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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 02:30
 
Marie-Joseph Blaise de Chénier était un homme politique et écrivain français, né le 28 août 1764 et mort à Paris le 10 janvier 1811 soit huit ans après avoir été élu à l’Académie-Française. Il est à la tête d’une œuvre prolifique, des pièces de théâtres,  poésies,  et d’écrits divers.
S’il est aujourd’hui moins reconnu dans le domaine littéraire que son frère, le poète André Chénier, il reste néanmoins célèbre pour avoir écrit "FENELON",  contribué à l’écriture du Chant du départ, l’hymne du Premier Empire ainsi qu’à La Marseillaise avec son couplet des enfants  (La Marseillaise ayant été composée par le Jurassien Rouget de l'Isle)

Citations :
 
Arrêtez: malheur à l'homicide!
Le sang retombera sur sa tête perfide.
Caïus Gracchus (1792)

C'est le bon sens, la raison qui fait tout: 
Vertu, génie, esprit, talent et goût.
Hymne à la Raison (1794)


A la liberté 


Descends, ô liberté ! fille de la nature : 
Le peuple a reconquis son pouvoir immortel ;
Sur les pompeux débris de l'antique imposture
Ses mains relèvent ton autel.

Venez, vainqueurs des rois : l'Europe vous contemple ; 
Venez ; sur les faux dieux étendez vos succès ; 
Toi, sainte liberté, viens habiter ce temple ;
Sois la déesse des Français.

Ton aspect réjouit le mont le plus sauvage,
Au milieu des rochers enfante les moissons ;
Embelli par tes mains, le plus affreux rivage 
Rit, environné de glaçons.

Tu doubles les plaisirs, les vertus, le génie ;
L'homme est toujours vainqueur sous tes saints étendards ;
Avant de te connaître, il ignorait la vie : 
Il est créé par tes regards.

Au peuple souverain tous les rois font la guerre ; 
Qu'à tes pieds, ô déesse, ils tombent désormais ! 
Bientôt sur les cercueils des tyrans de la terre 
Les peuples vont jurer la paix.
Marie-Joseph de Chenier



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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:51
Guillaume Apollinaire
(né Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Kostrowicki. Apollinaire est en réalité - jusqu'à sa naturalisation en 1916 - son 4e prénom).
D'après sa fiche militaire, il est né le 26 août 1880 à Rome et mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris.
Il est considéré comme l'un des poètes français les plus importants du début du XXe siècle, auteur de poèmes tels que Zone, La Chanson du Mal-Aimé, ou encore, ayant fait l'objet de plusieurs adaptations en chanson au cours du siècle, Le Pont Mirabeau. 
Son œuvre érotique se trouve être également passée à la postérité. Il expérimenta un temps la pratique du calligramme (désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques, notamment du cubisme, poète et théoricien de l'Esprit nouveau, et sans doute un précurseur majeur du surréalisme dont il a forgé le nom.


Nuit rhénane

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire



Une ville sur le Rhin de Johann Bachta (1782-1856)
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Tête de Bacchus de José de Ribera (1591-1652)
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Guillaume Apollinaire
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 00:54
Marcel Proust (Valentin Louis Georges Eugène Marcel),
 
né à Auteuil le 10 juillet 1871 et mort à Paris le 18 novembre 1922, 

est un écrivain français, dont l'œuvre principale est une suite romanesque intitulée À la recherche du temps perdu, publiée de 1913 à 1927.


Antoine Watteau

Crépuscule grimant les arbres et les faces, 
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain ; 
Poussière de baisers autour des bouches lasses... 
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.

La mascarade, autre lointain mélancolique, 
Fait le geste d'aimer plus faux, triste et charmant. 
Caprice de poète - ou prudence d'amant, 
L'amour ayant besoin d'être orné savamment -
Voici barques, goûters, silences et musique.


Plaisirs d'amour de Antoine Watteau (1684-1721)
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Arlequin - Pierrot et Scapin de Jean Antoine Watteau
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Pèlerinage à l'île de Cythère de Jean Antoine Watteau (1717)
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Embarquement pour Cythère de Antoine Watteau (1718)
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La leçon de musique de Jean Antoine Watteau  (1719)
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:34

Frédéric Bataille, 

né le 17 juillet 1850 à Mandeure, et mort le 29 avril 1946 à Besançon, 

est un poète, enseignant et mycologue.

Il est issu d'une famille de paysans protestants. Formé au métier d'instituteur à l'École modèle de Montbéliard, il occupe plusieurs postes dans la région entre 1870 et 1884.  Il est admis à la Société des gens de lettres en 1881, puis nommé professeur au lycée Michelet à Vanves en 1884. Il se mêle peu aux cercles littéraires de la capitale qu'il trouve superficiels.

Il prend sa retraite en 1905 et s'installe à Besançon. Il se lance alors dans la mycologie : il parcourt les bois à la recherche de champignons qu'il étudie et cuisine. Il acquiert une certaine renommée et accède à la vice-présidence de la Société mycologique de France. Il obtient un prix de l'Académie des sciences pour ses contributions mycologiques.


 Les hommes francs de Comté

Les hommes francs de Comté
Ont le poing fort et l'âme fière
S'ils ont au front la mine altière,
Ils ont au coeur la loyauté

Sous leur froideur vit la bonté
Leur rudesse est hospitalière
Une verve primesautière
Mousse au fond de leur gravité

Ils sont fidèles et tenaces
Sous leurs dehors un peu bonasses
Pétille le bon sens gaulois. 

Sententieuse est leur parole,
Mais leur malice part et vole
Comme les flèches d'un carquois.


Franc-comtois
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Besançon - promenade Micaud
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 02:30

 

Pour l'anniversaire

de la naissance de Simone de Beauvoir

le 9 janvier

 

 

 Simone de Beauvoir
née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir le 9 janvier 1908 à Paris et morte le 14 avril 1986 à Paris, est une philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française.
Elle a partagé la vie du philosophe Jean-Paul Sartre. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues. Simone de Beauvoir est une théoricienne importante du féminisme, et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

http://www.babelio.com/users/AVT_Simone-de-Beauvoir_4332.jpeg









Nelson Algren est un écrivain nord-américain juif et communiste né le 28 mars 1909 à Détroit, Michigan, et mort à Sag Harbor dans l'État de New York le 9 mai 1981.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/89/Nelson_Algren_NYWTS.jpg/220px-Nelson_Algren_NYWTS.jpg






 10 mai 1950 | 
Lettre de Simone de Beauvoir à Nelson Algren
 
 Nelson, mon amour. Je veux vous écrire une lettre d’amour, ce dont je n’abuse pas, non plus que des télégrammes, car je sais que vous ne les aimez pas beaucoup. Mais je n’ai pas oublié quel ange vous avez été l’an dernier quand j’ai désiré aller à Amalfi : « Allons-y pour me faire plaisir. » « Bon, d’accord ! », avez-vous acquiescé, à moitié contrarié mais avec un gentil sourire. Eh bien j’écris pour me faire plaisir. Je vous aime si fort, il faut que je vous le dise. Pourquoi m’interdirais-je un peu de sotte sentimentalité ? Peut-être à cause de la date (10 mai), peut-être à cause du printemps parisien, pareil à ceux d’autrefois, ou de la photo de l’écureuil, peut-être à cause de vos lettres, un peu de folie m’habite, comme parfois dans vos bras par temps orageux, quand je vous aime trop, et que vous dites : « En voilà du propre ! » Oh Nelson, je pleure comme le 10 septembre quand vous avez pris l’avion, est-ce de joie ou de peine, parce que vous vous rapprochez (deux mois, six semaines) ou parce que vous êtes tellement loin ? Ce soir vous dire la force de mon amour paraît essentiel, comme si je devais mourir au matin. Vous pouvez me comprendre, je le sais, bien que soi-disant vous ne perdiez jamais la tête, que vous gardiez soi-disant tête et cœur froids et ordonnés.
     Sottise, bêtise, bien sûr de ma part. Vous avez trop de modestie pour découvrir en vous la moindre justification d’un pareil amour, mais il existe. Quand je vous ai déclaré que je vous « respectais », quel ahurissement vous avez manifesté ! C’était vérité, pourtant, ça l’est toujours. La conscience involontaire et soudaine de qui vous êtes me submerge le cœur, ce soir, d’une sauvage marée. Ne me répondez pas que Mme Roosevelt sait qui vous êtes, que votre éditeur, que votre agent le savent, personne sauf moi ne le sait. Car je suis le seul lieu sur la terre où vous êtes authentiquement vous-même ; vous l’ignorez vous aussi, chéri, sinon vous tourneriez insensiblement à l’odieux. Moi je sais, et à jamais. Vous êtes doux à aimer, Nelson, laissez-moi, sottement, vous remercier.
     Assez d’absurdités. Pleurer de loin est mauvais. S’il vous plaît, Nelson, essayez de sentir, de connaître l’intensité de mon amour. Je souhaite ardemment vous donner quelque chose qui vous rende heureux, qui vous fasse rire. Je vous veux et je veux que vous le sachiez. Que vous sachiez combien merveilleux et beau vous êtes dans mon cœur, et que ça vous fait plaisir. Vous m’avez donné bonheur et amour, jeunesse et vie. Pour vous remercier suffisamment il me faudrait être heureuse, aimante, belle, jeune et vivante pendant dix mille ans. Et tout ce que je peux faire, c’est pleurer dans ma lointaine chambre, mes bras resteront froids, eux qui ont tant besoin de vous communiquer leur chaleur. Ca va être si long avant que je m’abolisse dans vos bras. Personne ne vous a aimé, ni ne vous aimera comme je vous aime, sachez- le. Oh dieu, en voilà du propre ! Oubliez tout si ça vous offense, c’est sûrement la plus belle lettre que je vous aie jamais écrite. Mon cœur souffre ce soir, il souffre, je ne dormirai pas. Après tout, rien dans ces lignes n’est insultant, n’est-ce pas ?
     Nelson, Nelson.
Votre Simone.


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Parmi les citations  de Simone de Beauvoir 



à Nelson Algren, mai 1947 :
 » Je vous sens avec moi, vous me prenez dans vos bras, je me serre contre vous, je vous embrasse comme je vous embrassais «

 
« Dans toutes les larmes s’attarde un espoir.  »
Extrait  Les Mandarins


« Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire.  »
 extrait de l'invitée


« L'humanité est une suite discontinue d'hommes libres qu'isole irrémédiablement leur subjectivité.  »
Extrait du Pyrrhus et Cinéas


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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 02:43
Victor HUGO  (Victor, Marie Hugo),
 
né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris,
 
est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue française.
Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l'Histoire du xixe siècle.

 
Mes poèmes !
 
Mes poèmes ! soyez des fleuves !
Allez en vous élargissant !
Désaltérez dans les épreuves
Les coeurs saignants, les âmes veuves,
Celui qui monte ou qui descend.
 
Que l'aigle plonge, loin des fanges,
Son bec de lumière en vos eaux !
Et dans vos murmures étranges
Mêlez l'hymne de tous les anges
Aux chansons de tous les oiseaux !


 


 
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 02:04
Philippe DESPORTES,

né à Chartres en 1546 et mort à l'abbaye Notre-Dame de Bonport le 5 octobre 1606,

est un poète baroque français. Surnommé le « Tibulle français » pour la douceur et la facilité de ses vers, il fut abbé de Tiron, lecteur de la chambre du Roi et conseiller d'État.

Nourri d'Homère et de Virgile, Desportes polit la langue, avec une régularité des rimes, et l'harmonie de la phrase ; les inversions chez lui sont moins fréquentes et plus claires que chez Ronsard ; les hiatus et les enjambements commencent à disparaître dans ses vers. La grâce de ses sonnets, la verve de ses chansons suffirait à lui assurer la renommée. Il faut lire sa Villanelle de Rosette et quelques vers sur le bonheur de la campagne qui ont inspiré La Fontaine.

desportes

Prière au sommeil

Somme, doux repos de nos yeux.
Aimé des hommes et des dieux,
Fils de la Nuit et du Silence,
Qui peux les esprits délier,
Qui fais les soucis oublier,
Endormant toute violence.

Approche, ô Sommeil désiré !
Las ! c'est trop longtemps demeuré :
La nuit est à demi passée,
Et je suis encore attendant
Que tu chasses le soin mordant,
Hôte importum de ma pensée.

Clos mes yeux, fais-moi sommeiller,
Je t'attends sur mon oreiller,
Où je tiens la tête appuyée :
Je suis dans mon lit sans mouvoir,
Pour mieux ta douceur recevoir,
Douceur dont la peine est noyée.

Hâte-toi, Sommeil, de venir :
Mais qui te peut tant retenir ?
Rien en ce lieu ne te retarde,
Le chien n'aboie ici autour,
Le coq n'annonce point le jour,
On n'entend point l'oie criarde.

Un petit ruisseau doux-coulant
A dos rompu se va roulant,
Qui t'invite de son murmure,
Et l'obscurité de la nuit,
Moite, sans chaleur et sans bruit,
Propre au repos de la nature.

Chacun hors que moi seulement,
Sent ore quelque allégement
Par le doux effort de tes charmes :
Tous les animaux travaillés
Ont les yeux fermés et sillés,
Seuls les miens sont ouverts aux larmes.

Si tu peux, selon ton désir,
Combler un homme de plaisir
Au fort d'une extrême tristesse,
Pour montrer quel est ton pouvoir,
Fais-moi quelque plaisir avoir
Durant la douleur qui m'oppresse.

Si tu peux nous représenter
Le bien qui nous peut contenter,
Séparé de longue distance,
Ô somme doux et gracieux !
Représente encore à mes yeux
Celle dont je pleure l'absence.

Que je voie encor ces soleils,
Ce lis et ces boutons vermeils,
Ce port plein de majesté sainte ;
Que j'entr'oie encor ces propos,
Qui tenaient mon coeur en repos,
Ravi de merveille et de crainte.

Le bien de la voir tous les jours
Autrefois était le secours
De mes nuits, alors trop heureuses ;
Maintenant que j'en suis absent,
Rends-moi par un songe plaisant
Tant de délices amoureuses.

Si tous les songes ne sont rien,
C'est tout un, ils me plaisent bien :
J'aime une telle tromperie.
Hâte-toi donc, pour mon confort;
On te dit frère de la Mort,
Tu seras père de ma vie.

Mais, las ! je te vais appelant,
Tandis la nuit en s'envolant
Fait place à l'aurore vermeille :
O Amour ! tyran de mon coeur,
C'est toi seul qui par ta rigueur
Empêches que je ne sommeille.

Hé ! quelle étrange cruauté !
Je t'ai donné ma liberté,
Mon coeur, ma vie, et ma lumière,
Et tu ne veux pas seulement
Me donner pour allégement
Une pauvre nuit tout entière ?

http://img1.picmix.com/output/pic/original/0/6/9/0/2070960_fa21b.gif

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 20:59
 
François-Jules Suisse dit Jules SIMON
 
est un philosophe et homme d'État français, né le 27 décembre 1814 à Lorient (Morbihan) et mort le 8 juin 1896 à Paris 8e.
 
Député républicain à l'assemblée constituante de 1848, puis de 1863 à 1871 sous l' Empire, il publie des études sur la condition ouvrière.
 
Le 7 décembre 1851, quelques jours seulement après le coup d'État du 2 décembre instaurant le Second Empire, Jules Simon se rendit à son cours de la Sorbonne et prononça l'allocution suivante, devenue célèbre :
 
« Messieurs, je vous fais ici un cours de morale. Je vous dois aujourd'hui non une leçon, mais un exemple. La France est convoquée demain dans ses comices pour blâmer ou approuver les événements qui viennent de se passer. N'y eût-il qu'un vote de blâme, je viens vous dire publiquement que ce sera le mien. »
 
Il fut révoqué le lendemain et privé, par suite, de sa conférence de l'École normale supérieure. Il se retira d'abord à Nantes où il employa ses loisirs à des recherches historiques. Puis, pour marquer son opposition à l'Empire, il publia « Le Devoir » (1854) qui eut un retentissement énorme.
 
 

 

En feuilletant un recueil de morceaux choisis de 1895, pour les cours moyens, j'ai trouvé ce petit bijou :

 

 

Leçon de morale

 

Les véritables professeurs de morale, ce sont les femmes.

 

Ce sont elles qui conseillent doucement le bien,

 

qui récompensent le dévouement par une caresse,

 

qui donnent quand il le faut l'exemple plus difficile de la résignation,

 

qui enseignent à leurs enfants les fières et sévères lois de l'honneur,

 

Oui, juste sous le chaume et les mansardes de nos villes,

 

Il n'y a pas une mère qui ne souffle à son enfant,

 

l'honneur en même temps que la vie,

 

C'est là que se créent les amours durables, que se trempent les caractères,

 

Que s'enfantent les simples et énergiques résolutions.

 

J. SIMON (1814)

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 23:53
 
Nicolas BOILEAU, dit aussi Boileau-Despréaux, le « législateur du Parnasse » 
 
né le 1er novembre 1636 et mort le 13 mars 1711 à Paris, 
 
est un poète, écrivain et critique français.
 
 
 
 
Rien n'est beau que le vrai...
 
 
... Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ; 
Il doit régner partout, et même dans la fable : 
De toute fiction l'adroite fausseté 
Ne tend qu'à faire aux yeux briller la vérité.
 
 
Sais-tu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces,
Sont recherchés du peuple, et reçus chez les princes ?
Ce n'est pas que leurs sons, agréables, nombreux,
Soient toujours à l'oreille également heureux ;
Qu'en plus d'un lieu le sens n'y gêne la mesure,
Et qu'un mot quelquefois n'y brave la césure :
Mais c'est qu'en eux le vrai, du mensonge vainqueur,
Partout se montre aux yeux et va saisir le coeur ;
Que le bien et le mal y sont prisés au juste ;
Quejamais un faquin n'y tint un rang auguste ;
Et que mon coeur, toujours conduisant mon esprit,
Ne dit rien aux lecteurs qu'à soi-même il n'ait dit.
Ma pensée au grand jour partout s'offre et s'expose,
Et mon vers, bien ou mal, dit toujours quelque chose...
 
(Épître IX)
 
https://img1.picmix.com/output/pic/original/5/7/7/3/2053775_942e9.gif


 
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 01:35
 
André Mage de FIEFMELIN  (1560-1603) 
est un poète baroque français. 
il a vécu à l'île d'Oléron.
 
 
 
Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous
 
 
Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous, 
Où la guerre, la paix, l'amour, la haine, l'ire, 
La liesse, l'ennui, le plaisir, le martyre 
Se suivent tour à tour et se jouent de nous.
 
 
Ce Monde est un théâtre où nous nous jouons tous 
Sous habits déguisés à malfaire et médire. 
L'un commande en tyran, l'autre, humble, au joug soupire ; 
L'un est bas, l'autre haut, l'un jugé, l'autre absous.
 
 
Qui s'éplore, qui vit, qui joue, qui se peine, 
Qui surveille, qui dort, qui danse, qui se gêne 
Voyant le riche soûl et le pauvre jeûnant.
 
 
Bref, ce n'est qu'une farce, ou simple comédie 
Dont, la fin des joueurs la Parque couronnant, 
Change la catastrophe en triste tragédie.
 
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