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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 23:48

 

 

Théodore de Banville (1823-1891) poète français

Recueil : Odelettes (1856).

 

À Raoul Lebarbier.


C'est sous le bouleau,

Dont les feuilles sombres

Découpent dans l'eau

De légères ombres,

Et lorsqu'un éclair

Montre leurs visages,

On sent courir l'air

Dans ces paysages !

Théodore de Banville (1823-1891) - poète français - À Raoul Lebarbier.   C'est sous le bouleau,
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 22:25

 

 

François David - poète

Zéro sur Zorro - Editions Motus 1998


L’orange


Dans orange

Il y a or

Or il n’y a pas d’or

Dans l’orange

C’est orange une orange

L’or est dans la bouche

Qui la mange.

Dans orange il y a ange

Pourtant il n’y a pas d’ailes à ses feuilles

Sinon elle quitterait la branche

Pour goûter les autres couleurs

Dans les airs.

Dans orange

Il y a un ange qui dort

Repu

D’avoir bu tout le jus.

François David - poète - L’orange
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 22:25

 

 

Jacques Prévert (1900-1977) poète français.

 


Alicante


Une orange sur la table

Ta robe sur le tapis

Et toi dans mon lit

Doux présent du présent

Fraîcheur de la nuit

Chaleur de ma vie.

Nature morte à l'orange - Pierre Van Bey

Nature morte à l'orange - Pierre Van Bey

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 22:24


 

Robert Desnos (1900-1945) poète français


Recueil : "Chantefleurs"

 

La Fleur d’oranger

 

Fleur d’orage et fleur d’oranger,

J’ai peur de la nuit, j’ai peur du danger.

Fleur d’oranger et fleur d’orage,

J’ai peur de la nuit et du mariage.

Fleur d’orage et fleur d’oranger,

Fleur d’orage.

Robert Desnos (1900-1945) - poète français - La Fleur d’oranger
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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 22:23

 

 

Alphonse de Lamartine (1790-1869) poète, romancier, dramaturge français,

1827, Vingt-hutième méditation


 

À une fleur séchée dans un album

 

Il m’en souvient, c’était aux plages

Où m’attire un ciel du midi,

Ciel sans souillure et sans orages,

Où j’aspirais sous les feuillages

Les parfums d’un air attiédi.

 

Une mer qu’aucun bord n’arrête

S’étendait bleue à l’horizon ;

L’oranger, cet arbre de fête,

Neigeait par moments sur ma tête ;

Des odeurs montaient du gazon.

 

Tu croissais près d’une colonne

D’un temple écrasé par le temps ;

Tu lui faisais une couronne,

Tu parais son tronc monotone

Avec tes chapiteaux flottants ;

 

Fleur qui décores la ruine

Sans un regard pour t’admirer !

Je cueillis ta blanche étamine,

Et j’emportai sur ma poitrine

Tes parfums pour les respirer.

 

Aujourd’hui, ciel, temple et rivage,

Tout a disparu sans retour :

Ton parfum est dans le nuage,

Et je trouve, en tournant la page,

La trace morte d’un beau jour !

Alphonse de Lamartine (1790-1869) - poète, romancier, dramaturge français - À une fleur séchée dans un album
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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 19:11

 

 

Leconte de Lisle (1818-1894) poète français

 


Les roses d'Ispahan

 

Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse,

Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l'oranger

Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,

O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.

 

Ta lèvre est de corail, et ton rire léger

Sonne mieux que l'eau vive et d'une voix plus douce,

Mieux que le vent joyeux qui berce l'oranger,

Mieux quel'oiseau qui chante au bord du nid de mousse.

 

Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse,

La brise qui se joue autour de l'oranger

Et l'eau vive qui flue avec sa plainte douce

Ont un charme plus sûr que ton amour léger !

 

O Leïlah ! depuis que de leur vol léger

Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce,

Il n'est plus de parfum dans le pâle oranger,

Ni de céleste arome aux roses dans leur mousse.

 

L'oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,

Ne chante plus parmi la rose et l'oranger ;

L'eau vive des jardins n'a plus de chanson douce,

L'aube ne dore plus le ciel pur et léger.

 

Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,

Revienne vers mon coeur d'une aile prompte et douce,

Et qu'il parfume encor les fleurs de l'oranger,

Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse !

Leconte de Lisle (1818-1894) - poète français - Les roses d'Ispahan
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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 19:10


 

J.J. Grandville (1803-1847)  caricaturiste, illustrateur et lithographe français.


 

Fleur d’oranger

 

Tes compagnes, ô jeune fille! ont cherché ce matin

dans la campagne humide de rosée une fleur

pour former ta parure virginale.

Tu vas nous quitter pour suivre celui que tu aimes,

tu ne partageras plus nos danses et nos jeux.

Accepte cette fleur d’oranger, c’est son doux parfum

qui nous a conduites vers elle.

Nous nous sommes approchées de l’arbre,

et la fleur d’oranger nous a dit :

 

Vous cherchez un bouquet pour orner le sein d’une fiancée.

Cueillez-moi.

Je suis blanche comme elle, douce comme elle;

semblable à la chasteté, mon parfum dure longtemps encore

après qu’on m’a cueillie.

Fleur des fiancées, lui avons-nous demandé,

pourquoi portes-tu des fruits sur ta branche?

Elle nous a répondu.

Je suis l’emblème de la mariée: amante encore,

elle est mère; la femme vit auprès de ses enfants,

la fleur à côté du fruit.

 

Alors nous l’avons cueillie.

Partage cette branche d’oranger, jeune fille,

mets-en la moitié dans tes cheveux,

l’autre moitié sur ton sein.

C’est le dernier don de tes chères compagnes.

Ce soir nous te conduirons à l’église, et ta mère en t’embrassant

fermera derrière toi la porte de la maison de l’époux.

Conserve notre guirlande et notre bouquet, jeune fille,

conserve-les bien, et puisses-tu, quand la fleur d’oranger sera fanée,

ne pas regretter le temps où tu étais blanche comme elle.

J.J. Grandville - Fleur d’oranger

J.J. Grandville - Fleur d’oranger

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 22:56

 

 

Alphonse de Lamartine (1790-1869) poète, romancier, dramaturge français,


Tristesse
 

Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage

Où Naples réfléchit dans une mer d'azur

Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,

Où l'oranger fleurit sous un ciel toujours pur.

Que tardez-vous? Partons! Je veux revoir encore

Le Vésuve enflammé sortant du sein des eaux;

Je veux de ses hauteurs voir se lever l'aurore;

Je veux, guidant les pas de celle que j'adore,

Redescendre, en rêvant, de ces riants coteaux;

Suis-moi dans les détours de ce golfe tranquille;

Retournons sur ces bords à nos pas si connus,

Aux jardins de Cinthie, au tombeau de Virgile,

Près des débris épars du temple de Vénus :

Là, sous les orangers, sous la vigne fleurie,

Dont le pampre flexible au myrte se marie,

Et tresse sur ta tête une voûte de fleurs,

Au doux bruit de la vague ou du vent qui murmure,

Seuls avec notre amour, seuls avec la nature,

La vie et la lumière auront plus de douceurs...

...

Alphonse de Lamartine (1790-1869) - poète, romancier, dramaturge français - Tristesse
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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 22:55

 

 

Evariste de Parny (1753-1814) chevalier puis vicomte de Parny, poète français 

 


Vers gravés sur un oranger


Oranger, dont la voûte épaisse

Servit à cacher nos amours,

Reçois et conserve toujours

Ces vers, enfants de ma tendresse ;

Et dis à ceux qu'un doux loisir

Amènera dans ce bocage,

Que si l'on mourait de plaisir,

Je serais mort sous ton ombrage.

Berthe Morisot - Villa à l'orange

Berthe Morisot - Villa à l'orange

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 22:04

 

 

Jean de La Fontaine (1621-1695) poète français

Les Amours de Psyché -

 

Éloge de l'Oranger

 


Sommes-nous, dit-il, en Provence ?

Quel amas d'arbres toujours verts

Triomphe ici de l'inclémence

Des aquilons et des hivers ?

 

Jasmins dont un air doux s'exhale,

Fleurs que les vents n'ont pu ternir,

Aminte en blancheur vous égale,

Et vous m'en faites souvenir.

 

Orangers, arbres que j'adore,

Que vos parfums me semblent doux !

Est-il dans l'empire de Flore

Rien d'agréable comme vous ?

 

Vos fruits aux écorces solides

Sont un véritable trésor ;

Et le jardin des Hespérides

N'avait point d'autres pommes d'or.

 

Lorsque votre automne s'avance,

On voit encor votre printemps ;

L'espoir avec la jouissance

Logent chez vous en même temps.

 

Vos fleurs ont embaumé tout l'air que je respire :

Toujours un aimable zéphyre

Autour de vous se va jouant.

Vous êtes nains ; mais tel arbre géant,

Qui déclare au soleil la guerre,

Ne vous vaut pas,

Bien qu'il couvre un arpent de terre

Avec ses bras.

Jean de La Fontaine (1621-1695) - poète français - Éloge de l'Oranger
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