voici qu'un oiseau chante, 
Dans une pauvre cage en bois, 
Mais lors voici qu'un oiseau chante 
Sur une ville et tous ses toits,

Et qu'il dit qu'on le voit le monde 
Et sur la mer la pluie tomber, 
Et des voiles s'en aller rondes, 
Sur l'eau si loin qu'on peut aller.

Puis voix dans l'air plus haut montée, 
Alors voici que l'oiseau dit 
Que tout l'hiver s'en est allé 
Et qu'on voit l'herbe qui verdit,

Et sur les chemins la poussière 
Déjà, et les bêtes aussi, 
Et toits fumant dans la lumière 
Que l'on dirait qu'il est midi,

Et puis encore sa voix montée, 
Que l'air est d'or et resplendit, 
Et puis le bleu du ciel touché 
Qu'il est ouvert le paradis.


Illustration mcp
L'oiseau
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 02:20
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,

est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Essor d’une mouette
Le Vent des vaisseaux

    Aidez-moi dans ma fuite, ô les beaux vents fidèles !
    Car je sens remuer en moi mes longues ailes !
    Et sans craindre l’effroi des espaces amers,
    J’obéis à l’appel impérieux des mers !

    Je ne sais où j’irai, ni quel souffle m’emporte…
    Mais je ne reviendrai que triomphante ou morte,
    Je n’obéis qu’à vous, à votre étrange loi.
    Me voici prête pour la fuite… Portez-moi !

    J’ignore où j’errerai, mais j’ai l’amour de vous,
    O despotiques vents divinement jaloux !
    Je n’ai pu qu’entrevoir la lueur de vos faces,
    Mais mon cœur est saisi par vos griffes tenaces.

    O vous qui demeurez mon amour éternel,
    Emportez-moi dans le ciel ouvert ! Dans le ciel !

Illustration mcp
Essor d'une mouette
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:07
Renée Vivien,
 
née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 »,
 
est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque.


Aux mouettes
Le Vent des vaisseaux

 
    Je vous envie autant que je vous aime, oiseaux
    Qui traversez sans moi tout l’infini des eaux.

    Vous qui passez battant tout l’infini des ailes,
    Rendez-moi, rendez-moi comme vous infidèles !

    Que je sois libre ainsi que vous dans le ciel clair,
    Que mon domaine soit le règne de la mer !

    Et partout subissant l’éternelle infortune,
    J’obéirai, muette, à l’ordre de la lune.

    Dans une obéissance au regard somnolent
    J’endurerai son règne intermittent et lent.

    Mais mon sort est parmi les choses méprisées,
    Et pourtant ! Et pourtant ! ― O mes ailes brisées !

Illustration mcp
Les mouettes
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 01:27
Paul Auster est un écrivain américain

né le 3 février 1947 à Newark, New Jersey, aux États-Unis.

Une partie de son œuvre évoque la ville de New York. D'abord traducteur de poètes français, il écrit des poésies avant de se tourner vers le roman. Il travaille également pour le cinéma. Il réside maintenant à Brooklyn.






DOMESTIQUE


Quelque chose à naître,
une chose,
par le plus faible de nos bras
portée jusqu’à la douleur.


Je barricade la maison.
Je mets mes pierres
en ordre.


Les loups
descendent vers le sud
tôt cette année, faisant crouler la neige
des montagnes.
Je ne m’arrête pas.
Dès demain, je t’aurai donné
tout.
Tu n’auras rien de plus
à voir.


Quand je marche au-dehors,
je sens le jour
qui enserre mes chevilles.


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Paul Auster
http://ll4ll.net/livre/wp-content/uploads/under/auster.jpeg

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:37
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Charles CROS,
né à Fabrezan (Aude) le 1er octobre 1842, originaire d'une famille de Lagrasse (Aude) et mort à Paris le 9 août 1888,
est un poète et inventeur français. Charles Cros possède son musée à Fabrezan.
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A une chatte


Chatte blanche, chatte sans tache,
Je te demande, dans ces vers, 
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.


Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux creux ne valent pas


Ton museau que ton nez termine, 
Rose comme un bouton de sein, 
Tes oreilles dont le dessin 
Couronne fièrement ta mine.


Pourquoi cette sérénité ? 
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font, frissonnants et blêmes,
Passer le printemps et l'été ?


Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s'efface,


Où va la pensée, où s'en vont 
Les défuntes splendeurs charnelles ? 
Chatte, détourne tes prunelles ; 
J'y trouve trop de noir au fond.

http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/1/3/9/2019314_3bfad.gif
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 13:44
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Albert FERLAND

né le 23 août 1872 à Montréal dans la province de Québec au Canada et mort le 9 novembre 1943 à Montréal

est un poète et dessinateur québécois. C'est un autodidacte.
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Le rêve du héron bleu


Dès l'aube un héron s'est figé comme un jonc
Sur le bord du lac vierge où son image plonge.
On le dirait surpris par le philtre d'un songe,
Évadé du réel, béat sur son pied long.


Oh ! bien loin de rêver, ce calme et beau héron
Fait devant l'onde grave un geste de mensonge.
Dans l'immobilité que sa ruse prolonge
Rien des flots recueillis n'échappe à son oeil rond.


Qu'une carpe imprudente anime l'eau tranquille
Et prompt à la saisir avec son bec agile,
Il fera de sa vie errante, son festin.


Qu'importe à ce guetteur ce noble paysage ?
Seul un désir brutal remplit son coeur sauvage,
Et, svelte dans l'aurore, il incarne la Faim.


http://img1.picmix.com/output/pic/original/4/5/5/4/2004554_b21bb.gif
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 23:26

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Edmond Eugène Joseph Alexis ROSTAND

né le 1er avril 1868 à Marseille, mort le 2 décembre 1918 à Paris 7e,

est un auteur dramatique français.

Edmond Rostand est le père du fameux biologiste Jean Rostand.

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Le Petit Chat


C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.


Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.


Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.


Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.


Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.


Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.


Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.


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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 01:55
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Émile Adolphe Gustave VERHAEREN,

né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916,

est un poète belge flamand, d'expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.

emile verharen
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Sur la côte


Un vent rude soufflait par les azurs cendrés, 
Quand du côté de l'aube, ouverte à l'avalanche, 
L'horizon s'ébranla dans une charge blanche 
Et dans un galop fou de nuages cabrés.


Le jour entier, jour clair, jour sans pluie et sans brume, 
Les crins sautants, les flancs dorés, la croupe en feu, 
Ils ruèrent leur course à travers l'éther bleu, 
Dans un envolement d'argent pâle et d'écume.


Et leur élan grandit encor lorsque le soir,
Coupant l'espace entier de son grand geste noir,
Les poussa vers la mer, où criaient les rafales,


Et que l'ample soleil de juin, tombé de haut, 
Se débattit, sanglant, sous leur farouche assaut, 
Comme un rouge étalon dans un rut de cavales.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 00:45
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Charles Marie René LECONTE DE LISLE

est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l’Île Bourbon et mort le 17 juillet 1894 à Voisins.

Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l’autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération — entre la période romantique et le symbolisme — regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866.

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La panthère noire


Une rose lueur s'épand par les nuées ;
L'horizon se dentelle, à l'Est, d'un vif éclair ;
Et le collier nocturne, en perles dénouées,
S'égrène et tombe dans la mer.


Toute une part du ciel se vêt de molles flammes
Qu'il agrafe à son faîte étincelant et bleu.
Un pan traîne et rougit l'émeraude des lames
D'une pluie aux gouttes de feu.


Des bambous éveillés où le vent bat des ailes,
Des letchis au fruit pourpre et des cannelliers
Pétille la rosée en gerbes d'étincelles,
Montent des bruits frais, par milliers.


Et des monts et des bois, des fleurs, des hautes mousses,
Dans l'air tiède et subtil, brusquement dilaté,
S'épanouit un flot d'odeurs fortes et douces,
Plein de fièvre et de volupté.


Par les sentiers perdus au creux des forêts vierges
Où l'herbe épaisse fume au soleil du matin ;
Le long des cours d'eau vive encaissés dans leurs berges,
Sous de verts arceaux de rotin ;


La reine de Java, la noire chasseresse,
Avec l'aube, revient au gîte où ses petits
Parmi les os luisants miaulent de détresse,
Les uns sous les autres blottis.


Inquiète, les yeux aigus comme des flèches,
Elle ondule, épiant l'ombre des rameaux lourds.
Quelques taches de sang, éparses, toutes fraîches,
Mouillent sa robe de velours.


Elle traîne après elle un reste de sa chasse,
Un quartier du beau cerf qu'elle a mangé la nuit ;
Et sur la mousse en fleur une effroyable trace
Rouge, et chaude encore, la suit.


Autour, les papillons et les fauves abeilles
Effleurent à l'envi son dos souple du vol ;
Les feuillages joyeux, de leurs mille corbeilles ;
Sur ses pas parfument le sol.


Le python, du milieu d'un cactus écarlate,
Déroule son écaille, et, curieux témoin,
Par-dessus les buissons dressant sa tête plate,
La regarde passer de loin.


Sous la haute fougère elle glisse en silence,
Parmi les troncs moussus s'enfonce et disparaît.
Les bruits cessent, l'air brûle, et la lumière immense
Endort le ciel et la forêt.

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Citation "amour"

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LA BOUGIE DE L'AMITIE

Cette bougie a été allumée 

   Le 15 septembre 1998 

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Pour la lutte contre le cancer

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Citation gothique

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nymphes

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Les oiseaux - cygnes

Oiseaux - cygnes

Humour des années 1960

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Le gros chêne à Evans

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Morez - Andelot - Jura - Viaduc -

la ligne des hirondelles

Morez - Andelot - Jura - Viaduc - la ligne des hirondelles -

 

La Loue - 

Ornans - Doubs

La Loue - Ornans - Doubs

 

Fraisans - Jura - canal des forges

Fraisans - Jura - canal des Forges

 

Cascade du Dard - Jura

Cascade du Dard - à l'entrée des grottes - Baume les Messieurs - Jura

 

L'église Saint-Just d'Arbois - Jura

Eglise au bord de la Cuisance - Arbois - Jura

 

Les roses

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Mes chats

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Le billet d'amour

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chien et chat

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